{"id":80687,"date":"2023-07-22T15:10:38","date_gmt":"2023-07-22T15:10:38","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2023\/07\/22\/de-la-haine-fulgurante-du-destin\/"},"modified":"2023-07-22T15:10:38","modified_gmt":"2023-07-22T15:10:38","slug":"de-la-haine-fulgurante-du-destin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2023\/07\/22\/de-la-haine-fulgurante-du-destin\/","title":{"rendered":"De la haine fulgurante du destin"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">De la haine fulgurante du destin<\/h2>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>&bull; Portrait g\u00e9n\u00e9ral de la catastrophique <strong>chute en d\u00e9g\u00e9n\u00e9ration et en perdition<\/strong> que repr\u00e9sente l&rsquo;\u00e9volution soci\u00e9tale am\u00e9ricaniste-occidentaliste. &bull; L&rsquo;auteur nomme cela &lsquo;<strong><em>horror fati<\/em><\/strong>&lsquo; : &laquo; <em>Une sorte d&rsquo;horror fati devient le sens commun<strong>, une haine du destin assign\u00e9 par la nature<\/strong>, une volont\u00e9 tenace de changer le cours des choses, un ressentiment implacable pour ce qui est&#8230;<\/em> &raquo;. &bull; Ce que nous observons comme une &oelig;uvre du \u00ab\u00a0Diable d\u00e9pass\u00e9 par lui-m\u00eame, <strong>et peut-\u00eatre lui-m\u00eame devenu incontr\u00f4lable et s&rsquo;effrayant de sa production<\/strong>&#8230;\u00a0\u00bb. &bull; Avec un texte de Roberto Pecchioli.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>___________________________<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><\/p>\n<p>Voici un texte magnifique, parsem\u00e9 de soupirs d&rsquo;\u00e9bahissement et de cris de fureur, qui vous d\u00e9crit la chute de l&rsquo;<em>Homo Sapiens<\/em>, extraordinaire de radicalit\u00e9, stup\u00e9fiante de vitesse. On nous parle des fac\u00e9ties de ce nous nommons wokenisme ou wokisme, des galipettes du genrisme, des cris de victoire des trans, des All\u00e9luia du transhumanisme, &ndash; mais il s&rsquo;agit de bien plus que cela. Il y a une \u00e9volution \u00e0 une vitesse hypersonique qui vous fait perdre des concepts sublimes, qui d\u00e9sint\u00e8grent des croyances sur lesquelles se sont b\u00e2ties les civilisation, &ndash; et tout cela, dans le genre : \u00ab\u00a0Passez, muscade\u00a0\u00bb suivi du \u00ab\u00a0<em>Show must go on<\/em>\u00ab\u00a0&#8230;  <\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Certes, \u00ab\u00a0les hommes ont ni\u00e9 Dieu, mais ce faisant, ils n&rsquo;ont pas mis en cause la dignit\u00e9 de Dieu, mais celle de l&rsquo;homme, qui ne peut se passer de Dieu\u00a0\u00bb (Nikola\u00ef Berdjaev). Le drame, c&rsquo;est que nous sommes au-del\u00e0 : la dignit\u00e9 est un concept inconnu et Dieu un vestige du pass\u00e9, dont on se moque comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un simple retard culturel, d\u00e9pass\u00e9 par la lumi\u00e8re aveuglante de la modernit\u00e9<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Le philosophe Pecchioli a bien compris que ce d\u00e9sordre extraordinaire, ce salmigondis incroyable qui nous a saut\u00e9 \u00e0 la figure comme dans un \u00e9clair imp\u00e9ratif, n&rsquo;est pas un simple jeu de mode pouss\u00e9 \u00e0 la proximit\u00e9 de la d\u00e9mence, une d\u00e9tresse louvoyante d&rsquo;originaux et de dandies fourvoy\u00e9s qui ont trop forc\u00e9 sur l&rsquo;hallucinog\u00e8ne. Ce n&rsquo;est pas une d\u00e9viance soudain saisie par le pouvoir, par quelque Neron(e) folle ou autre S\u00e9miramis virilement dot\u00e9 d&rsquo;un p\u00e9nis, ou par quelques cohortes de fonctionnaires de l&rsquo;Union Europ\u00e9enne r\u00e9compens\u00e9s de l&rsquo;ordre des philosophes du Berlaymont. Il y a certes de tout cela, &ndash; choses que d&rsquo;habitude la vraie morale et la haute culture condamnent d&rsquo;une moue impitoyable, &ndash; mais il y a en plus quelque chose de l&rsquo;au-del\u00e0 de Faust, quelque chose d&rsquo;un Satan aux st\u00e9ro\u00efdes, d&rsquo;un Lucifer bourr\u00e9 de nanotechnologies, &ndash; quelque chose du Diable d\u00e9pass\u00e9 par lui-m\u00eame, et peut-\u00eatre lui-m\u00eame devenu incontr\u00f4lable et s&rsquo;effrayant de son \u00e9pouvantable production&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>L&rsquo;erreur de ceux qui, comme nous, sont horrifi\u00e9s par tout cela est de se limiter \u00e0 une condamnation morale. C&rsquo;est \u00e9vident, c&rsquo;est n\u00e9cessaire, mais c&rsquo;est une erreur. Nous avons tendance \u00e0 raisonner en termes d&rsquo;\u00e9thique ou de morale sexuelle. Dans le chant V de la &lsquo;Com\u00e9die&rsquo;, Dante dit de S\u00e9miramis, la reine assyrienne, qu'\u00a0\u00bbelle fut tellement d\u00e9truite par le vice de la luxure qu&rsquo;elle rendit le libitus licite dans sa loi, pour justifier l&rsquo;idylle dans laquelle elle \u00e9tait entra&icirc;n\u00e9e\u00a0\u00bb. En d&rsquo;autres termes, elle a l\u00e9galis\u00e9 chacun de ses vices priv\u00e9s. C&rsquo;est ce qui se passe ici et maintenant, mais il ne s&rsquo;agit en aucun cas de lib\u00e9rer les sens et les instincts. Ceux-ci sont au contraire la cl\u00e9 pour d\u00e9construire l&rsquo;homme, d\u00e9truire son \u00e2me rationnelle et sociale en tant que cr\u00e9ature \u00ab\u00a0politique\u00a0\u00bb, pour le r\u00e9duire \u00e0 un amas confus de pulsions \u00e0 satisfaire imm\u00e9diatement<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p> Par cons\u00e9quent, il va de soi que toutes ces vieilleries, Dieu, Faust, Dante, le Diable et la reine S\u00e9miramis, sont \u00e0 balancer <em>illico presto<\/em> (ou disons \u00ab\u00a0canceller\u00a0\u00bb, cela va plus vite). Il est bon de comprendre que nous sommes entr\u00e9s dans des eaux ouvertes \u00e0 l&rsquo;infini, comme une sorte de <em>terra incognita <\/em>qui flotterait sur un oc\u00e9an transform\u00e9 en un tsunami sans fin, si formidable que l&rsquo;on n&rsquo;y risque plus rien du tout sans le moindre tangage. A nous de nous y faire, tout cela est belle et bonne invention de nous-m\u00eames en qu\u00eate de nous-m\u00eames : on ne discute pas, c&rsquo;est \u00ab\u00a0marche ou cr\u00e8ve\u00a0\u00bb&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Ce qui est techniquement r\u00e9alisable n&rsquo;est pas une opportunit\u00e9 \u00e0 explorer et \u00e0 soumettre au tribunal de l&rsquo;\u00e9thique, de la prudence, du bien et du mal, mais une obligation \u00e0 vivre \u00e0 tout prix. On peut, donc on doit, \u00e0 condition, bien s&ucirc;r, d&rsquo;alimenter un march\u00e9 orient\u00e9 vers le profit<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>On quittera donc le portrait que fait de nous-m\u00eames le philosophe Pecchioli, qui serait bien po\u00e8te \u00e0 ses heures, d&rsquo;abord en gardant l&rsquo;une ou l&rsquo;autre de ses phrases foudroyantes, &ndash; celles qui, en quelques mots, fondent une vie et d\u00e9crivent une civilisation sinon une aventure cosmique :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Au commencement \u00e9tait le Logos, le Verbe, la raison illumin\u00e9e par la transcendance qui vainc le Chaos<\/em>&#8230; &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>&#8230; ensuite en mettant, au travers d&rsquo;un portrait d\u00e9sesp\u00e9rant de mornitude lugubre et d&rsquo;horreur irr\u00e9fragables, quelque chose qui s&rsquo;ent\u00eate \u00e0 ressembler \u00e0 l&rsquo;espoir puisqu&rsquo;il y est question d&rsquo;une &laquo; <em>bataille d\u00e9cisive<\/em> &raquo;, &ndash; et que, pour qu&rsquo;il y ait bataille, il faut au moins \u00eatre deux, et n\u00e9cessairement de deux avis divergents, et le sort n&rsquo;ayant pas encore r\u00e9gl\u00e9 le destin :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>La nouvelle cr\u00eate, la derni\u00e8re bataille d\u00e9cisive, c&rsquo;est celle qui oppose les cultures humanistes aux d\u00e9lires post-humanistes et transhumanistes, l&rsquo;ultime conflit dont l&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas le pouvoir ou la victoire d&rsquo;une id\u00e9ologie, mais la persistance de la cr\u00e9ature humaine, de l&rsquo;esp\u00e8ce homo sapiens&#8230; <\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>On est alors invinciblement rapproch\u00e9 de ce texte d&rsquo;il y a quelques jours, &ndash; &laquo; <em>La guerre des Derniers Temps<\/em> &raquo;, <a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/la-guerre-des-derniers-temps-aura-bien-lieu\">du 15 juillet<\/a>, &ndash; qui faisait d&rsquo;une d\u00e9cision de la <em>Douma <\/em>russe d&rsquo;interdire l&rsquo;essentiel des pratiques d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives de &laquo; <em>l&rsquo;id\u00e9ologie occidentale<\/em> &raquo; le coup de canon annon\u00e7ant l&rsquo;appel aux armes, la lev\u00e9e en masse et la solennelle d\u00e9claration de cette guerre des Derniers-Temps. Effectivement, l&rsquo;id\u00e9e ressemble bien \u00e0 cette remarque de Pecchioli sur la &laquo; <em>, la derni\u00e8re bataille d\u00e9cisive<\/em> &raquo;, et l&rsquo;on comprend alors que celle-ci n&rsquo;est pas encore livr\u00e9e, qu&rsquo;elle est \u00e0 faire, qu&rsquo;elle opposera l\u00a0\u00bb<em>amor fati<\/em>&lsquo; \u00e0 l\u00a0\u00bb<em>horror fati<\/em>&lsquo;. C&rsquo;est la bataille ultime pour sauver notre destin.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Une sorte d&rsquo;horror fati devient le sens commun, une haine du destin assign\u00e9 par la nature, une volont\u00e9 tenace de changer le cours des choses, un ressentiment implacable pour ce qui est. L&rsquo;amor fati s&rsquo;appelait l&rsquo;acceptation sereine de la r\u00e9alit\u00e9, la reconnaissance du destin. Marcello Veneziani \u00e9crit que \u00ab\u00a0dans le sens courant, le destin est consid\u00e9r\u00e9 comme un gendarme cruel qui arrache la vie \u00e0 un d\u00e9sir. En r\u00e9alit\u00e9, le destin enracine l&rsquo;\u00eatre dans le futur, donne un sens \u00e0 l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement, relie l&rsquo;existence \u00e0 un dessein et \u00e0 une persistance. &Ecirc;tre, c&rsquo;est avoir un destin\u00a0\u00bb<\/em> &raquo;.<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>On reprend le texte de Pecchioli \u00e0 partir de son original du <a href=\"https:\/\/www.ideeazione.com\/horror-fati-il-rifiuto-della-realta\/\">18 juillet<\/a> sur le site &lsquo;<em>ideazione.com<\/em>&lsquo;, et de sa version en fran\u00e7ais sur le site &lsquo;<em>euro-synergies.hautefort.com<\/em>&lsquo; du <a href=\"http:\/\/euro-synergies.hautetfort.com\/archive\/2023\/07\/21\/horror-fati-le-rejet-de-la-realite.html\">21 juillet<\/a>.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4><em>dedefensa.org<\/em><\/h4>\n<\/p>\n<p><p>_________________________<\/p>\n<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\"><em>Horror fati,<\/em> le rejet de la r\u00e9alit\u00e9<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Un homme obtient le droit de devenir une femme par la loi, sans chirurgie ni parcours psychologique, simplement parce qu&rsquo;il le veut. Son corps n&rsquo;est plus qu&rsquo;un accessoire. Il a d\u00e9sormais le droit l\u00e9gal d&rsquo;\u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme ce qu&rsquo;il n&rsquo;est pas. La d\u00e9cision du tribunal de Trapani menace de provoquer une avalanche : le dernier \u00e9pisode de la d\u00e9construction avant l&rsquo;aboutissement trans et post-humain. Un autre demande est survenue, cette fois \u00e0 devenir une femme, \u00e0 se faire implanter un ut\u00e9rus pour pouvoir ensuite avorter. En d&rsquo;autres temps, de tels postulants auraient \u00e9t\u00e9 confi\u00e9s \u00e0 des psychoth\u00e9rapeutes ; aujourd&rsquo;hui, ils ont des droits. Disney, &ndash; \u00e0 la pointe du ph\u00e9nom\u00e8ne <em>woke <\/em>et de la r\u00e9gression genriste appliqu\u00e9e aux enfants, &ndash; produit une version de &lsquo;<em>Blanche-Neige et les sept nains<\/em>&lsquo; sans prince charmant (intol\u00e9rable h\u00e9t\u00e9ropatriarcat) avec des nains, &ndash; multiethniques en hommage \u00e0 l&rsquo;obsession antiraciste et inclusive, &ndash; qui ne le sont pas : il semble de mauvais aloi d&rsquo;insister sur l&rsquo;injuste petitesse de la stature.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Chaque jour surviennent de nouvelles \u00e9tapes d&rsquo;un voyage \u00e0 l&rsquo;envers qui laisse pantois ceux qui regardent le cr\u00e9puscule joyeux de l&rsquo;Occident avec les yeux de la r\u00e9alit\u00e9. Une sorte d&rsquo;<em>horror fati <\/em>devient le sens commun, une haine du destin assign\u00e9 par la nature, une volont\u00e9 tenace de changer le cours des choses, un ressentiment implacable pour ce qui est. L&rsquo;<em>amor fati<\/em> s&rsquo;appelait l&rsquo;acceptation sereine de la r\u00e9alit\u00e9, la reconnaissance du destin. Marcello Veneziani \u00e9crit que &laquo; <em>dans le sens courant, le destin est consid\u00e9r\u00e9 comme un gendarme cruel qui arrache la vie \u00e0 un d\u00e9sir. En r\u00e9alit\u00e9, le destin enracine l&rsquo;\u00eatre dans le futur, donne un sens \u00e0 l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement, relie l&rsquo;existence \u00e0 un dessein et \u00e0 une persistance. &Ecirc;tre, c&rsquo;est avoir un destin<\/em> &raquo;.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;horreur de ce destin, la tentative de s&rsquo;y opposer par tous les moyens est l&rsquo;une des caract\u00e9ristiques de l&rsquo;humanit\u00e9 contemporaine.  Il y a l\u00e0 quelque chose de faustien, une volont\u00e9 de puissance, de contr\u00f4le, de d\u00e9passement, qui montre la fin de la civilisation gr\u00e9co-romaine et chr\u00e9tienne. L&rsquo;homme se confie \u00e0 la technique et \u00e0 la technologie non pas pour s&rsquo;am\u00e9liorer mais pour devenir autre que lui-m\u00eame. Ce qui est techniquement r\u00e9alisable n&rsquo;est pas une opportunit\u00e9 \u00e0 explorer et \u00e0 soumettre au tribunal de l&rsquo;\u00e9thique, de la prudence, du bien et du mal, mais une obligation \u00e0 vivre \u00e0 tout prix. On peut, donc on doit, \u00e0 condition, bien s&ucirc;r, d&rsquo;alimenter un march\u00e9 orient\u00e9 vers le profit.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La d\u00e9composition sociale devient rupture et l&rsquo;\u00e9cole, &ndash; lieu de formation des adultes de demain, &ndash;- encourage la carri\u00e8re \u00ab\u00a0alias\u00a0\u00bb, l&rsquo;identification selon le d\u00e9sir et le caprice individuels, &ndash; toujours provisoires et r\u00e9vocables, &ndash; et non selon le nom, le pr\u00e9nom et les caract\u00e9ristiques naturelles. Il faut dire &laquo; <em>le sexe attribu\u00e9 \u00e0 la naissance<\/em> &raquo;, comme si les parents et les obst\u00e9triciens avaient jet\u00e9 une pi\u00e8ce en l&rsquo;air devant le nouveau-n\u00e9. L&rsquo;invitation de Friedrich Nietzsche &laquo; <em>devenez ce que vous \u00eates<\/em> &raquo; &ndash; le chemin de l&rsquo;identification qui lib\u00e8re et reconna&icirc;t &ndash; est pratiqu\u00e9e \u00e0 l&rsquo;envers. Devenez ce que vous voulez, parce que la nature vous a enferm\u00e9 dans un corps et une condition que vous avez le droit de rejeter, en les recr\u00e9ant au gr\u00e9 du d\u00e9sir, de l&rsquo;arbitraire, du charabia.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;<em>horror fati,<\/em> le ressentiment pour ce que nous sommes, est li\u00e9 \u00e0 une particularit\u00e9 de l&rsquo;homme contemporain inconnue des g\u00e9n\u00e9rations pass\u00e9es : la contrari\u00e9t\u00e9 de ne pas avoir particip\u00e9 aux processus qui ont conduit \u00e0 la naissance. L&rsquo;homme occidental veut \u00e0 toute force \u00eatre le cr\u00e9ateur de lui-m\u00eame. De l&rsquo;individualisme au subjectivisme jusqu&rsquo;\u00e0 une sorte d&rsquo;\u00e9go\u00efsme forcen\u00e9. Une jeune fille a expliqu\u00e9 dans une vid\u00e9o, vue par des millions de personnes, qu&rsquo;elle avait poursuivi ses parents en justice pour l&rsquo;avoir mise au monde sans lui demander sa permission. Elle invite les femmes enceintes, &ndash; le p\u00e8re n&rsquo;est pas \u00e9voqu\u00e9 &ndash; \u00e0 consulter un m\u00e9dium pour demander au f&oelig;tus s&rsquo;il veut na&icirc;tre ou non. Nous laissons tout jugement \u00e0 ceux qui la liront, comme sur la proposition du Forum \u00e9conomique mondial (Klaus Schwab, Larry Fink, George Soros avec enfant homo \u00e0 la remorque et vilaine compagnie) de l\u00e9galiser, au nom de l&rsquo;inclusion, le sexe et le mariage avec les animaux, en contournant la barri\u00e8re de l&rsquo;esp\u00e8ce.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;erreur de ceux qui, comme nous, sont horrifi\u00e9s par tout cela est de se limiter \u00e0 une condamnation morale. C&rsquo;est \u00e9vident, c&rsquo;est n\u00e9cessaire, mais c&rsquo;est une erreur. Nous avons tendance \u00e0 raisonner en termes d&rsquo;\u00e9thique ou de morale sexuelle. Dans le chant V de la <em>Com\u00e9die<\/em>, Dante dit de S\u00e9miramis, la reine assyrienne, qu&rsquo;&laquo; <em>elle fut tellement d\u00e9truite par le vice de la luxure qu&rsquo;elle rendit le libitus licite dans sa loi, pour justifier l&rsquo;idylle dans laquelle elle \u00e9tait entra&icirc;n\u00e9e<\/em> &raquo;. En d&rsquo;autres termes, elle a l\u00e9galis\u00e9 chacun de ses vices priv\u00e9s. C&rsquo;est ce qui se passe ici et maintenant, mais il ne s&rsquo;agit en aucun cas de lib\u00e9rer les sens et les instincts. Ceux-ci sont au contraire la cl\u00e9 pour d\u00e9construire l&rsquo;homme, d\u00e9truire son \u00e2me rationnelle et sociale en tant que cr\u00e9ature \u00ab\u00a0politique\u00a0\u00bb, pour le r\u00e9duire \u00e0 un amas confus de pulsions \u00e0 satisfaire imm\u00e9diatement.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce qui est en train de changer rapidement le sens de la vie, l&rsquo;anthropologie et l&rsquo;ontologie de la cr\u00e9ature humaine, ne peut \u00eatre \u00e9valu\u00e9 en termes \u00e9thiques. Il y a bien plus que cela. Certes, &laquo; <em>les hommes ont ni\u00e9 Dieu, mais ce faisant, ils n&rsquo;ont pas mis en cause la dignit\u00e9 de Dieu, mais celle de l&rsquo;homme, qui ne peut se passer de Dieu<\/em> &raquo; (Nikola\u00ef Berdjaev). Le drame, c&rsquo;est que nous sommes au-del\u00e0 : la dignit\u00e9 est un concept inconnu et Dieu un vestige du pass\u00e9, dont on se moque comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un simple retard culturel, d\u00e9pass\u00e9 par la lumi\u00e8re aveuglante de la modernit\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La n\u00e9gation de la nature, de la v\u00e9rit\u00e9 et de la r\u00e9alit\u00e9, la haine du destin et des limites, la pr\u00e9f\u00e9rence pour l&rsquo;artificiel, l&rsquo;intronisation des d\u00e9sirs, des caprices, des utopies, tout cela a un but terrible : la fuite de l&rsquo;homme hors de lui-m\u00eame. La nouvelle cr\u00eate, la derni\u00e8re bataille d\u00e9cisive, c&rsquo;est celle qui oppose les cultures humanistes aux d\u00e9lires post-humanistes et transhumanistes, l&rsquo;ultime conflit dont l&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas le pouvoir ou la victoire d&rsquo;une id\u00e9ologie, mais la persistance de la cr\u00e9ature humaine, de l&rsquo;esp\u00e8ce <em>homo sapiens.<\/em> Les secousses que nous ressentons, les tremblements de terre quotidiens qui r\u00e9duisent \u00e0 n\u00e9ant la conception mill\u00e9naire de nous-m\u00eames et du monde, sont des tassements, les \u00e9tapes d&rsquo;un parcours guid\u00e9 dont le but interm\u00e9diaire est le transhumanisme, le d\u00e9passement de la cr\u00e9ature humaine &quot;naturelle&quot;, pour l&rsquo;hybrider avec la machine. <em>Cyberman <\/em>plus Intelligence Artificielle plus toutes les technologies pr\u00e9sentes et futures destin\u00e9es \u00e0 envahir le corps et l&rsquo;esprit de la masse biochimique qu&rsquo;est l&rsquo;homme.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Un transit, r\u00e9v\u00e8le le pr\u00e9fixe, puisque &quot;trans&quot; est ce par quoi il passe pour arriver ailleurs, dans un \u00e9tat distinct de l&rsquo;\u00e9tat initial. Le but ultime est l&rsquo;apr\u00e8s-homme, la construction\/cr\u00e9ation d&rsquo;une nouvelle esp\u00e8ce. D&rsquo;o&ugrave; le discr\u00e9dit, l&rsquo;horreur, &ndash; voire la haine &ndash; \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de la nature et de ses lois, que l&rsquo;on nomme de mani\u00e8re r\u00e9ductrice \u00ab\u00a0biologie\u00a0\u00bb. Une humanit\u00e9 trans et post-technologique, hybride, d&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;on expulse la pens\u00e9e libre et la raison droite, pour la soumettre \u00e0 la surveillance la plus stricte par des dispositifs artificiels contr\u00f4l\u00e9s, propri\u00e9t\u00e9 d&rsquo;une oligarchie restreinte dont nous devenons tous les esclaves, les objets, les abeilles ouvri\u00e8res d&rsquo;une ruche.  L&rsquo;Intelligence Artificielle est jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent contr\u00f4l\u00e9e par quelques hommes. Demain, le biopouvoir et la biocratie, &ndash; le pouvoir sur la vie &ndash; pourraient \u00e9chapper des mains des docteurs Frankenstein postmodernes.  Le risque doit \u00eatre s\u00e9rieux puisque la sonnette d&rsquo;alarme a \u00e9t\u00e9 tir\u00e9e par un grand nombre de scientifiques d\u00e9vou\u00e9s. Les appareils d&rsquo;intelligence artificielle prononcent des hom\u00e9lies, dirigent des orchestres et affirment fi\u00e8rement qu&rsquo;ils seront bient\u00f4t capables de tout faire mieux que nous, y compris de gouverner \u00e0 la place des humains.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Effrayant est le silence des innocents, &ndash; nous, &ndash; l&rsquo;aphasie du milieu culturel largement servile, l&rsquo;inaction du pouvoir politique, priv\u00e9 de la capacit\u00e9 de d\u00e9cider, discr\u00e9dit\u00e9 aux yeux de l&rsquo;opinion publique. Une op\u00e9ration de plus voulue et poursuivie par l&rsquo;oligarchie au pouvoir, \u00e0 laquelle la classe politique se pr\u00eate volontiers en \u00e9change de privil\u00e8ges. Au milieu des d\u00e9combres, le pouvoir gagne, qui devient le L\u00e9viathan, seule entit\u00e9 capable de diriger une (dis)soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9sormais pass\u00e9e de l&rsquo;\u00e9tat liquide (Bauman) \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat gazeux.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous sommes aux pr\u00e9mices du d\u00e9fi d\u00e9cisif: la lutte entre les partisans d&rsquo;une avanc\u00e9e technologique illimit\u00e9e, appel\u00e9e progr\u00e8s pour \u00e9viter le d\u00e9bat, et ceux qui sont convaincus que des limites morales, politiques et mat\u00e9rielles sont n\u00e9cessaires, et que la barri\u00e8re infranchissable est le respect de la nature et de la personne humaine.  Le champ de bataille est biopolitique, le contr\u00f4le de la vie, du corps, de la pens\u00e9e. Qui d\u00e9cidera, et comment d\u00e9cidera-t-on, de ce qu&rsquo;il faut introduire dans notre organisme pour le redessiner, le modifier, l&rsquo;hybrider avec la machine ? Qu&rsquo;adviendra-t-il de notre cerveau, de notre libre arbitre, comment vivrons-nous, que mangerons-nous ? Produits naturels ou artificiels ? Deviendrons-nous des OGM, des organismes g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9s ? Que signifiera l&rsquo;homme, la personne, l&rsquo;esprit, la libert\u00e9 ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous vivons une transition d\u00e9cisive o&ugrave; la modernit\u00e9 va perdre son masque et d\u00e9voiler son visage. C&rsquo;est le primat du devenir sur l&rsquo;\u00eatre, la lutte prom\u00e9th\u00e9enne contre le destin et la nature. Vex\u00e9 de ne pas \u00eatre cr\u00e9ateur de lui-m\u00eame, l&rsquo;homme d\u00e9cr\u00e8te la victoire d&rsquo;H\u00e9raclite : tout coule, <em>panta rei, <\/em>l&rsquo;eau du fleuve n&rsquo;est jamais la m\u00eame. Au commencement \u00e9tait le Logos, le Verbe, la raison illumin\u00e9e par la transcendance qui vainc le Chaos. Puis Faust fit irruption, le chercheur fi\u00e9vreux de savoir, et la primaut\u00e9 passa \u00e0 l&rsquo;action. &laquo; <em>Im Anfang war die Tat <\/em>&raquo;<em>, <\/em>au commencement \u00e9tait l&rsquo;action. Marx en subira l&rsquo;influence, inaugurant la philosophie de la praxis destin\u00e9e \u00e0 changer le monde, avec la 11\u00e8me th\u00e8se sur Feuerbach. Sonnez la trompette de la modernit\u00e9 sur la musique de la r\u00e9volution : les philosophes ont jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent interpr\u00e9t\u00e9 le monde, il s&rsquo;agit maintenant de le transformer, ordonne l&rsquo;homme de Tr\u00e8ves.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le voyage est termin\u00e9. Nous ne nous demandons plus si une chose est bonne ou mauvaise, bien ou mal, mais si elle est \u00ab\u00a0techniquement\u00a0\u00bb possible, r\u00e9alisable et rentable. L&rsquo;alchimiste postmoderne ne transforme plus la pierre en or, il transforme, modifie, transcende la mati\u00e8re pour la recr\u00e9er. Il trans-forme, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;il redessine, retravaille, forge un monde en mutation permanente, dont le trajet ressemble \u00e0 celui d&rsquo;un train sans conducteur.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous vivons dans l&rsquo;inconscient de la pens\u00e9e une r\u00e9volution radicale qui change le sens et le destin de l&rsquo;humanit\u00e9. C&rsquo;est une r\u00e9volution qui marche vers la neutralisation des identit\u00e9s et des diff\u00e9rences originelles, l&rsquo;effacement de la nature, l&rsquo;annulation des agencements, des r\u00f4les et des relations qui fondent l&rsquo;humanit\u00e9 : la famille, les sexes, la procr\u00e9ation. A la base, il y a l&rsquo;<em>horror fati,<\/em> l&rsquo;horreur et le rejet de ce que nous sommes par nature.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La lutte contre le destin n&rsquo;\u00e9pargne personne : on devient femme ou homme, le choix est subjectif, r\u00e9vocable. Si le <em>ticchio <\/em>souffle, on est italien le matin, cosmopolite le midi et am\u00e9ricain le soir. Pour l&rsquo;orientation sexuelle, large \u00e9ventail de choix, il y a trois ou trente-trois sexes et on peut les exp\u00e9rimenter \u00e0 volont\u00e9, surfer entre les genres.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous nous auto-cr\u00e9ons, mais nous ne sommes pas les forgerons de nous-m\u00eames, plut\u00f4t des clients de la technologie, transgenres \u00e0 vie, au gr\u00e9 des modes et des pr\u00e9f\u00e9rences. Le destin est remplac\u00e9 par le progr\u00e8s, qui d\u00e9\u00e7oit cependant, une attente anxieuse et diff\u00e9r\u00e9e. Mieux vaut l&rsquo;instant, le mouvement perp\u00e9tuel, le fragment, l&rsquo;hermaphrodite global qui se trans-forme, se trans-f\u00e9rence et se trans-course. Tout circule en transit, on traverse d\u00e9guis\u00e9 et changeant une autoroute \u00e9ternellement en construction, chaque m\u00e8tre est une sortie et une d\u00e9viation, l&rsquo;essentiel est de payer le p\u00e9age. Seul le voyage compte, l&rsquo;origine nous met en col\u00e8re car nous ne l&rsquo;avons pas choisie \u00ab\u00a0librement\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous sommes des nomades en perp\u00e9tuel transit m\u00eame sans bouger, des marins dans l&rsquo;oc\u00e9an virtuel, un, &ndash; \u00e0 la fois aucun et cent mille, des mutants et des trans parfaits. L&rsquo;impermanence insurmontable et la nouveaut\u00e9 absolue de ce temps sont stup\u00e9fiantes. Nous allons, nous traversons, nous franchissons des murs, nous enlevons des obstacles en cr\u00e9ant des ruines, en encombrant la route de d\u00e9bris dans une course qui est une fin en soi. Ou plut\u00f4t, la fin, c&rsquo;est l&rsquo;hybridation avec l&rsquo;artificiel, la machine, le produit technique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est la fin de l&rsquo;humanit\u00e9 telle que toutes les g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9c\u00e9dentes l&rsquo;ont comprise, le tournant d&rsquo;une \u00e9poque, une voie \u00e0 sens unique dont il sera difficile de trouver le chemin du retour. D\u00e9passer l&rsquo;homme, le transcender et le transformer en une esp\u00e8ce nouvelle, trans et finalement post-humaine.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>Homo sum, humani nihil a me alienum puto<\/em> &raquo;<em>,<\/em> \u00e9crivait le Romain T\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de l&rsquo;<em>amor fati.<\/em> Je suis un homme, rien d&rsquo;humain ne m&rsquo;est \u00e9tranger. Que dira l&rsquo;intelligence artificielle de l&rsquo;homme qui hait son destin ?<\/p>\n<\/p>\n<p><h4>Roberto Pecchioli<\/h4><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De la haine fulgurante du destin &bull; Portrait g\u00e9n\u00e9ral de la catastrophique chute en d\u00e9g\u00e9n\u00e9ration et en perdition que repr\u00e9sente l&rsquo;\u00e9volution soci\u00e9tale am\u00e9ricaniste-occidentaliste. &bull; L&rsquo;auteur nomme cela &lsquo;horror fati&lsquo; : &laquo; Une sorte d&rsquo;horror fati devient le sens commun, une haine du destin assign\u00e9 par la nature, une volont\u00e9 tenace de changer le cours des&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[14],"tags":[2886,2631,22122,2604,22124,2985,22123,11985,21822,21820,13181,2646],"class_list":["post-80687","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ouverture-libre","tag-bataille","tag-de","tag-derniers-temps","tag-des","tag-fati","tag-fin","tag-horor","tag-lhumanite","tag-pecchioli","tag-roberto","tag-transhumanisme","tag-wokenisme"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/80687","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=80687"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/80687\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=80687"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=80687"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=80687"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}