{"id":78913,"date":"2019-10-22T10:11:39","date_gmt":"2019-10-22T10:11:39","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2019\/10\/22\/de-lorient-surrealiste-a-dc-la-folle\/"},"modified":"2019-10-22T10:11:39","modified_gmt":"2019-10-22T10:11:39","slug":"de-lorient-surrealiste-a-dc-la-folle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2019\/10\/22\/de-lorient-surrealiste-a-dc-la-folle\/","title":{"rendered":"De l&rsquo;\u201cOrient surr\u00e9aliste\u201d \u00e0 \u201cD.C.-la-folle\u201d"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:2em\">De l'\u00a0\u00bbOrient surr\u00e9aliste\u00a0\u00bb \u00e0 \u00ab\u00a0D.C.-la-folle\u00a0\u00bb<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Le texte de E.J. Magnier ci-dessous qui s&rsquo;appuie sur la rencontre de Poutine et d&rsquo;Erdogan \u00e0 Sotchi aujourd&rsquo;hui 22 octobre, repr\u00e9sente en r\u00e9alit\u00e9 un int\u00e9ressant historique des \u00e9v\u00e9nements qui, depuis d\u00e9but octobre, ont abouti \u00e0 l&rsquo;actuelle situation. On d\u00e9couvre, sans surprise excessive, que non seulement il s&rsquo;agit de l'\u00a0\u00bbOrient compliqu\u00e9\u00a0\u00bb, mais surtout de l'\u00a0\u00bbOrient surr\u00e9aliste\u00a0\u00bb, o&ugrave; la Russie r\u00e8gne en ma&icirc;tresse absolue, reconnue d\u00e9sormais par tout le monde, &ndash; sauf bien entendu, \u00e0 \u00ab\u00a0D.C.-la-folle\u00a0\u00bb, les g\u00e9n\u00e9raux \u00e0 la retraite, les <em>neocon <\/em>en ch\u00f4mage et les enqu\u00eateurs d\u00e9mocrates et clintonien sur les \u00ab\u00a0<em>Russian assets<\/em>\u00ab\u00a0.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>T\u00e9moignent de cette domination russe, si besoin \u00e9tait, ces quelques passages <a href=\"https:\/\/www.debka.com\/russian-forces-take-over-americas-n-syria-bases-e-syrian-airspace-and-concern-for-kurds\/\">d&rsquo;une nouvelle<\/a> de <em>DEBKAFile <\/em>concernant les \u00ab\u00a0autorisations de frappe\u00a0\u00bb isra\u00e9liennes que Netanyahou devrait venir prochainement demander \u00e0 Poutine, toujours \u00e0 Sotchi&#8230; Au fait, un Netanyahou toujours Premier ministre d&rsquo;un &Eacute;tat en d\u00e9composition, mais qui <a href=\"https:\/\/www.debka.com\/gantz-in-line-to-form-a-government-after-netanyahu-returns-the-premiership-mandate-to-the-president\/\">vient d&rsquo;abandonner<\/a> la t\u00e2che de former un nouveau gouvernement au profit de son adversaire Gantz, dans une situation de complet blocage du pouvoir isra\u00e9lien, &ndash; un peu comme partout, d&rsquo;ailleurs, &ndash; sauf peut-\u00eatre en Russie, en Iran et en Syrie pour la s\u00e9quence actuelle&#8230; \u00ab\u00a0Compliqu\u00e9\u00a0\u00bb peut-\u00eatre, \u00ab\u00a0surr\u00e9aliste\u00a0\u00bb sans le moindre doute.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>Le pr\u00e9sident Vladimir Poutine re\u00e7oit son invit\u00e9 turc Recep Erdogan \u00e0 Sotchi ce mardi 22 octobre en tant que ma&icirc;tre du nord de la Syrie apr\u00e8s que ses forces sp\u00e9ciales<\/em>[russes] <em>ont commenc\u00e9 \u00e0 se d\u00e9placer vers des positions am\u00e9ricaines \u00e9vacu\u00e9es, dont la grande base a\u00e9rienne de Tabqa<\/em>. [&#8230;]<\/p>\n<p>&raquo; <em>Le contr\u00f4le militaire et a\u00e9rien de Moscou \u00e9tendu sur le nord et l&rsquo;est de la Syrie, \u00e0 la suite du retrait am\u00e9ricain, appelle \u00e0 une extension de l&rsquo;accord de coop\u00e9ration militaire isra\u00e9lo-russe qui limite les frappes a\u00e9riennes d&rsquo;Isra\u00ebl contre l&rsquo;Iran au nord et \u00e0 l&rsquo;ouest. Des addenda \u00e0 ces accords devront \u00eatre n\u00e9goci\u00e9s. Par cons\u00e9quent, on peut supposer que le Premier ministre Benjamin Netanyahou se rendra bient\u00f4t \u00e0 Sotchi pour discuter de la coordination avec Poutine et ses chefs de la d\u00e9fense et d\u00e9terminer dans quelles parties des r\u00e9gions de l&rsquo;Est de la Syrie l&rsquo;arm\u00e9e de l&rsquo;air isra\u00e9lienne sera autoris\u00e9e <\/em>[par les Russes]<em>\u00e0 intervenir contre l&rsquo;Iran et ses alli\u00e9s<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;article de Magnier ci-dessous reprend donc l&rsquo;historique dissimul\u00e9e et officieux des \u00e9v\u00e9nements, man&oelig;uvres, accords, promesses, volte-face, etc., qui ont marqu\u00e9 la s\u00e9quence qu&rsquo;on peut intituler \u00ab\u00a0retrait des forces US de Syrie\u00a0\u00bb. C&rsquo;est en fait \u00ab\u00a0dans la premi\u00e8re semaine d&rsquo;octobre\u00a0\u00bb que les USA ont inform\u00e9 la Turquie et la Russie de leur intention de partir, ce qui implique une certaine planification, la coop\u00e9ration au moins de la Maison-Blanche et du Pentagone, etc., &ndash; c&rsquo;est-\u00e0-dire une d\u00e9cision d&rsquo;une forme tr\u00e8s diff\u00e9rente de ce qu&rsquo;on a d&rsquo;abord per\u00e7u, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;habituel tweet de Trump, manifestant une d\u00e9cision soudaine et solitaire impos\u00e9e \u00e0 son administration, \u00e0 ses alli\u00e9s, etc., et susceptible d&rsquo;\u00eatre annul\u00e9e de fa\u00e7on aussi abrupte par une d\u00e9cision contraire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>(Une probabilit\u00e9 quasi-certaine du c\u00f4t\u00e9 US : c&rsquo;est <a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/la-vie-sans-bolton\">le d\u00e9part de Bolton<\/a>, forc\u00e9 \u00e0 la d\u00e9mission par Trump, qui a permis de lancer la planification de la d\u00e9cision de retrait. Bolton bloquait d&rsquo;une fa\u00e7on d\u00e9cisive cette volont\u00e9 de retrait.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On peut \u00e9galement accepter l&rsquo;id\u00e9e que l&rsquo;op\u00e9ration de retrait s&rsquo;est faite dans une certaine \u00ab\u00a0\u00e9troite coop\u00e9ration\u00a0\u00bb entre la Maison-Blanche et le Kremlin. Du c\u00f4t\u00e9 US, les termes du march\u00e9 sont clairs : la Russie prend en charge la responsabilit\u00e9 de la situation de s\u00e9curit\u00e9, et elle \u00e9vite tout d\u00e9bordement trop voyant (par exemple contre les Kurdes), qui susciterait \u00e0 Washington des pressions contre Trump. Tout ce que veut le pr\u00e9sident US aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est avoir les mains libres pour sa bataille int\u00e9rieure, et pas seulement les \u00e9lections, mais aussi la destitution, les troubles possibles, l&rsquo;affrontement avec l&rsquo;ultragauche d\u00e9mocrate et surtout les r\u00e9seaux Clinton-Obama et leurs alli\u00e9s de la CIA. Les USA sont compl\u00e8tement referm\u00e9s sur eux-m\u00eames, non par isolationnisme mais \u00e0 cause de l&rsquo;importance de l&rsquo;affrontement interne, et toute question de politique ext\u00e9rieure est jug\u00e9e d&rsquo;abord par ses effets sur cette bataille int\u00e9rieure.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce que le r\u00e9cit de Magnier nous montre principalement, c&rsquo;est d&rsquo;abord l&rsquo;ent\u00eatement peu ordinaire de :la direction politique kurde \u00e0 croire au soutien US, y compris jusqu&rsquo;\u00e0 aller \u00e0 des d\u00e9saccords avec les chefs militaires kurdes. M\u00eame aujourd&rsquo;hui, la situation n&rsquo;est nullement assur\u00e9e, dans la mesure o&ugrave; cette direction politique est largement \u00ab\u00a0lobbyis\u00e9e\u00a0\u00bb. Elle agit comme un puissant lobby \u00e0 Washington, et elle est tenue dans sa politique par cette position qui est objectivement d&rsquo;une compl\u00e8te corruption psychologique (en faveur des USA), pesant de tout son poids sur ses choix politiques et strat\u00e9giques.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>C&rsquo;est dans ce contexte qu&rsquo;il faut mesurer l&rsquo;importance des r\u00e9cents \u00e9v\u00e9nements, qui apparaissent comme une \u00ab\u00a0d\u00e9faite\u00a0\u00bb de premi\u00e8re importance de l&rsquo;am\u00e9ricanisme \u00e0 nombre de commentateurs (\u00ab\u00a0la plus grave d\u00e9faite des USA depuis le Vietnam\u00a0\u00bb, estime P\u00e9p\u00e9 Escobar)&#8230; Sauf que nous ajouterions \u00e0 tout cela le qualificatif d\u00e9j\u00e0 employ\u00e9, qui vaut quelques autres concepts dont nous faisons bombance : \u00ab\u00a0simulacre\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0<em>narrative<\/em>\u00ab\u00a0, parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit bien n\u00e9cessairement d&rsquo;une \u00ab\u00a0d\u00e9faite surr\u00e9aliste\u00a0\u00bb puisque la bataille, ou la guerre men\u00e9e \u00e9taient \u00e9galement \u00ab\u00a0surr\u00e9alistes\u00a0\u00bb, comme reste compl\u00e8tement \u00ab\u00a0surr\u00e9aliste\u00a0\u00bb tous les d\u00e9tritus de la politique \u00ab\u00a0\u00e9trang\u00e8re\u00a0\u00bb US . Cette politique \u00ab\u00a0\u00e9trang\u00e8re\u00a0\u00bb US n&rsquo;est qu&rsquo;un copi\u00e9-coll\u00e9 de la <a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-politiquesysteme-ii\">politiqueSyst\u00e8me<\/a> o&ugrave; ni les strat\u00e8ges, ni les id\u00e9ologues, ni les complotistes n&rsquo;ont conceptuellement aucun r\u00f4le, sinon de sc\u00e9naristes de bandes dessin\u00e9es. Le Diable se charge de tout, et sa politiqueSyst\u00e8me n&rsquo;a pas pour vocation de satisfaire les int\u00e9r\u00eats des &Eacute;tats-Unis dont elle se fiche bien, ni l&rsquo;<em>hybris <\/em>des v\u00e9t\u00e9rans des multiples Grandes Guerres sans fin lanc\u00e9es depuis le 11 septembre 2001 ; elle n&rsquo;a pour vocation que la destruction jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;entropisation de tout, y compris, et nous dirions m\u00eame principalement, des ex\u00e9cutants de l&rsquo;entropisation&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Magnier peut donc \u00e9crire que la fin de l&rsquo;aventure d&rsquo;un \u00ab\u00a0Kurdistan\u00a0\u00bb compos\u00e9 \u00e0 partir de lambeaux de territoires pris \u00e0 l&rsquo;Irak, \u00e0 la Turquie et \u00e0 la Syrie s&rsquo;aligne avec la fin de l'\u00a0\u00bbaventure fantasm\u00e9e\u00a0\u00bb d&rsquo;un \u00ab\u00a0nouveau Moyen-Orient\u00a0\u00bb, aussi bien n\u00e9e des cerveaux allum\u00e9s des <em>neocon <\/em>que des cr\u00e9tins malins qui peuplent les d\u00e9tritus (l\u00e0 aussi, le m\u00eame mot) de la politique des USA, du type de ceux (<a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/aux-sources-du-virtualisme\">Karl Rove<\/a>en l&rsquo;occurrence) qui <a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/valsez-mensonges\">racontaient<\/a>\u00e0 l&rsquo;\u00e9t\u00e9 2002 : &laquo; <em>Nous sommes un empire maintenant et quand nous agissons nous cr\u00e9ons notre propre r\u00e9alit\u00e9.<\/em> &raquo; Il y a que les d\u00e9biles profonds-hallucin\u00e9s, comme Audiard nous l&rsquo;avait appris, pour croire \u00e0 de tels d\u00e9tritus (encore et toujours ce mot) de leur propre <em>hybris<\/em>\u00ab\u00a0surr\u00e9alistes\u00a0\u00bb lanc\u00e9es dans la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence tourbillonnante (\u00ab\u00a0tourbillon crisique\u00a0\u00bb).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En attendant, Magnier nous instruit de cette fa\u00e7on : &laquo; <em>Les Kurdes syriens croyaient que leur r\u00eave d&rsquo;avoir leur propre &Eacute;tat avait des chances de se concr\u00e9tiser, car la partition de l&rsquo;Irak et de la Syrie leur apparaissait probable. Si cela s&rsquo;\u00e9tait av\u00e9r\u00e9, le nord de l&rsquo;Irak serait devenu la partie orientale de l&rsquo;&Eacute;tat kurde et le Rojava (nord-est syrien) sa partie occidentale<\/em>.<\/p>\n<p>&raquo; <em>Mais le plan visant \u00e0 cr\u00e9er le \u00ab\u00a0nouveau Moyen-Orient\u00a0\u00bb a \u00e9chou\u00e9 et la pr\u00e9sence continuelle des forces US est non seulement ill\u00e9gale, mais ne leur est d&rsquo;aucune utilit\u00e9. Trump a promis de se retirer et il est fort probable qu&rsquo;il respectera sa promesse, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;elle donnera un coup de pouce \u00e0 sa campagne \u00e9lectorale en 2020<\/em>&#8230; &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On comprend alors, du fait de la profusions de d\u00e9biles profonds-hallucin\u00e9s dans le <em>zombieland <\/em>qu&rsquo;est \u00ab\u00a0D.C.-la-folle\u00a0\u00bb, la lev\u00e9e de boucliers des parlementaires, <a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/des-generaux-contre-trump\">g\u00e9n\u00e9raux (\u00e0 la retraite)<\/a>, commentateurs, experts, contre la d\u00e9cision de \u00ab\u00a0trahir\u00a0\u00bb l&rsquo;h\u00e9ro\u00efque peuple kurde laiss\u00e9 \u00e0 la barbarie de nos-alli\u00e9s-turcs-de-l&rsquo;OTAN. Tous ces gens-l\u00e0 man&oelig;uvrent essentiellement, c&rsquo;est-\u00e0-dire exclusivement en fonction de leurs positions \u00e0 Washington D.C., de leurs privil\u00e8ges, de leur petits arrangements sociaux et de leurs appointements. Tout born\u00e9 qu&rsquo;il soit et malgr\u00e9 sa folie, Trump a compris tout cela. Apr\u00e8s tout, ce monde-l\u00e0 n&rsquo;est pas diff\u00e9rent de celui dans lequel il \u00e9voluait.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ils (les zombies, cat\u00e9gorie \u00ab\u00a0d\u00e9biles profonds-hallucin\u00e9s\u00a0\u00bb) se battront jusqu&rsquo;au bout et donc rien n&rsquo;est fini, et des avatars peuvent surgir, tant que ce \u00ab\u00a0jusqu&rsquo;au bout\u00a0\u00bb-l\u00e0 n&rsquo;est pas atteint et r\u00e9gl\u00e9 d\u00e9cisivement. Il reste que le vrai, le seul myst\u00e8re est bien de savoir ce qui nous attend l\u00e0-bas, quand nous aurons atteint et r\u00e9gl\u00e9 ce \u00ab\u00a0jusqu&rsquo;au bout\u00a0\u00bb-l\u00e0. C&rsquo;est tout le charme in\u00e9dit de notre Grande Crise d&rsquo;Effondrement du Syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ci-dessous, le texte de E.J. Magnier du <a href=\"https:\/\/ejmagnier.com\/2019\/10\/21\/rencontre-poutine-erdogan-pour-aplanir-les-differences-et-reduire-lecart-separant-les-allies\/\">21 octobre 2019<\/a>, dont le titre original est : &laquo; <em>Rencontre Poutine-Erdogan pour aplanir les diff\u00e9rences et r\u00e9duire l&rsquo;\u00e9cart s\u00e9parant les alli\u00e9s<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h4><em>dedefensa.org<\/em><\/h4>\n<\/p>\n<p><p>_________________________<\/p>\n<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">&#8230;Jusqu&rsquo;\u00e0 la rencontre Poutine-Erdogan<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Dans la premi\u00e8re semaine d&rsquo;octobre, les USA ont inform\u00e9 la Turquie et la Russie de leur intention de se retirer du nord-est syrien. Le pr\u00e9sident turc Recep Tayyib Erdogan a alors sorti son plan \u00e9tabli il y a plus d&rsquo;un an consistant \u00e0 d\u00e9ployer ses forces dans une zone du nord-est syrien faisant 440 km de longueur et 35 km de largeur, en prenant le contr\u00f4le de villes comme Manbij, Ain al-Arab et Ras al-Ayn. Le commandement central des USA et le commandement militaire russe, ainsi que d&rsquo;autres pays dont la Syrie, ont \u00e9t\u00e9 inform\u00e9s de l&rsquo;intention de la Turquie de combler le vide laiss\u00e9 par les USA. La Turquie croit que son incursion dans le territoire syrien sert ses int\u00e9r\u00eats de s\u00e9curit\u00e9 nationale et permettra de reloger des millions de Syriens vivant en Turquie, tout comme ceux qui quitteront Idlib une fois enclench\u00e9e l&rsquo;offensive visant la lib\u00e9ration de la ville. Erdogan juge n\u00e9cessaire de cr\u00e9er une zone tampon \u00e0 la fronti\u00e8re s\u00e9parant la Turquie de la zone sous contr\u00f4le des YPG, la branche syrienne du PKK, cette derni\u00e8re organisation figurant dans la liste des groupes terroristes des USA, de l&rsquo;Europe, de l&rsquo;OTAN et de la Turquie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La r\u00e9action rapide de la Turquie a sonn\u00e9 l&rsquo;alarme \u00e0 Washington et pouss\u00e9 le pr\u00e9sident Donald Trump \u00e0 envoyer une lettre &ndash; jug\u00e9e  <a href=\"https:\/\/www.independent.co.uk\/news\/world\/americas\/us-politics\/trump-news-live-twitter-today-schiff-ivanka-erdogan-letter-ukraine-impeachment-biden-syria-turkey-a9162256.html\">humiliante<\/a>  par la Turquie &ndash; \u00e0 son homologue turc, l&rsquo;implorant de ne &laquo; pas faire l&rsquo;idiot &raquo; et d&rsquo;attendre avant d&rsquo;agir. Simultan\u00e9ment, le pr\u00e9sident Poutine a convoqu\u00e9 une r\u00e9union de son conseil de s\u00e9curit\u00e9 nationale pour discuter du retrait des USA et de l&rsquo;intention de la Turquie de remplacer les forces US dans le nord-est syrien. Des sources dans le milieu du renseignement ont confirm\u00e9 les pr\u00e9paratifs des USA en vue de leur retrait. Le pr\u00e9sident Bachar al-Assad a \u00e9t\u00e9 consult\u00e9 et mis au fait des intentions des USA et de la Turquie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les d\u00e9cideurs en Syrie ont \u00e9valu\u00e9 la situation. Les informations pr\u00e9liminaires confirmaient que les USA comptaient vraiment se retirer, malgr\u00e9 l&rsquo;habitude de Trump de changer d&rsquo;id\u00e9e et de revenir sur ses d\u00e9cisions au dernier moment. Il a \u00e9t\u00e9 entendu de prendre cette possibilit\u00e9 de retrait des USA au s\u00e9rieux et d&rsquo;y r\u00e9pondre en regroupant les forces n\u00e9cessaires \u00e0 un d\u00e9ploiement dans le nord-est syrien.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Damas a tent\u00e9 de communiquer avec les Kurdes syriens avant l&rsquo;annonce officielle du retrait des USA du nord-est syrien, afin de conna&icirc;tre leur r\u00e9action \u00e0 cette d\u00e9cision qui changeait compl\u00e8tement la donne. Les YPG se montraient condescendants. Damas en a conclu que les Kurdes pla\u00e7aient encore leurs espoirs dans une intervention des USA, des Britanniques et des Fran\u00e7ais pour infirmer la d\u00e9cision de Trump. Les dirigeants politiques kurdes doutaient de la capacit\u00e9 de Trump \u00e0 donner suite \u00e0 son intention.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Damas \u00e9tait convaincu que les Kurdes n&rsquo;avaient  <a href=\"https:\/\/www.defenseone.com\/threats\/2019\/10\/top-sdf-commander-says-turkey-blocking-kurds-retreat-urges-trump-stop-war\/160722\/\">pas tir\u00e9<\/a>  leur le\u00e7on et qu&rsquo;ils misaient sur une pr\u00e9sence continuelle de forces \u00e9trang\u00e8res &ndash; USA, UE (forces britanniques, fran\u00e7aises et italiennes) et <a href=\"https:\/\/twitter.com\/ejmalrai\/status\/1185789239293812737\">Isra\u00ebl<\/a>  &ndash; qui avaient dans les fait d\u00e9cid\u00e9 de mettre fin \u00e0 leur pr\u00e9sence ill\u00e9gale dans le nord-est syrien. Les responsables syriens savaient que les Kurdes seraient les plus grands perdants. Mais le gouvernement syrien trouvait inacceptable de laisser tout le nord-est syrien sous contr\u00f4le turc si les USA retiraient leurs forces.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les d\u00e9cideurs en Syrie savaient que les responsables russes et iraniens s&rsquo;entendaient sur l&rsquo;importance de maintenir des contacts directs avec la Turquie pour coordonner la pr\u00e9sence de leurs forces dans le nord-est syrien. Leur but n&rsquo;\u00e9tait pas d&rsquo;augmenter la tension avec la Turquie et d&rsquo;affronter les forces turques en sol syrien, mais plut\u00f4t de s&rsquo;organiser avec cette pr\u00e9sence et de limiter son avance le temps que les USA se retirent. Un affrontement entre la Turquie et la Syrie dans le nord-est syrien aurait probablement servi l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des USA, ce que voulaient \u00e9viter la Russie et l&rsquo;Iran.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La motivation et la pr\u00e9occupation d&rsquo;Ankara reposaient sur le fait que les Kurdes syriens miseraient sur le soutien des forces US et de leurs alli\u00e9s europ\u00e9ens jusqu&rsquo;au jour du retrait de ces forces. Il \u00e9tait imp\u00e9ratif de combler le vide et de fermer la porte \u00e0 tout retour possible de ces forces en Syrie. Les forces turques assuraient ainsi la r\u00e9trocession du territoire au gouvernement syrien. Sauf que Damas risquait de se retrouver avec un nouvel occupant, la Turquie, qui n&rsquo;est pas port\u00e9 \u00e0 se retirer rapidement malgr\u00e9 toute les promesses provenant d&rsquo;Ankara ou de Moscou.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Lorsque la Turquie a d\u00e9ploy\u00e9 ses mandataires et ses forces dans le nord-est syrien, les Kurdes syriens ont pris conscience du danger. Leur commandant militaire, le g\u00e9n\u00e9ral Ferhat Abdi Sahin, alias Mazloum Abdi, croyait que la seule solution \u00e9tait de demander la protection de la Russie et du gouvernement central \u00e0 Damas. La Russie, contrairement \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e syrienne, a une pr\u00e9sence limit\u00e9e de troupes terrestres. Les militaires russes ont donc conseill\u00e9 aux Kurdes de n\u00e9gocier avec Damas. Ces n\u00e9gociations ont eu lieu \u00e0 la base militaire de Hmeimim et \u00e0 Damas. L&rsquo;a\u00e9roport de Qamishli&ndash; sous contr\u00f4le de l&rsquo;arm\u00e9e syrienne &ndash; a servi de plaque tournante \u00e0 la d\u00e9l\u00e9gation kurde dans ses pourparlers avec les responsables militaires russes et du gouvernement syrien.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Malgr\u00e9 la d\u00e9sapprobation des dirigeants politiques kurdes du nord-est syrien, le g\u00e9n\u00e9ral Abdi, qui a combattu avec le chef du PKK Abdallah Ocalan, a sign\u00e9 une demande d&rsquo;intervention appelant l&rsquo;arm\u00e9e syrienne \u00e0 d\u00e9fendre les Kurdes dans les zones sous contr\u00f4le des USA. Damas est \u00e9videmment au fait de la collaboration entre Kurdes et Isra\u00e9liens, ces derniers ayant \u00e9chou\u00e9 dans leur tentative de maintenir la pr\u00e9sence des forces US dans le nord-est syrien.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il manquait de temps pour organiser un d\u00e9ploiement rapide de l&rsquo;arm\u00e9e syrienne dans une zone presque cinq fois plus grande que le Liban (40 000 \u00e0 50 000 km<sup>2<\/sup>). La Russie et l&rsquo;Iran travaillaient conjointement pour ralentir le pr\u00e9sident Erdogan et minimiser le co&ucirc;t de son invasion. La Turquie s&rsquo;est montr\u00e9e compr\u00e9hensive dans ses n\u00e9gociations avec la Russie et l&rsquo;Iran en se disant pr\u00eate \u00e0 n\u00e9gocier et \u00e0 organiser la pr\u00e9sence de l&rsquo;ensemble de ses forces dans la zone contest\u00e9e, sans toutefois tol\u00e9rer la moindre pr\u00e9sence arm\u00e9e des Kurdes dans le secteur. Le pr\u00e9sident Erdogan s&rsquo;est aussi engag\u00e9 \u00e0 ne pas attaquer l&rsquo;arm\u00e9e syrienne dans toute ville ou les soldats de Damas \u00e9taient pr\u00e9sents.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La semaine derni\u00e8re, le pr\u00e9sident Bachar al-Assad a dit \u00e0 une <a href=\"https:\/\/www.newsweek.com\/syria-russia-force-turkey-us-out-1466330\">d\u00e9l\u00e9gation russe<\/a>  dirig\u00e9e par l&rsquo;envoy\u00e9 sp\u00e9cial du pr\u00e9sident Vladimir Poutine en Syrie Alexander Lavrentiev qu&rsquo;il rejetait toute occupation de son pays et que les USA devaient quitter le pays t\u00f4t ou tard. Assad a exprim\u00e9 ses craintes que la Turquie d\u00e9cide de rester dans le pays de nombreuses ann\u00e9es avant de n\u00e9gocier son retrait. Le gouvernement central \u00e0 Damas est pr\u00eat \u00e0 r\u00e9sister \u00e0 cette occupation et soutiendra sans doute la r\u00e9sistance int\u00e9rieure s&rsquo;y opposant. La Russie a confirm\u00e9 son soutien \u00e0 la pleine int\u00e9grit\u00e9 du territoire syrien et sa volont\u00e9 de mettre un terme \u00e0 la guerre en Syrie, en mettant fin \u00e0 la pr\u00e9sence de toutes les forces d&rsquo;occupation et en se montrant favorable aux r\u00e9formes constitutionnelles favorisant une r\u00e9conciliation rapide.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La Russie a affirm\u00e9 qu&rsquo;il \u00e9tait possible de parler au pr\u00e9sident Erdogan et d&rsquo;en arriver \u00e0 un accord raisonnable, car une fois ent\u00e9rin\u00e9 un accord clair, la Turquie a plus de chances de respecter ses engagements, contrairement au pr\u00e9sident Trump qui change d&rsquo;id\u00e9es tous les jours. La Syrie et ses alli\u00e9s ont d\u00e9cid\u00e9 de continuer \u00e0 surveiller l&rsquo;\u00e9volution des choses, de maintenir une liaison directe et de pr\u00e9parer d&rsquo;autres troupes en vue de leur d\u00e9ploiement dans le nord-est syrien.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les soldats de Trump  <a href=\"https:\/\/www.reuters.com\/article\/us-syria-security-usa\/all-u-s-troops-withdrawing-from-syria-expected-to-go-to-western-iraq-pentagon-chief-idUSKBN1WZ01S\">se retirent<\/a>  des principales provinces et ne sont plus pr\u00e9sents \u00e0 Raqqa et \u00e0 l&rsquo;est d&rsquo;Alep. Le retrait des USA de la fronti\u00e8re avec la Turquie a amen\u00e9 les forces turques et leurs mandataires \u00e0 acc\u00e9l\u00e9rer la cadence et ils sont parvenus \u00e0 occuper Ras al-Ayn pour prendre le contr\u00f4le de la ville. Les Kurdes syriens, m\u00eame s&rsquo;ils  <a href=\"https:\/\/foreignpolicy.com\/2019\/09\/23\/in-syrian-safe-zone-kurdish-leader-sees-threat-from-turkey-ilham-ahmed-interview-syria\/\">tentent<\/a>  toujours d&rsquo;amener Trump \u00e0 revenir sur sa d\u00e9cision et de rester en Syrie, prennent un peu plus conscience que le seul alli\u00e9 \u00e9tranger qui leur reste est la Russie, qui peut leur servir de garant pour pr\u00e9server les villes et les villages o&ugrave; ils vivent \u00e0 la suite du retrait des USA.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le pr\u00e9sident des USA a donn\u00e9 \u00e0 son homologue turc, le pr\u00e9sident Erdogan, ce qu&rsquo;il voulait : un cessez-le-feu pour permettre aux Kurdes de se retirer de la zone syrienne convoit\u00e9e par la Turquie, for\u00e7ant ainsi les Kurdes \u00e0 abandonner ce territoire et \u00e0 d\u00e9placer leurs forces \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des terres, ce qu&rsquo;ils ont d&rsquo;ailleurs fait en abandonnant la ville de Ras al-Ayn ce weekend. Du point de vue des Kurdes, c&rsquo;est encore pire que le retrait total des forces US de toute la r\u00e9gion. Les mandataires de la Turquie se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s inefficaces dans leur lutte contre Daech en 2016 et contre les Kurdes depuis de d\u00e9but de l&rsquo;op\u00e9ration militaire. En livrant les villes sans r\u00e9sister, ils permettent \u00e0 la Turquie d&rsquo;atteindre ses objectifs en essuyant moins de pertes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Trump n&rsquo;a jamais promis aux Kurdes un &Eacute;tat, ni qu&rsquo;il resterait ind\u00e9finiment en Syrie pour les prot\u00e9ger. Le d\u00e9part des forces US est une issue in\u00e9vitable, m\u00eame dans des pays qu&rsquo;ils occupent depuis les d\u00e9cennies (l&rsquo;Afghanistan et l&rsquo;Irak sont les meilleurs exemples). Les Kurdes syriens croyaient que leur r\u00eave d&rsquo;avoir leur propre &Eacute;tat avait des chances de se concr\u00e9tiser, car la partition de l&rsquo;Irak et de la Syrie leur apparaissait probable. Si cela s&rsquo;\u00e9tait av\u00e9r\u00e9, le nord de l&rsquo;Irak serait devenu la partie orientale de l&rsquo;&Eacute;tat kurde et le Rojava (nord-est syrien) sa partie occidentale.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais le plan visant \u00e0 cr\u00e9er le \u00ab\u00a0nouveau Moyen-Orient\u00a0\u00bb a \u00e9chou\u00e9 et la pr\u00e9sence continuelle des forces US est non seulement ill\u00e9gale, mais ne leur est d&rsquo;aucune utilit\u00e9. Trump a promis de se retirer et il est fort probable qu&rsquo;il respectera sa promesse, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;elle donnera un coup de pouce \u00e0 sa campagne \u00e9lectorale en 2020.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le pr\u00e9sident Erdogan se retrouve avec un alli\u00e9 tout proche, la Russie, avec qui il n\u00e9gociera et organisera la pr\u00e9sence de ses troupes dans le nord-est syrien. Les forces US se retirent de mani\u00e8re organis\u00e9e. Trump n&rsquo;a pas clarifi\u00e9 ses intentions \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des gisements p\u00e9troliers et gaziers sous le contr\u00f4le des USA. Il voudrait donner aux Kurdes le contr\u00f4le du nord-est syrien, mais sans pr\u00e9sence de forces US sur place, sauf au poste frontalier  d&rsquo;<a href=\"https:\/\/www.nytimes.com\/2019\/10\/15\/world\/middleeast\/turkey-syria-kurds-troops.html\">al-Tanf<\/a>  (150 \u00e0 200 militaires US). Il craint un  <a href=\"https:\/\/video.foxnews.com\/v\/6096263037001\/#sp=show-clips\">contr\u00f4le iranien<\/a>  sur les gisements p\u00e9troliers. T\u00e9h\u00e9ran approvisionne le gouvernement syrien en p\u00e9trole depuis huit ans. Sa derni\u00e8re livraison de 2,1 millions de barils a cr\u00e9\u00e9 une situation explosive entre l&rsquo;Iran et le R.-U., marqu\u00e9e par la confiscation d&rsquo;un superp\u00e9trolier et d&rsquo;autres navires appartenant aux deux pays.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les Kurdes syriens vendaient du p\u00e9trole \u00e0 Damas lorsqu&rsquo;ils contr\u00f4laient le nord-est syrien, en d\u00e9pit des requ\u00eates des USA de cesser d&rsquo;approvisionner en \u00e9nergie la population syrienne. Les Kurdes de Syrie reconnaissent maintenant l&rsquo;arm\u00e9e syrienne comme les seuls d\u00e9fenseurs qui leur restent, avec la garantie de la Russie. Si les USA s&rsquo;inqui\u00e8tent vraiment de la s\u00e9curit\u00e9 des Kurdes, le seul choix qui s&rsquo;impose est de soutenir un gouvernement central stable \u00e0 Damas pour garantir la protection des Kurdes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La pr\u00e9sence de l&rsquo;arm\u00e9e syrienne \u00e0 Manbij et Ayn al-Arab a contrecarr\u00e9 le plan turc de contr\u00f4ler la zone convoit\u00e9e faisant 440 km de longueur et de 35 km de longueur. Les deux villes se trouvent au milieu de cette zone qu&rsquo;Erdogan veut occuper. Voil\u00e0 pourquoi la rencontre Poutine-Erdogan d&rsquo;aujourd&rsquo;hui est cruciale pour l&rsquo;avenir de la Syrie. L&rsquo;accord d&rsquo;Adana conclu en 1998 par la Syrie et la Turquie sera pass\u00e9 en revue. Il sera probablement aussi question de la r\u00e9forme de la constitution syrienne pour acc\u00e9l\u00e9rer le consentement \u00e0 sa mise en &oelig;uvre et permettre le retrait des troupes turques, si c&rsquo;est vraiment le seul motif qui pousse les Turcs \u00e0 rester en Syrie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Bien des progr\u00e8s ont \u00e9t\u00e9 accomplis pour mettre fin \u00e0 la guerre en Syrie. Une solution pacifique est en vue et le contr\u00f4le d&rsquo;Idlib par les djihadistes tire \u00e0 sa fin.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4>Elijah J. Magnier<\/h4><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De l&rsquo;\u00a0\u00bbOrient surr\u00e9aliste\u00a0\u00bb \u00e0 \u00ab\u00a0D.C.-la-folle\u00a0\u00bb Le texte de E.J. Magnier ci-dessous qui s&rsquo;appuie sur la rencontre de Poutine et d&rsquo;Erdogan \u00e0 Sotchi aujourd&rsquo;hui 22 octobre, repr\u00e9sente en r\u00e9alit\u00e9 un int\u00e9ressant historique des \u00e9v\u00e9nements qui, depuis d\u00e9but octobre, ont abouti \u00e0 l&rsquo;actuelle situation. 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