{"id":80738,"date":"2023-09-02T17:01:29","date_gmt":"2023-09-02T17:01:29","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2023\/09\/02\/le-cavalier-fou-qui-hait-tout-le-monde\/"},"modified":"2023-09-02T17:01:29","modified_gmt":"2023-09-02T17:01:29","slug":"le-cavalier-fou-qui-hait-tout-le-monde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2023\/09\/02\/le-cavalier-fou-qui-hait-tout-le-monde\/","title":{"rendered":"Le cavalier fou qui \u201chait tout le monde\u201d"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Le cavalier fou qui \u00ab\u00a0hait tout le monde\u00a0\u00bb<\/h2>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>&bull; Le \u00ab\u00a0n\u00e9olib\u00e9ralisme\u00a0\u00bb \u00e9tait, croyait-on, un rejeton de plus du capitalisme avec nombre de traits caract\u00e9ristiques de sa parent\u00e8le. &bull; <strong>Il n&rsquo;en est rien, nous explique Carlos X. Blanco<\/strong>. &bull; Le n\u00e9olib\u00e9ralisme est une monstruosit\u00e9, une difformit\u00e9 semblant venir du capitalisme mais en r\u00e9alit\u00e9 <strong>n\u00e9 de rien du tout et poursuivant le but du Rien qui doit verser dans le N\u00e9ant&#8230;<\/strong> &bull; Aucune explication rationnelle ne suffit \u00e0 d\u00e9crire ce ph\u00e9nom\u00e8ne, m\u00eame si l&rsquo;on sait qu&rsquo;il est n\u00e9 un 11-septembre (celui de 1973, du Chili et d&rsquo;Allende). &bull; La principale source de son \u00e9nergie ph\u00e9nom\u00e9nale <strong>semble \u00eatre la haine absolue<\/strong> et son but <strong>la chute du Rien dans le N\u00e9ant<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>__________________________<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><\/p>\n<p>Voici un texte d&rsquo;un tr\u00e8s grand int\u00e9r\u00eat, pas du tout abstrait, plein de r\u00e9f\u00e9rences historiques et culturelles sur ce que certains croiraient \u00eatre une sorte de \u00ab\u00a0stade final du capitalisme\u00a0\u00bb, &ndash; et qui est en r\u00e9alit\u00e9 quelque chose de tout \u00e0 fait diff\u00e9rent, d&rsquo;insaisissable, de myst\u00e9rieux : le \u00ab\u00a0n\u00e9olib\u00e9ralisme\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0capitalisme n\u00e9olib\u00e9ral\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;auteur nous annonce que tout, &ndash; pour ce dernier segment dans tous les cas, &ndash; part du 9\/11, mais pas du 9\/11 qu&rsquo;on croit. Il s&rsquo;agit du 11 septembre 1973  et la chute d&rsquo;Allende au Chili, et non du 11 septembre 2001 et la chute des deux\/trois tours de Manhattan. Il s&rsquo;agit du lancement en fanfare, un peu comme on lance le &lsquo;<em>Titanic<\/em>&lsquo;, du n\u00e9olib\u00e9ralisme. Ce n&rsquo;est pas un <em>remake <\/em>du capitalisme, une habilet\u00e9 augment\u00e9e d&rsquo;\u00e9lites \u00e0 la fois identifi\u00e9es et myst\u00e9rieuses, un bouquet grandiose d&rsquo;ill\u00e9galit\u00e9, de cupidit\u00e9, de corruption, de massacres, de sottises et de cruaut\u00e9 ; c&rsquo;est tout cela \u00e0 la fois, et puis en m\u00eame temps c&rsquo;est quelque chose d&rsquo;autre, quelque chose de tout \u00e0 fait autre, qui nous m\u00e8ne irr\u00e9m\u00e9diablement, selon les conseils avis\u00e9s d&rsquo;une folie remplie de haines sans fin, aux abysses o&ugrave; nous nous pr\u00e9cipitons actuellement.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;auteur explique parfaitement, d&rsquo;une fa\u00e7on color\u00e9e et endiabl\u00e9e, \u00e0 la fois les origines du ph\u00e9nom\u00e8nes, avec les Anglo-Saxons pirates et bandits depuis le XVI\u00e8me si\u00e8cle et les hispaniques \u00ab\u00a0morbides\u00a0\u00bb, les seconds victimes des premiers apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 leurs employ\u00e9s empress\u00e9s. Tout cela \u00e9volue d&rsquo;une \u00e9trange fa\u00e7on, ou bien d&rsquo;une fa\u00e7on logique si l&rsquo;on croit au diable, et se noue avec la chute d&rsquo;Allende.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pourtant, non, ce n&rsquo;est pas un soubresaut de plus du capitalisme. C&rsquo;est une \u00ab\u00a0sous-esp\u00e8ce\u00a0\u00bb, une sorte d&rsquo;arborescence monstrueuse pouss\u00e9 on ne sait comment, qui ne sert \u00e0 rien sinon \u00e0 r\u00e9pandre le chaos autour de lui, &ndash; et aussi &laquo; <em>dans ses entrailles<\/em> &raquo;, &ndash; et \u00e0 poursuivre une incroyable chevauch\u00e9e nihiliste dont le caract\u00e8re principal est sans doute, peut-\u00eatre, certainement, &ndash; rien de moins que la folie&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Entretemps, en effet et pour parvenir \u00e0 ce r\u00e9sultat \u00e9tonnant qui appelle l&rsquo;eschatologie comme un soulagement bienfaisant, nous  sommes pass\u00e9s d&rsquo;Allende \u00e0 Washington D.C., \u00e9ventuellement avec l&rsquo;aide des deux\/trois tours r\u00e9duites en lourdes poussi\u00e8res, pour aboutir \u00e0 la \u00ab\u00a0crisarisation\u00a0\u00bb (on nous passera ce n\u00e9ologisme de circonstance quoiqu&rsquo;un peu ronflant) g\u00e9n\u00e9rale, sinon totalitaire, embrassant tous les processus, tous les comportements, tous les jugements, tous les actes, et tout le reste encore&#8230; C&rsquo;est l&rsquo;Empire !<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Jamais l&rsquo;&Eacute;tat imp\u00e9rial n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 instrumentalis\u00e9 \u00e0 ce point. L&rsquo;Empire yankee est aujourd&rsquo;hui un cheval emball\u00e9 qui semble n&rsquo;ob\u00e9ir qu&rsquo;\u00e0 un cavalier fou, fon\u00e7ant t\u00eate baiss\u00e9e vers l&rsquo;ab&icirc;me. Le cheval d\u00e9truit tout sur son passage et n&rsquo;est efficace que dans ses effets destructeurs, jamais dans ses effets positifs<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>L&rsquo;int\u00e9r\u00eat de cette d\u00e9finition soign\u00e9e d&rsquo;un ph\u00e9nom\u00e8ne improbable et catastrophique, c&rsquo;est qu&rsquo;\u00e0 la fois l&rsquo;auteur l&rsquo;identifie et le d\u00e9finit, \u00e0 la fois il abandonne par instant cette voie pour admettre qu&rsquo;on se trouve devant quelque chose d&rsquo;incompr\u00e9hensible et de semblable \u00e0 rien d&rsquo;autre dans l&rsquo;histoire, dans les th\u00e9ories, dans les pens\u00e9es. Il (ce ph\u00e9nom\u00e8ne) semble r\u00e9pondre \u00e0 des consignes imp\u00e9ratives issues d&rsquo;un groupe myst\u00e9rieux et machiav\u00e9lique pour donner des effets compl\u00e8tement insens\u00e9s et sans autre but que l&rsquo;absence de but pour permettre la catastrophe, avec des initiatives qui partent en tous sens et se retournent contre elles.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p><strong><em>Notes du PhG-Bis<\/em><\/strong><em> : &laquo; Par exemple, et exemple du jour m\u00eame que PhG s&#8217;empresse de me signaler, l&rsquo;annonce que le ma&icirc;tre occulte de Zelenski, l&rsquo;oligarque Igor Kolomoyski qui a permis l&rsquo;ascension de Zelenski et a financ\u00e9 sa campagne, homme de l&rsquo;ombre et manipulateur-n\u00e9 du pr\u00e9sident en-cours qui organise le massacre des Ukrainiens, &ndash; le voici lui-m\u00eame <a href=\"https:\/\/www.rt.com\/russia\/582261-kolomoysky-ukraine-laundering-suspicion\/\">inform\u00e9 par le SBU<\/a> <\/em>[sorte de GPU\/KGB ukraino-z\u00e9lenskiste]<em> qu&rsquo;il est soup\u00e7onn\u00e9 de fraude et de transfert ill\u00e9gal de fraude, et \u00ab\u00a0mis en examen\u00a0\u00bb comme l&rsquo;on dit&#8230; &raquo;<\/em><\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Nous sommes l\u00e0 en terrain de connaissance, &ndash; l\u00e0 o&ugrave; fleurit l&rsquo;<a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-linconnaissance\">inconnaissance<\/a> pour les plus avis\u00e9s, &ndash; et il n&rsquo;y a finalement rien pour nous \u00e9tonner m\u00eame si tout ce qui se passe ne cesse de nous stup\u00e9fier. Une belle trouvaille de ce travail (le texte de Blanco) est de nous faire conna&icirc;tre ce d\u00e9tail absolument diabolique et catastrophique, que ce ph\u00e9nom\u00e8ne qui embrasse tous les autres pour les forcer \u00e0 suivre sa folie, cette dynamique ph\u00e9nom\u00e9nalement catastrophique &laquo; <em>hait tout le monde<\/em> &raquo;.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Mais ce qu&rsquo;il faut approfondir, voire bouleverser, c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9tude du capitalisme n\u00e9olib\u00e9ral. Cette sous-esp\u00e8ce est un conglom\u00e9rat dans lequel, comme le disent Fusaro, Lazzarato, Douguine et d&rsquo;autres, il n&rsquo;y a pas de lignes de fracture entre la guerre, l&rsquo;exploitation \u00e9conomique, la violence psychosociale. C&rsquo;est une unit\u00e9 enti\u00e8re, granitique, qui \u00e9tend ses griffes sur le globe et sur les hommes, quelle que soit leur condition. Le capital ainsi mut\u00e9 en n\u00e9olib\u00e9ralisme \u00ab\u00a0hait tout le monde\u00a0\u00bb et est une hyperbombe<\/em> [nucl\u00e9aire] <em>: il est la menace permanente et d\u00e9finitive pour la vie, &ndash; et pas seulement la vie humaine, &ndash; sur cette plan\u00e8te<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Eh bien ! L&rsquo;on sort de cette lecture au fond tout \u00e0 fait rassur\u00e9. La principale force qui dirige le monde poss\u00e8de absolument tous les caract\u00e8re de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement absolument satanique, dont l&rsquo;explication est \u00e0 chercher hors de notre logique, de nos pr\u00e9tentions th\u00e9oriques, de nos caprices id\u00e9ologiques et de nos lubies ontologiques. Il est la preuve absolue que cette entreprise que nous menons de main de ma&icirc;tre depuis trois si\u00e8cles au moins, ou le double pour certains, cette entreprise dont nous avons accouch\u00e9 en croyant cr\u00e9er le Nouveau-Monde d&rsquo;au-del\u00e0 du monde, et que l&rsquo;on nomme \u00ab\u00a0modernit\u00e9\u00a0\u00bb, est un pi\u00e8ge terrifiant o&ugrave; nous avons donn\u00e9 t\u00eate baiss\u00e9e. Il faut donc boire le verre jusqu&rsquo;\u00e0 la lie et nous sommes en bonne voie&#8230; Apr\u00e8s, qui n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas si loin, &ndash; apr\u00e8s, on verra.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Donc, voici le texte de Carlos X. Blanco, venu de &lsquo;<em>euro-synergies.hautetfort.com<\/em>&lsquo;, le <a href=\"http:\/\/euro-synergies.hautetfort.com\/archive\/2023\/09\/01\/9-11-origines-et-developpement-du-neoliberalisme.html\">1<sup>er<\/sup> septembre 2023<\/a>.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4><em>dedefensa.org<\/em><\/h4>\n<\/p>\n<p><p>_________________________<\/p>\n<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">9\/11: Origines et d\u00e9veloppement du n\u00e9olib\u00e9ralisme<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Le n\u00e9olib\u00e9ralisme a commenc\u00e9 le 11 septembre. Mais ce n&rsquo;est pas le 11 septembre 2001, date \u00e0 laquelle ont \u00e9t\u00e9 commis les attentats contre les tours jumelles de New York, causant des milliers de morts dans cette ville et, imm\u00e9diatement apr\u00e8s, des centaines de milliers d&rsquo;autres dans le reste du monde, avec la pl\u00e9thore des guerres &quot;justifi\u00e9es&quot; par l&rsquo;Empire, victime de ces attentats. Non : le lib\u00e9ralisme a commenc\u00e9 exactement trois d\u00e9cennies plus t\u00f4t : le 11 septembre 1973. Cette terrible date inaugurale a \u00e9galement eu lieu dans les Am\u00e9riques, mais dans l&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re sud : au Chili.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Dans une d\u00e9mocratie consolid\u00e9e, dans l&rsquo;une des r\u00e9publiques hispaniques les plus avanc\u00e9es sur le plan \u00e9ducatif et social, dirig\u00e9e par un gouvernement d\u00e9sireux d&rsquo;exercer sa souverainet\u00e9 sur les ressources du pays et au profit de son peuple, c&rsquo;est-\u00e0-dire la d\u00e9mocratie chilienne, les n\u00e9olib\u00e9raux de Chicago ont d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;entreprendre une exp\u00e9rience.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Leur premier 11 septembre destin\u00e9 \u00e0 changer le monde est, comme le second, sans subtilit\u00e9. Bombarder le palais pr\u00e9sidentiel, faire descendre des chars dans les rues, utiliser des troupes et des avions pour intimider la population. Arr\u00eater, torturer et assassiner des milliers de personnes. Instaurer un r\u00e9gime de terrorisme d&rsquo;&Eacute;tat dans lequel l&rsquo;&Eacute;tat devient un instrument f\u00e9roce contre son propre peuple, et o&ugrave; les forces arm\u00e9es &#8211; qui ont jur\u00e9 de d\u00e9fendre leur patrie et de d\u00e9fendre leur peuple, auquel elles appartiennent &#8211; sont transform\u00e9es en gorilles et en voyous \u00e0 la solde d&rsquo;une mafia \u00e9trang\u00e8re d&rsquo;\u00e9conomistes yankees. Une mafia dirig\u00e9e par les Friedman et les Hayek, lou\u00e9s et f\u00eat\u00e9s dans tout l&rsquo;Occident, endoctrin\u00e9s dans des th\u00e9ories ridicules de &quot;libert\u00e9&quot; qui, dans l&rsquo;\u00e9conomie orthodoxe du monde capitaliste bourgeois lui-m\u00eame, \u00e9taient minoritaires. Mais vous savez que les th\u00e9ories les plus anthropologiquement absurdes, si elles sont soutenues par la CIA, le Pentagone et des millions d&rsquo;euros d&rsquo;armes et de pots-de-vin, sont des doctrines qui sont souvent impos\u00e9es.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La dictature militaire, comme je l&rsquo;ai lu ici chez de nombreux lib\u00e9raux anglophiles, ferait partie de la &quot;morbidit\u00e9 hispanique&quot;. Si l&rsquo;on regarde l&rsquo;Espagne en 1973, on y voit aussi un r\u00e9gime g\u00e9n\u00e9ral n\u00e9 d&rsquo;une violence originelle et sans d\u00e9mocratie dans le pays depuis 1939, ou m\u00eame avant, si l&rsquo;on consid\u00e8re le coup d&rsquo;&Eacute;tat (&quot;soul\u00e8vement&quot;) de 1936. Si l&rsquo;on remonte au moins jusqu&rsquo;\u00e0 la guerre d&rsquo;ind\u00e9pendance contre Napol\u00e9on, tout le 19\u00e8me si\u00e8cle espagnol, ainsi que celui de l&rsquo;Am\u00e9rique latine, n&rsquo;est qu&rsquo;une suite de &quot;coups d&rsquo;&Eacute;tat&quot; et de &quot;soul\u00e8vements&quot; militaires (les &quot;espadones&quot;). Il semble que les coups d&rsquo;&Eacute;tat et l&rsquo;allergie \u00e0 la d\u00e9mocratie soient dans le sang des Espagnols des deux h\u00e9misph\u00e8res.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>J&rsquo;ai toujours trouv\u00e9 ironique que les amis de la l\u00e9gende noire anti-hispanique d\u00e9noncent avec une telle r\u00e9gularit\u00e9 la &quot;morbidit\u00e9 hispanique&quot; des dictatures militaires et, en m\u00eame temps, se taisent sur les machinations britanniques et yankees qui peuvent si souvent les expliquer. La pr\u00e9tendue &quot;morbidit\u00e9&quot; de la race hispanique devrait plut\u00f4t \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une double morbidit\u00e9 : la morbidit\u00e9 des Anglo-Saxons, depuis qu&rsquo;ils sont devenus un peuple de pirates, c&rsquo;est-\u00e0-dire depuis le 16\u00e8me si\u00e8cle, un peuple et un royaume de pirates consistant \u00e0 briser des nations et \u00e0 r\u00e9duire des peuples en esclavage. L&rsquo;idiotie hispanique, je veux bien le reconna&icirc;tre, consiste \u00e0 les laisser faire. Mais l&rsquo;impitoyabilit\u00e9 pirate et pr\u00e9datrice des deux empires anglo-saxons ne me semble pas pouvoir \u00eatre s\u00e9rieusement li\u00e9e \u00e0 un quelconque id\u00e9al de &quot;libert\u00e9&quot;. Nos lib\u00e9raux et n\u00e9o-lib\u00e9raux, m\u00eame s&rsquo;ils maltraitent la langue de Cervant\u00e8s, le font.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce premier 11 septembre a \u00e9t\u00e9 terrible. Autour de lui, le continent am\u00e9ricain \u00e9tait rempli de dictatures militaires. En 1976, la d\u00e9mocratie argentine survivait \u00e0 peine, mais un coup d&rsquo;&Eacute;tat \u00e0 cette date y mit fin et installa un r\u00e9gime de terreur, fr\u00e8re de celui du Chili en termes de f\u00e9rocit\u00e9. La strat\u00e9gie n\u00e9olib\u00e9rale des Am\u00e9ricains \u00e9tait implacable : la libert\u00e9 des march\u00e9s exigeait la r\u00e9ification et l&rsquo;avilissement maximum du peuple. Torture, mort, disparition, extinction de la loi, vol d&rsquo;enfants, techniques de terreur psychologique&#8230; Exactement ce que nous voyons aujourd&rsquo;hui dans le &quot;jardin&quot; ukrainien de Zelensky et Borrell, mais que nous avons connu il y a plusieurs d\u00e9cennies en Am\u00e9rique latine.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Comme le disent d&rsquo;\u00e9minents philosophes italiens (Preve, Lazzarato, Fusaro), le n\u00e9olib\u00e9ralisme n&rsquo;est pas exactement une phase ou un ornement id\u00e9ologique du capitalisme. En r\u00e9alit\u00e9, le n\u00e9olib\u00e9ralisme est la m\u00e9thode de &quot;gouvernance&quot; de l&#8217;empire am\u00e9ricain, avec l&rsquo;aide des vestiges mourants de l&#8217;empire britannique (non moins dangereux) pour pr\u00e9server ses taux de profit et ses activit\u00e9s d&rsquo;extraction pr\u00e9datrices, m\u00eame au prix du maintien du chaos. Son &quot;ordre&quot; n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que la production croissante du chaos. Ce chaos grandit et se r\u00e9pand au sein m\u00eame des populations des empires pirates. Les Am\u00e9ricains &quot;moyens&quot; ne comprennent pas pourquoi tant de guerres \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, tant d&rsquo;imp\u00e9rialisme et tant de pillage ne signifient pas une am\u00e9lioration pour eux. Cette situation, qui pourrait \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e comme la situation habituelle dans l&rsquo;histoire des empires (les b\u00e9n\u00e9fices d&rsquo;un empire pr\u00e9dateur vont principalement \u00e0 une \u00e9lite et le peuple est laiss\u00e9 \u00e0 lui-m\u00eame), est n\u00e9anmoins diff\u00e9rente et unique dans l&rsquo;histoire : jamais un empire n&rsquo;a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 autant de chaos autour de lui et dans ses propres entrailles, et ce non pas pour son propre b\u00e9n\u00e9fice, mais pour les \u00e9lites priv\u00e9es, anonymes et cach\u00e9es qui le dirigent. Jamais l&rsquo;&Eacute;tat imp\u00e9rial n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 instrumentalis\u00e9 \u00e0 ce point. L&rsquo;Empire yankee est aujourd&rsquo;hui un cheval emball\u00e9 qui semble n&rsquo;ob\u00e9ir qu&rsquo;\u00e0 un cavalier fou, fon\u00e7ant t\u00eate baiss\u00e9e vers l&rsquo;ab&icirc;me. Le cheval d\u00e9truit tout sur son passage et n&rsquo;est efficace que dans ses effets destructeurs, jamais dans ses effets positifs.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Lorsque Naomi Klein, au d\u00e9but du si\u00e8cle, a d\u00e9velopp\u00e9 sa <em>Shock Doctrine<\/em> (2007), elle a eu raison d&rsquo;inclure les techniques psychologiques d&rsquo;endoctrinement, de terrorisme et de vidage de conscience parmi les armes les plus efficaces des Am\u00e9ricains (et des Anglo-Saxons) pour compl\u00e9ter l&rsquo;action de leurs militaires &#8211; nationaux ou \u00e9trangers -, de la contre-gu\u00e9rilla et des politiciens autochtones perfides. L&rsquo;&Eacute;cole de Francfort elle-m\u00eame avait propos\u00e9 des r\u00e9sultats psychosociaux allant dans le m\u00eame sens pendant une grande partie du si\u00e8cle pr\u00e9c\u00e9dent. Des r\u00e9sultats sur les techniques mentales et m\u00e9diatiques qui pouvaient \u00eatre per\u00e7us de mani\u00e8re ambigu\u00eb : comme une d\u00e9nonciation de ce que le capitalisme a l&rsquo;intention de nous faire, ou comme des outils au service du capitalisme lui-m\u00eame, qui, de mani\u00e8re suspecte, finan\u00e7ait une \u00e9cole &quot;critique&quot;, oui, tr\u00e8s critique, mais qui, en m\u00eame temps, n&rsquo;\u00e9tait pas une \u00e9cole &quot;critique&quot;, mais une \u00e9cole &quot;critique&quot;. Elle \u00e9tait ouvertement antisovi\u00e9tique, et rempla\u00e7ait la &quot;science r\u00e9volutionnaire&quot; par une approche &quot;critique&quot; qui n&rsquo;\u00e9tait en r\u00e9alit\u00e9 qu&rsquo;un nouveau conformisme, pas du tout mal \u00e0 l&rsquo;aise avec le dollar qui la payait.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Vingt ans apr\u00e8s la chute des tours jumelles et la croisade am\u00e9ricaine contre l&rsquo;&quot;Axe du mal&quot;, et un demi-si\u00e8cle apr\u00e8s le coup d&rsquo;&Eacute;tat n\u00e9olib\u00e9ral confi\u00e9 \u00e0 Pinochet et \u00e0 sa junte militaire, il convient de faire le point et de dessiner un paysage conceptuel tr\u00e8s fin et rigoureux du n\u00e9olib\u00e9ralisme. Le penseur franco-italien (fortement contamin\u00e9 par le jargon philosophico-psychanalytique des penseurs fran\u00e7ais des ann\u00e9es 1970), Maurizio Lazzarato (1955), est actuellement l&rsquo;un des meilleurs analystes de l&rsquo;&quot;Empire du dollar&quot;. En se soumettant \u00e0 cette monnaie, une grande partie des nations du monde finance le chaos consubstantiel au mode de &quot;gouvernance&quot; que l&#8217;empire yankee exerce sur la plan\u00e8te. Aucune des puissances qui existaient en 1898 n&rsquo;a tenu t\u00eate au mastodonte yankee ; elles ont cru pouvoir trouver un modus vivendi avec la pseudo-engeance nationale qui \u00e9tait alors une puissance \u00e9mergente ayant port\u00e9 le coup de gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;empire espagnol dans une guerre ill\u00e9gale contre la momie qui conservait encore des prolongements outre-mer en Asie et dans les Cara\u00efbes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le monde a ferm\u00e9 les yeux \u00e0 la fin du 19\u00e8me si\u00e8cle et n&rsquo;a pas voulu comprendre ce qui se pr\u00e9parait : la combinaison des techniques journalistiques les plus sournoises (v\u00e9ritable &quot;ing\u00e9nierie sociale&quot; de l&rsquo;\u00e9poque) avec la pratique du g\u00e9nocide de masse : camps d&rsquo;extermination, terrorisme colonial par massacres syst\u00e9matiques, comme le million d&rsquo;ex-espagnols philippins ex\u00e9cut\u00e9s d\u00e8s la &quot;lib\u00e9ration&quot; de l&rsquo;archipel.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le monde se r\u00e9jouit de la mont\u00e9e en puissance de la &quot;jeune nation am\u00e9ricaine&quot; et de la ramification de ses tentacules, d&rsquo;abord aux d\u00e9pens de l&rsquo;Espagne, puis aux d\u00e9pens de tous les autres. L&rsquo;ing\u00e9nierie sociale et le terrorisme psychologique tr\u00e8s efficaces des Am\u00e9ricains gagneront les batailles les plus difficiles, celles que les marines, toujours douteux en termes de virilit\u00e9 et de qualit\u00e9 militaire professionnelle, ne pourront pas gagner \u00e0 eux seuls. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;Europe est tomb\u00e9e aux pieds de l&#8217;empire du dollar lorsque la guerre a \u00e9clat\u00e9 en 1914. Lazzarato a tout \u00e0 fait raison de qualifier cette catastrophe de &quot;guerre civile&quot;. Les guerres du dollar sont toutes des guerres civiles, m\u00eame si le carnage n\u00e9cessite des drapeaux &quot;nationalistes&quot;. Les ouvriers allemands tirent de leurs tranch\u00e9es sur les ouvriers fran\u00e7ais ou anglais, et vice-versa : c&rsquo;est la fin de l&rsquo;internationalisme. Il n&rsquo;y a plus d&rsquo;histoire \u00e0 raconter. Le socialisme a toujours \u00e9t\u00e9 et sera toujours un socialisme national. Une autre chose est qu&rsquo;un jour le moral des peuples atteindra des sommets et qu&rsquo;une v\u00e9ritable solidarit\u00e9 entre les peuples s&rsquo;\u00e9tablira au-dessus des machinations de leurs \u00e9lites respectives, c&rsquo;est-\u00e0-dire au-dessus des desseins et des machinations du Capital. Mais \u00e0 quoi bon faire une &quot;histoire de l&rsquo;avenir&quot;, \u00e0 quoi bon souhaiter une boule de cristal pour y voir, au fond, nos d\u00e9sirs les plus candides et non l&rsquo;avenir r\u00e9el ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Lazzarato d\u00e9c\u00e8le dans la dette le principal m\u00e9canisme de domination de notre \u00e9poque. Les individus et les peuples sont pris au pi\u00e8ge d&rsquo;un dispositif infernal, d&rsquo;un v\u00e9ritable esclavage. L&rsquo;&quot;aide&quot;, si elle est accept\u00e9e, signifie une perte de souverainet\u00e9, une perte de d\u00e9cision sur les questions ultimes et transcendantales. L&rsquo;\u00e9conomie mondiale, financiaris\u00e9e \u00e0 outrance, est un immense pi\u00e8ge qui attire, comme les toiles d&rsquo;une araign\u00e9e mortelle, les unit\u00e9s susceptibles de s&rsquo;endetter par des m\u00e9canismes financiers ind\u00e9pendants du degr\u00e9 de richesse ou de mis\u00e8re de l&rsquo;entreprise ou du peuple endett\u00e9. Cela signifie que ce ne sont pas n\u00e9cessairement ceux qui &quot;n&rsquo;ont pas&quot; d&rsquo;argent \u00e0 payer qui s&rsquo;endettent, mais ceux qui en ont d\u00e9j\u00e0, mais qui ont &quot;besoin de plus&quot;, qui s&rsquo;endettent souvent. Beaucoup d&rsquo;entreprises, d&rsquo;individus et d&rsquo;&Eacute;tats atteignent cette catastrophe de l&rsquo;endettement sans retour pr\u00e9cis\u00e9ment parce qu&rsquo;ils souffrent du &quot;d\u00e9veloppementalisme&quot;, de la &quot;croissance&quot;. Accroissant leurs besoins par l&rsquo;accumulation de richesses et la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;une &quot;croissance soutenue&quot;, ils se soumettent aux r\u00e8gles \u00e9trang\u00e8res de la financiarisation de l&rsquo;\u00e9conomie et perdent toute souverainet\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&Agrave; la souverainet\u00e9 \u00e9conomique s&rsquo;ajoute la souverainet\u00e9 \u00e9ducative, culturelle et diplomatique. Les pays et les peuples destin\u00e9s \u00e0 dispara&icirc;tre (l&rsquo;Espagne en fait partie, ne vous y trompez pas) sont ceux qui s&rsquo;obstinent \u00e0 c\u00e9der d&rsquo;immenses pans de leur souverainet\u00e9 dans toutes sortes de chapitres sous pr\u00e9texte de &quot;financer&quot; un d\u00e9veloppement qui n&rsquo;en est pas un. Tous les secteurs directement productifs sont d\u00e9truits : agricoles, industriels. Il ne reste pratiquement plus rien du secteur des services o&ugrave; se nichent les pires larves de la surexploitation et du &quot;pr\u00e9cariat&quot;. Le n\u00e9olib\u00e9ralisme n&rsquo;est donc pas le capitalisme. Le n\u00e9olib\u00e9ralisme est plut\u00f4t une certaine combinaison synergique de manipulations et de violences sociales et psychologiques permettant \u00e0 quelques \u00e9lites tr\u00e8s d\u00e9termin\u00e9es d&rsquo;imposer leur empire du chaos et de maintenir ainsi leur domination mondiale sur le plus grand nombre possible d&rsquo;individus, d&rsquo;entreprises, de peuples et d&rsquo;&Eacute;tats. Il est clair que l&rsquo;analyse marxiste classique qui parle d&rsquo;une dialectique bipolaire entre le Capital et le Travail est une analyse trop abstraite, qui ne m\u00e8ne en aucun cas \u00e0 une &quot;lutte finale&quot;, comme le chante l&rsquo;<em>Internationale<\/em>. Il est clair, apr\u00e8s ce premier 11 septembre qu&rsquo;a \u00e9t\u00e9 le coup d&rsquo;Etat chilien, que le capitalisme pouvait (et peut d&rsquo;ailleurs) suivre plusieurs voies d&rsquo;\u00e9volution. Nous le verrons bient\u00f4t dans le feu des mouvements des Russes, des Chinois, des Indiens, de l&rsquo;ensemble des pays BRICS. Le capitalisme est toujours le capitalisme, et cela inclut l&rsquo;exploitation de la force de travail. Voil\u00e0 pour ce qui est de l&rsquo;analyse marxiste classique. Mais ce qu&rsquo;il faut approfondir, voire bouleverser, c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9tude du capitalisme n\u00e9olib\u00e9ral. Cette sous-esp\u00e8ce est un conglom\u00e9rat dans lequel, comme le disent Fusaro, Lazzarato, Douguine et d&rsquo;autres, il n&rsquo;y a pas de lignes de fracture entre la guerre, l&rsquo;exploitation \u00e9conomique, la violence psychosociale. C&rsquo;est une unit\u00e9 enti\u00e8re, granitique, qui \u00e9tend ses griffes sur le globe et sur les hommes, quelle que soit leur condition. Le capital ainsi mut\u00e9 en n\u00e9olib\u00e9ralisme \u00ab\u00a0hait tout le monde\u00a0\u00bb et est une hyperbombe [nucl\u00e9aire] : il est la menace permanente et d\u00e9finitive pour la vie &#8211; et pas seulement la vie humaine &#8211; sur cette plan\u00e8te.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4>Carlos X. Blanco<\/h4><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le cavalier fou qui \u00ab\u00a0hait tout le monde\u00a0\u00bb &bull; Le \u00ab\u00a0n\u00e9olib\u00e9ralisme\u00a0\u00bb \u00e9tait, croyait-on, un rejeton de plus du capitalisme avec nombre de traits caract\u00e9ristiques de sa parent\u00e8le. &bull; Il n&rsquo;en est rien, nous explique Carlos X. Blanco. &bull; Le n\u00e9olib\u00e9ralisme est une monstruosit\u00e9, une difformit\u00e9 semblant venir du capitalisme mais en r\u00e9alit\u00e9 n\u00e9 de rien&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[14],"tags":[354,5809,370,19455,22066,7830,12251],"class_list":["post-80738","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ouverture-libre","tag-354","tag-5809","tag-370","tag-allende","tag-blanco","tag-neoliberalisme","tag-satanique"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/80738","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=80738"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/80738\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=80738"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=80738"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=80738"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}