{"id":78985,"date":"2019-12-02T20:46:42","date_gmt":"2019-12-02T20:46:42","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2019\/12\/02\/tc-83-grosse-fatigue\/"},"modified":"2019-12-02T20:46:42","modified_gmt":"2019-12-02T20:46:42","slug":"tc-83-grosse-fatigue","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2019\/12\/02\/tc-83-grosse-fatigue\/","title":{"rendered":"T.C.-83 : Grosse-Fatigue"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">T.C.-83 : Grosse-Fatigue<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>2 d\u00e9cembre 2019 &ndash; Le dernier texte <a href=\"https:\/\/kunstler.com\/clusterfuck-nation\/the-turnaround\/\">en date<\/a> de Howard James Kunstler m&rsquo;a arr\u00eat\u00e9, non pas tant \u00e0 cause de ses remarques politiques et de ses pr\u00e9visions, &ndash; avec lesquelles je ne suis pas n\u00e9cessairement d&rsquo;accord pour cette fois, &ndash; que par le climat dont il rend compte d\u00e8s ses deux premiers paragraphes que je cite ici, &ndash; avec une attention particuli\u00e8re aux deux mots que je me suis permis d&rsquo;orner de caract\u00e8res gras dans la police employ\u00e9e, &ndash; on comprend pourquoi&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>A ma table du Thanksgiving hier o&ugrave; quinze adultes \u00e9taient pr\u00e9sents, pas un mot ne fut dit sur la destitution, sur la Russie, sur l&rsquo;Ukraine et, surtout, sur un certain Sa Grandeur le Golem d&rsquo;Or, dont l&rsquo;arriv\u00e9e au c&oelig;ur de la vie am\u00e9ricaine il y a trois ans d\u00e9clencha une hyst\u00e9rie politique dont on n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin dans ce pays depuis le si\u00e8ge du Fort Sumter par les \u00ab\u00a0cracheurs de feu\u00a0\u00bb sudistes.<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>Je me demande si une <strong>grosse fatigue <\/strong>de l&rsquo;esprit ne s&rsquo;est pas install\u00e9e chez les gens qui suivent les nouvelles, et en particulier les bouffonneries tortur\u00e9es du rod\u00e9o de ch\u00e8vres conduit tout au long du mois par le Repr\u00e9sentant Adam Schiff qui pr\u00e9side la Commission du Renseignement de la Chambre. Je me demande ce que les parlementaires du Congr\u00e8s entendent dire chez leurs \u00e9lecteurs pendant cette pause des F\u00eates. Je soup\u00e7onne qu&rsquo;il s&rsquo;agit de la m\u00eame absence sinistre de bavardage que j&rsquo;ai remarqu\u00e9e, et de ce qu&rsquo;elle peut laisser pr\u00e9sager au sujet de la disposition de la nation envers la r\u00e9alit\u00e9<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il est vrai que les \u00e9v\u00e9nements extraordinaires qui se passent \u00e0 \u00ab\u00a0D.C.-la-folle\u00a0\u00bb, sans interruption depuis quatre ans, malax\u00e9s et tritur\u00e9s par un  <a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-le-tourbillon-crisique\">tourbillon crisique<\/a> de mensonges plus grotesques les uns que les autres, finissent par lasser m\u00eame les plus aguerris. Ou bien plut\u00f4t s&rsquo;agit-il d&rsquo;un de ces moments particuliers o&ugrave; l&rsquo;histoire devenue folle, ou semblant \u00eatre devenue folle, semble, et semble seulement suspendre son vol fou du fait de cette fatigue qui saisit pour ce moment-l\u00e0 les spectateurs, &ndash; qui se demandent soudain s&rsquo;ils n&rsquo;en sont pas les acteurs inconscients ou des resquilleurs qui se sont tromp\u00e9s de spectacle ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Cela vaut pour \u00ab\u00a0D.C.-la-folle\u00a0\u00bb, \u00f4 combien, mais aussi pour le reste, &ndash; du moins est-ce l\u00e0 l&rsquo;impression que je retire du \u00ab\u00a0spectacle du monde\u00a0\u00bb, &ndash; spectacle pour spectacle&#8230; Et alors, nous mettons en question les \u00e9v\u00e9nements eux-m\u00eames : ne nous sommes-nous pas tromp\u00e9s de monde ? Ou bien, ne s&rsquo;agit-il pas d&rsquo;un r\u00eave \u00e9veill\u00e9 dont nous sortons un moment, &ndash; toujours ce m\u00eame moment, &ndash; pour mesurer la tr\u00e8s-grosse fatigue qu&rsquo;il engendre chez nous tous ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Regardez autour de vous, m\u00eame si justement vous \u00eatres tr\u00e8s fatigu\u00e9s \u00e0 force de le faire : les coups d&rsquo;&Eacute;tat qu&rsquo;on machine comme on met une lettre \u00e0 la poste, ces massacres divers et sans cause ni fin, ces violations de tous les principes, ces \u00e9lucubrations, ces jugements insens\u00e9s, ces r\u00e9voltes populaires partout, spontan\u00e9es ou pas, pour tant de motifs dont certains sont \u00e0 finalit\u00e9s oppos\u00e9es, ou sans finalit\u00e9 du tout d&rsquo;ailleurs. Regardez la France qui vit au rythme des dates fatales qui ressemblent \u00e0 des rendez-vous tragiques avec l&rsquo;histoire, au long d&rsquo;un quinquennat qui semble reposer sur un seul programme : la certitude d&rsquo;une nouvelle crise apr\u00e8s la crise en cours, qui suit la crise pr\u00e9c\u00e9dente, et tout cela avec la perspective d&rsquo;une nouvelle crise apr\u00e8s la crise \u00e0 suivre, &ndash; comme une sorte de crise de nerfs sans fin, que l&rsquo;on interrompt un moment justement, pour mesurer la fatigue qu&rsquo;elle cause&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Que dites-vous, sinon d&rsquo;un soupir de fatigue sans fin, comme l&rsquo;infini de la sottise port\u00e9e haute et souriante comme le diable lui-m\u00eame, que dites-vous enfin de ce tweet du (de la) pasteur(e) Helena Myrstener : &laquo; <em>Ce dimanche est historique. Le <a href=\"https:\/\/sputniknews.com\/society\/201912021077458141-church-of-sweden-shamed-for-political-activism-as-it-unveils-first-lgbt-themed-altarpiece\/\">premier retable LGTB<\/a> de Su\u00e8de (d&rsquo;&Eacute;lisabeth Ohlsson Wallin) a \u00e9t\u00e9 mis en place \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise Saint-Paul de Malm\u00f6. Il est accroch\u00e9 dans le ch&oelig;ur \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du \u00ab\u00a0vieux\u00a0\u00bb retable. Nous sommes si heureux et si fiers<\/em>. &raquo; Ils sont si heureux et si fiers, quel bonheur : la peinture est dite homo-\u00e9rotique, repr\u00e9sentant deux couples d&rsquo;homosexuels et de lesbiennes, nus-compl\u00e8tement, semble-t-il en action ou sur le point de, peaux m\u00e9lang\u00e9es de couleurs de type-diversitaire, noirs-marrons-blancs. Au milieu du concert d&rsquo;extases notamment religieuses des commentateurs de l&rsquo;&Eacute;glise de Su\u00e8de, il y a la suggestion r\u00e9volutionnaire d&rsquo;un jeune pr\u00eatre qui pr\u00e9sente l&rsquo;id\u00e9e audacieuse et si \u00e9l\u00e9gante selon laquelle, si j&rsquo;ai bien lu et compris, le Serpent du Jardin de l&rsquo;Eden serait aux derni\u00e8res nouvelles une femmes transsexuelle. Cela s&rsquo;appelle &laquo; <em>une vue positive de la sexualit\u00e9<\/em> &raquo; et &laquo; <em>un symbole phallique<\/em> &raquo;. Les statisticiens continuent leur boulot et vous disent que 56% des Su\u00e9dois font partie de l&rsquo;&Eacute;glise de Su\u00e8de en 2018, alors qu&rsquo;ils \u00e9taient 95% en 1972. On n&rsquo;arr\u00eate pas le progr\u00e8s m\u00eame si parfois il vous fatigue, vraiment tr\u00e8s-tr\u00e8s-grave&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Grosse fatigue, fatigue de voir comme on subit une fatalit\u00e9 d&rsquo;un poids \u00e0 ne pas croire, cet effondrement vertigineux, sous le poids \u00e0 ne pas croire de l&rsquo;incoh\u00e9rence, de la sottise et des mensonges. &laquo; <em>Les capacit\u00e9s intellectuelles de la population sont en chute libre, y compris dans les plus hautes sph\u00e8res \u00e9sot\u00e9riques du pouvoir, qui n&rsquo;est pas une oligarchie mais une idiocratie, compos\u00e9e de cr\u00e9tins incapables de comprendre que leur gouvernance par le chaos (Ordo Ab Chao) est mauvaise aussi pour eux. Le pouvoir passe son temps \u00e0 fragmenter la soci\u00e9t\u00e9, mais lui-m\u00eame perd son unit\u00e9 et se d\u00e9compose<\/em>. &raquo;, <a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/jusqua-leffondrement-cognitif\">dit Lucien Cerise<\/a>. Tiens, justement, le poids des mensonges, ce poids \u00e9crasants qui semble toucher tout le monde, les menteurs comme ceux \u00e0 qui l&rsquo;on ment et ceux qui se mentent \u00e0 eux-m\u00eames. Ces mots du pr\u00e9sident Jefferson dans une lettre au jeune John Norvell, futur \u00e9diteur, journaliste, aventurier, s\u00e9nateur, le 14 juin 1807, pourraient s&rsquo;adresser \u00e0 chacun d&rsquo;entre nous aujourd&rsquo;hui, et ce constat jeffersonien multipli\u00e9 par cent, par mille, par cent fois mille et d\u00e9sormais universel et transmis \u00e0 la vitesse de l&rsquo;\u00e9clair (le progr\u00e8s et toute cette sorte de choses) jusqu&rsquo;\u00e0 la chute finale dont les canards se feront un devoir de ne pas vous informer :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>C&rsquo;est une v\u00e9rit\u00e9 bien m\u00e9lancolique qu&rsquo;une suppression de la presse ne priverait pas plus compl\u00e8tement la nation de ses vertus que ne le fait son actuelle prostitution au b\u00e9n\u00e9fice du mensonge. Rien ne peut \u00eatre cru de ce qu&rsquo;on peut lire dans les journaux. La v\u00e9rit\u00e9 elle-m\u00eame devient suspecte, d\u00e8s lors qu&rsquo;elle se trouve dans ce type de v\u00e9hicule pollu\u00e9. La v\u00e9ritable dimension de cet \u00e9tat de m\u00e9sinformation est connue seulement de ceux qui sont en situation de confronter les faits qui sont de leur connaissance propre et directe avec les mensonges du jour<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Dois-je continuer ? Non, j&rsquo;arr\u00eate, la fatigue vous comprenez&#8230; Mais juste un mot, pour justifier la remarque que je faisais sur Kunstler, que j&rsquo;aime vraiment beaucoup et avec lequel je suis si souvent d&rsquo;accord, &ndash; sauf cette fois (\u00ab\u00a0ses pr\u00e9visions, &ndash; avec lesquelles je ne suis pas n\u00e9cessairement d&rsquo;accord pour cette fois, &ndash;\u00a0\u00bb). Kunstler pense que cette fatigue qu&rsquo;il distingue, du fait de ce chaos et de ce tourbillon crisique de la folie, va aller dans le sens de faire au moins s&rsquo;att\u00e9nuer, sinon cesser toutes ces choses, pour permettre ce qui pourrait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une sorte de \u00ab\u00a0retour \u00e0 la raison\u00a0\u00bb :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>But then, with the Thanksgiving shut-down, something began to turn<\/em>&#8230; &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pour cette fois, je ne partage pas son analyse ; la fatigue, certes, sans aucun doute, pour lui, pour nous, pour eux, pour tout le monde en un sens, comme en un moment de lucidit\u00e9 que la folie du monde, ou ce qui nous semble \u00eatre la folie du monde, nous accorde. Selon mon sentiment, ce n&rsquo;est qu&rsquo;un moment, un moment de r\u00e9pit certes, de notre si grosse-fatigue devant la folie du monde ; mais je ne crois pas que cette folie soit de notre fait, ou plut\u00f4t que cette folie soit vraiment une folie. Tout cela nous semble la \u00ab\u00a0folie du monde\u00a0\u00bb, parce que nous avons fabriqu\u00e9 dans nos esprits un monde enfant\u00e9 par la modernit\u00e9, \u00e9norme simulacre faussaire, incroyable emm\u00ealements de n&oelig;uds gordiens dans tous les sens. Ce que nous croyons \u00eatre \u00ab\u00a0la folie du monde\u00a0\u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire une \u00ab\u00a0folie du monde\u00a0\u00bb dont nous serions les auteurs, me para&icirc;t \u00eatre d&rsquo;une fa\u00e7on tr\u00e8s diff\u00e9rente le produit de l&rsquo;\u00e9norme puissance du monde qui rompt et brise les liens dont notre folie (la vraie) de fatuit\u00e9 et d&rsquo;<em>hybris <\/em>l&rsquo;avaient couvert, &ndash; et cette \u00ab\u00a0folie du monde\u00a0\u00bb n&rsquo;\u00e9tant en fait rien de moins que \u00ab\u00a0la fureur du monde\u00a0\u00bb ayant d\u00e9cid\u00e9 que cela suffisait comme \u00e7a.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce sont des \u00e9v\u00e9nements qui ne sont plus \u00e0 notre port\u00e9e, ni en notre pouvoir. Notre-fatigue ressemble \u00e0 ce moment-d\u00e9pressif du maniaco-d\u00e9pressif qui pr\u00e9f\u00e8re bien entendu son univers maniaque ; pass\u00e9e cette fatigue d\u00e9pressive qui n&rsquo;est rien de moins qu&rsquo;un moment de lucidit\u00e9 qui nous est donn\u00e9 pour voir le monde tel qu&rsquo;il est par notre propre faute et combien \u00ab\u00a0sa\u00a0\u00bb folie va heureusement le d\u00e9truire, le maniaco-d\u00e9pressif va s&#8217;empresser de retrouver son univers de maniaque et continuer sa folie de destruction. Il s&rsquo;agit de cette folie d&rsquo;autodestruction que le monde, dans sa juste fureur, a d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;activer au c&oelig;ur de l&rsquo;esp\u00e8ce des <em>sapiens<\/em>-zombies pour que cette esp\u00e8ce conduise elle-m\u00eame la destruction de l&rsquo;horreur qu&rsquo;elle a \u00e9difi\u00e9e elle-m\u00eame ; mesure pour mesure, comme disait l&rsquo;autre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les \u00e9v\u00e9nements nous conduisent, et ils viennent de loin et de haut. Nous n&rsquo;y pouvons rien en v\u00e9rit\u00e9, et c&rsquo;est un grand honneur autant qu&rsquo;un grand bonheur de participer \u00e0 une telle &oelig;uvre d&rsquo;autodestruction.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et puis parfois, c&rsquo;est vrai, un moment, un instant de fatigue, vraiment tr\u00e8s-tr\u00e8s-grosse&#8230; <\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>T.C.-83 : Grosse-Fatigue 2 d\u00e9cembre 2019 &ndash; Le dernier texte en date de Howard James Kunstler m&rsquo;a arr\u00eat\u00e9, non pas tant \u00e0 cause de ses remarques politiques et de ses pr\u00e9visions, &ndash; avec lesquelles je ne suis pas n\u00e9cessairement d&rsquo;accord pour cette fois, &ndash; que par le climat dont il rend compte d\u00e8s ses deux&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[25],"tags":[18680,2651,4020,6700,3006,2801,19529,8291,2878,4282,19528],"class_list":["post-78985","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-journal-ddecrisis-de-philippe-grasset","tag-cerise","tag-du","tag-folie","tag-fureur","tag-jefferson","tag-kunstler","tag-lgtb","tag-maniaco-depressif","tag-monde","tag-suede","tag-tabernacle"],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/78985","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=78985"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/78985\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=78985"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=78985"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=78985"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}