{"id":80056,"date":"2022-01-30T20:33:08","date_gmt":"2022-01-30T20:33:08","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2022\/01\/30\/paroles-damlo\/"},"modified":"2022-01-30T20:33:08","modified_gmt":"2022-01-30T20:33:08","slug":"paroles-damlo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2022\/01\/30\/paroles-damlo\/","title":{"rendered":"Paroles d&rsquo;AMLO"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:2em\">Paroles d&rsquo;AMLO<\/h2>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>&bull; Articles du 30 janvier 2022. &bull; G\u00e9ographiquement, on sait que les USA sont plac\u00e9s entre le Canada au Nord et le Mexique au Sud. &bull; Au Nord, les routiers semblent embarqu\u00e9s dans un paroxysme roulant contre le vaccin, <strong>qui prend aussit\u00f4t des accents populistes (sinon de \u00ab\u00a0complot russe\u00a0\u00bb)<\/strong>. &bull; Au Sud, on jette un coup d&rsquo;&oelig;il sur l&rsquo;action du pr\u00e9sident AM Lopez-Obrador (AMLO), <strong>le dirigeant <em>latino <\/em>le plus efficacement antiam\u00e9ricaniste du moment<\/strong>. &bull; Face \u00e0 l&rsquo;activisme mexicain, Biden est <strong>d\u00e9sarm\u00e9 et reste sans voix<\/strong>. &bull; Contributions : <em>dedefensa.org<\/em> et Meriem Laribi.<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Il n&rsquo;est pas malvenu de jeter un coup d&rsquo;&oelig;il sur le Mexique dans la personne de son pr\u00e9sident Lopez Obrador, dit AMLO, au moment o&ugrave;, <a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/les-routiers-sont-sympas-rebellion-globale\">sur la fronti\u00e8re Nord des USA<\/a>, \u00e9clate la crise impr\u00e9vue avec un risque potentiel de d\u00e9stabilisation du &laquo; <em><a href=\"https:\/\/www.freedomconvoy.ca\/\">Freedom Convoy<\/a><\/em> &raquo;, &ndash; &laquo; <em>toxique <\/em>&raquo; dit le Washington &lsquo;<em>Post<\/em>&lsquo;, \u00ab\u00a0un coup des Russes\u00a0\u00bb dit le r\u00e9seau CNC, toute la presseSyst\u00e8me aussit\u00f4t <a href=\"https:\/\/www.zerohedge.com\/political\/corporate-media-and-big-tech-align-against-freedomconvoy\">unie, pli\u00e9e et au garde-\u00e0-vous<\/a>, dans le sens des aiguilles d&rsquo;une montre de l&rsquo;Histoire. D&rsquo;autre part et au Sud, si le Mexique n&rsquo;est pas en crise aigu\u00eb avec les USA, il est le producteur sans doute et certes en partie involontaire d&rsquo;une crise end\u00e9mique qui a pris un tour paroxystique avec l&rsquo;\u00e9trange politique migratoire (fronti\u00e8res ouvertes, venez tous) de Joe Biden.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>AMLO aurait voulu \u00e9viter ce paroxysme, notamment en tentant de bloquer l&rsquo;afflux sur son Sud de migrants centre-am\u00e9ricains qui se pr\u00e9cipitent vers les USA, mais il n&rsquo;a vraiment pas \u00e9t\u00e9 aid\u00e9 par l&rsquo;administration Biden. La vice-pr\u00e9sidente Harris, qui a h\u00e9rit\u00e9 d\u00e8s mars 2021 de la gestion de la fronti\u00e8re Sud, s&rsquo;est confirm\u00e9e comme la plus catastrophique, la plus nulle et la plus paresseuse gestionnaire possible. Par cons\u00e9quent, la crise migratoire venue du Mexique se poursuit \u00e0 un rythme effr\u00e9n\u00e9 (sans doute beaucoup plus d&rsquo;un million d&rsquo;immigr\u00e9s ill\u00e9gaux en 2021), dans des conditions o&ugrave; la crise interne des USA fait que, bien souvent, l&rsquo;interlocuteur d&rsquo;AMLO du c\u00f4t\u00e9 US se trouve plut\u00f4t dans le chef des &Eacute;tats de l&rsquo;Union frontaliers, &ndash; surtout le Texas, bien s&ucirc;r, &ndash; qu&rsquo;\u00e0 Washington D.C.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il est d&rsquo;ailleurs arriv\u00e9 r\u00e9cemment \u00e0 Lopez Obrador de confier \u00e0 un interlocuteur texan officieux qu&rsquo;il pr\u00e9f\u00e8rerait avoir affaire \u00e0 un Texas ind\u00e9pendant qu&rsquo;aux USA de Washington D.C. ; et il est possible qu&rsquo;apr\u00e8s la prochaine \u00e9lection d&rsquo;un gouverneur du Texas, en novembre prochain, l&rsquo;implicite mais logique entente Mexique-Texas d\u00e9bouche sur des \u00e9v\u00e9nements importants&#8230; Selon cette perspective tr\u00e8s envisageable, si les troubles du Canada se confirment, s&rsquo;installent et deviennent structurels, les USA se trouveront pris entre deux crises, au Nord et au Sud, qui acc\u00e9l\u00e8reront peut-\u00eatre d\u00e9cisivement leur crise structurelle interne jusqu&rsquo;\u00e0 un ph\u00e9nom\u00e8ne de parcellisation.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce ne serait pas n\u00e9cessairement pour d\u00e9plaire \u00e0 AMLO, &ndash; on le voit (on le chuchote) avec le Texas, &ndash; qui d&rsquo;ailleurs pr\u00e9f\u00e9rait de beaucoup Trump \u00e0 Biden, alors que la puissante communaut\u00e9 <em>latino <\/em>des USA, avec souvent des citoyens am\u00e9ricains ayant la double nationalit\u00e9 mexicaine, est en train d&rsquo;\u00e9voluer rapidement d&rsquo;une pr\u00e9f\u00e9rence d\u00e9mocrate \u00e0 un rapprochement avec le camp conservateur (r\u00e9publicains, trumpistes, libertariens). Les citoyens mexicains-am\u00e9ricains, fid\u00e8lement catholiques, sont, dans le champ des fous am\u00e9ricanistes, plut\u00f4t en train de virer conservateurs pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 cause des folies wokenistes et LGTBQistes devenues compl\u00e8tement incontr\u00f4lables.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Un tournant \u00e0 cet \u00e9gard, o&ugrave; Lopez-Obrador a laiss\u00e9 perc\u00e9 ses sentiments profonds, a eu lieu il y a un an, apr\u00e8s que les GAFAM ait censur\u00e9 Trump, apr\u00e8s l'\u00a0\u00bbinsurrection\u00a0\u00bb du 6 janvier 2021 au Capitole, &ndash; celle-l\u00e0 que le m\u00eame Lopez-Obrador a consid\u00e9r\u00e9e avec le plus complet d\u00e9sint\u00e9r\u00eat par rapport aux cris de souffrance des d\u00e9mocrates. Lopez-Obrador <a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/leur-1789-delire-les-gafam-sortent-du-bois\">a laiss\u00e9 para&icirc;tre<\/a> quelques signes de tout ce qu&rsquo;il pensait du nouveau \u00ab\u00a0r\u00e9gime\u00a0\u00bb (Biden-wokenisme) sur le point de s&rsquo;installer aux USA :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Cela se passe vendredi <\/em>[9 janvier 2021]<em>, Obrador donne une conf\u00e9rence de presse. Il parle des \u00e9v\u00e9nements aux USA. L\u00a0\u00bbattaque&rsquo; du Capitole, qu&rsquo;en pense-t-il ? Rien de sp\u00e9cial \u00e0 dire, semble-t-il, et disant cela parce qu&rsquo;il est poli, et qu&rsquo;en fait il s&rsquo;en fiche. Il en vient \u00e0 son sujet manifestement favori et essentiel pour lui, qui est l&rsquo;action des GAFAM contre Trump et la suite de la Grande-Purge.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>AMLO est dans une grande fureur et ne m\u00e2che pas ses mots. Il \u00ab\u00a0sent\u00a0\u00bb que Zuckerberg est un type \u00ab\u00a0arrogant\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0ayant une haute opinion de lui-m\u00eame\u00a0\u00bb, &ndash; et ce n&rsquo;est manifestement pas l&rsquo;opinion de AMLO. Ce pr\u00e9sident mexicain, &lsquo;ic\u00f4ne exotique&rsquo; de la gauche, parle longuement du sujet des GAFAM. <a href=\"https:\/\/finance.yahoo.com\/news\/mexican-president-chides-arrogant-zuckerberg-171235540.html\">Cela le passionne<\/a>, et pour <a href=\"https:\/\/www.zerohedge.com\/political\/mexicos-president-condemns-moves-censor-trump-twitter-facebook-acting-inquisition\">tonner de col\u00e8re<\/a> !  Et disant ainsi, et d&rsquo;abord \u00e0 propos de Trump censur\u00e9 :<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>\u00ab\u00a0Je n&rsquo;aime pas que quelqu&rsquo;un soit censur\u00e9 ou qu&rsquo;on lui retire le droit de poster un message sur Twitter ou Facebook. Je ne suis pas d&rsquo;accord avec cela, je n&rsquo;accepte pas cela&#8230;<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>&raquo; \u00ab\u00a0Comment pouvez-vous censurer quelqu&rsquo;un, comme si vous disiez &lsquo;Voyons, c&rsquo;est simple, en tant que juge de la Sainte Inquisition je vais vous punir parce que je pense que ce que vous dites est nuisible&rsquo;. <\/em>[&#8230;]<em> O&ugrave; est la loi, o&ugrave; est le r\u00e8glement, quelles sont les normes ? C&rsquo;est une question de gouvernement, ce n&rsquo;est pas une question pour les entreprises priv\u00e9es\u00a0\u00bb. &raquo;<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Rappelez-vous tout de m\u00eame que l&rsquo;un des piliers de la haine contre Trump a \u00e9t\u00e9 ses intentions proclam\u00e9es d&rsquo;\u00e9riger un mur entre le Mexique et les USA, semblant vouer ce pays (le Mexique) aux g\u00e9monies. AMLO a pu constater entretemps que Trump a beaucoup moins fait contre son pays que n&rsquo;avait fait, avant lui, la brillante bande des humanitaristes-obamiens. (Les enfants migrants \u00ab\u00a0dans les cages\u00a0\u00bb, c&rsquo;est une trouvaille du temps d&rsquo;Obama.)<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Le texte ci-dessous est une peinture de l&rsquo;activit\u00e9 r\u00e9cente d&rsquo;AMLO, \u00e0 partir du constat que ce pr\u00e9sident mexicain est certainement le plus ferme, le plus exigeant vis-\u00e0-vis des USA, et un v\u00e9ritable inspirateur pour les pays d&rsquo;Am\u00e9rique Latine d\u00e9sireux de s&rsquo;opposer \u00e0 Washington.  On y d\u00e9taille ses coups d&rsquo;\u00e9clat antiam\u00e9ricanistes qui n&rsquo;ont gu\u00e8re suscit\u00e9 de r\u00e9actions \u00e0 Washington, o&ugrave; le Mexique est consid\u00e9r\u00e9 avec une certaine prudence et m\u00eame parfois un zeste d&rsquo;inqui\u00e9tude, consid\u00e9rant les capacit\u00e9s de pression sur les USA dont dispose ce grand pays (l&rsquo;immigration ill\u00e9gale, l&rsquo;activit\u00e9 des cartels de la drogue, l&rsquo;importance communaut\u00e9 <em>latino <\/em>rest\u00e9e si proche de son pays d&rsquo;origine) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Sa proposition de relancer la Communaut\u00e9 des &Eacute;tats Latino-Am\u00e9ricains et des Cara\u00efbes (CELAC), comme concurrent-substitut \u00e0  l&rsquo;Organisation des &Eacute;tats am\u00e9ricains (OEA), compl\u00e8tement manipul\u00e9e par les USA. Parce que, dit AMLO, il nous faut un &laquo; <em>organisme vraiment autonome, qui ne soit le laquais de personne<\/em> &raquo;. Dont acte.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; L&rsquo;invitation du V\u00e9n\u00e9zu\u00e9lien Maduro (officiellement ha\u00ef par le &lsquo;<em>DeepState<\/em>&lsquo;) au sommet de la CELAC, en septembre dernier \u00e0 Mexico,  tandis que le bouffon Guaino, reconnu par tous les bons \u00e9l\u00e8ves du bloc-BAO, USA et UE en t\u00eate, est superbement ignor\u00e9 par AMLO.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; L&rsquo;invitation solennelle \u00e0 Mexico, \u00e9galement en septembre 2021, du pr\u00e9sident cubain Miguel Diaz-Canel, assorti d&rsquo;un appel pressant aux USA de lever le plus scandaleux embargo du monde, en marche depuis plus de soixante ans.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Lopez-Obrador, est l&rsquo;arch\u00e9type du dirigeant qui devrait plaire \u00e0 la gauche soci\u00e9tale-progressiste du bloc-BAO, et pourtant il s&rsquo;av\u00e8re par ses actes comme l&rsquo;un de ses adversaires les plus retors, les plus persistants, les plus r\u00e9silients. Lopez-Obrador ressuscite une politique populiste et souverainiste tiers-mondiste, \u00e0-la-Chavez, ennemie jur\u00e9e et acharn\u00e9e de la <a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-politiquesysteme-ii\">politiqueSyst\u00e8me<\/a> et des id\u00e9ologies postmodernistes de l&rsquo;Occident folle. Il brouille compl\u00e8tement le jeu, en mettant en \u00e9vidence combien le progressisme et le wokenisme sont les alli\u00e9s du capitalisme postmoderne d\u00e9guis\u00e9 en folle du globalisme, combien la gauche occidentale, en embrassant ces id\u00e9ologies de <em>people<\/em>-\u00ab\u00a0haute couture\u00a0\u00bb, hollywoodisme et progressisme friqu\u00e9 rassembl\u00e9s, trahit absolument ses id\u00e9aux anticapitalistes et anti-imp\u00e9rialistes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Par cons\u00e9quent, on aura \u00e0 l&rsquo;esprit l&rsquo;existence, la politique et le r\u00e9alisme franc-parler d&rsquo;AMLO lorsqu&rsquo;on consid\u00e8re les soubresauts et autres crises avari\u00e9es que connaissant les pays-Wokistan du continent nord-am\u00e9ricains, des &Eacute;tats d\u00e9mocrates des USA aux gracieuset\u00e9s inattendues des routiers canadiens.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;article ci-dessous, sur RT-fran\u00e7ais, est du <a href=\"https:\/\/francais.rt.com\/international\/95015-mexique-president-defendant-souverainete-latino-et-assange-sans-susciter-ire-washington\">28 janvier 2022<\/a>, sous le titre &laquo; <em>Mexique : un pr\u00e9sident d\u00e9fendant la souverainet\u00e9 latino et Assange sans susciter l&rsquo;ire de Washington<\/em> &raquo;.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4><em>dedefensa.org<\/em><\/h4>\n<\/p>\n<p><p>_________________________<\/p>\n<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Lopez-Obrador, souverainiste de gauche<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Comment le pr\u00e9sident d&rsquo;un pays du Sud partageant plus de 3 000 kilom\u00e8tres de fronti\u00e8re avec les Etats-Unis, qui en d\u00e9fend la souverainet\u00e9, rejette les ing\u00e9rences \u00e9tasuniennes en Am\u00e9rique latine &ndash; notamment \u00e0 Cuba et au Venezuela &ndash;, et veut accorder l&rsquo;asile \u00e0 Julian Assange, peut-il entretenir de bonnes relations avec le locataire de la Maison Blanche ? Pour bien moins que cela, Washington traite avec la plus grande hostilit\u00e9 certains dirigeants qui lui tiennent t\u00eate. Pourtant, au Mexique, un homme affirme son style. Au pouvoir depuis 2018, le pr\u00e9sident Andr\u00e9s Manuel Lopez Obrador, dont les initiales AMLO lui font office de surnom, revendique sa diff\u00e9rence.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les choses ont commenc\u00e9 fort entre lui et Joe Biden. AMLO a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;un des derniers dirigeants \u00e0 f\u00e9liciter le nouveau pr\u00e9sident am\u00e9ricain \u00e9lu, en mettant six semaines \u00e0 lui exp\u00e9dier une formule de congratulations lapidaire avant de lui dire dans la foul\u00e9e tout le bien qu&rsquo;il pensait de son pr\u00e9d\u00e9cesseur lors de leur premi\u00e8re conversation t\u00e9l\u00e9phonique le 19 d\u00e9cembre 2021.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>A cette occasion, il lui expose \u00e9galement ce qui fait selon lui le secret de bonnes relations bilat\u00e9rales : que Washington reste en dehors des affaires int\u00e9rieures mexicaines. Impliqu\u00e9 dans la politique de son pays depuis les ann\u00e9es 1970, AMLO loue le principe de non-intervention et d&rsquo;autod\u00e9termination des peuples. Dans ces domaines, selon lui, Donald Trump, avec qui il a sign\u00e9 un trait\u00e9 de libre-\u00e9change, a respect\u00e9 le Mexique. Ce qui n&rsquo;a pas emp\u00each\u00e9 AMLO de contrarier l&rsquo;administration Trump en formalisant, par exemple, sa proposition d&rsquo;offrir l&rsquo;asile au journaliste Julian Assange, poursuivi par les Etats-Unis, dans une lettre envoy\u00e9e \u00e0 l&rsquo;ex-pr\u00e9sident en d\u00e9cembre 2020.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\">Doctrine Estrada vs. doctrine Monroe <\/h3>\n<\/p>\n<p><p>AMLO est-il un OVNI dans le paysage latino-am\u00e9ricain compte tenu du type de relation qu&rsquo;il parvient \u00e0 imposer, ou est-ce la position g\u00e9ographique du Mexique qui fait que Washington ne peut raisonnablement pas se brouiller avec ses dirigeants ? Pour Christophe Ventura, directeur de recherches sur l&rsquo;Am\u00e9rique latine \u00e0 l&rsquo;Iris, la r\u00e9ponse est une synth\u00e8se des deux. &laquo;Lopez Obrador s&rsquo;inscrit dans certains fondamentaux de la politique mexicaine qu&rsquo;on avait un peu oubli\u00e9s depuis quelques d\u00e9cennies&raquo;, explique-t-il \u00e0 RT France, se r\u00e9f\u00e9rant aux dirigeants r\u00e9cents du Mexique, volontiers &laquo;plus serviles&raquo; envers Washington.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>AMLO s&rsquo;inscrit lui dans la &laquo;doctrine Estrada&raquo;, tradition politique mexicaine de non-ing\u00e9rence, de respect de la souverainet\u00e9 des &Eacute;tats pour d\u00e9fendre la sienne, contre les pr\u00e9tentions h\u00e9g\u00e9moniques&raquo;. Une doctrine d\u00e9laiss\u00e9e par ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs. Constituant l&rsquo;id\u00e9al diplomatique mexicain, elle tire son nom de Genaro Estrada, ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res qui fixa en 1930 les principes de non-intervention, d&rsquo;autod\u00e9termination des peuples et de r\u00e8glement pacifique des conflits. C&rsquo;est la &laquo;contre doctrine Monroe&raquo; &ndash; du nom du pr\u00e9sident r\u00e9publicain James Monroe (1817-1825). R\u00e9actualis\u00e9e au XIXe puis au XXe si\u00e8cle, cette doctrine [Monroe] rev\u00eat un caract\u00e8re imp\u00e9rialiste revendiqu\u00e9 avec un effort permanent d&rsquo;influence militaire, \u00e9conomique et politique sur le sous-continent am\u00e9ricain.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\">Les chantiers incontournables<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>A son arriv\u00e9e au pouvoir, Joe Biden a de son c\u00f4t\u00e9 exprim\u00e9 ses meilleures intentions concernant son voisin du sud, soulignant &laquo;la n\u00e9cessit\u00e9 de revitaliser la coop\u00e9ration entre les Etats-Unis et le Mexique, pour garantir une migration s&ucirc;re et ordonn\u00e9e, contenir le Covid-19, r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer les \u00e9conomies de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord et s\u00e9curiser&raquo; la fronti\u00e8re commune. Des chantiers incontournables pour les deux pays, chose que les pr\u00e9sidents \u00e9tasuniens ont bien int\u00e9gr\u00e9e : une crispation ouverte avec le Mexique n&rsquo;est dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de personne.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Comme le rappelle Christophe Ventura, &laquo;le Mexique fait partie int\u00e9grante de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord et la vie \u00e9conomique et politique int\u00e9rieure mexicaine est indissociable des Etats-Unis&raquo;. Les dossiers les plus urgents et les plus importants qui d\u00e9terminent la vie int\u00e9rieure mexicaine sont d&rsquo;abord li\u00e9s au puissant voisin du nord : 80% des exportations mexicaines prennent en effet le chemin des Etats-Unis, le narcotrafic et la criminalit\u00e9 transfrontaliers sont des probl\u00e9matiques communes, le probl\u00e8mes des armes qui circulent au Mexique en provenance des Etats-Unis, et la question migratoire avec le Mexique comme seul point de passage terrestre depuis l&rsquo;Am\u00e9rique centrale, font que &laquo;les deux pays sont imbriqu\u00e9s et interd\u00e9pendants, c&rsquo;est quasiment un fait d&rsquo;ADN&raquo;, analyse Christophe Ventura. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Premier partenaire des USA dans la r\u00e9gion, &laquo;le Mexique est une zone tr\u00e8s importante pour beaucoup de secteurs de l&rsquo;industrie am\u00e9ricaine avec les maquiladoras [usines situ\u00e9es \u00e0 la fronti\u00e8re nord du Mexique qui assemblent \u00e0 bas co&ucirc;t des produits d&rsquo;exportation] et les sous-traitances, ce qui permet aux Am\u00e9ricains de rester relativement comp\u00e9titifs par rapport aux Chinois puisqu&rsquo;ils ont la possibilit\u00e9 de d\u00e9localiser&raquo;, explique-t-il.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On l&rsquo;a compris, la position g\u00e9ostrat\u00e9gique du Mexique fait qu&rsquo;il est tr\u00e8s compliqu\u00e9 pour Washington de se f\u00e2cher avec son voisin. &laquo;AMLO utilise cela pour essayer d&rsquo;orienter les relations dans quelque chose qui soit plus favorable \u00e0 l&rsquo;Am\u00e9rique latine&raquo;, observe Christophe Ventura.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Car Mexico a des moyens de r\u00e9torsion sur les Am\u00e9ricains. &laquo;Si AMLO rompait la coop\u00e9ration en mati\u00e8re de trafic de drogue ou de pression migratoire, les Etats-Unis seraient dans une situation compliqu\u00e9e&raquo;, r\u00e9sume le chercheur. La communaut\u00e9 mexicaine aux USA, estim\u00e9e \u00e0 plus de 30 millions d&rsquo;habitants, tr\u00e8s organis\u00e9e et tr\u00e8s active peut \u00e9galement constituer un outil de pression pour le dirigeant mexicain, qui n&rsquo;ignore rien de ces leviers de n\u00e9gociation.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Fort de ces constats, Andr\u00e9s Manuel Lopez Obrador s&rsquo;est d\u00e9ploy\u00e9 \u00e0 l&rsquo;international en s&rsquo;effor\u00e7ant de faire jouer au Mexique un r\u00f4le important dans la r\u00e9gion : &laquo;Les Mexicains se vivent traditionnellement comme le maillon interm\u00e9diaire entre la puissance \u00e9tasunienne et l&rsquo;Am\u00e9rique latine&raquo;, explique Christophe Ventura. Un interm\u00e9diaire qui &laquo;peut faire tampon, faciliter les relations entre l&rsquo;administration am\u00e9ricaine et le reste de l&rsquo;Am\u00e9rique latine&raquo;. Et plus que ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs, AMLO souhaite se positionner de mani\u00e8re active et avoir un leadership accru sur les relations avec le Sud. &laquo;AMLO veut d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 n\u00e9gocier avec les Am\u00e9ricains, r\u00e9pondre \u00e0 certaines de leurs exigences et de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 qu&rsquo;ils appliquent et soutiennent sa feuille de route pour le d\u00e9veloppement avec des investissements en Am\u00e9rique centrale, notamment dans le triangle d&rsquo;or (Honduras, Guatemala, Salvador), au niveau agricole, social, afin d&rsquo;essayer de tarir les flux de migrants qui passent par le Mexique pour aller aux Etats-Unis&raquo;, d\u00e9taille Christophe Ventura pour RT France.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Concernant l&rsquo;Am\u00e9rique du Sud, AMLO &laquo;ne propose pas une diplomatie militante mais pragmatique&raquo;, selon le chercheur qui estime que le pr\u00e9sident mexicain &laquo;veut contribuer \u00e0 un apaisement des crises r\u00e9gionales en particulier au Venezuela, en pr\u00f4nant la non-ing\u00e9rence&raquo;.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\">Contre l&rsquo;OEA domin\u00e9e par Washington<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Si, comme mentionn\u00e9 plus haut, au niveau int\u00e9rieur, Mexique et Etats-Unis ne peuvent gouverner l&rsquo;un sans l&rsquo;autre et s&rsquo;en accommodent comme ils peuvent, au niveau r\u00e9gional et international, AMLO a bien l&rsquo;intention de mener la politique qu&rsquo;il entend, quitte \u00e0 froisser parfois Washington.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ainsi, en septembre 2021, il proposait aux pays latino-am\u00e9ricains de s&rsquo;\u00e9manciper des Etats-Unis en redonnant vie \u00e0 la Communaut\u00e9 d&rsquo;&Eacute;tats latino-am\u00e9ricains et cara\u00efbes (CELAC) lors d&rsquo;un sommet \u00e0 Mexico. Son but revendiqu\u00e9 : affaiblir l&rsquo;Organisation des &Eacute;tats am\u00e9ricains (OEA), domin\u00e9e par Washington, qu&rsquo;AMLO veut remplacer par un organisme &laquo;vraiment autonome&raquo; et &laquo;qui ne soit le laquais de personne&raquo;.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;arriv\u00e9e surprise \u00e0 ce sommet du pr\u00e9sident v\u00e9n\u00e9zuelien Nicolas Maduro, qui ne voyageait plus depuis plusieurs mois et dont le gouvernement est la cible de l&rsquo;OEA, a \u00e9t\u00e9 vue comme une application de la part d&rsquo;AMLO de la doctrine Estrada et un pied de nez \u00e0 Washington. Le Venezuela est souverain, on ne s&rsquo;y ing\u00e8re pas, Maduro est le pr\u00e9sident du pays, il s&rsquo;y rend comme tous les autres. Mexico a choisi une posture de neutralit\u00e9 dans le dossier, tout en refusant de reconna&icirc;tre Juan Guaido, opposant autoproclam\u00e9 chef de l&rsquo;Etat v\u00e9n\u00e9zu\u00e9lien. En revanche, des n\u00e9gociations entre le gouvernement v\u00e9n\u00e9zu\u00e9lien et l&rsquo;opposition se sont ouvertes en ao&ucirc;t \u00e0 Mexico, suspendues depuis.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le pr\u00e9sident mexicain a en outre accueilli en grande pompe \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode, mi-septembre, le pr\u00e9sident cubain Miguel Diaz-Canel invit\u00e9 d&rsquo;honneur du d\u00e9fil\u00e9 militaire c\u00e9l\u00e9brant le 211e anniversaire du d\u00e9but de la lutte pour l&rsquo;ind\u00e9pendance du Mexique. En sa pr\u00e9sence, AMLO a appel\u00e9 Joe Biden \u00e0 &laquo;lever l&#8217;embargo contre Cuba, car aucun Etat n&rsquo;a le droit de soumettre un autre pays&raquo;.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Observant le man\u00e8ge en silence, le locataire de la Maison Blanche n&rsquo;a pas r\u00e9agi \u00e0 l&rsquo;initiative mexicaine entourant la CELAC et le bicentenaire. L&rsquo;affront inflig\u00e9 \u00e0 l&rsquo;interventionnisme \u00e9tasunien par son partenaire mexicain n&rsquo;a toutefois pas emp\u00each\u00e9 Joe Biden d&rsquo;adresser au m\u00eame moment un chaleureux message de f\u00e9licitations \u00e0 Lopez Obrador pour la f\u00eate nationale, d\u00e9clarant que Mexico \u00e9tait l&rsquo;&laquo;un des partenaires les plus appr\u00e9ci\u00e9s&raquo; de Washington.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\">Relation transactionnelle<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;Par rapport aux pr\u00e9c\u00e9dents dirigeants du Mexique, AMLO est le plus exigeant dans son rapport aux Etats-Unis&raquo;, observe Christophe Ventura, qui qualifie cette relation de &laquo;transactionnelle&raquo; : &laquo;Ce n&rsquo;est pas la relation d&rsquo;une province conquise \u00e0 l&#8217;empire, ni une relation de fascination contrairement \u00e0 une bonne partie de l&rsquo;\u00e9lite mexicaine qui est compl\u00e8tement am\u00e9ricanis\u00e9e&raquo;, d\u00e9taille-t-il<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Populaire \u00e0 plus de 60% dans les enqu\u00eates d&rsquo;opinion comme le rapporte l&rsquo;AFP, AMLO s&rsquo;est r\u00e9cemment fait remarquer par des positions critiqu\u00e9es sur la gestion de l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie de Covid, ou encore pour avoir insist\u00e9 afin d&rsquo;organiser un r\u00e9f\u00e9rendum r\u00e9vocatoire destin\u00e9 \u00e0 consolider sa gouvernance. Il s&rsquo;agit pour lui de d\u00e9fendre la d\u00e9mocratie participative, afin que &laquo;le peuple ait toujours les r\u00eanes du pouvoir entre les mains&raquo;. D\u00e9but d\u00e9cembre, \u00e0 l&rsquo;occasion du troisi\u00e8me anniversaire de son arriv\u00e9e au pouvoir, il a annonc\u00e9 une hausse du salaire minimum de 22% pour l&rsquo;ann\u00e9e 2022. &laquo;Cela signifie que pendant notre mandat, l&rsquo;augmentation du salaire minimum a \u00e9t\u00e9 de 65% en termes r\u00e9els&raquo;, a-t-il assur\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Vieux routier de la politique mexicaine, AMLO est un dirigeant de centre-gauche, &laquo;un social-d\u00e9mocrate, un keynesien qui croit \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie de march\u00e9 et qui pense que l&rsquo;Etat a un r\u00f4le de r\u00e9gulateur. C&rsquo;est un d\u00e9veloppementaliste, ce qui lui vaut les critiques d&rsquo;une partie de la gauche&raquo;, r\u00e9sume Christophe Ventura. Avec les Etats-Unis, &laquo;c&rsquo;est du donnant donnant. AMLO a le sens de l&rsquo;histoire longue et il a compris que certains dossiers politiques ou g\u00e9opolitiques peuvent lui permettre d&rsquo;affirmer sa force ou de cultiver sa diff\u00e9rence.&raquo; Autant de leviers de man&oelig;uvre dont ne disposent pas de nombreux gouvernements latino-am\u00e9ricains, qui affirment leur politique souverainiste et anti-imp\u00e9rialiste dans l&rsquo;adversit\u00e9, subissant des sanctions \u00e9conomiques draconiennes de la part de Washington. <\/p>\n<\/p>\n<p><h4>Meriem Laribi<\/h4><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Paroles d&rsquo;AMLO &bull; Articles du 30 janvier 2022. &bull; G\u00e9ographiquement, on sait que les USA sont plac\u00e9s entre le Canada au Nord et le Mexique au Sud. &bull; Au Nord, les routiers semblent embarqu\u00e9s dans un paroxysme roulant contre le vaccin, qui prend aussit\u00f4t des accents populistes (sinon de \u00ab\u00a0complot russe\u00a0\u00bb). &bull; Au Sud, on&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[14],"tags":[3708,21411,3304,4470,3067,21413,5217,21409,2943,8613,21410,3305,2646],"class_list":["post-80056","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ouverture-libre","tag-canada","tag-celac","tag-chavez","tag-cuba","tag-doctrine","tag-estrada","tag-frontiere","tag-lopez-obradsor","tag-mexique","tag-monroe","tag-oea","tag-venezuela","tag-wokenisme"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/80056","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=80056"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/80056\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=80056"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=80056"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=80056"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}