{"id":79261,"date":"2020-05-14T15:00:36","date_gmt":"2020-05-14T15:00:36","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2020\/05\/14\/notes-sur-les-juges-de-karlsruhe-lue-et-soros\/"},"modified":"2020-05-14T15:00:36","modified_gmt":"2020-05-14T15:00:36","slug":"notes-sur-les-juges-de-karlsruhe-lue-et-soros","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2020\/05\/14\/notes-sur-les-juges-de-karlsruhe-lue-et-soros\/","title":{"rendered":"Notes sur les juges de Karlsruhe, l&rsquo;UE et Soros"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:2em\">Notes sur les juges de Karlsruhe, l&rsquo;UE et Soros<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>14 mai 2020 &ndash; Il y a beaucoup de dissipation au sein d&rsquo;institutions et personnalit\u00e9s diverses, qui devraient pourtant \u00eatre unies dans la fid\u00e9lit\u00e9-Syst\u00e8me au dogme de notre-UE et de l&rsquo;europ\u00e9isme. L&rsquo;on ne sait plus exactement ce qu&rsquo;est \u00eatre pro-Syst\u00e8me, et ainsi se retrouve-t-on antiSyst\u00e8me sans l&rsquo;avoir voulu ni y avoir vraiment song\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;actuelle fureur tourne autour de la d\u00e9cision des juges de la Cour Constitutionnelle allemande de Karlsruhe, il y a une d\u00e9cade, le 5 mai. Cette affaire a fait grand bruit, comme il se doit, et laisse pr\u00e9sager des jours bien difficiles pour l&rsquo;UE puisqu&rsquo;elle place cette organisation dans le viseur de la plus haute autorit\u00e9 juridique de son principal membre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pour certains, \u00ab\u00a0la messe est dite\u00a0\u00bb&#8230; C&rsquo;est le cas de R\u00e9gis de Castelnau qui publie, sur son site <em>VuduDroit <\/em>deux analyses de Philippe Prigent avocat la cour de Paris et de S\u00e9bastien Cochard, conseiller de banque centrale, pour commenter cet arr\u00eat de la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe. Il pr\u00e9sente ces deux textes tr\u00e8s d\u00e9taill\u00e9s, qu&rsquo;il faut lire si l&rsquo;on veut conna&icirc;tre tous les d\u00e9tours de cette affaire, par ces <a href=\"https:\/\/www.vududroit.com\/2020\/05\/cour-constitutionnelle-de-karlsruhe-deutschland-uber-alles\/\">quelques paragraphes<\/a> r\u00e9sumant fort bien le propos :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>Dans un article publi\u00e9 sur son blog le 21 avril dernier intitul\u00e9 \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/blog.mondediplo.net\/euro-le-miracle-ou-la-mort\">Euro, le miracle ou la mort<\/a>\u00a0\u00bb  Fr\u00e9d\u00e9ric Lordon disait la chose suivante :<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>\u00ab\u00a0Pour que l&rsquo;euro ne termine pas cette fois, il ne reste qu&rsquo;une possibilit\u00e9 hors la strat\u00e9gie &lsquo;cierges et miracle&rsquo; : que l&rsquo;Allemagne, elle aussi, soit contrainte \u00e0 cette solution de l&rsquo;annulation des dettes pour \u00e9viter d&rsquo;y rester comme les copains. La seule chose qui puisse sauver l&rsquo;euro, c&rsquo;est que l&rsquo;Allemagne se voie elle-m\u00eame incapable d&rsquo;accommoder le choc titanesque dans le cadre de ses propres prescriptions. Et qu&rsquo;elle aussi se trouve en situation de devoir arbitrer entre le maintien de ses principes et la pr\u00e9servation de ses int\u00e9r\u00eats essentiels &mdash; entendre : contenir la dislocation \u00e9conomique et sociale. Ce dont l&rsquo;Allemagne est rigoureusement incapable &mdash; transacter sur ses principes avec les autres &mdash; peut-\u00eatre le peut-elle avec elle-m\u00eame. Encore faudrait-il qu&rsquo;elle rende le bon arbitrage, qu&rsquo;elle le rende suffisamment vite et suffisamment fort pour que d&rsquo;autres n&rsquo;y soient pas pass\u00e9s avant et que tout n&rsquo;ait pas explos\u00e9 avant la Pentec\u00f4te allemande. Alors, et alors seulement, l&rsquo;euro aurait une derni\u00e8re, une ultime chance.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>Il est plus que probable que la mort de l&rsquo;euro entra&icirc;nera rapidement la d\u00e9sint\u00e9gration de l&rsquo;UE.<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>En pleine crise du COVID, la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe vient de rendre le 5 mai une d\u00e9cision extraordinaire dans laquelle elle montre que la voie germanique sera celle du refus de la solidarit\u00e9 europ\u00e9enne. Pour faire simple, cette juridiction a pos\u00e9 le principe de la sup\u00e9riorit\u00e9 du droit allemand sur le droit europ\u00e9en supranational. L&rsquo;arbitrage dont parle Lordon semblent bien avoir \u00e9t\u00e9 rendu par l&rsquo;arr\u00eat du 5 mai. En faveur des seuls int\u00e9r\u00eats de l&rsquo;Allemagne.<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>Et il ne faut pas se tromper, la cour supr\u00eame allemande n&rsquo;a pas pris cette d\u00e9cision de pr\u00e8s de 80 pages pour des raisons d&rsquo;opportunit\u00e9 politique ou \u00e9conomique mais bien pour des raisons de principe juridique. On dirait bien que la messe est dite<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Braquage de la BCE<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Les Juges allemands mettaient en cause les d\u00e9cisions de la BCE \u00e0 partir de l&rsquo;accord difficilement atteint par les chefs d&rsquo;&Eacute;tat et de gouvernement de l&rsquo;UE, pour tenter de traiter la crise monstrueuse ouverte par les cons\u00e9quences budg\u00e9taires du Covid19. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une m\u00e9thode d\u00e9j\u00e0 appliqu\u00e9e et que les Juges allemands avaient d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s fortement critiqu\u00e9e en 2017 et 2018. Prigent-Cochard pr\u00e9sentent la chose de cette fa\u00e7on, pour Castelnau, sur la r\u00e9f\u00e9rence d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9e :<\/p>\n<\/p>\n<p><p> &laquo; <em>En janvier 2015, passage \u00e0 l&rsquo;acte : sept ans apr\u00e8s les plans de rachats de dette massifs des Etats-Unis, de la Grande Bretagne et du Japon, 22 ans apr\u00e8s l&rsquo;interdiction Maastrichtienne, la zone euro a enfin son programme de rachats de dette publiques, son \u00ab\u00a0assouplissement quantitatif\u00a0\u00bb (QE), obtenu par Mario Draghi malgr\u00e9 l&rsquo;opposition allemande et d\u00e9nomm\u00e9 &lsquo;Public Securities Purchasing Programme&rsquo; (PSPP), qui a fait l&rsquo;objet de l&rsquo;arr\u00eat de Karlsruhe le 5 mai.<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>Officiellement, il s&rsquo;agit de soutenir l&rsquo;inflation, alors que cette derni\u00e8re est en passe de devenir n\u00e9gative (seul mandat de la BCE : la stabilit\u00e9 des prix). En r\u00e9alit\u00e9, il s&rsquo;agit bien de r\u00e9duire la pression des dettes publiques, en violant ainsi, sinon la lettre (rachats sur le march\u00e9 secondaire et non directement \u00e0 l&rsquo;\u00e9mission) mais du moins l&rsquo;esprit de l&rsquo;interdiction de financement mon\u00e9taire<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le 5 mai, la Cour a donn\u00e9 trois mois aux institutions europ\u00e9ennes (Banque Centrale Europ\u00e9enne [BCE] et Commission) pour justifier leur d\u00e9cision qu&rsquo;elle ne peut en aucune fa\u00e7on et en l&rsquo;occurrence accepter en l&rsquo;\u00e9tat. La Cour rappelait sa propre position selon laquelle c&rsquo;est elle qui d\u00e9tient l&rsquo;autorit\u00e9 juridique supr\u00eame en Allemagne, et non les institutions europ\u00e9ennes, notamment la Cour Europ\u00e9enne ; elle rappelait \u00e0 la BCE et au reste des institutionnels-UE leur tr\u00e8s faible l\u00e9gitimit\u00e9, notamment d\u00e9mocratique, ce qui renfor\u00e7ait la premi\u00e8re assertion mais surtout portait implicitement la critique au c&oelig;ur de la crise europ\u00e9enne.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Une bataille s\u00e9v\u00e8re<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Ce qui fut aussit\u00f4t remarquable dans cette affaire, avec une r\u00e9ponse circonstanci\u00e9e et tr\u00e8s ferme de l&rsquo;UE (de la Commission europ\u00e9enne), c&rsquo;est que la querelle est aussit\u00f4t pass\u00e9e au niveau le plus virulent et le plus sonore de communication, alors qu&rsquo;elle oppose deux tr\u00e8s grands acteurs du concert (?), qui ont l&rsquo;habitude de jouer la m\u00eame partition, toujours en tr\u00e8s bonne coop\u00e9ration et parfois jusqu&rsquo;\u00e0 une excellente complicit\u00e9. Le sel de l&rsquo;affaire est \u00e9galement dans ceci que c&rsquo;est la Commission qui a r\u00e9pondu, que la pr\u00e9sidente de la Commission est allemande, qu&rsquo;elle \u00e9tait membre du gouvernement Merkel il y a moins d&rsquo;un an, et  certainement l&rsquo;un des plus beaux fleurons de la direction allemande. Pour l&rsquo;instant, rien n&rsquo;est dit \u00e0 ce propos, mais il para&icirc;t apr\u00e8s tout fort possible que ce facteur joue un r\u00f4le, et l&rsquo;on ne sait \u00e9ventuellement dans quel sens. (De m\u00eame, la position du gouvernement allemand vis-\u00e0-vis de la d\u00e9cision des Juges est pour l&rsquo;instant une inconnue, de laquelle on se tirerait ais\u00e9ment en sugg\u00e9rant tout simplement qu&rsquo;il est divis\u00e9.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Voici  <a href=\"https:\/\/francais.rt.com\/international\/74984-bruxelles-envisage-procedure-contre-allemagne\">quelques mots<\/a> sur l&rsquo;intervention de la pr\u00e9sidente de la Commission europ\u00e9enne :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>Dans une d\u00e9claration publi\u00e9e le 10 mai, la pr\u00e9sidente de la Commission europ\u00e9enne Ursula von der Leyen a \u00e9voqu\u00e9 une possible proc\u00e9dure contre l&rsquo;Allemagne \u00e0 la suite du jugement rendu par sa cour supr\u00eame contre la BCE. <\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>Se laissant le temps d&rsquo;\u00e9tudier en d\u00e9tail la d\u00e9cision allemande, la pr\u00e9sidente de la Commission pr\u00e9vient que l&rsquo;institution examinera, \u00e0 l&rsquo;issue de cette \u00e9valuation, \u00ab\u00a0de possibles prochaines \u00e9tapes, qui pourraient inclure l&rsquo;option d&rsquo;une proc\u00e9dure d&rsquo;infraction\u00a0\u00bb. Ursula von der Leyen avait d\u00e9j\u00e0 annonc\u00e9 qu&rsquo;elle prenait cette affaire \u00ab\u00a0tr\u00e8s au s\u00e9rieux\u00a0\u00bb dans une r\u00e9ponse \u00e9crite \u00e0 une question de l&rsquo;eurod\u00e9put\u00e9 \u00e9cologiste allemand Sven Giegold, qui a publi\u00e9 cette lettre sur son compte Twitter, quelques heures avant le communiqu\u00e9 de Bruxelles<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;affaire ne s&rsquo;est pas arr\u00eat\u00e9e l\u00e0 entre les deux protagonistes, alors que certains gouvernements de pays de l&rsquo;UE intervenaient : Bruno Le Maire, pour la France et pour condamner la d\u00e9cision des juges ; le Premier ministre polonais, eurosceptique et adversaire du centralisme bruxellois, pour approuver bien entendu sa voisine allemande, au plus mauvais des propos.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Entretemps, et tr\u00e8s rapidement, et sans la moindre retenue, les juges eux-m\u00eames sont sortis de leur cadre traditionnel caract\u00e9ris\u00e9 par une extr\u00eame discr\u00e9tion et sont intervenus dans la presse. Ils ont nettement r\u00e9affirm\u00e9 la position de la Cour, parfois avec des mots assez imag\u00e9s qui montrent bien la vigueur de la pol\u00e9mique et leur volont\u00e9 de ne pas s&rsquo;en laisser conter. Ainsi, lorsqu&rsquo;un juge signale aux dirigeants de la BCE qu&rsquo;il serait temps qu&rsquo;ils r\u00e9alisent qu&rsquo;ils ne font pas partie des \u00ab\u00a0<em>Masters of the Universe<\/em>\u00ab\u00a0, selon l&rsquo;expression pol\u00e9mique qu&rsquo;on emploie pour d\u00e9signer les puissances financi\u00e8res globalistes, de Wall Street \u00e0 Bruxelles. On observera ainsi combien l&rsquo;un des juges (Huber), celui qui emploie cette expression, est attentif \u00e0 mettre en \u00e9vidence l&rsquo;absence de l\u00e9gitimit\u00e9 (d\u00e9mocratique et autres) des institutions europ\u00e9ennes, par cons\u00e9quent la l\u00e9gitimit\u00e9 conserv\u00e9e par les organismes juridiques nationaux dont lui-m\u00eame fait partie. On comprendra qu&rsquo;on lise dans l&#8217;emploi de ces termes une d\u00e9termination qui n&rsquo;est pas particuli\u00e8rement, ni europ\u00e9iste au sens-UE ni globaliste, &ndash; dans tous cas aussit\u00f4t entendus et interpr\u00e9t\u00e9s de la sorte, tels que les rapporte <em><a href=\"https:\/\/www.zerohedge.com\/markets\/europe-crisis-german-judges-strike-back-say-ecb-isnt-master-universe\">ZeroHedge.com<\/a><\/em> :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>Une semaine apr\u00e8s que la Cour Constitutionnelle allemande ait d\u00e9clench\u00e9 une crise en mettant en cause la l\u00e9galit\u00e9 de l&rsquo;assouplissement quantitatif de la BCE, suscitant ainsi une r\u00e9action de col\u00e8re de la part de l&rsquo;UE et de la BCE, les membres de la Cour ont continu\u00e9 \u00e0 d\u00e9fendre leur d\u00e9cision remettant en question la constitutionnalit\u00e9 du programme de rachat d&rsquo;actifs de la BCE, et affirmant que les Cours nationales ont un r\u00f4le de surveillance, m\u00eame s&rsquo;il est limit\u00e9, sur les juges de l&rsquo;Union.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Comme le rapporte  <a href=\"https:\/\/www.bloomberg.com\/news\/articles\/2020-05-12\/ecb-isn-t-master-of-the-universe-german-top-judge-says\">Bloomberg<\/a>, Peter Huber, qui a r\u00e9dig\u00e9 la d\u00e9cision de la semaine derni\u00e8re pour la Cour Constitutionnelle allemande, a d\u00e9clar\u00e9 que les juges voulaient que la BCE prenne la responsabilit\u00e9 du programme de rachat d&rsquo;actifs et l&rsquo;explique aux personnes affect\u00e9es n\u00e9gativement, comme tous ces \u00e9pargnants allemands qui doivent payer leur banque pour conserver leur argent. Dans une autre interview accord\u00e9e \u00e0 un journal, son coll\u00e8gue Andreas Vosskuhle a ni\u00e9 que la cour supr\u00eame de l&rsquo;UE ait toujours le dernier mot en mati\u00e8re de loi pour les r\u00e9gions concern\u00e9es.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>\u00ab\u00a0Cette d\u00e9cision est bonne pour l&rsquo;Europe car elle renforce l&rsquo;&Eacute;tat de droit\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Vosskuhle \u00e0 Die Zeit. Les d\u00e9cisions des tribunaux nationaux \u00ab\u00a0sont l\u00e9gitimes et les tribunaux sont tenus d&rsquo;intervenir dans les cas rares et exceptionnels o&ugrave; les institutions de l&rsquo;UE transgressent gravement leurs pouvoirs\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>M. Huber a \u00e9galement d\u00e9clar\u00e9 que le tribunal allemand ne veut que la preuve que le programme d&rsquo;assouplissement quantitatif de la BCE est conforme \u00e0 son mandat. La banque centrale doit montrer qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas outrepass\u00e9 ses pouvoirs, car elle n&rsquo;a pas le droit de prendre des mesures simplement parce que l&rsquo;Europe est en crise : \u00ab\u00a0Le message adress\u00e9 \u00e0 la BCE est en fait hom\u00e9opathique\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Huber mardi sur le site Internet du Sueddeutsche Zeitung. \u00ab\u00a0Elle ne devrait pas se consid\u00e9rer comme un des &lsquo;ma&icirc;tre de l&rsquo;univers&rsquo;. Une institution comme la BCE, qui n&rsquo;est que faiblement l\u00e9gitim\u00e9e d\u00e9mocratiquement, n&rsquo;est acceptable que si elle respecte strictement les responsabilit\u00e9s qui lui sont assign\u00e9es\u00a0\u00bb<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Plus loin, on mesure effectivement la singularit\u00e9 des positions, jusqu&rsquo;au m\u00eame Huber remarquant que la d\u00e9cision de la Cour a \u00e9t\u00e9 applaudi \u00ab\u00a0par le mauvais c\u00f4t\u00e9\u00a0\u00bb (les Polonais et les Hongrois, ennemis du centralisme bruxellois, alors que les juges se d\u00e9fendent absolument d&rsquo;une telle hostilit\u00e9, mais veulent que les institutions europ\u00e9ennes fonctionnent \u00e0 plein, mais dans le cadre qui est le leur, &ndash; un \u00ab\u00a0mais\u00a0\u00bb qui annule l&rsquo;autre). On voit qu&rsquo;il y a l\u00e0 un grand d\u00e9sordre Syst\u00e8me-antiSyst\u00e8me, sur lequel nous reviendrons plus loin.  <\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>\u00ab\u00a0Il s&rsquo;agit d&rsquo;un d\u00e9fi direct \u00e0 l&rsquo;autorit\u00e9 centrale de la <\/em>[Cour Europ\u00e9enne de Justice]<em>, dans un contexte o&ugrave; la Pologne et la Hongrie sont \u00e9galement soumises \u00e0 l&rsquo;examen de la Cour pour leurs diverses infractions au principe de l&rsquo;&Eacute;tat de droit\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 S\u00e9bastien Platon, professeur de droit public \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Bordeaux. \u00ab\u00a0Rejeter cela, c&rsquo;est rejeter l&rsquo;objectif m\u00eame de cette cour\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>Contrairement \u00e0 la Pologne ou \u00e0 la Hongrie, les juges allemands disent ne pas vouloir emp\u00eacher la Cour europ\u00e9enne de contr\u00f4ler les institutions de la r\u00e9gion&#8230; \u00ab\u00a0Nous avons re\u00e7u beaucoup d&rsquo;applaudissements qui venaient du mauvais c\u00f4t\u00e9\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 M. Huber, en r\u00e9f\u00e9rence aux commentaires du gouvernement polonais qui se f\u00e9licite de la d\u00e9cision allemande.<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>Les juges allemands acceptent le r\u00f4le de la Cour supr\u00eame de l&rsquo;Union europ\u00e9enne et n&rsquo;interviendront que dans des cas exceptionnels, a d\u00e9clar\u00e9 M. Huber. \u00ab\u00a0Nous voulons que la Cour supr\u00eame de l&rsquo;UE fasse mieux son travail\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 le juge<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Mise au net \u00e0 l&rsquo;allemande<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>Nous voulons que la Cour supr\u00eame de l&rsquo;UE fasse mieux son travail <\/em>&raquo;, nous dit le juge allemand Huber. Si l&rsquo;on sollicite l&rsquo;image du verre \u00e0 moiti\u00e9 plein ou \u00e0 moiti\u00e9 vide, on peut vite traduire que le juge Huber, qui affirme que la Cour (et l&rsquo;Allemagne par cons\u00e9quent) ne cherche qu&rsquo;\u00e0 faire mieux \u00ab\u00a0travailler\u00a0\u00bb les institutions europ\u00e9ennes, dit \u00e9galement que la Cour Constitutionnelle allemande, en toute l\u00e9gitimit\u00e9, s&rsquo;arroge le droit et l&rsquo;autorit\u00e9 de dire aux institutions europ\u00e9ennes quelles sont les limites dans lesquelles elles doivent \u00ab\u00a0travailler\u00a0\u00bb pour \u00ab\u00a0travailler\u00a0\u00bb mieux, ce qui implique que la Cour allemande se reconna&icirc;t le droit et l&rsquo;autorit\u00e9 sup\u00e9rieures \u00e0 ceux de ces institutions.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce n&rsquo;est nullement une querelle de forme limit\u00e9e \u00e0 la forme mais une querelle de forme qui nous conduit sur le fond \u00e0 l&rsquo;essentiel. Elle est men\u00e9e \u00e0 l&rsquo;allemande, en bon ordre et au pas cadenc\u00e9, en respectant les r\u00e8gles, sans exc\u00e8s mais avec quelques piques tr\u00e8s lisibles et significatives (\u00ab\u00a0vous n&rsquo;\u00eates pas &lsquo;<em>The Masters of Universe<\/em>&lsquo;\u00a0\u00bb). Elle met au net les pr\u00e9rogatives et les l\u00e9gitimit\u00e9s des uns et des autres, &ndash; et l&rsquo;on voit dans quel sens&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L\u00e0-dessus surgit une intervention inattendue et quelque peu explosive, &ndash; celle de George Soros, un authentique <em>Master of the Universe<\/em>, lui. Pour une fois, sa cible n&rsquo;est pas \u00e0 trouver dans les \u00ab\u00a0fascistes\u00a0\u00bb \u00e0 la sauce postmoderne type-Pologne et Hongrie, mais bien avec l&rsquo;Allemagne et sa Cour de Karlsruhe, &ndash; &laquo; <em>the most highly respected institution in Germany <\/em>&raquo; selon Soros. (Il s&rsquo;agit l&rsquo;interview pr\u00e9sent\u00e9e comme ayant \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e au <em>Guardian <\/em>et qu&rsquo;on retrouve dans  <em><a href=\"https:\/\/www.zerohedge.com\/geopolitical\/soros-has-faith-trump-will-destroy-himself-fears-weakened-xi-sees-existential-risk-eu\">ZeroHedge.com<\/a><\/em>, comme une reprise d&rsquo;une  <a href=\"https:\/\/www.project-syndicate.org\/onpoint\/the-crisis-of-a-lifetime-by-george-soros-and-gregor-peter-schmitz-2020-05\">interview du 11 mai<\/a> de Gregor Peter Schmitz de<em>Project Syndicate<\/em>.) Il s&rsquo;agit l\u00e0, dans le contexte, d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement tout \u00e0 fait remarquable et absolkument sympathique, comme taill\u00e9 sur mesure pour ajouter chaos &#038; confusion \u00e0 la confusion et au chaos r\u00e9gnant d\u00e9j\u00e0..<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Un article d&rsquo;Alexandre Keller, dans <em>Spoutnik<\/em>-fran\u00e7ais du <a href=\"https:\/\/fr.sputniknews.com\/international\/202005131043776852-conflit-ue-allemagne-george-soros-veut-il-une-gouvernance-de-milliardaires-contre-les-peuples\/\">13 mai 2020<\/a>, reprend toute l&rsquo;affaire de l&rsquo;intervention de Soros dans le cadre g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;intervention de la Cour de Karlsruhe, pour mieux d\u00e9finir la position du grand homme et s&rsquo;interroger sur sa l\u00e9gitimit\u00e9 dans la circonstance. Le titre de l&rsquo;article, o&ugrave; l&rsquo;on retrouve des \u00e9l\u00e9ments d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9s en plus de l&rsquo;intervention de Pierre-Antoine Plaquevent, sp\u00e9cialiste de Soros, est celui-ci : &laquo; <em>Conflit UE-Allemagne: George Soros veut-il une \u00ab\u00a0gouvernance de milliardaires contre les peuples\u00a0\u00bb ?<\/em> &raquo; Nous reprenons cet article ci-apr\u00e8s.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">L&rsquo;auto-l\u00e9gitimit\u00e9 de Soros<\/h3>\n<\/p>\n<p><p><em> &laquo; \u00ab\u00a0Je suis particuli\u00e8rement pr\u00e9occup\u00e9 par la survie de l&rsquo;UE, parce que c&rsquo;est une union incompl\u00e8te. Elle \u00e9tait en train d&rsquo;\u00eatre cr\u00e9\u00e9e. Mais le processus n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 accompli et cela rend l&rsquo;Europe exceptionnellement vuln\u00e9rable.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>La mise en garde est de George Soros. Mais n&rsquo;aurait-il pas mieux fait de rester dans l&rsquo;ombre? En alertant sur le  <a href=\"https:\/\/fr.sputniknews.com\/international\/202005121043768177-georges-soros-sinquiete-pour-la-survie-de-lunion-europeenne\/\" target=\"_blank\">risque de disparition<\/a> de l&rsquo;Union europ\u00e9enne dans les colonnes du Guardian le 12 mai, le milliardaire a braqu\u00e9 les projecteurs sur lui.<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>Contact\u00e9 par Sputnik, Pierre-Antoine Plaquevent, auteur de l&rsquo;essai &lsquo;Soros et la soci\u00e9t\u00e9 ouverte, m\u00e9tapolitique du globalisme&rsquo; (&Eacute;d. Retour aux sources), \u00e9voque une nouvelle \u00e9tape dans la strat\u00e9gie de ce qu&rsquo;il qualifie de \u00ab\u00a0gouvernance globale\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0George Soros, c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9mergence d&rsquo;un acteur politique qui se juge lui-m\u00eame charg\u00e9 d&rsquo;une mission, m\u00eame s&rsquo;il n&rsquo;est pas \u00e9lu et si les gens se demandent d&rsquo;o&ugrave; il sort\u00a0\u00bb, explique-t-il au sujet du milliardaire qui pilote depuis son Open Society Foundation (OSF) une myriade d&rsquo;ONG tr\u00e8s actives dans le domaine politique, humanitaire, mais aussi dans celui de la fabrique de l&rsquo;opinion publique via les m\u00e9dias.<\/em><\/p>\n<p>&raquo; \u00ab\u00a0<em>C&rsquo;est un acteur qui a avanc\u00e9 dissimul\u00e9, de fa\u00e7on furtive, pendant des d\u00e9cennies, aux yeux du grand public, et qui d\u00e9sormais a d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;\u00e9merger de plus en plus. Le probl\u00e8me, c&rsquo;est sa l\u00e9gitimit\u00e9 \u00e0 peser sur les grandes d\u00e9cisions, notamment dans les institutions europ\u00e9ennes\u00a0\u00bb, d\u00e9plore Pierre-Antoine Plaquevent.<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>De fait, dans cette longue interview au quotidien britannique, l&rsquo;homme d&rsquo;affaires hongrois fustige la d\u00e9cision du 5 mai dernier prise par la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe. La plus haute juridiction allemande avait alors exig\u00e9 que la Banque centrale allemande cesse d&rsquo;ici \u00e0 trois mois d&rsquo;acheter des emprunts d&rsquo;&Eacute;tat de la zone euro pour le compte de la Banque centrale europ\u00e9enne (BCE), sauf, ont pr\u00e9cis\u00e9 les juges, si cette derni\u00e8re \u00e9tait bel et bien en mesure de prouver que ces rachats de titres de dette souverains \u00e9taient justifi\u00e9s.<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>Dans le cas contraire, la Bundesbank serait oblig\u00e9e, du fait m\u00eame de ce jugement, de cesser son programme d&rsquo;achats de titres. En clair: l&rsquo;Allemagne, par la voix de ses juges constitutionnels, s&rsquo;inqui\u00e8te toujours autant d&rsquo;avoir \u00e0 financer le d\u00e9ficit budg\u00e9taire de ses voisins. L&rsquo;Italie a ainsi accumul\u00e9 une cr\u00e9ance de l&rsquo;ordre de &euro;1 000 milliards dans le cadre des rachats de titre de dette par les Banques centrales nationales sous l&rsquo;\u00e9gide de la BCE.<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>Pour George Soros, c&rsquo;est tout simplement une catastrophe. \u00ab\u00a0Le jugement <\/em>[de Karlsruhe]<em>constitue une menace qui pourrait aboutir \u00e0 la destruction de l&rsquo;Union europ\u00e9enne en tant qu&rsquo;institution fond\u00e9e sur le droit&raquo;, a-t-il fait valoir dans le Guardian. Et de poursuivre par un raisonnement quelque peu tortueux: \u00ab\u00a0Pr\u00e9cis\u00e9ment parce que <\/em>[ce jugement]<em>a \u00e9t\u00e9 rendu par la Cour constitutionnelle allemande, qui est l&rsquo;institution la plus respect\u00e9e en Allemagne\u00a0\u00bb. Traduire: les institutions nationales historiques, pourtant beaucoup plus directement d\u00e9mocratiques, devraient s&rsquo;incliner face au droit europ\u00e9en. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs le sens de la d\u00e9claration le 10 mai de la pr\u00e9sidente de la Commission europ\u00e9enne, l&rsquo;Allemande Ursula von der Leyen. \u00ab\u00a0Nous examinons de possibles prochaines \u00e9tapes allant jusqu&rsquo;\u00e0 une proc\u00e9dure pour infraction aux trait\u00e9s europ\u00e9ens\u00a0\u00bb, a-t-elle pr\u00e9venu. Et la patronne de l&rsquo;ex\u00e9cutif europ\u00e9en de faire acte d&rsquo;autorit\u00e9 :<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>\u00ab\u00a0Je peux vous le garantir : la politique mon\u00e9taire dans l&rsquo;Union rel\u00e8ve d&rsquo;une comp\u00e9tence exclusive, le droit europ\u00e9en pr\u00e9vaut sur le droit national.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>Ainsi, Ursula von der Leyen tance-t-elle la Cour Constitutionnelle allemande sans aucun mandat d\u00e9mocratique direct des Allemands eux-m\u00eames. Pas s&ucirc;r que Berlin, qui &ndash; au rebours de la France &ndash; a conserv\u00e9 la pr\u00e9\u00e9minence de sa Constitution sur le droit communautaire, appr\u00e9cie.<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>L&rsquo;\u00e9pisode du coronavirus aura-t-il fini de faire tomber les masques ? &Agrave; mesure que l&rsquo;UE s&rsquo;enfonce dans la paralysie, sa nature antid\u00e9mocratique &ndash;pour ne pas dire oligarchique&ndash; appara&icirc;t. &Agrave; Bruxelles, les groupes de pression ont pris le dessus sur les peuples, selon Pierre-Antoine Plaquevent.<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>Comme il le pointe dans son ouvrage Soros et la soci\u00e9t\u00e9 ouverte, George Soros exerce via sa fondation Open Society, ses ONG et autres think tanks affili\u00e9s, un lobbying intense aupr\u00e8s des institutions europ\u00e9ennes et de leurs \u00e9lites. C&rsquo;est le cas du Parlement europ\u00e9en : le <a href=\"https:\/\/legacy.gscdn.nl\/archives\/images\/soroskooptbrussel.pdf\" target=\"_blank\">piratage de fichiers<\/a> internes de l&rsquo;Open Society Foundation en 2016 avait r\u00e9v\u00e9l\u00e9 l&rsquo;existence d&rsquo;un document de travail interne intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Reliable allies in the European Parliament\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0Alli\u00e9s fiables <\/em>[de l&rsquo;OSF]<em>au Parlement europ\u00e9en\u00a0\u00bb). Y \u00e9taient recens\u00e9s quelque 226 des 751 d\u00e9put\u00e9s europ\u00e9ens susceptibles de promouvoir les valeurs mondialistes de George Soros, parmi lesquelles un monde sans fronti\u00e8res et une &lsquo;soci\u00e9t\u00e9 ouverte&rsquo; sans &Eacute;tat comme &lsquo;cadre&rsquo; de l&rsquo;exercice de d\u00e9mocratie.<\/em><\/p>\n<p>&raquo; \u00ab\u00a0<em>Le projet de Soros, c&rsquo;est un mode de gestion de l&rsquo;humanit\u00e9 par des personnalit\u00e9s non \u00e9lues. Bill Gates est une sorte de ministre qui s&rsquo;occupe de la sant\u00e9 sans aucun dipl\u00f4me en m\u00e9decine et promeut la vaccination \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle plan\u00e9taire, George Soros de la philanthropie en faveur des migrants. <\/em>[&hellip;]<em>C&rsquo;est une sorte de gouvernement qui passe par-dessus les &Eacute;tats\u00a0\u00bb, explique Pierre-Antoine Plaquevent.<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>Autre preuve de l&rsquo;entrisme tous azimuts de l&rsquo;OSF, l&rsquo;ONG European Center for Law and Justice d\u00e9voilait  <a href=\"https:\/\/www.mid.ru\/foreign_policy\/rso\/coe\/-\/asset_publisher\/uUbe64ZnDJso\/content\/id\/4099232\" target=\"_blank\">une liste de juges<\/a>  de la Cour europ\u00e9enne des droits de l&rsquo;Homme (CEDH) ayant des liens av\u00e9r\u00e9s avec la galaxie Soros. \u00ab\u00a0C&rsquo;est vraiment utiliser le droit international pour le d\u00e9tourner et ligoter les &Eacute;tats. Ce document sur les juges de la CEDH d\u00e9montre que l&rsquo;OSF met ses hommes partout\u00a0\u00bb, constate-t-il. Et d&rsquo;ajouter : \u00ab\u00a0Tout l&rsquo;enjeu, c&rsquo;est de savoir quelle va \u00eatre la forme de l&rsquo;ordre mondial dans les ann\u00e9es \u00e0 venir.\u00a0\u00bb <\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">AntiSyst\u00e8me, ruines &#038; poussi\u00e8res<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Les d\u00e9clarations de Soros, qui sont r\u00e9ellement explosives, n&rsquo;ont gu\u00e8re attir\u00e9 l&rsquo;attention, notamment parce qu&rsquo;elles sont noy\u00e9es dans le cadre d&rsquo;une interview qui aborde de nombreux sujets, &ndash; Covid19, la situation aux USA avec les \u00e9lections USA2020, etc. Pourtant, dans le cadre de la d\u00e9cision de la Cour de Karlsruhe, qui est comment\u00e9e par Soros comme catastrophique, elle a une importance majeure, effectivement en mettant en \u00e9vidence le r\u00f4le de Soros avec ses diverses machinations autour de l&rsquo;UE et dans l&rsquo;UE. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat de cette situation est bien entendu que Soros est vivement frapp\u00e9 par une d\u00e9cision majeure de la Cour de Karlsruhe, d&rsquo;une Allemagne qui est normalement une alli\u00e9e objective et sans faille de ses divers projets.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Or, la d\u00e9cision du 5 mai de la Cour de Karlsruhe, qui est parfaitement expliqu\u00e9e dans tous ses aspects par les invit\u00e9s de Castelnau (Prigent-Cochard), nous place devant cette alternative absolument diabolique pour le  <a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/hillary-soros-le-ticket-du-diable\">diable-Soros<\/a>, selon ce qu&rsquo;il en sortira, selon que cette d\u00e9cision sera repouss\u00e9e ou accept\u00e9e : &laquo; <em>En r\u00e9sum\u00e9, soit l&rsquo;Allemagne sort de l&rsquo;euro<\/em>[si la d\u00e9cision du 5 mai est rejet\u00e9e],<em>soit l&rsquo;Allemagne reste car elle aura eu gain de cause avec la BCE. Mais dans ce cas la France et l&rsquo;Italie doivent, elles, sortir <\/em>[de l&rsquo;euro]<em>pour reprendre le contr\u00f4le de leur banque centrale afin de rendre leur dette soutenable. Cette opposition frontale est irr\u00e9ductible. Dans ce contexte, la meilleure solution collective serait une planification concert\u00e9e du d\u00e9mant\u00e8lement de la zone euro<\/em>.<\/p>\n<p>&raquo; <em>Mais, comme l&rsquo;a th\u00e9oris\u00e9 Hegel, l&rsquo;Histoire est avant tout tragique<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&#8230; \u00ab\u00a0Tragique\u00a0\u00bb certes, mais aussi un peu tragique-bouffe. C&rsquo;est une situation bouffonne, apr\u00e8s tout, que de voir Soros s&rsquo;\u00e9lever contre &laquo; <em>the most highly respected institution in Germany <\/em>&raquo;, &ndash; quelque chose qui s&rsquo;est toujours trouv\u00e9e \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, pour le m\u00eame combat, et qui soudain tient dans la situation la place d&rsquo;un Salvini ou d&rsquo;un Orban ! En effet, ceci est remarquable dans le tourbillon crisique du 5 mai que nous avons d\u00e9crit : il n&rsquo;y a aucun des <em>usual suspects<\/em> ; aucun populiste, aucun pro-russe d\u00e9guis\u00e9 en \u00ab\u00a0lutin des l\u00e9gendes scandinaves\u00a0\u00bb (nomm\u00e9 <em>troll<\/em>), aucun extr\u00e9miste de droite\/anti-migrant, aucun gouvernement avec la <em>Liga <\/em>ni m\u00eame de simulacre-<em>Syriza<\/em>, aucun comploteur d&rsquo;un <em>exit <\/em>hors de l&rsquo;UE.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ainsi Covid19, &ndash; puisqu&rsquo;au d\u00e9part, dans les \u00e9croulements budg\u00e9taires divers, il y a bien entendu et \u00e9videmment Covid19, &ndash; poursuit-il sa mission de d\u00e9structuration, en brouillant les pistes avec une incroyable maestria.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>Dans ce ballet furieux, vous ne distinguez plus o&ugrave; se situent le Syst\u00e8me, les int\u00e9r\u00eats du Syst\u00e8me, l&rsquo;objectif du Syst\u00e8me, <em>l&rsquo;hybris <\/em>du Syst\u00e8me, et vous en venez \u00e0 conclure que la somme de toutes ces incertitudes o&ugrave; s&rsquo;entrechoquent des magistrats de la d\u00e9mocratie europ\u00e9iste exemplaire, des dirigeants institutionnels de l&rsquo;UE, des <em>\u00ab\u00a0Masters of the Universe\u00a0\u00bb<\/em>, finit par produire un tohu-bohu et un chaos n\u00e9cessairement antiSyst\u00e8me. En effet, tous ils participent \u00e0 ces agitations qui d\u00e9rangent l&rsquo;ordre impos\u00e9 par le syst\u00e8me et n\u00e9cessaire au Syst\u00e8me. C&rsquo;est cela que nous entendons lorsque nous \u00e9crivons (lorsque  <a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/de-lontologie-de-lantisysteme\">PhG \u00e9crit<\/a>) &laquo; <em>Pour dire autrement, d\u00e9sormais tout le monde est ou sera antiSyst\u00e8me&#8230;<\/em>[&#8230;] <em>Effectivement, tout le monde devient antiSyst\u00e8me et chacun se dit \u00eatre antiSyst\u00e8me dans ce chaos puisque le Syst\u00e8me dans son propre d\u00e9sordre devient ruines &#038; poussi\u00e8res<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Nous ne sommes pas l\u00e0 pour vous dire qui l&#8217;emportera, des juges de la Cour de Karlsruhe, de madame la Pr\u00e9sidente de la Commission, du complotiste diabolique de la \u00ab\u00a0Soci\u00e9t\u00e9 Ouverte\u00a0\u00bb. Eux-m\u00eames ne savent plus qui ils sont, ce qu&rsquo;ils font, et pourquoi ils font ce qu&rsquo;ils font ; m\u00eame le Syst\u00e8me leur semble parfois antiSyst\u00e8me.  <\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Notes sur les juges de Karlsruhe, l&rsquo;UE et Soros 14 mai 2020 &ndash; Il y a beaucoup de dissipation au sein d&rsquo;institutions et personnalit\u00e9s diverses, qui devraient pourtant \u00eatre unies dans la fid\u00e9lit\u00e9-Syst\u00e8me au dogme de notre-UE et de l&rsquo;europ\u00e9isme. L&rsquo;on ne sait plus exactement ce qu&rsquo;est \u00eatre pro-Syst\u00e8me, et ainsi se retrouve-t-on antiSyst\u00e8me sans&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[6930,18447,19871,1463,6302,3055,2631,8022,19869,3555,13728,7708,19868,19870,11267,7393,2658],"class_list":["post-79261","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-analyse","tag-bce","tag-castelnau","tag-cochard","tag-commission","tag-constitutionnelle","tag-cour","tag-de","tag-der","tag-karlsruhe","tag-legitimite","tag-leyen","tag-ouverte","tag-plaquevent","tag-prigent","tag-regis","tag-societe","tag-von"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/79261","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=79261"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/79261\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=79261"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=79261"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=79261"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}