{"id":80191,"date":"2022-05-12T14:00:47","date_gmt":"2022-05-12T14:00:47","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2022\/05\/12\/si-loin-de-dieu-si-pres-des-usa\/"},"modified":"2022-05-12T14:00:47","modified_gmt":"2022-05-12T14:00:47","slug":"si-loin-de-dieu-si-pres-des-usa","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2022\/05\/12\/si-loin-de-dieu-si-pres-des-usa\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0<em>Si loin de Dieu&#8230;\u00a0<\/em>\u00bb, si pr\u00e8s des USA"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:2em\">&laquo; <em>Si loin de Dieu&#8230; <\/em>&raquo;, si pr\u00e8s des USA<\/h2>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>&bull; Une foucade de plus du pr\u00e9sident mexicain Andr\u00e9s Manuel Lopez Obrador, dit AMLO. &bull; Comme d&rsquo;habitude, elle concerne le &lsquo;<em>Yankee next door<\/em>&lsquo; : <strong>si les USA persistent<\/strong> dans leur refus d&rsquo;inviter Cuba, le Venezuela et le Nicaragua au prochain \u00ab\u00a0Sommet des Am\u00e9riques\u00a0\u00bb, en juin \u00e0 Los Angeles, <strong>AMLO ne s&rsquo;y rendra pas, r\u00e9duisant la d\u00e9l\u00e9gation mexicaine au rang minist\u00e9riel<\/strong>. &bull; Attitude qui n&rsquo;est pas inhabituelle chez AMLO, <strong>mais qui a un poids consid\u00e9rable cette fois en raison du d\u00e9saccord mexicain sur <em>Ukrisis<\/em><\/strong><em>.<\/em> &bull; Contributions : <em>dedefensa.org<\/em>, RT-France.<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Le Mexique d&rsquo;AMLO (le pr\u00e9sident Andr\u00e9s Manuel Lopez Obrador) a quelque chose d&rsquo;admirable dans son tranquille et courageux ent\u00eatement \u00e0 ne rien laisser passer d&rsquo;essentiel qui lui d\u00e9plaise de la part des USA. AMLO et le Mexique s&rsquo;estiment les d\u00e9fenseurs de la souverainet\u00e9 et de l&rsquo;ind\u00e9pendance des peuples-<em>Latinos <\/em>des Am\u00e9riques, et ils le disent, et ils le montrent. Ce n&rsquo;est pas nouveau mais cela est d&rsquo;une importance consid\u00e9rable alors que ce m\u00eame Mexique, et la plupart des <em>Latinos <\/em>des Am\u00e9riques ont tr\u00e8s nettement pris leurs distances de la politique des USA\/du <a href=\"\/bloc-BAO\">bloc-BAO<\/a> vis-\u00e0-vis d&rsquo;<em>Ukrisis <\/em>; alors que AMLO annonce qu&rsquo;il n&rsquo;ira pas en personne au &lsquo;Sommet des Am\u00e9riques&rsquo;, sur invitation des USA \u00e0 Los Angeles en juin, si cet h\u00f4te si aimable persiste \u00e0 ne pas inviter Cuba, le Venezuela et le Nicaragua.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>D&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale et historique, le Mexique a vis-\u00e0-vis des USA une position caract\u00e9ris\u00e9e par la phrase fameuse de Porfirio Diaz qui, pourtant, ne rend pas compl\u00e8te justice \u00e0 son comportement. Cette phrase est rappel\u00e9e encore une fois dans <a href=\"https:\/\/www.investigaction.net\/fr\/le-mexique-a-la-veille-damlo-si-loin-de-dieu-et-si-pres-des-etats-unis-%EF%BB%BF\/\">un texte<\/a> de Roger D. Harris, le <a href=\"https:\/\/www.investigaction.net\/fr\/le-mexique-a-la-veille-damlo-si-loin-de-dieu-et-si-pres-des-etats-unis-%EF%BB%BF\/\">20 d\u00e9cembre 2018<\/a> :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>La citation int\u00e9grale de Porfirio D&iacute;az est : \u00ab\u00a0Pauvre Mexique, si loin de Dieu et si pr\u00e8s des Etats-Unis\u00a0\u00bb. Le pr\u00e9sident mexicain D&iacute;az (1876-1880 et 1884-1911) avait au moins \u00e0 moiti\u00e9 raison. Le Mexique a souffert dans l&rsquo;ombre du Colosse du Nord, mais le Mexique n&rsquo;est pas pauvre. Le Mexique est riche \u00e0 bien des \u00e9gards, mais il s&rsquo;est aussi appauvri. Et le Mexique a \u00e9t\u00e9 grandement sous-estim\u00e9 par les Nord-Am\u00e9ricains<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>En fait, il nous semblerait plut\u00f4t acceptable de constater que le Mexique, en apparence \u00e9cras\u00e9 par les &Eacute;tats-Unis, montre en r\u00e9alit\u00e9 une ind\u00e9pendance de comportement \u00e9tonnant par rapport \u00e0 ce qu&rsquo;en jugeait Porfirio Diaz, &ndash; et ce comportement tr\u00e8s fortement accentu\u00e9 par AMLO (voir le deuxi\u00e8me texte ci-dessous).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le Mexique est \u00e9videmment li\u00e9 aux &Eacute;tats-Unis mais il en est de moins en moins influenc\u00e9, de plus en plus critique et revendicatif \u00e0 mesure que d\u00e9cline la puissance am\u00e9ricaniste et que grandit la crise de la fronti\u00e8re Sud o&ugrave;, d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, le Mexique a nombre de cartes en mains. Il y a m\u00eame des proximit\u00e9s, voire des arrangements, avec des &Eacute;tats de l&rsquo;Union, contre certaines politiques f\u00e9d\u00e9rales. C&rsquo;est le cas du Texas (qui a la plus longue fronti\u00e8re US avec le Mexique), o&ugrave; des arrangements directs entre Texas et Mexique sont tr\u00e8s possibles, aux d\u00e9pens de la politique anarchique de Washington sur la fronti\u00e8re Sud. AMLO a d\u00e9j\u00e0 constat\u00e9, en mode de &lsquo;<em>wishful thinking<\/em>&lsquo;, qu&rsquo;il lui serait plus facile de s&rsquo;entendre avec un Texas ind\u00e9pendant pour sa longue fronti\u00e8re mexicaine (pour l&rsquo;immigration et pour les \u00e9changes \u00e9conomiques), qu&rsquo;avec les bureaucraties f\u00e9d\u00e9rales de Washington D.C.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Un autre \u00e9l\u00e9ment qui accroit cette ligne critique des USA du mexicain AMLO, qui est d&rsquo;autant plus tent\u00e9 de la suivre qu&rsquo;elle renforce sa volont\u00e9 d&rsquo;\u00eatre le pr\u00e9sident d&rsquo;un pays affirmant son leadership id\u00e9ologique de l&rsquo;Am\u00e9rique Latine contre les pressions am\u00e9ricanistes, c&rsquo;est bien entendu <em>Ukrisis<\/em>. C&rsquo;est dans le cas mexicain et de l&rsquo;Am\u00e9rique Latine qu&rsquo;on voit, d&rsquo;une fa\u00e7on d&rsquo;autant plus r\u00e9v\u00e9latrice qu&rsquo;il s&rsquo;agit de l\u00a0\u00bbarri\u00e8re-cour&rsquo; des USA, les d\u00e9g\u00e2ts \u00ab\u00a0collat\u00e9raux\u00a0\u00bb produits par <em>Ukrisis<\/em>, aux d\u00e9pens des USA. C&rsquo;est indirectement <em>Ukrisis <\/em>qui est la cause de cette crise que d\u00e9clenche AMLO en conditionnant sa venue au &lsquo;Sommet des Am\u00e9riques&rsquo; \u00e0 la pr\u00e9sence du Venezuela, du Nicaragua et de Cuba.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Sa position, qui ne manque pas d&rsquo;habilet\u00e9, n&rsquo;est pas une absence compl\u00e8te, puisqu&rsquo;il accepte d&rsquo;envoyer sa d\u00e9l\u00e9gation au niveau du ministre mais sans y venir lui-m\u00eame si les trois pays ne sont pas invit\u00e9s. Il n&rsquo;y viendra que si les trois pr\u00e9sidents, honnis par Washington, &ndash; Maduro, Ortega et Diaz-Canel, &ndash; sont personnellement pr\u00e9sents. C&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un d\u00e9fi de symboles dans une \u00e9poque o&ugrave; la communication qui se nourrit de symboles d\u00e9termine tout, parce que tous ces pr\u00e9sidents symbolisent l&rsquo;antagonisme des USA avec tout ce qu&rsquo;il y a d&rsquo;anti-am\u00e9ricanisme radical dans les Am\u00e9riques, et lui-m\u00eame, AMLO s&rsquo;y incluant alors sans grand risque politique : une sorte d&rsquo;acte d'\u00a0\u00bbextr\u00e9misme\u00a0\u00bb par solidarit\u00e9 continentale et culturelle, &ndash; tous les avantages de l&rsquo;extr\u00e9misme sans les inconv\u00e9nients..<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La situation est d&rsquo;autant plus grotesquement ironique qu&rsquo;entretemps, en mars, Washington a approch\u00e9 Maduro pour envisager de lever des sanctions et obtenir un petit peu de p\u00e9trole v\u00e9n\u00e9zu\u00e9lien-s&rsquo;il vous pla&icirc;t,  pour compenser l&#8217;embargo sur le p\u00e9trole russe, pour finalement se heurter \u00e0 un d\u00e9saccord au nom de la souverainet\u00e9 v\u00e9n\u00e9zu\u00e9lienne ; et la m\u00eame chose, il y a deux jours, avec les Br\u00e9siliens au nom de la libre-concurrence, alors qu&rsquo;on faisait du temps de Trump, un grand atout am\u00e9ricaniste en la personne de Bolsanaro. (On sera encore plus \u00e9difi\u00e9 si Lula parvient \u00e0 revenir au pouvoir, <em>boost\u00e9 <\/em>dans sa position radicale par l&rsquo;atmosph\u00e8re pr\u00e9sente.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les choses vont \u00e0 ce point et \u00e0 cette vitesse qu&rsquo;on est en train de voir se reconstituer cette Am\u00e9rique Latine, r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e dans l&rsquo;entretemps par la &lsquo;<em>cool<\/em>titude&rsquo; d&rsquo;Obama, du temps de Chavez &#038; Cie, dans la premi\u00e8re d\u00e9cennie de 2010 d&rsquo;intense opposition \u00e0 l&rsquo;administration GW Bush. Cette nouvelle opposition est r\u00e9ellement \u00ab\u00a0nouvelle\u00a0\u00bb pace qu&rsquo;elle \u00e9carte singuli\u00e8rement les nuances de droite et de gauche, parce qu&rsquo;il y a une esp\u00e8ce d&rsquo;unanimisme antiam\u00e9ricaniste qui touche ce &lsquo;Sud-Profond&rsquo; de la plan\u00e8te \u00e0 l&rsquo;encontre des insupportables donneurs de le\u00e7on du bloc-BAO, &ndash; de leur &laquo; <em>arrogance d\u00e9sinvolte<\/em> &raquo;, comme dit Hubert V\u00e9drine qui a nuanc\u00e9 son jugement radicalement anti-Poutine du d\u00e9but de la guerre en Ukraine.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Par cons\u00e9quent, l&rsquo;on comprend que cette opposition en train de se dessiner serait encore bien plus significative que dans les ann\u00e9es-Chavez, parce que le champ est beaucoup plus large. Qu&rsquo;on le veuille et peu ou prou, tout cela est pr\u00e9cipit\u00e9 par la guerre entre la Russie et l&rsquo;OTAN, &ndash; pardon, l&rsquo;Ukraine, &ndash; et par cons\u00e9quence directe, tous ces probl\u00e8mes de dimension r\u00e9gionale s&rsquo;inscrivent d\u00e9sormais au plus haut niveau dans la <a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-la-gces\">GrandeCrise<\/a> qui bouillonne autour d&rsquo;<em>Ukrisis.<\/em> Ils en acqui\u00e8rent une importance beaucoup plus grande puisque s&rsquo;inscrivant directement dans le sch\u00e9ma de la GrandeCrise qui grandit litt\u00e9ralement tout ce qu&rsquo;elle touche. Il ne serait pas \u00e9tonnant qu&rsquo;AMLO juge de plus en plus fermement que l&rsquo;occasion est bonne et belle de d\u00e9velopper sa posture de d\u00e9fiance grandissante et de moins en moins \u00ab\u00a0amicale\u00a0\u00bb de son grand voisin en pleine d\u00e9confiture.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>AMLO est un vieux briscard de la politique, labellis\u00e9 \u00ab\u00a0social-d\u00e9mocrate\u00a0\u00bb pour rassurer les \u00ab\u00a0experts&rsquo; du bloc-BAO, mais qui l&rsquo;est \u00e0 la sauce latino-am\u00e9ricaine, &ndash; c&rsquo;est-\u00e0-dire, avec une touche du gu\u00e9varisme des ann\u00e9es 1960 rehauss\u00e9 d&rsquo;un clin d&rsquo;&oelig;il au bolivarisme de Chavez, et un petit air r\u00e9volutionnaire appuy\u00e9 sur l&rsquo;anti-imp\u00e9rialisme remontant aux ann\u00e9es 1930 et \u00e0 la \u00ab\u00a0doctrine Estrada\u00a0\u00bb (du nom du ministre mexicain des affaires \u00e9trang\u00e8res Genaro Estrada) ; il s&rsquo;agit d&rsquo;une anti-\u00ab\u00a0doctrine Monroe\u00a0\u00bb (laquelle est l&rsquo;arch\u00e9type fondateur de l&rsquo;imp\u00e9rialisme am\u00e9ricaniste) avec de fortes tendances antiam\u00e9ricanistes et anticapitalistes (du temps, par exemple, o&ugrave; Leon Trotski, que le FBI de Hoover pourchassait avec autant de hargne que le NKVD de Staline, pouvait trouver un accueil chaleureux au Mexique, &ndash; m\u00eame s&rsquo;il n&#8217;emp\u00eacha pas Ramon Mercader, du NKVD, d&rsquo;assassiner en 1940 le fondateur de la IV\u00e8me Internationale).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Deux textes ci-dessous, tous deux de RT-France que n&rsquo;aime gu\u00e8re madame van der Leyen, expliquent,<\/p>\n<p>&bull; d&rsquo;abord (le <a href=\"https:\/\/francais.rt.com\/international\/98436-je-n-irai-pas-president-mexicain-menace-boycotter-sommet-des-ameriques\">10 mai 2022<\/a>) la d\u00e9cision conditionnelle d&rsquo;AMLO de ne pas aller \u00e0 Los Angeles au &lsquo;Sommet des Am\u00e9riques&rsquo; si les pestif\u00e9r\u00e9s v\u00e9n\u00e9zu\u00e9liens, nicaraguayen et cubain ne sont pas invit\u00e9s ;<\/p>\n<p>&bull; ensuite, un texte plus ancien (le <a href=\"https:\/\/francais.rt.com\/international\/95015-mexique-president-defendant-souverainete-latino-et-assange-sans-susciter-ire-washington\">28 janvier 2022<\/a>), du d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e, retra\u00e7ant  le parcours r\u00e9cent d&rsquo;AMLO et sa place actuelle dans la situation n\u00e9cessairement complexe (tout, partout, est aujourd&rsquo;hui complexe) de l&rsquo;Am\u00e9rique Latine vis-\u00e0-vis des USA. Notre appr\u00e9ciation est qu&rsquo;il faut lire ce texte comme le cimier sur lequel va se d\u00e9rouler l&rsquo;action d&rsquo;AMLO et des Latino-Am\u00e9ricains, <em>Ukrisis <\/em>ayant depuis introduit un \u00e9l\u00e9ment r\u00e9ellement dramatique de durcissement consid\u00e9rable des relations entre les deux blocs consid\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4><em>dedefensa.org<\/em><\/h4>\n<\/p>\n<p><p>_________________________<\/p>\n<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">&laquo; <em>Je n&rsquo;irai pas<\/em> &raquo;<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Le pr\u00e9sident mexicain menace de boycotter le sommet des Am\u00e9riques<\/p>\n<\/p>\n<p><p>S&rsquo;insurgeant contre le refus des Etats-Unis d&rsquo;inviter Cuba, le Venezuela et le Nicaragua, Andr\u00e9s Manuel Lopez Obrador a annonc\u00e9 qu&rsquo;il pourrait boycotter le prochain sommet des Am\u00e9riques pr\u00e9vu en juin \u00e0 Los Angeles.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le pr\u00e9sident mexicain Andr\u00e9s Manuel Lopez Obrador a menac\u00e9 le 10 mai de boycotter le sommet des Am\u00e9riques pr\u00e9vu en juin \u00e0 Los Angeles (Etats-Unis) si Cuba, le Venezuela et le Nicaragua n&rsquo;\u00e9taient pas invit\u00e9s, comme l&rsquo;a d\u00e9j\u00e0 annonc\u00e9 Washington.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>Si on exclut, si l&rsquo;on n&rsquo;invite pas tout le monde, la repr\u00e9sentation du Mexique s&rsquo;y rendra, mais moi je n&rsquo;irai pas. C&rsquo;est le ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res <\/em>[Marcelo Ebrard] <em>qui me repr\u00e9sentera<\/em> &raquo;, a d\u00e9clar\u00e9 le pr\u00e9sident lors de sa traditionnelle intervention matinale devant la presse. AMLO plaide pour &laquo; <em>l&rsquo;ind\u00e9pendance et la souverainet\u00e9<\/em> &raquo; des &Eacute;tats d&rsquo;Am\u00e9rique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>Je ne veux pas que l&rsquo;on poursuive la m\u00eame politique en Am\u00e9rique et je veux, dans les faits, faire valoir l&rsquo;ind\u00e9pendance et la souverainet\u00e9, et me manifester pour la fraternit\u00e9 universelle<\/em> &raquo;, a poursuivi le pr\u00e9sident mexicain, qui a conclu le 8 mai \u00e0 Cuba une tourn\u00e9e en Am\u00e9rique centrale et dans les Cara\u00efbes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>A La Havane, Andr\u00e9s Manuel Lopez Obrador a indiqu\u00e9 qu&rsquo;il avait demand\u00e9 au pr\u00e9sident am\u00e9ricain Joe Biden d&rsquo;inviter tous les pays en juin \u00e0 Los Angeles \u00e0 ce 9e sommet des chefs d&rsquo;Etat et de gouvernement du continent am\u00e9ricain, un rendez-vous institu\u00e9 en 1994.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le secr\u00e9taire d&rsquo;Etat am\u00e9ricain adjoint charg\u00e9 des Am\u00e9riques, Brian Nichols, a indiqu\u00e9 la semaine derni\u00e8re dans un entretien t\u00e9l\u00e9vis\u00e9 \u00e0 la cha&icirc;ne NTN24 que &laquo; <em>Cuba, Nicaragua et le r\u00e9gime de Maduro<\/em> [Venezuela] <em>ne respectent pas la Charte d\u00e9mocratique des Am\u00e9riques, donc je ne m&rsquo;attends pas \u00e0 leur pr\u00e9sence<\/em> &raquo;. &laquo; <em>Le pr\u00e9sident<\/em> [Joe Biden] <em>a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s clair : les pays dont les actions ne respectent pas la d\u00e9mocratie ne recevront pas d&rsquo;invitation<\/em> &raquo;, a-t-il expliqu\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les Etats-Unis ont s\u00e9v\u00e8rement d\u00e9nonc\u00e9 les lourdes peines inflig\u00e9es aux manifestations pacifistes du 11 juillet 2021 \u00e0 La Havane. Washington ne reconna&icirc;t pas la r\u00e9\u00e9lection du pr\u00e9sident du Venezuela Nicolas Maduro en 2019, ni celle du pr\u00e9sident Daniel Ortega pour un quatri\u00e8me mandat en novembre 2021 au Nicaragua.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4>RT-France<\/h4>\n<\/p>\n<p><p>_________________________<\/p>\n<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">La trajectoire r\u00e9cente d&rsquo;AMLO<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Comment le pr\u00e9sident d&rsquo;un pays du Sud partageant plus de 3 000 kilom\u00e8tres de fronti\u00e8re avec les Etats-Unis, qui en d\u00e9fend la souverainet\u00e9, rejette les ing\u00e9rences \u00e9tasuniennes en Am\u00e9rique latine &ndash; notamment \u00e0 Cuba et au Venezuela &ndash;, et veut accorder l&rsquo;asile \u00e0 Julian Assange, peut-il entretenir de bonnes relations avec le locataire de la Maison Blanche ? Pour bien moins que cela, Washington traite avec la plus grande hostilit\u00e9 certains dirigeants qui lui tiennent t\u00eate. Pourtant, au Mexique, un homme affirme son style. Au pouvoir depuis 2018, le pr\u00e9sident Andr\u00e9s Manuel Lopez Obrador, dont les initiales AMLO lui font office de surnom, revendique sa diff\u00e9rence.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les choses ont commenc\u00e9 fort entre lui et Joe Biden. AMLO a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;un des derniers dirigeants \u00e0 f\u00e9liciter le nouveau pr\u00e9sident am\u00e9ricain \u00e9lu, en mettant six semaines \u00e0 lui exp\u00e9dier une formule de congratulations lapidaire avant de lui dire dans la foul\u00e9e tout le bien qu&rsquo;il pensait de son pr\u00e9d\u00e9cesseur lors de leur premi\u00e8re conversation t\u00e9l\u00e9phonique le 19 d\u00e9cembre 2020.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>A cette occasion, il lui expose \u00e9galement ce qui fait selon lui le secret de bonnes relations bilat\u00e9rales : que Washington reste en dehors des affaires int\u00e9rieures mexicaines. Impliqu\u00e9 dans la politique de son pays depuis les ann\u00e9es 1970, AMLO loue le principe de non-intervention et d&rsquo;autod\u00e9termination des peuples. Dans ces domaines, selon lui, Donald Trump, avec qui il a sign\u00e9 un trait\u00e9 de libre-\u00e9change, a respect\u00e9 le Mexique. Ce qui n&rsquo;a pas emp\u00each\u00e9 AMLO de contrarier l&rsquo;administration Trump en formalisant, par exemple, sa proposition d&rsquo;offrir l&rsquo;asile au journaliste Julian Assange, poursuivi par les Etats-Unis, dans une lettre envoy\u00e9e \u00e0 l&rsquo;ex-pr\u00e9sident en d\u00e9cembre 2020.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\">Doctrine Estrada vs. doctrine Monroe<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>AMLO est-il un OVNI dans le paysage latino-am\u00e9ricain compte tenu du type de relation qu&rsquo;il parvient \u00e0 imposer, ou est-ce la position g\u00e9ographique du Mexique qui fait que Washington ne peut raisonnablement pas se brouiller avec ses dirigeants ? Pour Christophe Ventura, directeur de recherches sur l&rsquo;Am\u00e9rique latine \u00e0 l&rsquo;Iris, la r\u00e9ponse est une synth\u00e8se des deux. &laquo; <em>Lopez Obrador s&rsquo;inscrit dans certains fondamentaux de la politique mexicaine qu&rsquo;on avait un peu oubli\u00e9s depuis quelques d\u00e9cennies<\/em> &raquo;, explique-t-il \u00e0 RT France, se r\u00e9f\u00e9rant aux dirigeants r\u00e9cents du Mexique, volontiers &laquo; <em>plus serviles<\/em> &raquo; envers Washington.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>AMLO s&rsquo;inscrit lui dans la &laquo;doctrine Estrada, tradition politique mexicaine de non-ing\u00e9rence, de respect de la souverainet\u00e9 des Etats pour d\u00e9fendre la sienne, contre les pr\u00e9tentions h\u00e9g\u00e9moniques&raquo;. Une doctrine d\u00e9laiss\u00e9e par ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs. Constituant l&rsquo;id\u00e9al diplomatique mexicain, elle tire son nom de Genaro Estrada, ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res qui fixa en 1930 les principes de non-intervention, d&rsquo;autod\u00e9termination des peuples et de r\u00e8glement pacifique des conflits. C&rsquo;est la &laquo; <em>contre doctrine Monroe<\/em> &raquo; &ndash; du nom du pr\u00e9sident r\u00e9publicain James Monroe (1817-1825). R\u00e9actualis\u00e9e au XIXe puis au XXe si\u00e8cle, cette doctrine rev\u00eat un caract\u00e8re imp\u00e9rialiste revendiqu\u00e9 avec un effort permanent d&rsquo;influence militaire, \u00e9conomique et politique sur le sous-continent am\u00e9ricain.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\">Les chantiers incontournables<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>A son arriv\u00e9e au pouvoir, Joe Biden a de son c\u00f4t\u00e9 exprim\u00e9 ses meilleures intentions concernant son voisin du sud, soulignant &laquo;la n\u00e9cessit\u00e9 de revitaliser la coop\u00e9ration entre les Etats-Unis et le Mexique, pour garantir une migration s&ucirc;re et ordonn\u00e9e, contenir le Covid-19, r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer les \u00e9conomies de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord et s\u00e9curiser&raquo; la fronti\u00e8re commune. Des chantiers incontournables pour les deux pays, chose que les pr\u00e9sidents \u00e9tasuniens ont bien int\u00e9gr\u00e9e : une crispation ouverte avec le Mexique n&rsquo;est dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de personne.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Comme le rappelle Christophe Ventura, &laquo; <em>le Mexique fait partie int\u00e9grante de l&rsquo;Am\u00e9rique du Nord et la vie \u00e9conomique et politique int\u00e9rieure mexicaine est indissociable des Etats-Unis<\/em> &raquo;. Les dossiers les plus urgents et les plus importants qui d\u00e9terminent la vie int\u00e9rieure mexicaine sont d&rsquo;abord li\u00e9s au puissant voisin du nord : 80% des exportations mexicaines prennent en effet le chemin des Etats-Unis, le narcotrafic et la criminalit\u00e9 transfrontaliers sont des probl\u00e9matiques communes, le probl\u00e8mes des armes qui circulent au Mexique en provenance des Etats-Unis, et la question migratoire avec le Mexique comme seul point de passage terrestre depuis l&rsquo;Am\u00e9rique centrale, font que &laquo; <em>les deux pays sont imbriqu\u00e9s et interd\u00e9pendants, c&rsquo;est quasiment un fait d&rsquo;ADN<\/em> &raquo;, analyse Christophe Ventura.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Premier partenaire des USA dans la r\u00e9gion, &laquo;le Mexique est une zone tr\u00e8s importante pour beaucoup de secteurs de l&rsquo;industrie am\u00e9ricaine avec les maquiladoras [usines situ\u00e9es \u00e0 la fronti\u00e8re nord du Mexique qui assemblent \u00e0 bas co&ucirc;t des produits d&rsquo;exportation] et les sous-traitances, ce qui permet aux Am\u00e9ricains de rester relativement comp\u00e9titifs par rapport aux Chinois puisqu&rsquo;ils ont la possibilit\u00e9 de d\u00e9localiser&raquo;, explique-t-il.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On l&rsquo;a compris, la position g\u00e9ostrat\u00e9gique du Mexique fait qu&rsquo;il est tr\u00e8s compliqu\u00e9 pour Washington de se f\u00e2cher avec son voisin. &laquo; <em>AMLO utilise cela pour essayer d&rsquo;orienter les relations dans quelque chose qui soit plus favorable \u00e0 l&rsquo;Am\u00e9rique latine<\/em> &raquo;, observe Christophe Ventura.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Car Mexico a des moyens de r\u00e9torsion sur les Am\u00e9ricains. &laquo; <em>Si AMLO rompait la coop\u00e9ration en mati\u00e8re de trafic de drogue ou de pression migratoire, les Etats-Unis seraient dans une situation compliqu\u00e9e<\/em> &raquo;, r\u00e9sume le chercheur. La communaut\u00e9 mexicaine aux USA, estim\u00e9e \u00e0 plus 30 millions d&rsquo;habitants, tr\u00e8s organis\u00e9e et tr\u00e8s active peut \u00e9galement constituer un outil de pression pour le dirigeant mexicain, qui n&rsquo;ignore rien de ces leviers de n\u00e9gociation.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Fort de ces constats, Andr\u00e9s Manuel Lopez Obrador s&rsquo;est d\u00e9ploy\u00e9 \u00e0 l&rsquo;international en s&rsquo;effor\u00e7ant de faire jouer au Mexique un r\u00f4le important dans la r\u00e9gion : &laquo; <em>Les Mexicains se vivent traditionnellement comme le maillon interm\u00e9diaire entre la puissance \u00e9tasunienne et l&rsquo;Am\u00e9rique latine<\/em> &raquo;, explique Christophe Ventura. Un interm\u00e9diaire qui &laquo; <em>peut faire tampon, faciliter les relations entre l&rsquo;administration am\u00e9ricaine et le reste de l&rsquo;Am\u00e9rique latine<\/em> &raquo;. Et plus que ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs, AMLO souhaite se positionner de mani\u00e8re active et avoir un leadership accru sur les relations avec le Sud. &laquo; <em>AMLO veut d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 n\u00e9gocier avec les Am\u00e9ricains, r\u00e9pondre \u00e0 certaines de leurs exigences et de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 qu&rsquo;ils appliquent et soutiennent sa feuille de route pour le d\u00e9veloppement avec des investissements en Am\u00e9rique centrale, notamment dans le triangle d&rsquo;or (Honduras, Guatemala, Salvador), au niveau agricole, social, afin d&rsquo;essayer de tarir les flux de migrants qui passent par le Mexique pour aller aux Etats-Unis<\/em> &raquo;, d\u00e9taille Christophe Ventura pour RT France.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Concernant l&rsquo;Am\u00e9rique du Sud, AMLO &laquo; <em>ne propose pas une diplomatie militante mais pragmatique<\/em> &raquo;, selon le chercheur qui estime que le pr\u00e9sident mexicain &laquo; <em>veut contribuer \u00e0 un apaisement des crises r\u00e9gionales en particulier au Venezuela, en pr\u00f4nant la non-ing\u00e9rence<\/em> &raquo;.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\">Celac pour remplacer l&rsquo;OEA domin\u00e9e par Washington<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Si, comme mentionn\u00e9 plus haut, au niveau int\u00e9rieur, Mexique et Etats-Unis ne peuvent gouverner l&rsquo;un sans l&rsquo;autre et s&rsquo;en accommodent comme ils peuvent, au niveau r\u00e9gional et international, AMLO a bien l&rsquo;intention de mener la politique qu&rsquo;il entend, quitte \u00e0 froisser parfois Washington.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ainsi, en septembre 2021, il proposait aux pays latino-am\u00e9ricains de s&rsquo;\u00e9manciper des Etats-Unis en redonnant vie \u00e0 la Communaut\u00e9 d&rsquo;Etats latino-am\u00e9ricains et cara\u00efbes (Celac) lors d&rsquo;un sommet \u00e0 Mexico. Son but revendiqu\u00e9 : affaiblir l&rsquo;Organisation des Etats am\u00e9ricains (OEA), domin\u00e9e par Washington, qu&rsquo;AMLO veut remplacer par un organisme &laquo; <em>vraiment autonome<\/em> &raquo; et &laquo; <em>qui ne soit le laquais de personne<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;arriv\u00e9e surprise \u00e0 ce sommet du pr\u00e9sident v\u00e9n\u00e9zuelien Nicolas Maduro, qui ne voyageait plus depuis plusieurs mois et dont le gouvernement est la cible de l&rsquo;OEA, a \u00e9t\u00e9 vue comme une application de la part d&rsquo;AMLO de la doctrine Estrada et un pied de nez \u00e0 Washington. Le Venezuela est souverain, on ne s&rsquo;y ing\u00e8re pas, Maduro est le pr\u00e9sident du pays, il s&rsquo;y rend comme tous les autres. Mexico a choisi une posture de neutralit\u00e9 dans le dossier, tout en refusant de reconna&icirc;tre Juan Guaido, opposant autoproclam\u00e9 chef de l&rsquo;Etat v\u00e9n\u00e9zu\u00e9lien. En revanche, des n\u00e9gociations entre le gouvernement v\u00e9n\u00e9zu\u00e9lien et l&rsquo;opposition se sont ouvertes en ao&ucirc;t \u00e0 Mexico, suspendues depuis.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le pr\u00e9sident mexicain a en outre accueilli en grande pompe \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode, mi-septembre, le pr\u00e9sident cubain Miguel Diaz-Canel invit\u00e9 d&rsquo;honneur du d\u00e9fil\u00e9 militaire c\u00e9l\u00e9brant le 211e anniversaire du d\u00e9but de la lutte pour l&rsquo;ind\u00e9pendance du Mexique. En sa pr\u00e9sence, AMLO a appel\u00e9 Joe Biden \u00e0 &laquo; <em>lever l&#8217;embargo contre Cuba, car aucun Etat n&rsquo;a le droit de soumettre un autre pays<\/em> &raquo;. Observant le man\u00e8ge en silence, le locataire de la Maison Blanche n&rsquo;a pas r\u00e9agi \u00e0 l&rsquo;initiative mexicaine entourant la Celac et le bicentenaire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;affront inflig\u00e9 \u00e0 l&rsquo;interventionnisme \u00e9tasunien par son partenaire mexicain n&rsquo;a toutefois pas emp\u00each\u00e9 Joe Biden d&rsquo;adresser au m\u00eame moment un chaleureux message de f\u00e9licitations \u00e0 Lopez Obrador pour la f\u00eate nationale, d\u00e9clarant que Mexico \u00e9tait l&rsquo;&laquo;un des partenaires les plus appr\u00e9ci\u00e9s&raquo; de Washington.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\"> &laquo;Relation transactionnelle&raquo;<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>Par rapport aux pr\u00e9c\u00e9dents dirigeants du Mexique, AMLO est le plus exigeant dans son rapport aux Etats-Unis<\/em> &raquo;, observe Christophe Ventura, qui qualifie cette relation de &laquo; <em>transactionnelle<\/em> &raquo; : &laquo; <em>Ce n&rsquo;est pas la relation d&rsquo;une province conquise \u00e0 l&#8217;empire, ni une relation de fascination contrairement \u00e0 une bonne partie de l&rsquo;\u00e9lite mexicaine qui est compl\u00e8tement am\u00e9ricanis\u00e9e<\/em> &raquo;, d\u00e9taille-t-il.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Populaire \u00e0 plus de 60% dans les enqu\u00eates d&rsquo;opinion comme le rapporte l&rsquo;AFP, AMLO s&rsquo;est r\u00e9cemment fait remarquer par des positions critiqu\u00e9es sur la gestion de l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie de Covid, ou encore pour avoir insist\u00e9 afin d&rsquo;organiser un r\u00e9f\u00e9rendum r\u00e9vocatoire destin\u00e9 \u00e0 consolider sa gouvernance. Il s&rsquo;agit pour lui de d\u00e9fendre la d\u00e9mocratie participative, afin que &laquo; <em>le peuple ait toujours les r\u00eanes du pouvoir entre les mains<\/em> &raquo;. D\u00e9but d\u00e9cembre, \u00e0 l&rsquo;occasion du troisi\u00e8me anniversaire de son arriv\u00e9e au pouvoir, il a annonc\u00e9 une hausse du salaire minimum de 22% pour l&rsquo;ann\u00e9e 2022. &laquo; <em>Cela signifie que pendant notre mandat, l&rsquo;augmentation du salaire minimum a \u00e9t\u00e9 de 65% en termes r\u00e9els<\/em> &raquo;, a-t-il assur\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Vieux routier de la politique mexicaine, AMLO est un dirigeant de centre-gauche, &laquo; <em>un social-d\u00e9mocrate, un keynesien qui croit \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie de march\u00e9 et qui pense que l&rsquo;Etat a un r\u00f4le de r\u00e9gulateur. C&rsquo;est un d\u00e9veloppementaliste, ce qui lui vaut les critiques d&rsquo;une partie de la gauche&raquo;, r\u00e9sume Christophe Ventura. Avec les Etats-Unis, &laquo;c&rsquo;est du donnant donnant. AMLO a le sens de l&rsquo;histoire longue et il a compris que certains dossiers politiques ou g\u00e9opolitiques peuvent lui permettre d&rsquo;affirmer sa force ou de cultiver sa diff\u00e9rence<\/em>. &raquo; Autant de leviers de man&oelig;uvre dont ne disposent pas de nombreux gouvernements latino-am\u00e9ricains, qui affirment leur politique souverainiste et anti-imp\u00e9rialiste dans l&rsquo;adversit\u00e9, subissant des sanctions \u00e9conomiques draconiennes de la part de Washington.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4>Mariam Laribi<\/h4><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&laquo; Si loin de Dieu&#8230; &raquo;, si pr\u00e8s des USA &bull; Une foucade de plus du pr\u00e9sident mexicain Andr\u00e9s Manuel Lopez Obrador, dit AMLO. &bull; Comme d&rsquo;habitude, elle concerne le &lsquo;Yankee next door&lsquo; : si les USA persistent dans leur refus d&rsquo;inviter Cuba, le Venezuela et le Nicaragua au prochain \u00ab\u00a0Sommet des Am\u00e9riques\u00a0\u00bb, en juin&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[14],"tags":[14762,21580,2604,5217,5853,2943,4604,3045,3300,21578],"class_list":["post-80191","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ouverture-libre","tag-ameriques","tag-antiame","tag-des","tag-frontiere","tag-lopez","tag-mexique","tag-obrador","tag-sommet","tag-sud","tag-ukrasis"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/80191","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=80191"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/80191\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=80191"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=80191"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=80191"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}