{"id":79692,"date":"2021-03-18T17:11:03","date_gmt":"2021-03-18T17:11:03","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2021\/03\/18\/considerations-autour-du-tueur\/"},"modified":"2021-03-18T17:11:03","modified_gmt":"2021-03-18T17:11:03","slug":"considerations-autour-du-tueur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2021\/03\/18\/considerations-autour-du-tueur\/","title":{"rendered":"Consid\u00e9rations autour du \u00ab\u00a0<em>tueur<\/em>\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:2em\">Consid\u00e9rations autour du &laquo; <em>tueur<\/em> &raquo;<\/h2>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>&bull; Signe de l&rsquo;importance de la communication, un seul mot marmonn\u00e9 plus que prononc\u00e9 doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 <strong>comme significatif du climat fou<\/strong> des relations internationales, et <strong>de l&rsquo;absence de relations r\u00e9elles entre les USA et la Russie<\/strong>. &bull; Au constat, sugg\u00e9r\u00e9 \u00e0 Biden plut\u00f4t que dit par lui, que Poutine est &laquo; <em>un tueur <\/em>&raquo;, le dit-Poutine r\u00e9pond par des plaisanteries de circonstances : &laquo; <em>Je lui dirais : \u00ab\u00a0Portez-vous bien !\u00a0\u00bb Je lui souhaite une bonne sant\u00e9. Je le dis sans ironie, sans blague<\/em>&#8230; [&#8230;] &#8230;<em>je me souviens dans l&rsquo;enfance, lorsqu&rsquo;on se disputait dans la cour, on disait : \u00ab\u00a0C&rsquo;est celui qui dit qui l&rsquo;est\u00a0\u00bb<\/em> &raquo; &bull; <strong>La l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 de la r\u00e9plique contraste avec la gravit\u00e9 de la d\u00e9cision prise par Moscou <\/strong>d\u00e8s que Biden e&ucirc;t prononc\u00e9 son jugement exp\u00e9ditif : rappel de l&rsquo;ambassadeur russe \u00e0 Washington \u00ab\u00a0pour consultation\u00a0\u00bb, une mesure <strong>extr\u00eamement rare dans l&rsquo;histoire de la diplomatie russe<\/strong>. &bull; On peut \u00e9videmment gloser tant que l&rsquo;on veut sur les raisons ou les influences qui ont pouss\u00e9 Biden \u00e0 cette extr\u00e9mit\u00e9 ; on peut aussi gloser sur l&rsquo;humour de Poutine. &bull; Ni ceci, ni cela <strong>n&#8217;emp\u00eachent le constat de l&rsquo;in\u00e9luctabilit\u00e9 de l&rsquo;extension de la Grande Crise<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>18 mars 2021 &ndash; On a fait en g\u00e9n\u00e9ral assez peu de cas de la v\u00e9ritable r\u00e9action russe \u00e0 l&rsquo;intervention de Joe Biden concernant Poutine. L&rsquo;essentiel de cette r\u00e9action, suivant l&rsquo;affirmation de Biden selon laquelle, oui, Poutine est&laquo; <em>un tueur<\/em> &raquo;, se trouve \u00e9videmment dans le rappel \u00ab\u00a0pour consultation\u00a0\u00bb de l&rsquo;ambassadeur russe \u00e0 Washington.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>(On doit signaler en apart\u00e9 et en derni\u00e8re minute qu&rsquo;il y a aussi quelques <a href=\"https:\/\/francais.rt.com\/international\/84840-vladimir-poutine-reagit-attaques-joe-biden-son-encontre\">r\u00e9actions directes<\/a>, cet apr\u00e8s-midi, de Poutine. Elles sont dites sur le mode de la plaisanterie et on les tiendra pour un ornement de circonstance m\u00eame si elles ne sont pas sans int\u00e9r\u00eat. Elles ont pour but de montrer le calme et l&rsquo;humour tranquille du  pr\u00e9sident russe : &laquo; <em>Qu&rsquo;est-ce que je lui r\u00e9pondrais ? Je lui dirais : \u00ab\u00a0Portez-vous bien !\u00a0\u00bb Je lui souhaite une bonne sant\u00e9. Je le dis sans ironie, sans blague<\/em> &raquo;&#8230; Ou bien encore : &laquo; <em>Vous savez, je me souviens dans l&rsquo;enfance, lorsqu&rsquo;on se disputait dans la cour, on disait : \u00ab\u00a0C&rsquo;est celui qui dit qui l&rsquo;est\u00a0\u00bb. Et ce n&rsquo;est pas par hasard, ce n&rsquo;est pas simplement une expression utilis\u00e9e par les enfants ou une blague&#8230;<\/em> [&#8230;] <em>Le sens psychologique est tr\u00e8s profond : nous voyons toujours dans autrui les qualit\u00e9s qui nous sont propres <\/em>&raquo;)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais revenons au \u00ab\u00a0dur\u00a0\u00bb de l&rsquo;incident : cette d\u00e9cision de rappel de l&rsquo;ambassadeur prise \u00e0 Moscou, certainement apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 soigneusement pes\u00e9e (apr\u00e8s plus d&rsquo;une demi-journ\u00e9e par rapport aux faits, compte tenu du d\u00e9calage horaire), est pr\u00e9sent\u00e9e avec la plus grande retenue par les Russes, comme \u00e0 leur habitude. Ainsi le montrent les termes employ\u00e9s <a href=\"https:\/\/francais.rt.com\/international\/84821-attaquer-poutine-cest-attaquer-russie-moscou-scandalise-par-les-propos-de-biden\">par RT-France<\/a> :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>Suite \u00e0 la pol\u00e9mique d\u00e9clench\u00e9e par les propos de Joe Biden, la Russie a annonc\u00e9 mercredi avoir rappel\u00e9 son ambassadeur aux USA pour consultations, tout en assurant vouloir \u00e9viter une \u00ab\u00a0d\u00e9gradation irr\u00e9versible\u00a0\u00bb des relations avec Washington, qui traversent des  turbulences depuis des ann\u00e9es.<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>Selon un communiqu\u00e9 du minist\u00e8re russe des Affaires \u00e9trang\u00e8res, l&rsquo;ambassadeur Anatoli Antonov a \u00e9t\u00e9 pri\u00e9 de se rendre \u00e0 Moscou \u00ab\u00a0pour des consultations afin d&rsquo;analyser ce qu&rsquo;il faut faire et o&ugrave; aller en ce qui concerne les relations avec les Etats-Unis\u00a0\u00bb<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Par ailleurs, et comme compl\u00e9ment qui n&rsquo;est pas sans int\u00e9r\u00eat, il y a la longue r\u00e9action du pr\u00e9sident de la Douma Viatcheslav Volodine sur <em>Telegram<\/em> qu&rsquo;on peut prendre dans ce cas comme la r\u00e9action effective de la direction russe, &ndash; Poutine ne s&rsquo;\u00e9tant exprim\u00e9 que de la fa\u00e7on symbolique et aimable que l&rsquo;on a vue, un peu comme l&rsquo;on parle \u00e0 un enfant dissip\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Volodine r\u00e9sume ce qu&rsquo;il pense des d\u00e9clarations de Biden, o&ugrave; l&rsquo;hypoth\u00e8se pathologique n&rsquo;est pas si loin : &laquo; <em>C&rsquo;est de l&rsquo;hyst\u00e9rie due \u00e0 de l&rsquo;impuissance. Poutine est notre pr\u00e9sident et une attaque contre lui, c&rsquo;est une attaque contre notre pays. Avec ses d\u00e9clarations, Biden a insult\u00e9 les citoyens de notre pays<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On conviendra que ces mots rel\u00e8vent de l&rsquo;\u00e9vidence. Le reste du message de Volodine pr\u00e9sente une appr\u00e9ciation plus profonde o&ugrave;, d&rsquo;une fa\u00e7on assez curieuse et remarquable, il renverse la <em>narrative <\/em>dont tout le bloc-BAO se repa&icirc;t depuis l&rsquo;arriv\u00e9e de Biden \u00e0 la Maison-Blanche, selon laquelle cet \u00e9v\u00e9nement marque un \u00ab\u00a0retour \u00e0 la normale\u00a0\u00bb. Dans son analyse, c&rsquo;est le contraire : Biden, avec son comportement \u00ab\u00a0incoh\u00e9rent\u00a0\u00bb, constitue la vraie rupture avec la \u00ab\u00a0normale\u00a0\u00bb de la coresponsabilit\u00e9 des deux puissances nucl\u00e9aires USA et Russie \u00e9tablie depuis trois-quarts de si\u00e8cle ; Volodine cite m\u00eame Trump d&rsquo;une fa\u00e7on appuy\u00e9e, comme figurant dans la continuit\u00e9 de cette coresponsabilit\u00e9 (Trump, &laquo; &#8230;<em>dont la rh\u00e9torique, malgr\u00e9 ses d\u00e9cisions en mati\u00e8re des sanctions, \u00e9tait \u00e0 la hauteur d&rsquo;un chef d&rsquo;Etat<\/em> &raquo;) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>Au cours de leur histoire, les &Eacute;tats-Unis ont connu des pr\u00e9sidents diff\u00e9rents. Roosevelt, qui, m\u00eame en rejetant l&rsquo;id\u00e9ologie communiste et qualifiant Staline de tyran, entretenait des relations et \u00e9valuait la situation de mani\u00e8re objective. Il se rendait compte de sa responsabilit\u00e9 devant son peuple et le monde entier alors qu&rsquo;il s&rsquo;agissait des ann\u00e9es les plus difficiles. Kennedy, qui, avec Khrouchtchev, a pris la seule bonne d\u00e9cision pour r\u00e9soudre la crise des missiles de Cuba. Nixon, qui a compris que la course aux armements ne m\u00e8nerait \u00e0 rien de bon et a en fin de compte opt\u00e9 pour la politique de d\u00e9tente. Bush, qui craignait l&rsquo;effondrement de l&rsquo;Union sovi\u00e9tique en raison d&rsquo;une \u00e9ventuelle propagation des armes nucl\u00e9aires. Trump, dont la rh\u00e9torique, malgr\u00e9 ses d\u00e9cisions en mati\u00e8re des sanctions, \u00e9tait \u00e0 la hauteur d&rsquo;un chef d&rsquo;Etat. La d\u00e9claration faite aujourd&rsquo;hui par Biden est incoh\u00e9rente. Le pr\u00e9sident d&rsquo;un pays qui se pr\u00e9sente comme porteur des principes d\u00e9mocratiques et de la morale ne peut pas se comporter d&rsquo;une telle mani\u00e8re. Personne n&rsquo;a le droit de parler de cette fa\u00e7on de notre chef d&rsquo;Etat<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>D&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, dans cette passe d&rsquo;armes qui n&rsquo;en est pas une puisque Biden est compl\u00e8tement hors-concours, on s&rsquo;attache justement au comportement de Biden. Le probl\u00e8me se trouve dans l&rsquo;alternative qu&rsquo;il y a deux fa\u00e7ons de juger ce comportement : en en faisant une manifestation de son \u00e9tat de sant\u00e9 d\u00e9grad\u00e9e, ou bien en en faisant une posture politique de Biden se servant de Poutine pour affirmer une position de force et d&rsquo;autorit\u00e9. C&rsquo;est le second terme que choisit Scott Ritter qui conclut son <a href=\"https:\/\/www.rt.com\/op-ed\/518397-biden-putin-tough-guy-flexing\/\">texte sur RT.com<\/a> par une condamnation du \u00ab\u00a0comportement politique\u00a0\u00bb de Biden, qu&rsquo;il juge compl\u00e8tement contre-productif.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; &#8230;<em>Biden ne conna&icirc;t pas du tout Poutine. S&rsquo;il le connaissait, il saurait que la derni\u00e8re chose qui pourrait faire r\u00e9fl\u00e9chir le dirigeant russe est la posture fantaisiste de dur \u00e0 cuire d&rsquo;un pr\u00e9sident de type g\u00e9riatrique. Il ne fait gu\u00e8re de doute que l&rsquo;administration Biden imposera des sanctions suppl\u00e9mentaires contre la Russie dans les jours et les semaines \u00e0 venir, en citant le rapport <\/em>[des services de renseignement sur les \u00e9lections pr\u00e9sidentielles de 2020]<em> comme justification. Il ne fait \u00e9galement aucun doute que ces sanctions n&rsquo;auront aucun impact sur les politiques et les pratiques du gouvernement russe. Mais l\u00e0 n&rsquo;est pas la question. Biden n&rsquo;est pas en train de faire jouer ses muscles puissants pour l&rsquo;\u00e9dification de Poutine. Son public est le peuple am\u00e9ricain et fait partie int\u00e9grante d&rsquo;une campagne coordonn\u00e9e destin\u00e9e \u00e0 faire passer son mantra \u00ab\u00a0America is back\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>Le fait que la posture de Biden ne soit que du vent sans la moindre substance n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec le sujet. Ses paroles et son visage seront diffus\u00e9s dans toute l&rsquo;\u00e9tendue de l&rsquo;establishment m\u00e9diatique am\u00e9ricain, contribuant \u00e0 cimenter comme un fait un autre chapitre de l&rsquo;&oelig;uvre de fiction en cours qui d\u00e9finit le nouveau super-h\u00e9ros des &Eacute;tats-Unis, Joe Biden. Ce serait comique si les cons\u00e9quences potentielles des actions de Biden n&rsquo;\u00e9taient pas si graves. Dans un monde o&ugrave; les armes nucl\u00e9aires russes et am\u00e9ricaines sont \u00e0 deux doigts de mettre fin \u00e0 la vie telle que nous la connaissons, jouer les gros bras n&rsquo;est peut-\u00eatre pas la meilleure solution<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ritter cite dans son texte un rapport des services de renseignement US qui, <a href=\"https:\/\/sputniknews.com\/world\/202103161082363117-us-may-impose-sanctions-on-russia-over-alleged-election-meddling-as-soon-as-next-week---report\/\">selon<\/a> celui qui <a href=\"https:\/\/www.theepochtimes.com\/china-russia-iran-didnt-manipulate-2020-presidential-election-results-doj-and-dhs_3736069.html\">le lit<\/a>, d\u00e9nonce une ing\u00e9rence \u00e9trang\u00e8re (russe) dans l&rsquo;\u00e9lection de 2020 ou affirme qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas eu d&rsquo;ing\u00e9rence \u00e9trang\u00e8re (russe) dans l&rsquo;\u00e9lection de 2020. Qu&rsquo;importe, n&rsquo;est-ce pas, alors que nous sommes \u00e9puis\u00e9s de cette valse de montages, mensonges, simulacres &#038; masques en tous genres&#8230; Bref, Chacun se fera son id\u00e9e s&rsquo;il le veut et s&rsquo;il le peut ; on pourra \u00e9galement, et cela semble \u00eatre notre cas, observer qu&rsquo;il y a peu sinon aucun int\u00e9r\u00eat \u00e0 chercher quelque enseignement \u00e0 cet \u00e9gard, ni renseignement d&rsquo;ailleurs, de toutes les fa\u00e7ons propres \u00e0 \u00eatre instantan\u00e9ment d\u00e9form\u00e9es dans cette d\u00e9marche tortueuse et saccad\u00e9e \u00e0 force de faux-semblants et de simulacres de lecture. Le renseignement US, depuis 2016 et d\u00e9j\u00e0 avec un lourd pass\u00e9, c&rsquo;est un peu comme la chasse au virus de la Covid avec ses multiples <em>variants<\/em>, par des &lsquo;sachants&rsquo; professoraux et s&ucirc;rs d&rsquo;eux-m\u00eames, nous ass\u00e9nant leurs arguments irr\u00e9sistibles.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>De toutes les fa\u00e7ons, il est d&rsquo;usage courant dans le cercle du bloc-BAO, depuis 2008 (guerre de G\u00e9orgie) et plus encore depuis 2014 (Ukraine), de traiter Poutine de nombre de noms d&rsquo;oiseaux et insultants sans la moindre vergogne, et avec d&rsquo;autant plus d&rsquo;impudence et d&#8217;emphase que ces accusations ont d&rsquo;abord pour objet, sinon unique objet, de d\u00e9douaner les dirigeants occidentaux entre eux, de leurs si nombreuses turpitudes, agressions ill\u00e9gales, communication-simulacre. Le seul qui se soit insurg\u00e9 contre cette pratique, et justement \u00e0 propos de l&#8217;emploi du mot \u00ab\u00a0tueur\u00a0\u00bb pour le cas Poutine, c&rsquo;est justement Trump avec un bon sens d\u00e9capant, comme le rappelle Ritter :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>L&rsquo;ancien pr\u00e9sident Donald Trump aimait se vanter de la fermet\u00e9 dont il faisait preuve \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de la Russie. \u00ab\u00a0Il n&rsquo;y a jamais eu de pr\u00e9sident aussi dur envers la Russie que je l&rsquo;ai \u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb, affirmait-il en 2018. Il n&rsquo;avait pas tort, &ndash; selon <\/em><em><a href=\"https:\/\/foreignpolicy.com\/2018\/04\/13\/trumps-russia-policy-is-better-than-obamas\/\" target=\"_blank\">Daniel Vajdich<\/a><\/em><em>, analyste senior de l&rsquo;Atlantic Council, pour qui l&rsquo;administration Trump a \u00e9t\u00e9 \u00ab\u00a0beaucoup plus dure envers la Russie que n&rsquo;importe quelle autre de l&rsquo;apr\u00e8s-guerre froide.\u00a0\u00bb Cependant, malgr\u00e9 la duret\u00e9 de sa politique, Trump n&rsquo;\u00e9tait pas oppos\u00e9 \u00e0 l&rsquo;am\u00e9lioration des relations entre les deux puissances, proclamant publiquement que \u00ab\u00a0ce serait une r\u00e9alisation politique et strat\u00e9gique formidable si nous pouvions nous entendre avec la Russie.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>&raquo; <em>Quant \u00e0 sa relation avec le pr\u00e9sident russe Vladimir Poutine, Trump a affirm\u00e9 \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cnn.com\/2020\/09\/22\/politics\/trump-putin-election-interference-intelligence-assessment\/index.html\">J&rsquo;aime Poutine<\/a>, et il m&rsquo;aime.\u00a0\u00bb Marina Gross, l&rsquo;interpr\u00e8te du d\u00e9partement d&rsquo;&Eacute;tat qui a travaill\u00e9 sur de nombreux appels t\u00e9l\u00e9phoniques entre Trump et Poutine, <a href=\"https:\/\/www.alternet.org\/2021\/02\/trump-putin\/\">aurait d\u00e9clar\u00e9<\/a> qu'\u00a0\u00bb\u00e9couter leurs conversations donnait souvent l&rsquo;impression d&rsquo;\u00e9couter \u00e0 la d\u00e9rob\u00e9e deux amis qui discutent dans un bar\u00a0\u00bb. Trump s&rsquo;\u00e9tait fameusement emport\u00e9 contre Bill O&rsquo;Reilly, de la cha&icirc;ne Fox, qui avait <a href=\"https:\/\/www.nbcnews.com\/politics\/politics-news\/trump-challenged-about-putin-says-our-country-s-so-innocent-n716906\">dit du pr\u00e9sident russe<\/a> : \u00ab\u00a0Poutine est un tueur\u00a0\u00bb.  Trump avait r\u00e9pondu : \u00ab\u00a0Il y a beaucoup de tueurs un peu partout. Nous-m\u00eames avons beaucoup de tueurs. Dites, vous pensez que notre pays est si innocent que cela ?\u00a0\u00bb<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L\u00e0 o&ugrave; nous tendons \u00e0 diverger de Ritter, c&rsquo;est dans la description qu&rsquo;il donne de la tactique de Biden pour para&icirc;tre un dur vis-\u00e0-vis de Poutine, \u00ab\u00a0<em>a tough guy<\/em>\u00ab\u00a0, et gagner ainsi en popularit\u00e9 aupr\u00e8s du public. Dans l&rsquo;\u00e9tat o&ugrave; il se trouve, il nous semble que Biden est absolument incapable de quelque tactique que ce soit. Par contre, certes, il est tr\u00e8s probable qu&rsquo;il existe dans les cercles qui l&rsquo;entourent et le maintiennent \u00e0 peu pr\u00e8s debout, une consigne g\u00e9n\u00e9rale dans ce sens d&rsquo;une image d&rsquo;un Biden dur dans l&rsquo;anti-poutinisme. Ce n&rsquo;est pas pour rien que Biden dit ce qu&rsquo;il dit sur Poutine \u00e0 l&rsquo;invitation d&rsquo;une question de son intervieweur.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;affirmation marmonn\u00e9e de Biden est simplement une confirmation (&laquo; &#8230; <em>hmmm, I do<\/em> &raquo;) en r\u00e9ponse \u00e0 la question du journaliste <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=pzkTtysSNVU\">Georges Stephanopoulos<\/a> de ABC, qui s&rsquo;enquiert de savoir si Poutine est bien &laquo; <em>a killer<\/em> &raquo;. Cela fait un peu un d\u00e9marquage contradictoire de la s\u00e9quence O&rsquo;Reilly-Trump, o&ugrave; Biden est cens\u00e9 r\u00e9pondre comme on lui a dit, \u00e9tant ainsi un \u00ab\u00a0bon\u00a0\u00bb en plus d&rsquo;un \u00ab\u00a0dur\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0<em>tough guy<\/em>\u00ab\u00a0, donc \u00ab\u00a0<em>good guy<\/em>\u00ab\u00a0). Stephanopoulos est l&rsquo;ancien conseiller en communication du pr\u00e9sident Clinton, et donc compl\u00e8tement partie prenante des man&oelig;uvres de guidage de la marionnette Biden dans le sens qu&rsquo;il faut.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Extension du domaine de la crise&#8230;<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Par cons\u00e9quent, c&rsquo;est vrai, nous ne tenons pas pour tr\u00e8s important cette saillie du g\u00e9rontocrate \u00e0 l&rsquo;encontre de Poutine, pour ce qui concerne la position et le destin du pr\u00e9sident Biden lui-m\u00eame. Par contre, c&rsquo;est la r\u00e9action des Russes qui nous int\u00e9resse.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>A cet \u00e9gard, il faut r\u00e9p\u00e9ter combien le commentaire de Volodine est int\u00e9ressant ; les mots qu&rsquo;il emploie ne sont pas politiques mais bien \u00ab\u00a0sanitaires\u00a0\u00bb comme l&rsquo;on dit aujourd&rsquo;hui, pathologiques et ressortant d&rsquo;une psychologie malade ; malade comme l&rsquo;est Biden, mais en fait malade comme l&rsquo;est le pouvoir de l&rsquo;am\u00e9ricanisme, malade comme l&rsquo;est l&rsquo;Am\u00e9rique elle-m\u00eame : hyst\u00e9rie, impuissance, incoh\u00e9rence (&laquo; <em>C&rsquo;est de l&rsquo;hyst\u00e9rie due \u00e0 de l&rsquo;impuissance. <\/em>[&#8230;] <em>La d\u00e9claration faite aujourd&rsquo;hui par Biden est incoh\u00e9rente<\/em> &raquo;).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Certes, les Russes ont pris l&rsquo;habitude de cette instabilit\u00e9 pathologique de la psychologie de l&rsquo;am\u00e9ricanisme (au moins depuis <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article\/lavrov-psychanalyse-le-bloc-bao-hysterie\">le d\u00e9but 2012<\/a>, selon le docteur en psychiatrie Lavrov). Mais les choses ont consid\u00e9rablement empir\u00e9, jusqu&rsquo;\u00e0 cette extraordinaire situation que nous connaissons aujourd&rsquo;hui, o&ugrave; \u00ab\u00a0le retour \u00e0 la normale\u00a0\u00bb est indescriptiblement pire que l'\u00a0\u00bbanormalit\u00e9 trumpiste\u00a0\u00bb. Et cette fois, &ndash; mais une fois de plus dira-t-on, qui nous enfonce encore et toujours plus dans la crise, &ndash; il semble que les Russes soient sur le point, parce que contraints, de prendre tr\u00e8s au s\u00e9rieux ces choses catastrophiques et ins\u00e9rieuses jusqu&rsquo;\u00e0 la bouffonnerie ; car, nous dit Volodine, c&rsquo;est l&rsquo;honneur du peuple russe qui est en jeu : &laquo; <em>Poutine est notre pr\u00e9sident et une attaque contre lui, c&rsquo;est une attaque contre notre pays. Avec ses d\u00e9clarations, Biden a insult\u00e9 les citoyens de notre pays<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les Russes ont rappel\u00e9 \u00ab\u00a0pour consultation\u00a0\u00bb l&rsquo;ambassadeur Anatoli Ivanovitch Antonov, dans un geste diplomatique dont la symbolique a une forte signification de gravit\u00e9, indiquant qu&rsquo;il se pourrait bien que l&rsquo;on ne soit plus tr\u00e8s loin de la rupture. Plus encore, cette fois les mots ont une signification : il y a effectivement (\u00e0 partir du 20 mars, jour de l&rsquo;arriv\u00e9e d&rsquo;Antonov \u00e0 Moscou) la perspective de \u00ab\u00a0consultations\u00a0\u00bb avec Poutine et Lavrov (et sans doute le ministre de la d\u00e9fense Cho\u00efgou ne sera-t-il pas loin). L&rsquo;on confrontera les opinions et les analyses, et l&rsquo;on d\u00e9cidera d&rsquo;une ligne prenant en compte l&rsquo;aggravation profonde du climat aux USA avec l&rsquo;arriv\u00e9e des d\u00e9mocrates et de Biden.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il y a bien entendu diverses affaires en cours, toutes comme autant de crises, qui illustrent la d\u00e9gradation des relations entre les USA et la Russie et mettent \u00e0 rude \u00e9preuve les nerfs divers des uns et des autres, et notamment ceux des Russes. Tout s&rsquo;interp\u00e9n\u00e8tre et s&rsquo;int\u00e8gre \u00e0 cet \u00e9gard, pour acc\u00e9l\u00e9rer l&rsquo;aggravation de la situation, comme mue par une dynamique automatique, cette \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/structure-crisique\">structure crisique<\/a>\u00a0\u00bb qui transforme tous les \u00e9v\u00e9nements en crise confrontationnelle. Il s&rsquo;agit par exemple, au m\u00eame moment o&ugrave; Biden prononce son &laquo; &#8230; <em>hmmm, I do<\/em> &raquo;, d&rsquo;un \u00e9l\u00e9ment nouveau dans la crise gigantesque et infernale de la Covid ; cela devenu aussit\u00f4t, effectivement un <a href=\"https:\/\/www.zerohedge.com\/covid-19\/combatting-malign-influence-us-admits-waging-info-war-against-russias-sputnik-vaccine\">point de confrontation<\/a> jug\u00e9 comme particuli\u00e8rement scandaleux par les Russes parce qu&rsquo;il affecte le versant de la lutte contre l&rsquo;infection qui devrait au contraire voir une union g\u00e9n\u00e9rale face au danger commun.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il s&rsquo;agit pour ce cadre de r\u00e9flexion de la r\u00e9v\u00e9lation qui tombe \u00e0 point nomm\u00e9, de ce fait que le gouvernement US entretien une guerre de communication contre le vaccin russe Spoutnik-V, et cela d&rsquo;une fa\u00e7on structurelle, presque pavlovienne, puisque l&rsquo;offensive a commenc\u00e9 sous l&rsquo;administration Trump. La r\u00e9v\u00e9lation de la chose est du Washington <em>Post<\/em>, qui \u00e9prouve une r\u00e9elle satisfaction (puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit de l&rsquo;\u00e9poque Trump) en rapportant, venu d&rsquo;une lecture attentive d&rsquo;un document purement bureaucratique que personne ne lit et dont les r\u00e9dacteurs ignorent \u00e9videmment les effets des d\u00e9tails qu&rsquo;ils tiennent \u00e0 faire conna&icirc;tre, ceci qui est on ne peut plus officiel : &laquo; <em>Profond\u00e9ment enterr\u00e9 dans le rapport annuel aust\u00e8re du d\u00e9partement de la sant\u00e9 et des services sociaux, se trouve un aveu surprenant : les responsables de la sant\u00e9 sous l&rsquo;administration Trump ont travaill\u00e9 pour convaincre le Br\u00e9sil de ne pas acheter le vaccin russe Spoutnik-V contre le coronavirus<\/em> &raquo;.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le qualificatif tr\u00e8s hypocrite de \u00ab\u00a0surprenant\u00a0\u00bb dans l&rsquo;expression \u00ab\u00a0l&rsquo;aveu surprenant\u00a0\u00bb ne surprendra personne. Venue d&rsquo;un journal qui ne cesse d&rsquo;encourager tous les jeux de guerre, de contrainte, de pression, d&rsquo;ing\u00e9rence, de chantage politique, de corruption, etc., mais qui reste conduit par sa haine visc\u00e9rale de Trump, aggravant ainsi les relations USA-Russie, &ndash; si l&rsquo;on peut parler de \u00ab\u00a0relations\u00a0\u00bb, &ndash; cette affaire est en soi un signe convaincant de la m\u00e9canique crisique g\u00e9n\u00e9rale. Elle illustre, \u00e0 point nomm\u00e9 par rapport au &laquo; &#8230; <em>hmmm, I do<\/em> &raquo; de Biden, la fa\u00e7on quasiment parfaite dont tous les d\u00e9tails de la vie publique concourent, bien au-del\u00e0 du pire et du plus complexe des complots humains, \u00e0 rendre sans cesse la crise plus crisique si l&rsquo;on peut dire, dans un \u00ab\u00a0tourbillon crisique\u00a0\u00bb aux allures cosmiques.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>Depuis plusieurs mois, Poutine fait discr\u00e8tement allusion dans des d\u00e9clarations publiques \u00e0 la situation int\u00e9rieure aux USA, avec le souhait aimable et plein d&rsquo;une sagesse qu&rsquo;on jugerait ais\u00e9ment d\u00e9su\u00e8te et d\u00e9pass\u00e9e, que le d\u00e9sordre y soit ma&icirc;tris\u00e9. Mais avec ce mot de Biden, m\u00eame s&rsquo;il lui a \u00e9t\u00e9 souffl\u00e9 qu&rsquo;importe, le symbolisme acquiert une dimension op\u00e9rationnelle importante sinon d\u00e9cisive. Pour les Russes, et quoi qu&rsquo;il en co&ucirc;te \u00e0 la politique d&rsquo;hyper-prudence et de pseudo-attentisme de Poutine, l&rsquo;intervention de Biden est la marque que le d\u00e9sordre am\u00e9ricaniste que l&rsquo;administration Biden acc\u00e9l\u00e8re et accroit avec un sens extraordinaire de la productivit\u00e9, gagne clairement et nettement la politique de s\u00e9curit\u00e9 nationale, et pr\u00e9cis\u00e9ment les relations avec la Russie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est dans tous les cas, nous semble-t-il, l&rsquo;analyse des Russes, ou plut\u00f4t l&rsquo;analyse \u00e0 laquelle sont ou seront tr\u00e8s rapidement contraints les Russes. Il est difficile pour un Poutine de subir une attaque qu&rsquo;il fait qualifier lui-m\u00eame d'\u00a0\u00bbattaque contre la Russie\u00a0\u00bb, et de ne pas riposter de mani\u00e8re cons\u00e9quente sur un terme acceptable. Tout, d&rsquo;ailleurs, dans l&rsquo;attitude des \u00e9quipes qui entourent Bident, va dans ce sens, sans le moindre souci des risques, y compris militaires, qu&rsquo;ils font prendre ainsi \u00e0 la politique des USA.<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>De ce point de vue et dans cette hypoth\u00e8se, le &laquo; &#8230; <em>hmmm, I do<\/em> &raquo; de Biden prendrait une importance op\u00e9rationnelle consid\u00e9rable parce qu&rsquo;il indiquerait que le d\u00e9sordre am\u00e9ricaniste menace d\u00e9sormais directement la Russie par le biais des relations entre les deux pays. On peut ignorer longtemps un porte-avions qui s&rsquo;attarde un peu trop pr\u00e8s des ports russes de la Baltique ou un avion de reconnaissance qui met une aile dans l&rsquo;espace a\u00e9rien russe ; mais quoi qu&rsquo;on en pense, on ne peut ignorer longtemps le &laquo; &#8230; <em>hmmm, I do<\/em> &raquo; d&rsquo;un vieil homme \u00e9puis\u00e9 et sous influence, au bord de l&rsquo;inconscience avec ses 78 ans et malgr\u00e9 tout, &ndash; ou justement, &ndash; si parfaitement repr\u00e9sentatif de \u00ab\u00a0la plus grande puissance du monde\u00a0\u00bb au destin de laquelle il pr\u00e9side comme la jument de Caligula.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Bient\u00f4t, l&rsquo;humour apais\u00e9 et qui se veut apaisant de Poutine, ainsi que ses souvenirs d&rsquo;enfance, ne suffiront plus.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Consid\u00e9rations autour du &laquo; tueur &raquo; &bull; Signe de l&rsquo;importance de la communication, un seul mot marmonn\u00e9 plus que prononc\u00e9 doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme significatif du climat fou des relations internationales, et de l&rsquo;absence de relations r\u00e9elles entre les USA et la Russie. &bull; Au constat, sugg\u00e9r\u00e9 \u00e0 Biden plut\u00f4t que dit par lui, que&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[1235,2752,2631,6746,6441,20789,2830,916,20787,2800,7147,20790,20792],"class_list":["post-79692","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-biden","tag-covid","tag-de","tag-humour","tag-ivanov","tag-lambassaderur","tag-lavrov","tag-poutine","tag-rappel","tag-ritter","tag-scott","tag-spoutnik-v","tag-volodine"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/79692","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=79692"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/79692\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=79692"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=79692"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=79692"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}