{"id":81003,"date":"2024-03-30T08:19:11","date_gmt":"2024-03-30T08:19:11","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2024\/03\/30\/la-grace-iiile-dechainement-de-la-matiere-ii\/"},"modified":"2024-03-30T08:19:11","modified_gmt":"2024-03-30T08:19:11","slug":"la-grace-iiile-dechainement-de-la-matiere-ii","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2024\/03\/30\/la-grace-iiile-dechainement-de-la-matiere-ii\/","title":{"rendered":"<em>La Gr\u00e2ce-III\u00a0<\/em>:\u00a0le \u201cd\u00e9cha\u00eenement de la Mati\u00e8re\u201d (II)"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">le \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb<\/h2>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>&bull; Ce texte, par ailleurs pr\u00e9sent\u00e9 sur notre site comme une mise \u00e0 jour du &lsquo;<em>Glossaire.dde<\/em>&lsquo; sur ce sujet du \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb du 5 novembre 2012, sans rapport de consultation entre les deux, en toute ind\u00e9pendance, etc. , &ndash; n&rsquo;est pas \u00e9crit \u00e0 l&rsquo;origine pour la rubrique du site mais est <strong>extrait du livre en pr\u00e9paration se pr\u00e9tendant comme la suite de la s\u00e9rie de &lsquo;<em>La Gr\u00e2ce de l&rsquo;Histoire<\/em>&lsquo;<\/strong>, &ndash; oh, cette partie entam\u00e9e depuis combien d&rsquo;ann\u00e9es, avec tant de fois un laisser-aller jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;abandon temporaire. &bull; Quoi qu&rsquo;il en soit, nous nous sommes remis au travail, s\u00e9rieusement cette fois nous assure PhG, <strong>car le temps presse<\/strong>. &bull; Le concept du \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb est donc analys\u00e9 d&rsquo;abord d&rsquo;un point de vue m\u00e9taphysique, mais avec <strong>des r\u00e9f\u00e9rences constantes avec les \u00e9v\u00e9nements que nous vivons, que nous jugeons comme devenus m\u00e9tahistoriques depuis 2015-2016<\/strong>. &bull; C&rsquo;est dire que le concept s&rsquo;ins\u00e8re nettement et directement dans une tentative d&rsquo;analyse et de description de la <a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-la-gces\">GrandeCrise<\/a> que nous vivons aujourd&rsquo;hui. &bull; Il est compl\u00e8tement actuel en m\u00eame temps qu&rsquo;il est d&rsquo;une essence m\u00e9taphysique d&rsquo;au-del\u00e0 de l&rsquo;actuel, <strong>\u00e9tablissant ainsi un lien entre les deux<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p><u>_________________________<\/u><\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><\/p>\n<p>19 f\u00e9vrier 2024 (12H50) [29 mars 2024 (08H30)] &ndash; En guise de tr\u00e8s-rapide introduction, quelques mots de l&rsquo;auteur pour situer ce passage, que l&rsquo;on trouve au d\u00e9but de ce qui est en principe la deuxi\u00e8me partie du Troisi\u00e8me Tome de &lsquo;<em>La Gr\u00e2ce de l&rsquo;Hisoire<\/em>&lsquo;. (La premi\u00e8re partie est actuellement inatteignable pour la vente sur &lsquo;Amazon&rsquo;. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un probl\u00e8me que nous avions laiss\u00e9 de c\u00f4t\u00e9 et sur lequel nous allons revenir.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le sujet de cette partie est de d\u00e9velopper une appr\u00e9ciation m\u00e9taphysique du concept du \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb, en corr\u00e9lation avec les \u00e9v\u00e8nements pr\u00e9sents consid\u00e9r\u00e9s comme les manifestations de ce que nous nommons la <a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-la-gces\">GrandeCrise<\/a>. Nous commen\u00e7ons donc ce travail par une red\u00e9finition du concept correspondant \u00e0 cette approche.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous avons emprunt\u00e9 un passage qui va jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;approche de notre d\u00e9finition de ce qu&rsquo;est la \u00ab\u00a0mati\u00e8re\u00a0\u00bb (majuscul\u00e9e \u00ab\u00a0Mati\u00e8re\u00a0\u00bb dans le nom que nous lui avons donn\u00e9, pour une raisons qui est explicit\u00e9e). Il y a certaines reprises (assez rares et courtes) de textes pr\u00e9c\u00e9dents, &ndash; de la premi\u00e8re partie ou du &lsquo;<em>Glossaire<\/em>&lsquo;, &ndash; en italique et sans pr\u00e9cision d&rsquo;origine.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il est pr\u00e9f\u00e9rable que nous n&rsquo;en disions pas plus pour ne pas embrouiller les esprits des \u00e9garements de notre inorganisation totale qui est \u00e0 la base de notre pi\u00e8tre performance, pour ne pas dire notre \u00e9chec complet, dans la tentative de oublier des livres. Tant plis ! Dans une \u00e9poque de survie, seuls comptent les textes, et malheureusement avec peu d&rsquo;attention et de moyens pour la fa\u00e7on dont l&rsquo;organisation mat\u00e9rielle et commerciale en organisent la diffusion.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Cela car nous vivons une \u00e9poque du survie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et en guise de hors d&rsquo;&oelig;uvre ou de mise en bouche, un autre extrait introduisant la cause de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat manifest\u00e9 dans ce r\u00e9cit pour le \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p><em>A ce point et singeant l&rsquo;auteur qui pr\u00e9tendrait reprendre le cours du r\u00e9cit, par cons\u00e9quent d\u00e9velopp\u00e9 apr\u00e8s avoir comme je l&rsquo;ai fait l&rsquo;affection extr\u00eame et la proximit\u00e9 ontologique que j&rsquo;ai de la nostalgie qui fut le th\u00e8me de la Partie pr\u00e9c\u00e9dente, je vais orienter ce sentiment transform\u00e9 en concept ouvrant la voie \u00e0 l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9 vers une confrontation avec un autre concept pour lequel je n&rsquo;ai ni affection ni proximit\u00e9 personnellement, qui est m\u00eame d&rsquo;une certaine fa\u00e7on et en partie (\u00e0 d\u00e9terminer) mon ennemi \u00e0 tout jamais, mais qui tient une place fondamentale dans la pens\u00e9e \u00e9rig\u00e9e en jugement de mon esprit. Les lecteurs de &lsquo;La Gr\u00e2ce&rsquo; ont d\u00e9j\u00e0 rencontr\u00e9 ce concept, notamment dans le premier tome (dit &lsquo;Troisi\u00e8me Cercle&rsquo;), sous sa forme op\u00e9rationnelle dans la m\u00e9tahistoire ; je veux donc parler du \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb, en tant que concept qui ouvre toute grandes dans ma conception les portes de cette p\u00e9riode du temps m\u00e9tahistorique pour lequel j&rsquo;accepterais bien volontiers l&rsquo;expression d\u00e9j\u00e0 employ\u00e9e et si \u00e9vocatrice dans son cas de \u00ab\u00a0modernit\u00e9-tardive\u00a0\u00bb ; et la bataille finale dont la \u00ab\u00a0modernit\u00e9-tardive\u00a0\u00bb va \u00eatre \u00e0 la fois l&rsquo;enjeu et le champ au-del\u00e0 duquel s&rsquo;ouvrent d&rsquo;infinis horizons, &ndash; comme le serait une sorte de Verdun m\u00e9tahistorique mis dans l&rsquo;&Eacute;ternit\u00e9.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><h4>PhG &ndash; <em>Semper Phi<\/em><\/h4>\n<\/p>\n<p><p>________________________<\/p>\n<\/p>\n<\/p>\n<p><h2>Le \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb <\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Comme on l&rsquo;a d\u00e9j\u00e0 bien devin\u00e9 et entendu, sinon lu au mot \u00e0 mot, je ne suis pas indiff\u00e9rent aux connections entre notre monde de l&rsquo;esp\u00e8ce terrestre et les dynamiques harmonieuses et \u00e9quilibr\u00e9es qui tiennent les espaces infinies et abolissent le Temps pour que l&rsquo;&Eacute;ternit\u00e9 puisse \u00eatre tenue d\u00e9ploy\u00e9e comme elle se doit \u00e0 elle-m\u00eame d&rsquo;\u00eatre. Cette position r\u00e9pond \u00e0 la logique m\u00eame qui proc\u00e8de de cet ouvrage et des impulsions intuitives qui l&rsquo;ont suscit\u00e9. J&rsquo;irais m\u00eame jusqu&rsquo;\u00e0 avancer l&rsquo;interpr\u00e9tation que les forces de subversion et d&rsquo;inversion sont venues jusque sur nos rivages et jusque dans nos for\u00eats d\u00e9fier l&rsquo;\u00e9tat de nature qui \u00e9tait le n\u00f4tre, dans le but de nous infecter du venin de l&rsquo;<em>hybris<\/em> ; et par cons\u00e9quent, suivant cette voie devenue celle de notre survie, nous obligeant \u00e0 hausser notre m\u00e9ditation jusqu&rsquo;aux grandes hypoth\u00e8ses de la transcendance. Le ph\u00e9nom\u00e8ne que je nomme \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb n&rsquo;est pas autre chose que cette incursion dans notre univers et dans notre histoire des \u00ab\u00a0forces de la subversion et de l&rsquo;inversion\u00a0\u00bb, avec obligation pour nous de r\u00e9agir, de riposter, sous peine du pire des destins. Elles suscitent chez nous la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;une initiation.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&hellip; C&rsquo;est dire, enfin, qu&rsquo;\u00e0 en venir \u00e0 ce sujet je nous force, vous mes lecteurs et moi, \u00e0 nous abaisser. (Mais ce terme est \u00e0 prendre sous sa forme de geste tactique et de ruse de guerre, pour se mettre au niveau de l&rsquo;adversaire et se poster pour utiliser contre lui-m\u00eame sa propre force, selon l&rsquo;enseignement des ma&icirc;tres des sagesses extr\u00eame-orientales.) C&rsquo;est l\u00e0 une des premi\u00e8res et sans doute la plus importante des surprises de cette Deuxi\u00e8me Partie qui prend tant d&rsquo;ampleur et d&rsquo;autonomie, que ma plume me r\u00e9serve selon sa propre d\u00e9cision : apr\u00e8s avoir commenc\u00e9 par de si hautes cimes que sont les formes infinies de l&rsquo;&Eacute;ternit\u00e9, voil\u00e0 que nous nous devons de nous laisser entra&icirc;ner, rouler, bouleverser, dans un \u00e9v\u00e9nement tellurique de notre monde terrestre, jusqu&rsquo;\u00e0 \u00eatre souterrain dans ses grondements, ses attendus et ses effets, ses origines et son dessein, exactement comme l&rsquo;est le <em>Mordor <\/em>de l&rsquo;univers de Tolkien&hellip; Le \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>D&rsquo;abord, quelques mots pour affuter les m\u00e9moires et savoir pr\u00e9cis\u00e9ment de quoi l&rsquo;on parle : le \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb comme \u00e9v\u00e9nement fondamental de la charni\u00e8re des XVIII\u00e8me et XIX\u00e8me si\u00e8cle ; comme \u00e9v\u00e9nement g\u00e9n\u00e9ral int\u00e9grateur, selon le programme de la subversion et de l&rsquo;inversion \u00e0 la fois, de trois \u00e9v\u00e9nements historiques, trois \u00ab\u00a0r\u00e9volutions\u00a0\u00bb qui bouleversent la marche des Temps.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les \u00ab\u00a0trois R\u00e9volutions\u00a0\u00bb pourraient, si l&rsquo;on veut une image tr\u00e8s op\u00e9rationnelle et symbolique \u00e0 la fois, repr\u00e9senter les acteurs du jeu si ancien, dit \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Pierre-feuille-ciseaux\">Pierre-feuille-ciseaux<\/a>\u00ab\u00a0, mais sans aucune rivalit\u00e9 ni logique d&rsquo;affrontement entre eux, au contraire dans un esprit de compl\u00e8te compl\u00e9mentarit\u00e9, temporairement ou substantiellement c&rsquo;est selon, pour le but ultime de la conqu\u00eate (de l&rsquo;\u00e9poque, de la Civilisation, du Temps, du Monde, du Cosmos) vers le dessein de la n\u00e9antisation et de l&rsquo;entropisation qui est la Grande Strat\u00e9gie du \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; La \u00ab\u00a0r\u00e9volution am\u00e9ricaniste\u00a0\u00bb de 1776, par son activation des outils sophistiqu\u00e9s du \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb et l&rsquo;activit\u00e9 de la communication pour subvertir et invertir, est repr\u00e9sent\u00e9e par la feuille qui entoure, \u00e9touffe, \u00e9trangle, trompe et convainc ;<\/p>\n<p>&bull; La \u00ab\u00a0R\u00e9volution Fran\u00e7aise\u00a0\u00bb (de 1789 certes) repr\u00e9sente les ciseaux qui tranchent comme le fait si nettement la brillante invention de la guillotine, et ainsi effectue-t-elle la perc\u00e9e du choc en installant le m\u00e9tal tranchant et la dynamique r\u00e9volutionnaire sur le th\u00e9\u00e2tre du monde ;<\/p>\n<p>&bull; La \u00ab\u00a0r\u00e9volution du choix de la thermodynamique\u00a0\u00bb, pour mon compte et telle que je la d\u00e9signe tr\u00e8s pr\u00e9cis\u00e9ment (par opposition \u00e0 ce qui aurait pu \u00eatre la \u00ab\u00a0r\u00e9volution du choix de l&rsquo;hydrodynamique\u00a0\u00bb [voir &lsquo;<em>Le choix du feu<\/em>&lsquo;, d&rsquo;Alain Gras, de 2007])&hellip; Symboliquement dat\u00e9e de 1784 par r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la premi\u00e8re machine \u00e0 vapeur, mais \u00ab\u00a0r\u00e9volution\u00a0\u00bb qui prend pour moi tous ses effets en 1825 avec cette exclamation d&rsquo;un certain H. Gouhier, qui terrifie Stendhal &laquo; <em>Les Lumi\u00e8res, c&rsquo;est d\u00e9sormais l&rsquo;industrie ! <\/em>&raquo; ; \u00ab\u00a0r\u00e9volution\u00a0\u00bb qui est repr\u00e9sent\u00e9e par la pierre, qui symbolise les mat\u00e9riaux fondamentaux de l&rsquo;univers, lequel est ainsi offert \u00e0 leurs perversions qui sont n\u00e9e de son propre c\u00f4t\u00e9 pervers, lequel ouvre ainsi son sein au drame forgeant sur l&rsquo;enclume du Temps l&rsquo;immense projet de l&rsquo;industrie du monde.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&hellip; De ces trois \u00e9v\u00e9nements l&rsquo;on retiendra successivement qu&rsquo;il s&rsquo;agit de la ruse faussaire qui trompe son monde stup\u00e9fait et fascin\u00e9 (communication de l&rsquo;am\u00e9ricanisme investissant la psychologie) ; de la force du choc du couteau affut\u00e9 qui tranche son monde, inconscient et vertueux comme on n&rsquo;imagine pas (violence du r\u00e9volutionnarisme qui fait carnage du pass\u00e9) ; de la lourdeur inalt\u00e9rable qui nous charge des flammes et des vapeurs industrielles des entrailles du monde, et qui \u00e9crase son monde (l&#8217;embrasement de l&rsquo;industrialisme-technologisme, industrialisme qui ne se comprend sp\u00e9cifiquement que conduit par l&rsquo;id\u00e9ologie du technologisme n\u00e9e du \u00ab\u00a0choix du feu\u00a0\u00bb) ; l&rsquo;ensemble offrant son &lsquo;monde nouveau&rsquo; de la modernit\u00e9 dans la forme d&rsquo;un simulacre aguicheur, et masqu\u00e9 par lui pour dissimuler son ultime dessein.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les trois \u00e9l\u00e9ments forment un tripode qui semble d\u00e9tenir la formule parfaite de la ma&icirc;trise du monde par l&rsquo;envoutement des \u00e2mes qui perdent ainsi leur immense vertu de portes ouvrant sur l&rsquo;esprit, sur la nostalgie du pass\u00e9, sur le sens de l&rsquo;acte de la vie&hellip; Tout cela, du fait du \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement\u00a0\u00bb dont nous parlons au travers des trois \u00ab\u00a0r\u00e9volutions\u00a0\u00bb, \u00e9tant subverti et inverti successivement. Il y a une graduation effectivement parfaite, d&rsquo;une perfection qu&rsquo;on se permettra de juger d&rsquo;une origine douteuse ou bien incroyable mais de toutes les fa\u00e7ons sublime, entre la vertu moderniste et enveloppante qui \u00e9branle l&rsquo;\u00e2me dans ses tr\u00e9fonds (la communication am\u00e9ricaniste), la saisine tranchante de l&rsquo;\u00e2me apr\u00e8s l&rsquo;enveloppement du serpent-qui-persifle et tranche le sens (la guillotine r\u00e9volutionnaire), l&rsquo;exposition de l&rsquo;\u00e2me ainsi r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 un environnement de fer et de feu que cette \u00e2me ne peut faire autrement qu&rsquo;accepter (&laquo; <em>Les Lumi\u00e8res, c&rsquo;est<\/em> [&hellip;]<em> l&rsquo;industrie <\/em>&raquo;). Cela conduit ladite \u00e2me \u00e0 accueillir d&#8217;embl\u00e9e comme presqu&rsquo;avec reconnaissance l&rsquo;ensemble de la <em>narrative<\/em> du \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb, sans plus s&rsquo;en formaliser ; et m\u00eame, certes, en lui trouvant toutes sortes de vertus, comme autant de lampions de la f\u00eate (les Lumi\u00e8res du XVIII\u00e8me devenues les ampoules z\u00e9l\u00e9es du \u00ab\u00a0parti de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9\u00a0\u00bb, Paris devenant &lsquo;Ville-Lumi\u00e8re&rsquo; qui deviendra plus celle de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 que de l&rsquo;esprit, et ainsi de suite).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Alors, l&rsquo;on constate ceci qui est essentiel, que l&rsquo;addition des trois \u00e9l\u00e9ments composant le \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb aboutit \u00e0 bien plus que la somme, d&rsquo;ailleurs disparate dans ce cas, de ces trois \u00e9l\u00e9ments, &ndash; de la m\u00eame fa\u00e7on op\u00e9rationnelle que le processus holistique, mais ici dans la situation de l&rsquo;inversion. Il appara&icirc;t sans v\u00e9ritable surprise que le \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb c&rsquo;est bien plus qu&rsquo;une somme, c&rsquo;est quelque chose d&rsquo;enti\u00e8rement nouveau dans sa nature m\u00eame, qui semblerait n&rsquo;avoir plus rien de commun avec ce qui a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9, y compris les composants. L&rsquo;int\u00e9gration m\u00eame des trois \u00e9l\u00e9ments qui composent le tout, qui est le \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb, est d\u00e9j\u00e0 rupture avant d&rsquo;\u00eatre d\u00e9cha&icirc;nement, et rupture de chacun avec ce qui le pr\u00e9c\u00e9da ; et le tout va devenir d\u00e9cha&icirc;nement, bien entendu, parce qu&rsquo;il est d\u00e9j\u00e0 rupture&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Une fois faite par sa D\u00e9claration d&rsquo;elle-m\u00eame, &ndash; dire que ces courants \u00e9trange de b\u00eatise-moraline, du wokenisme, voudraient \u00e9changer 1776 [<em>Independence Day<\/em>] contre 1619 [<em>Slavery Day<\/em>] ! &ndash; l&rsquo;Am\u00e9rique entre aussit\u00f4t, en m\u00eame temps qu&rsquo;elle na&icirc;t, dans le monde de la <em>narrative<\/em> et n&rsquo;a plus rien \u00e0 voir avec elle-m\u00eame, comme si elle n&rsquo;avait jamais \u00e9t\u00e9 elle-m\u00eame, ce qui rejoint le cas du constat de l&rsquo;\u00e9vidence, &ndash; na&icirc;tre et \u00eatre autre en m\u00eame temps, destin de l&rsquo;Am\u00e9rique comme l&rsquo;on s&rsquo;ab&icirc;me directement par la naissance elle-m\u00eame faite du corps de la femme (&lsquo;<em>La cr\u00e9ation du monde<\/em>&lsquo;) dans un \u00ab\u00a0trou noir\u00a0\u00bb se d\u00e9couvrant comme \u00ab\u00a0destin du monde\u00a0\u00bb ;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Une fois port\u00e9e aux nues, la R\u00e9volution fran\u00e7aise s&rsquo;efface et dispara&icirc;t tout aussi rapidement, comme Robespierre et sa &laquo; <em>band of brothers<\/em> &raquo; eux-m\u00eames, siphonn\u00e9s par la guillotine, et l&rsquo;on peut alors entreprendre de tenter de vous convaincre qu&rsquo;apr\u00e8s tout la Terreur n&rsquo;est pas si mauvaise fille que cela, selon une <em>narrative<\/em> qui a gard\u00e9 toute sa dynamique et un constat \u00e9vident que fait le juge le plus terrible de cet \u00e9v\u00e9nement<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>(Joseph de Maistre, bien entendu : &laquo; <em>On a remarqu\u00e9, avec grande raison, que la r\u00e9volution fran\u00e7aise m\u00e8ne les hommes plus que les hommes la m\u00e8nent. Cette observation est de la plus grande justesse&#8230;<\/em> [&#8230;] <em>Les sc\u00e9l\u00e9rats m\u00eames qui paraissent conduire la r\u00e9volution, n&rsquo;y entrent que comme de simples instruments; et d\u00e8s qu&rsquo;ils ont la pr\u00e9tention de la dominer, ils tombent ignoblement.<\/em> &raquo;)<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>&bull; Une fois fait le choix terrible de la thermodynamique qui est aussi dur que la pierre comme on l&rsquo;a vu et enveloppe tous nos peuplades dans une gangue de d\u00e9terminisme comme dans une prison de marbre, &ndash; faux-marbre bien entendu, aussi dur mais fabriqu\u00e9, comme la fission nucl\u00e9aire usin\u00e9e par <em>Sapiens<\/em>, parce que pierre et marbre de feu, contre leur nature qui est froide, et ainsi inversion accomplie, &ndash; \u00ab\u00a0Une fois fait le choix terrible&hellip;\u00a0\u00bb, qui s&rsquo;int\u00e9resse vraiment \u00e0 cette terreur n\u00e9e de l&rsquo;amalgame, notamment dans ses cons\u00e9quences de la destruction du monde par n\u00e9antisation ? Qui s&rsquo;y int\u00e9resse puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit d\u00e9sormais, ou sous peu et si peu, de la \u00ab\u00a0f\u00e9e-&Eacute;lectricit\u00e9\u00a0\u00bb qui devrait nous \u00e9clairer, enfant\u00e9e par le \u00ab\u00a0parti de l&rsquo;Industrie\u00a0\u00bb pour \u00e9clairer notre avenir radieux, qui \u00e9claire par cons\u00e9quent cette marche \u00e0 la n\u00e9antisation ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>(Qui, sinon les visionnaires maudits et excommuni\u00e9s ? Qui, sinon les auteurs qui n&rsquo;osent plus construire leurs &oelig;uvres tant elles se font \u00e9crasantes sous les pressions de la folie du monde ?)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ainsi les trois \u00e9l\u00e9ments sont-ils devenus, chacun, le \u00ab\u00a0rien d&rsquo;eux-m\u00eames\u00a0\u00bb, pour pouvoir mieux se fondre dans la dynamique du \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb, en une man&oelig;uvre parfaite d&rsquo;int\u00e9gration fusionnelle, les trois devenus un, le triangle se faisant simulacre en une unit\u00e9 de fa\u00e7ade pr\u00e9tendant \u00eatre l&rsquo;Unit\u00e9. Ainsi le \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb est-il, malgr\u00e9 sa puissance, son rythme, son souffle de forge de l&rsquo;immense usine du monde que b\u00e2tissent les Modernes, ainsi est-il lui-m\u00eame, par sa n\u00e9gativit\u00e9 \u00e9vidente, sa bassesse qui ne l&rsquo;est pas moins, un immense \u00ab\u00a0rien\u00a0\u00bb, &ndash; quelque chose, &ndash; retenons bien l&rsquo;image, &ndash; quelque chose qui n&rsquo;est <strong>pas vrai<\/strong> et qui ne peut donc vouloir que le n\u00e9antissement du Rien et l&rsquo;entropisation du Vide. Cela nous conduit \u00e0 un traitement plein de force et de verve, un traitement qui fera n\u00e9cessairement appel \u00e0 la m\u00e9taphysique symbolique et po\u00e9tique, trac\u00e9e dans l&rsquo;intuition haute, notamment en nous appuyant pr\u00e9cis\u00e9ment sur la d\u00e9finition que nous offre le comte Joseph qui vient de nous parler des r\u00e9volutionnaires, dont on sait la pi\u00e8tre popularit\u00e9 chez les esprits bien de leurs temps, de nos temps-devenus-fous (il faut pr\u00e9ciser que les caract\u00e8res en gras sont de lui, donc qu&rsquo;il y tient essentiellement) :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Le mal n&rsquo;a rien de commun avec l&rsquo;existence ; il ne peut cr\u00e9er puisque sa force est purement n\u00e9gative : <strong>Le mal est le schisme de l&rsquo;\u00eatre : il n&rsquo;est pas vrai<\/strong><\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Le Mal dans son simulacre de puissance comme infinie &laquo; <em>n&rsquo;est pas vrai<\/em> &raquo; ; il est la repr\u00e9sentation terrestre du Rien.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est de cela et contre cela qu&rsquo;il nous faut, nous, nous d\u00e9cha&icirc;ner&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3>Bien entendu, tout n&rsquo;est pas n\u00e9&#8230;<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>&#8230; du \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement\u00a0\u00bb, \u00e0 la jointure des XVIII\u00e8me et XIX\u00e8me si\u00e8cles, comme il a \u00e9t\u00e9 argument\u00e9 d&rsquo;une fa\u00e7on \u00e0 la fois plus pr\u00e9cise et moins affirmative dans le deuxi\u00e8me Tome de notre r\u00e9cit. En v\u00e9rit\u00e9, le \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement\u00a0\u00bb est une sorte d'\u00a0\u00bbassaut final\u00a0\u00bb, une sorte de regroupement de toutes les forces d\u00e9structurantes en action pour lancer l&rsquo;attaque d\u00e9cisive. C&rsquo;est un peu, si vous voulez, comme les Allemands regroupant leurs forces avec l&rsquo;addition d&rsquo;une quarantaine de divisions lib\u00e9r\u00e9es d&rsquo;un Front Est qui n&rsquo;existait plus avec la capitulation des bolch\u00e9viques aboutissant \u00e0 la paix de Brest-Litovsk de mars 1918, et lan\u00e7ant contre les alli\u00e9s occidentaux (France-UK-USA) leur grande offensive du printemps 1918 qui aurait d&ucirc; en bonne logique du rapport des forces leur apporter la victoire sur un plateau d&rsquo;or et d&rsquo;argent, serti de diamants et marqu\u00e9 de la Croix de Fer des h\u00e9ros germains.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tout le \u00ab\u00a0mat\u00e9riel\u00a0\u00bb historique, &ndash; les \u00ab\u00a0Trois-R\u00e9volutions\u00a0\u00bb de 1776-1825, &ndash; \u00e9tait pr\u00eat pour se rassembler et fusionner en cette terrible et furieuse pouss\u00e9e ; c&rsquo;est dire si des yeux avertis de l&rsquo;avenir, observant les agitations terrestres courantes, eussent pu distinguer les signes de l&rsquo;organisation de l&rsquo;immense et catastrophique temp\u00eate dont l&rsquo;observateur \u00e9tait inform\u00e9 de la venue sans en conna&icirc;tre la chronologie. Tout est l\u00e0, \u00e9pars mais comme d\u00e9j\u00e0 rassembl\u00e9 par un fil invisible, pr\u00eat \u00e0 se r\u00e9unir, s&rsquo;int\u00e9grer, se fondre en une dynamique irr\u00e9sistible, universelle, inarr\u00eatable telle qu&rsquo;on la voit na&icirc;tre, cette dynamique que nous caract\u00e9risons de \u00ab\u00a0surpuissante\u00a0\u00bb pour ce qui est de l&rsquo;\u00e9nergie qu&rsquo;elle rassemble avant d&rsquo;en faire usage ; cela, parce qu&rsquo;il est d\u00e9cid\u00e9ment dans nos habitudes dialectiques de faire s&rsquo;\u00e9quivaloir, au bout du compte, l&rsquo;une alimentant tragiquement la seconde, cette notion de \u00ab\u00a0surpuissance\u00a0\u00bb et cette autre notion d'\u00a0\u00bbautodestruction\u00a0\u00bb, la premi\u00e8re engendrant la seconde comme une Gorgone enfante son monstre de rejeton ; et celle-ci, la Gorgone, ricanant et lui disant : \u00ab\u00a0Au plus tu deviens fort, au plus tu te d\u00e9truis car ta force, par sa d\u00e9mesure, par l&rsquo;hybris qui la caract\u00e9rise, \u00e9carte l&rsquo;harmonie, l&rsquo;ordre et l&rsquo;\u00e9quilibre, pour faire se retourner et sombrer le titan des mers.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ainsi peut-on d\u00e9j\u00e0 r\u00e9sumer le destin de la chose, parce qu&rsquo;il appara&icirc;t compl\u00e8tement \u00e9vident que rien d&rsquo;autre que cette dynamique autodestructrice, dans cette \u00e9quivalence \u00ab\u00a0surpuissance-autodestruction\u00a0\u00bb, ne peut appara&icirc;tre, na&icirc;tre, grandir et se d\u00e9velopper, et enfin accomplir son destin. Nous sommes ici, dans ces pages et entre ces lignes, pour conter une aventure dont le terme est connu des dieux depuis l&rsquo;origine d&rsquo;au-del\u00e0 de l&rsquo;origine, dans cet au-del\u00e0 du cosmos o&ugrave; il n&rsquo;y a pas d&rsquo;origine comme il sied \u00e0 l&rsquo;&Eacute;ternit\u00e9, une aventure terrestre qui a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue justement pour parvenir \u00e0 ce terme.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Notre t\u00e2che est donc de reconstituer le r\u00e9cit \u00e9pique d&rsquo;une tentative monstrueuse et vou\u00e9e par avance \u00e0 l&rsquo;\u00e9chec, mais dont nous f&ucirc;mes et sommes encore le champ de la bataille indescriptible dans un ouragan de souffrances et de perception du tragique que l&rsquo;on nomme \u00ab\u00a0la vie\u00a0\u00bb, cette tentative dont le terme scellera le destin. Cette proximit\u00e9 implique que nous avons, d&rsquo;une certaine fa\u00e7on carte blanche pour cette t\u00e2che, avec certaines indications qui sont comme des sous-entendus et des \u00ab\u00a0cela-va-de-soi\u00a0\u00bb, mais sans que nous sachions rien de la fa\u00e7on dont se manifestera l&rsquo;in\u00e9vitable issue de l&rsquo;effondrement (nomm\u00e9ment, dans notre code dialectique : la Grande Crise de l&rsquo;Effondrement du Syst\u00e8me [GCES], ou dit \u00e9galement &lsquo;GrandeCrise&rsquo;). L&rsquo;expression m\u00eame qui est choisie pour l&rsquo;origine de la s\u00e9quence m\u00e9tahistorique, du \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb, signale qu&rsquo;il est question de la mati\u00e8re en g\u00e9n\u00e9ral (ici non-majuscul\u00e9e au contraire de l&#8217;emploi qui en est fait dans l&rsquo;expression, donc d&rsquo;un emploi contraire du majestatif respectueux et apais\u00e9, parce qu&rsquo;\u00e9tant au contraire d&rsquo;un majestatif horrifi\u00e9 et tragique). A ce point, notre travail va porter sur la question de la mati\u00e8re par rapport \u00e0 ce que nous avons \u00e9voqu\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, &ndash; la \u00ab\u00a0question de la mati\u00e8re\u00a0\u00bb par rapport \u00e0 l&rsquo;&Eacute;ternit\u00e9 et sa messag\u00e8re sublime qu&rsquo;est la Nostalgie&hellip; On comprendra enfin et assez vite, \u00e0 mesure qu&rsquo;on avancera dans ces pages et ces lignes, que, par \u00ab\u00a0mati\u00e8re\u00a0\u00bb, et avant d&rsquo;en venir \u00e0 d&rsquo;autres \u00e9ch\u00e9ances, on signifiera que c&rsquo;est la mati\u00e8re m\u00eame de notre histoire, de l&rsquo;histoire de notre effondrement, observ\u00e9e d&rsquo;une position de m\u00e9tahistorien que les \u00e9v\u00e9nements si puissants et si imm\u00e9diatement m\u00e9taphysiques nous permettent de tenir. Notre faiblesse extraordinaire, nos angoisses et nos l\u00e2chet\u00e9s, dans ces instants de transcendance m\u00e9tahistorique, ne paraissent plus qu&rsquo;anodines anecdotes, alors que l&rsquo;humain parvient \u00e0 se d\u00e9tacher de lui-m\u00eame, \u00e0 se sortir de lui-m\u00eame pour se forcer lui-m\u00eame \u00e0 m\u00e9riter cette transcendance.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>(Voyez combien se m\u00e9langent des traits antagonistes dans la hauteur des valeurs, certains si bas, si mis\u00e9rables, d&rsquo;autre brusquement vous imposant une ascension sublime et irr\u00e9sistible. Nous sommes des jouets de forces insoup\u00e7onnables et indicibles, mais soudain le jouet se transformant en un c&oelig;ur br&ucirc;lant d&rsquo;une mati\u00e8re transcend\u00e9e [le r\u00f4le d\u00e9volu \u00e0 la mati\u00e8re !], en porteur de missions sacr\u00e9es voulues par les dieux, emport\u00e9s, grandis par l&rsquo;exaltation du devoir \u00e0 accomplir ! Soudain devenant nous-m\u00eames, c&rsquo;est-\u00e0-dire bien plus que nous-m\u00eames puisque lib\u00e9r\u00e9s de nous-m\u00eames !)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;on comprendra \u00e9galement que l&rsquo;expression de \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb trouve l&rsquo;essentiel sinon l&rsquo;exclusivit\u00e9 de son sens dans l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment dynamique qu&rsquo;implique le \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement\u00a0\u00bb. C&rsquo;est dire si la \u00ab\u00a0mati\u00e8re\u00a0\u00bb majuscul\u00e9e en \u00ab\u00a0Mati\u00e8re\u00a0\u00bb n&rsquo;est nullement, ni condamnable, ni m\u00eame coupable d&rsquo;une culpabilit\u00e9 qui aurait \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 la sagacit\u00e9 des juges sis sur les marches de l&rsquo;Olympe&hellip; Elle est victime, tromp\u00e9e et pervertie par des manigances qu&rsquo;on ne peut qualifier que de diaboliques. Elle ne peut \u00eatre, elle, jug\u00e9e sur ce qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas commis, l\u00e0 o&ugrave; elle n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 qu&rsquo;instrument, et cela sous l&rsquo;action des manipulateurs que sont les diff\u00e9rents thurif\u00e9raires de la modernit\u00e9, ouvrant ainsi des fissures mortelles dans leur Grand&rsquo;Oeuvre qu&rsquo;ils jugeaient irr\u00e9sistibles, laissant subversion et inversion du Diable s&rsquo;installer et pr\u00e9parer cette dynamique qui fera de la mati\u00e8re un \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement\u00a0\u00bb terrifiant. <\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.25em\"> Nous commen\u00e7ons donc par nous attarder,&#8230;<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>&#8230;en y revenant puisque la chose fut d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9e, sur l&rsquo;aspect de cette expression du \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb dans le cadre de la question g\u00e9n\u00e9rale de la mati\u00e8re \u00e0 partir d&rsquo;un simple code orthographique ; c&rsquo;est-\u00e0-dire, cette interrogation : pourquoi ici \u00ab\u00a0Mati\u00e8re\u00a0\u00bb avec une majuscule, et l\u00e0 sans majuscule ? Nous avons lev\u00e9 un coin de l&rsquo;approche choisie, je dirais m\u00eame de l&rsquo;approche qu&rsquo;il m&rsquo;a \u00e9t\u00e9 impos\u00e9e de choisir, dans deux passages pr\u00e9c\u00e9dents de ce Tome-III\/1, que je rappelle en les mettant en \u00e9vidence par l&#8217;emploi de l&rsquo;italique :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&bull; &laquo; <em>Ici, aussit\u00f4t une pr\u00e9cision concernant \u00ab\u00a0mon\u00a0\u00bb-orthographe dans cet ouvrage, une question de majuscule qui nous \u00e9vitera des reprises d&rsquo;explications bien longues&hellip; C&rsquo;est pour cette op\u00e9ration de la mati\u00e8re \u00ab\u00a0au niveau le plus bas\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0devenant Esprit\u00a0\u00bb que \u00ab\u00a0mati\u00e8re\u00a0\u00bb ne devient pas \u00ab\u00a0Mati\u00e8re\u00a0\u00bb majuscul\u00e9e comme l&rsquo;on serait tent\u00e9 de faire : cette majusculation est r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 autre chose, \u00e0 son exact contraire comme on verra plus loin <\/em>[la majuscule du \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb qui est chose diabolique, comme l&rsquo;on sait, et qui m\u00e9rite une majuscule satanique pour donner \u00e0 mesurer la puissance de l&rsquo;ennemi]<em> ; \u00ab\u00a0mati\u00e8re\u00a0\u00bb devenant \u00ab\u00a0Esprit\u00a0\u00bb, tout au contraire de la substance \u00e0 l&rsquo;essence, la mati\u00e8re \u00e0 partir de quoi se fait la transmutation est et reste informe, et je dirais presque modeste, humble, et son \u00e9l\u00e9vation la fait Esprit en la sortant d\u00e9cisivement de sa situation de mati\u00e8re, et la transmutation est aussi une s\u00e9paration d\u00e9cisive ; ce n&rsquo;est pas de la mati\u00e8re se pr\u00e9tendant Esprit en se majusculant Mati\u00e8re, faux-Esprit qui reste mati\u00e8re et vraie-Mati\u00e8re, qui est ruse du diable et rien d&rsquo;autre<\/em>&#8230; &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; &laquo; <em>O&ugrave; l&rsquo;on voit, comme sugg\u00e9r\u00e9 plus haut et ici avec n\u00e9cessit\u00e9 de redite pour que l&rsquo;insistance donne forme \u00e0 la d\u00e9marche, que rien n&rsquo;est dit sur la mati\u00e8re ; o&ugrave; l&rsquo;on voit, en d&rsquo;autres mots plus d\u00e9cisifs, que la Mati\u00e8re-majuscul\u00e9e que nous-m\u00eames avons propos\u00e9e comme institu\u00e9e dans notre terrible \u00e9poque est le Mal  jusqu&rsquo;\u00e0 \u00eatre le Tout de cette terrible \u00e9poque ; o&ugrave; l&rsquo;on voit alors, et cela est <strong>absolument et tout simplement d\u00e9cisif<\/strong>, que la Mati\u00e8re-majuscul\u00e9e, si elle est le Tout de cette terrible \u00e9poque, <strong>n&rsquo;est pas toute la mati\u00e8re<\/strong>. Encore et encore, avec toute la force qui me reste, que me laisse le fond de mon \u00e2ge finissant, je proclame cette fondamentale distinction comme \u00e9tant l&rsquo;un des ph\u00e9nom\u00e8nes les plus importants de la conception g\u00e9n\u00e9rale que je me fais du monde. Il me faudra bien revenir<\/em> [c&rsquo;est le cas ici, en <u>juillet 2022<\/u>]<em> sur cette probl\u00e9matique, sur le fond, &ndash; je l&rsquo;esp\u00e8re, plus loin dans ce Tome III de &lsquo;La Gr\u00e2ce&rsquo; si le Temps me laisse un peu de sa gr\u00e2ce ; il faudra bien se plonger dans l&rsquo;\u00e9preuve incroyable et inestimable de la d\u00e9finition de la mati\u00e8re dans toutes ces nuances essentielles que je ne fais <\/em>[ici que survoler, que fr\u00f4ler]<em>. Au bout du compte, le Tout de cette ambition <\/em>[qui est de distinguer et de s\u00e9parer le \u00ab\u00a0Tout de cette terrible \u00e9poque\u00a0\u00bb du Tout de la mati\u00e8re] <em> d\u00e9pendra du temps qui m&rsquo;est encore laiss\u00e9&hellip;<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>D&rsquo;o&ugrave; il ressort, pour mon compte, qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;origine, si ce terme de \u00ab\u00a0mati\u00e8re\u00a0\u00bb est utilisable dans ce cas avec cette orthographe &lsquo;d\u00e9majuscul\u00e9e&rsquo;, la mati\u00e8re est pour moi chose inerte et neutre, une sorte d&rsquo;outil inemploy\u00e9, sans forme mais nullement informe puisqu&rsquo;ayant en lui toutes les possibilit\u00e9s de toutes les formes, pr\u00e9pos\u00e9 \u00e9ventuellement pour un vaste dessein, que l&rsquo;on peut utiliser dans le but de la cr\u00e9ation de quelque chose, et m\u00eame de toute chose. A partir de l\u00e0, tout commence&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En quelque sorte, on serait conduit \u00e0 dire que la mati\u00e8re est \u00ab\u00a0\u00e0 prendre\u00a0\u00bb, un peu comme les terres d&rsquo;un continent inconnu o&ugrave; nulle vie ne se manifeste s&rsquo;offrent aux explorateurs nouveaux-venus, intrigants, rapaces, curieux, missionnaires, m\u00e9ditatifs, ouverts \u00e0 la spiritualit\u00e9 du monde ; qu&rsquo;elle est \u00ab\u00a0\u00e0 prendre\u00a0\u00bb comme le pouvoir dans les \u00e9poques o&ugrave; la d\u00e9cadence se fait d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence, o&ugrave; le vice se fait perversion ; la mati\u00e8re est neutre, \u00ab\u00a0\u00e0 prendre\u00a0\u00bb et, de plus, elle est \u00ab\u00a0vierge\u00a0\u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 la fois pure et neuve, mais aussi forme du foyer et du feu sacr\u00e9 comme la d\u00e9esse <em>Vesta<\/em>. Je consid\u00e8re la mati\u00e8re comme une chose aux multiples possibilit\u00e9s, une informit\u00e9 aux multiples possibilit\u00e9s de formes ; elle n&rsquo;est pas vraiment un commencement, elle est plut\u00f4t un Rien venu d&rsquo;o&ugrave; la raison et la m\u00e9moire humaines ne savent rien, venu d&rsquo;un espace o&ugrave; nul lieu n&rsquo;existe, &ndash; \u00ab\u00a0o&ugrave; se trouve le o&ugrave;\u00a0\u00bb ne peut \u00eatre d\u00e9termin\u00e9 ni identifi\u00e9, o&ugrave; le \u00ab\u00a0Rien\u00a0\u00bb n&rsquo;est pas rien mais dans l&rsquo;en-de\u00e7a du \u00ab\u00a0Rien\u00a0\u00bb. Quoi qu&rsquo;il en soit la mati\u00e8re est grosse, comme l&rsquo;on dit d&rsquo;\u00eatre f\u00e9cond\u00e9e malgr\u00e9 qu&rsquo;on la dise vierge, d&rsquo;une infinit\u00e9 de possibilit\u00e9s, et c&rsquo;est bien ce contraste qui constitue, \u00ab\u00a0\u00e0 l&rsquo;origine\u00a0\u00bb de la conception que j&rsquo;en ai, sa marque la plus extraordinaire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En d&rsquo;autres termes, \u00ab\u00a0\u00e0 l&rsquo;origine\u00a0\u00bb, la mati\u00e8re n&rsquo;est ni Bien, ni Mal, &ndash; vierge de ceci et de cela, informe et insaisissable &ndash; mais elle a en elle la potentialit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9, &ndash; une infinit\u00e9 de possibilit\u00e9s.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>De m\u00eame se pose la question : la mati\u00e8re a-t-elle une essence \u00e0 l&rsquo;origine ? C&rsquo;est un de ces myst\u00e8res, sinon le Myst\u00e8re de la mati\u00e8re dont je dis ou laisse entendre par ailleurs, imm\u00e9diatement plus haut, qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas un commencement, que l&rsquo;expression \u00ab\u00a0\u00e0 l&rsquo;origine\u00a0\u00bb n&rsquo;est pas pour elle mais seulement pour \u00ab\u00a0la conception que j&rsquo;en ai\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La mati\u00e8re est l&rsquo;outil du monde, ce par quoi l&rsquo;Unit\u00e9 originelle qui engendre l&rsquo;univers sans commencement ni fin entend que l&rsquo;on agisse pour accomplir la t\u00e2che dont on a la charge. Vous noterez combien il n&rsquo;est, jusqu&rsquo;ici, gu\u00e8re question d&rsquo;esprit au sens humain du terme dans le sens que nous, les humains, nous lui donnons ; combien, \u00e0 cet \u00e9gard et de ce point de vue de l&rsquo;exploration des choses selon la m\u00e9thode qui me guide, la mati\u00e8re pr\u00e9c\u00e8de l&rsquo;Esprit qui peut alors, dans cet arrangement, \u00eatre majuscul\u00e9 en Majest\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>(Bien entendu encore, cette formule n&rsquo;a strictement aucun rapport avec \u00ab\u00a0l&rsquo;existence pr\u00e9c\u00e8de l&rsquo;essence\u00a0\u00bb de l&rsquo;existentialisme ; la mati\u00e8re originelle dont je parle, qui pr\u00e9c\u00e8de l&rsquo;Esprit, n&rsquo;a aucune forme, aucune existence, aucune pseudo-ontologie qui accoucherait par une op\u00e9ration d&rsquo;un pseudo-Saint-Esprit de l&rsquo;Esprit lui-m\u00eame, pseudo accouchant du Vrai, simulacre vomissant la V\u00e9rit\u00e9, &ndash; combien de paradoxes et de contradictions insupportables ! Le cas expos\u00e9 dans ces lignes n&rsquo;a aucune affinit\u00e9, aucune proximit\u00e9, aucune complicit\u00e9 avec l&rsquo;appr\u00e9ciation existentialiste pris comme contre-exemple ; le cas est celui d&rsquo;une vision po\u00e9tique, l&rsquo;existentialisme est une explication philosophique.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>(Bien entendu encore et toujours, on me comprend : je parle pour mon compte, selon ce que je nomme un peu audacieusement ma \u00ab\u00a0m\u00e9thode\u00a0\u00bb. Cette exploration \u00e0 laquelle j&rsquo;invite mon lecteur n&rsquo;est en rien le fruit direct de l&rsquo;enseignement divin ; m\u00eame si cet enseignement existe \u00e9videmment, assur\u00e9ment et absolument ; m\u00eame si cet enseignement existe quelque part et partout \u00e0 la fois, &ndash; la fa\u00e7on de le dispenser apr\u00e8s qu&rsquo;il m&rsquo;ait \u00e9t\u00e9 transmis hors de mon vouloir et de ma conscience mais conform\u00e9ment \u00e0 la gr\u00e2ce de l&rsquo;intuition, cette fa\u00e7on me concerne. Je suis, comme tout \u00eatre est ou devrait \u00eatre, le tacticien d&rsquo;une strat\u00e9gie divine, \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de laquelle souvent il m&rsquo;arrive de montrer de l&rsquo;inconnaissance dans le sens le plus haut du terme.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Cela, \u00ab\u00a0la mati\u00e8re pr\u00e9c\u00e9dant l&rsquo;Esprit\u00a0\u00bb, ne signifie nullement qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas de l&rsquo;esprit dans cet arrangement, voire de \u00ab\u00a0l&rsquo;esprit \u00e9pars\u00a0\u00bb, mais que l&rsquo;esprit n&rsquo;a nullement ni sa forme, ni sa vertu, ni sa puissance qui en fait l&rsquo;Esprit pour ce qui nous concerne, nous autres cr\u00e9atures terrestres. Le fait indiscutable et d&rsquo;un poids consid\u00e9rable dans cette \u00ab\u00a0vision po\u00e9tique\u00a0\u00bb est que nous devons abandonner ce domaine de l&rsquo;esprit o&ugrave; nous all\u00e2mes d&rsquo;abord nous reconna&icirc;tre pour nous retrouver en-dessous et d\u00e9crire cette immense bataille en train d&rsquo;\u00eatre livr\u00e9e, dans laquelle l&rsquo;esprit en tant que repr\u00e9sentation humaine de l&rsquo;Esprit est menac\u00e9 jusque dans son essence. Il y a quelque chose de la bataille supr\u00eame ! Je parle l\u00e0 aussi bien en th\u00e9orie et en conviction, qu&rsquo;en commentaire des \u00e9v\u00e9nements terrestres en train de se d\u00e9rouler, litt\u00e9ralement lecteur, \u00ab\u00a0sous nos yeux\u00a0\u00bb, comme je dirais \u00ab\u00a0sous mes yeux\u00a0\u00bb. Il s&rsquo;agit bien d&rsquo;une r\u00e9flexion qui concerne une origine qui n&rsquo;a aucun rapport avec la chronologie des Temps \u00e0 l&rsquo;origine, rien de temporel sur l&rsquo;\u00e9chelle m\u00e9tahistorique ; et qui a d&rsquo;autre part un rapport direct, presque vertigineux dans sa sollicitation dans une existence, avec les Temps Pr\u00e9sents parce que leur marque est celle de la GrandeCrise de l&rsquo;effondrement d&rsquo;une civilisation sans \u00e9gale dans sa pr\u00e9tention \u00e0 \u00eatre universelle et absolument finale comme en \u00e9ternit\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>D&rsquo;un autre point de vue, qui est finalement et profond\u00e9ment celui de cet ouvrage o&ugrave; l&rsquo;on m\u00eale les origines non chronologique de toute chose et le fracas des Temps Pr\u00e9sents, cette orientation de notre intuition po\u00e9tique fait \u00e9cho \u00e0 celle que nous avons d\u00e9crite dans les parties pr\u00e9c\u00e9dentes de ce Tome-III o&ugrave; notre ascension vers une \u00e9ternit\u00e9 qui nous mettrait proche de l&rsquo;&Eacute;ternit\u00e9 elle-m\u00eame constituait un lien entre la Terre et le Ciel. Ce lien est le n&oelig;ud central de l&rsquo;intrigue de ce r\u00e9cit et celui par lequel j&rsquo;entreprends cette exp\u00e9dition \u00e0 la d\u00e9couverte de ce que recouvre en v\u00e9rit\u00e9, je veux dire dans toute sa v\u00e9rit\u00e9, ce concept de \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb dont j&rsquo;ai fait tant l&rsquo;usage et qui m&rsquo;a sembl\u00e9 \u00eatre comme une sorte de \u00ab\u00a0s\u00e9same, ouvre-toi\u00a0\u00bb des diff\u00e9rents myst\u00e8res du monde auxquels il m&rsquo;a sembl\u00e9 que j&rsquo;\u00e9tais confront\u00e9. Dans ce cas, le \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb qui singe le Mal-Absolu se d\u00e9couvre vertueux en \u00e9clairant par son contre-exemple des perspectives uniques.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Cette fois, je le sens bien, il s&rsquo;agit du Myst\u00e8re du Monde, et le \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb m\u00e9rite bien son nom, et toute la tension, toute la dynamique explosive qu&rsquo;on lui devine. Le \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb ou l&rsquo;ultime et d\u00e9cisive tentative de l&rsquo;antiMonde pour d\u00e9truire l&rsquo;&Eacute;ternit\u00e9&hellip; C&rsquo;est bien ce que nous sommes en train de vivre et dont il m&rsquo;importe de m&rsquo;en faire le commentateur empress\u00e9 et m\u00e9thodique, presque comme l&rsquo;on dit d&rsquo;un tr\u00e8s-vulgaire \u00ab\u00a0commentateur de la presse quotidienne\u00a0\u00bb, et pourtant ce commentateur \u00e9lev\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 ce que j&rsquo;ai nomm\u00e9 \u00ab\u00a0\u00e2me po\u00e9tique\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.25em\">J&rsquo;imagine sans grand effort de l&rsquo;esprit&#8230;<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>&#8230;comment une phalange d&rsquo;entit\u00e9s destructrices r\u00e9unies comme autant d&rsquo;Orques-g\u00e9n\u00e9raux charg\u00e9s d&rsquo;unit\u00e9s diverses presque au sens militaire du mot, et rassembl\u00e9s dans le Poste de Commandement G\u00e9n\u00e9ral du <em>Mordor<\/em>, &ndash; connu sous le surnom symbolique et puissant, et logique par ailleurs, de \u00ab\u00a0l&rsquo;Entit\u00e9\u00a0\u00bb, &ndash;  comment cette assembl\u00e9e, dans un mouvement d&rsquo;unanimit\u00e9 retrouv\u00e9e lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;en finir avec ce d\u00e9fi de l&rsquo;&Eacute;ternit\u00e9 qui interdit tout espoir de r\u00e9ussite de leur entreprise, d\u00e9cidait enfin de lancer le concept, d&rsquo;appliquer le plan diabolique du \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;un d&rsquo;eux dit, se levant brusquement comme le diable jaillit de sa boite, emport\u00e9, poss\u00e9d\u00e9 avec des \u00e9clairs dans les yeux, brandissant sa main ferm\u00e9 en un poing comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une \u00e9p\u00e9e mani\u00e9e comme une masse d&rsquo;arme :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&mdash; Puisque la mati\u00e8re est \u00e0 prendre, prenons-l\u00e0 ! Et ornons-l\u00e0 d&rsquo;une majuscule irr\u00e9sistible !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et tous, conquis, emport\u00e9s, subjugu\u00e9s comme devant une sorte de totem, de simulacre peint sur la paroi de la profonde caverne platonicienne, de s&rsquo;\u00e9crier :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&mdash; Mati\u00e8re ! Mati\u00e8re ! Toi seule peut accomplir notre dessein secret&hellip; <\/p>\n<\/p>\n<p><p>On dit m\u00eame que certains, sans soucis du ridicule qu&rsquo;ils offraient ainsi en spectacle car ils \u00e9taient fort laids, difformes et monstrueux, le mouvement brutal et la posture sans gr\u00e2ce, se lev\u00e8rent et dans\u00e8rent, scandant selon ce rythme satanique qui leur convient si bien :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&mdash; Dessein sacr\u00e9 ! Dessein sacr\u00e9 !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>(Ici appara&icirc;t le quiproquo fondamental qui va marquer cette s\u00e9quence de l&rsquo;aventure : s&rsquo;il s&rsquo;agit certes et bien entendu d&rsquo;un \u00ab\u00a0dessein <strong>secret<\/strong>\u00ab\u00a0, je crains bien que nombre d&rsquo;oreilles inattentives et d&rsquo;yeux trop vite assur\u00e9s d&rsquo;eux-m\u00eames aient entendu et lu : \u00ab\u00a0dessein <strong>sacr\u00e9<\/strong>\u00ab\u00a0. La diff\u00e9rence est de taille entre ce qui est directement du domaine de la sacralit\u00e9 de  l&rsquo;esprit, et donc directement producteur de la spiritualit\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 en baigner notre \u00e2me po\u00e9tique, et ce qui d\u00e9pend de la seule lourdeur de l&rsquo;humain devenu bureaucrate du Syst\u00e8me-Pentagone, qui fait l&rsquo;important en proclamant inaccessible au commun [\u00ab\u00a0secret\u00a0\u00bb] des artefacts de sa production, lesquels pourtant ne t\u00e9moignent que de la vanit\u00e9 de son destin ; d\u00e9j\u00e0, l&rsquo;on distingue les limites de la vivacit\u00e9 de l&rsquo;esprit du D\u00e9mon, car le quiproquo est bien peut-\u00eatre, \u00e9galement et m\u00eame d&rsquo;abord, le pot-au-rose&hellip; Parole fameuse [pour mon compte] de Gu\u00e9non :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>On dit m\u00eame que le diable, quand il veut, est fort bon th\u00e9ologien ; il est vrai, pourtant, qu&rsquo;il ne peut s&#8217;emp\u00eacher de laisser \u00e9chapper toujours <strong>quelque sottise<\/strong>, qui est comme sa signature<\/em>&#8230; &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.25em\">C&rsquo;est cette sottise-l\u00e0, &ndash; \u00ab\u00a0sacr\u00e9\u00a0\u00bb pour \u00ab\u00a0secret\u00a0\u00bb, &ndash; qui va nous guider.)<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Le fait ind\u00e9niable est que les participants \u00e0 cette r\u00e9union de \u00ab\u00a0L&rsquo;Entit\u00e9\u00a0\u00bb, les Orques-g\u00e9n\u00e9raux rassembl\u00e9s autour de lui, d\u00e9cid\u00e8rent aussit\u00f4t de toutes les dispositions comme l&rsquo;on pr\u00e9pare une op\u00e9ration de guerre. On voit que le r\u00e9cit prend ici un tour plus r\u00e9aliste, quoique certains y verraient du genre de la <em>fantasy <\/em>comme Hollywood nomme les enfants difformes et am\u00e9ricanis\u00e9s n\u00e9s de l&rsquo;&oelig;uvre de Tolkien pr\u00e9alablement pass\u00e9e au <em>scanner <\/em>de la mod\u00e9lisation &lsquo;esth\u00e9tique&rsquo; (quel mot \u00e9trange dans ce contexte) qui est de r\u00e8gle dans ce m\u00eame Hollywood. Il ne m&rsquo;\u00e9tonnerait pas non plus que les protagonistes que je d\u00e9cris, les Orques-g\u00e9n\u00e9raux, soient effectivement de cet \u00e9tat d&rsquo;esprit et de ce niveau de l&rsquo;esprit, comme cr\u00e9atures d&rsquo;horreur et d&rsquo;erreur hollywoodiennes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Quoi qu&rsquo;il soit de ces consid\u00e9rations annexes, il reste qu&rsquo;il me para&icirc;t essentiel de proposer une justification \u00e0 un tel changement d&rsquo;atmosph\u00e8re, de rythme et de structure du r\u00e9cit, &ndash; m\u00eame s&rsquo;il ne s&rsquo;agit que du temporaire. L&rsquo;essentiel est que cette justification permet d&rsquo;aborder certains sujets n\u00e9cessaires \u00e0 la compr\u00e9hension de l&rsquo;ensemble.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il me para&icirc;t extr\u00eamement utile, de ce point de vue, d&rsquo;ainsi identifier et d&rsquo;incarner le regroupement des cr\u00e9atures terrestres, ou pseudo-terrestres si l&rsquo;on veut rester prudent, qui constitu\u00e8rent la force motrice initiale du \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb. Il est extr\u00eamement important, pour notre compr\u00e9hension des \u00e9v\u00e9nements en cours, de se convaincre par toutes les sortes possibles d&rsquo;arguments, de paraboles et de convictions, qu&rsquo;il y a n\u00e9cessairement dans cette immense Crise G\u00e9n\u00e9rale, ou GrandeCrise, dont nous voyons le paroxysme une intimit\u00e9 des actions et de leurs effets entre l&rsquo;humaine esp\u00e8ce et les cr\u00e9atures d&rsquo;en-dehors de notre monde, des espaces divins et mal\u00e9fiques, avec toutes les nuances, les \u00e9chapp\u00e9es, les enfers et les r\u00e9demptions, les politiques et les soumissions qui caract\u00e9risent cet extraordinaire instant de rassemblement et de connexion de ces deux \u00e9tages du cosmos.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il doit m\u00eame \u00eatre concevable qu&rsquo;il existe une sorte d'\u00a0\u00bb\u00e9ternit\u00e9\u00a0\u00bb (identifiable par l&rsquo;usage de la minuscule en t\u00eate du mot) constituant un sas d&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;&Eacute;ternit\u00e9 elle-m\u00eame, comme on a pu le deviner dans les parties pr\u00e9c\u00e9dentes, et que la Nostalgie est la principale, voire la seule porte d&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 cette \u00ab\u00a0\u00e9ternit\u00e9 humaine\u00a0\u00bb, ou \u00ab\u00a0pr\u00e9-divine\u00a0\u00bb. On observera qu&rsquo;un auteur comme Mircea Marghescu, dans son <em>Homunculus<\/em>, qui est pr\u00e9sent\u00e9 comme une &laquo; <em>critique dosto\u00efevskienne de l&rsquo;anthropologie<\/em> &raquo;, \u00e9voque une \u00ab\u00a0immortalit\u00e9\u00a0\u00bb du monde paysan incarn\u00e9e par les gestes mille et mille fois r\u00e9p\u00e9t\u00e9s, les observations du monde, de l&rsquo;\u00e9volution des \u00e9l\u00e9ments de la vie, du climat, dont la connaissance est h\u00e9rit\u00e9e de la continuit\u00e9 de la Tradition, qui le rapproche \u00e9videmment de la notion d&rsquo;\u00e9ternit\u00e9 ; encore Marghescu y met-il des formes tr\u00e8s humaines qui nous conviennent parfaitement, en relativisant cette notion, justement en la faisant \u00ab\u00a0plus humaine\u00a0\u00bb et donc nous rapprochant de notre propos :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>La p\u00e9rennit\u00e9 du monde paysan pourrait faire croire \u00e0 son immortalit\u00e9 comme ses rythmes lents font croire \u00e0 sa paix : mais cette p\u00e9rennit\u00e9 n&rsquo;est due qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;effort permanent et cons\u00e9quent du paysan pour la maintenir aux gestes accomplis rituellement de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration le long des si\u00e8cles. L&rsquo;immortalit\u00e9 du paysan n&rsquo;est pas donn\u00e9e, mais, \u00e0 tout moment, conquise<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>&hellip; Mais o&ugrave; l&rsquo;on voit par cons\u00e9quent cette pr\u00e9cision essentielle qui semble \u00ab\u00a0relativiser\u00a0\u00bb l'\u00a0\u00bb\u00e9ternit\u00e9\u00a0\u00bb sous la forme de l'\u00a0\u00bbimmortalit\u00e9\u00a0\u00bb, &ndash; puisqu&rsquo;elle &laquo; <em>n&rsquo;est pas donn\u00e9e, mais, \u00e0 tout moment, <strong>conquise<\/strong><\/em> &raquo; ! C&rsquo;est une entreprise importante, une audace consid\u00e9rable de sugg\u00e9rer qu&rsquo;une chose \u00ab\u00a0relative\u00a0\u00bb \u00e0 l&rsquo;activit\u00e9 humaine puisse \u00eatre qualifi\u00e9e d'\u00a0\u00bbimmortalit\u00e9\u00a0\u00bb, qui est au moins un premier pas, ou bien dirions-nous le \u00ab\u00a0dernier pas\u00a0\u00bb de l'\u00a0\u00bb\u00e9ternit\u00e9\u00a0\u00bb comme \u00ab\u00a0sas d&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;&Eacute;ternit\u00e9 elle-m\u00eame\u00a0\u00bb, le pas qui ne finit jamais, et alors la voie \u00e9tant ouverte vers une rencontre avec l&rsquo;&Eacute;ternit\u00e9. Enfin, l&rsquo;on comprendrait peut-\u00eatre alors vers quel chemin ma plume et les mots qu&rsquo;elle trace vont orienter ma pens\u00e9e. Effectivement : cette id\u00e9e de l'\u00a0\u00bbimmortalit\u00e9\u00a0\u00bb que donne le respect de la Tradition, et qui ouvre la voie \u00e0 cette \u00ab\u00a0\u00e9ternit\u00e9\u00a0\u00bb mi-figue mi-raisin, un pied ici-bas et l&rsquo;autre dans l&rsquo;au-del\u00e0, signifie pour nos comploteurs du <em>Mordor <\/em>d\u00e9cid\u00e9s \u00e0 utiliser l&rsquo;arme de l&rsquo;inversion que quelque chose dans l&rsquo;humaine nature peut \u00eatre confisqu\u00e9e par des bandes habit\u00e9es par des ambitions machiav\u00e9liques et diaboliques comme sont les leurs justement, pour servir \u00e0 trafiquer la mati\u00e8re \u00e0 son avantage, et en faire la Mati\u00e8re ; et la faire \u00ab\u00a0se d\u00e9cha&icirc;ner\u00a0\u00bb, pardi !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Je viens d&rsquo;\u00e9crire un mot r\u00e9v\u00e9lateur : \u00ab\u00a0nos comploteurs\u00a0\u00bb, parlant des Orques-g\u00e9n\u00e9raux r\u00e9unis en congr\u00e8s. Certes, ils complotent ! L&rsquo;on comprend aussit\u00f4t que nous \u00e9voquons un domaine fondamental qui, selon la dynamique de la pens\u00e9e commune de ces derri\u00e8res d\u00e9cennies et bien que la tendance e&ucirc;t exist\u00e9 depuis les origines, a pris un essor prodigieux dans le commentaire et l&rsquo;enqu\u00eate continuelle auxquels nous soumettons la Grande Crise g\u00e9n\u00e9rale que nous vivons (dite plus pr\u00e9cis\u00e9ment GCES pour Grande Crise d&rsquo;Effondrement du Syst\u00e8me, ou bien &lsquo;GrandeCrise&rsquo; pour faire bref). Il s&rsquo;agit du domaine fondamental de ce que l&rsquo;on qualifie de \u00ab\u00a0complotisme\u00a0\u00bb, d\u00e9velopp\u00e9, \u00e9tir\u00e9, suc\u00e9 de toute sa suppos\u00e9e substantifique moelle \u00e0 mesure que s&rsquo;effondrait dans la <em>doxa <\/em>officielle la notion de V\u00e9rit\u00e9 et que la r\u00e9alit\u00e9 du monde \u00e9tait pulv\u00e9ris\u00e9e par les <em>narrative<\/em> fa\u00e7onn\u00e9es comme de la terre glaise et repr\u00e9sent\u00e9es comme le marbre du spectacle du monde, et cela rendu possibles par les moyens de la communication, par l&rsquo;\u00e9pouvantable d\u00e9cha&icirc;nement du technologisme comme avanc\u00e9e supr\u00eame et arme secr\u00e8te de la Mati\u00e8re, justement moteur de son d\u00e9cha&icirc;nement. Ce terrible ph\u00e9nom\u00e8ne s&rsquo;effectuait dans le cadre de simulacres que nos esprits enfi\u00e9vr\u00e9s et comme sous l&#8217;empire d&rsquo;opio\u00efdes n\u00e9cessaires \u00e0 la consolidation de la perception et \u00e0 l&rsquo;exaltation de la modernit\u00e9-tardive, n&rsquo;ont cess\u00e9 de cr\u00e9er et de structurer en des mondes parall\u00e8les, p\u00e9remptoires et illusoires, organisant la subversion d&rsquo;esprits affaiblis jusqu&rsquo;\u00e0 ce que le langage de l&rsquo;\u00e9poque propos\u00e2t et g\u00e9n\u00e9ralis\u00e2t le terme de &lsquo;zombification&rsquo; pour qualifier toute cette op\u00e9ration&hellip; &lsquo;Op\u00e9ration-Zombification&rsquo;, comme il disait, croyant poser les fondations du Nouveau-Monde, \u00ab\u00a0<em>Operation-Overlord<\/em>\u00ab\u00a0.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Donc, la r\u00e9union que l&rsquo;on d\u00e9crit de nos Orques-g\u00e9n\u00e9raux est moins d&rsquo;\u00eatre un congr\u00e8s de causeurs qui s&rsquo;\u00e9coutent, mais bien, comme nous l&rsquo;avons sugg\u00e9r\u00e9, un Conseil de Guerre pr\u00e9parant une campagne comme des g\u00e9n\u00e9raux pr\u00e9parent une offensive d\u00e9cisive. Leur programme de guerre est r\u00e9sum\u00e9 et symbolis\u00e9 \u00e0 la fois par le nom de l&rsquo;op\u00e9ration qu&rsquo;eux-m\u00eames donnent \u00e0 l&rsquo;entreprise ; qui pourrait appara&icirc;tre comme un slogan, comme une accroche publicitaire si vous voulez, comme un \u00e9tendard de l&rsquo;am\u00e9ricanisme et de la modernit\u00e9-tardive puisque George W. Bush lui-m\u00eame en fit, dans son in\u00e9galable cr\u00e9tinerie, son \u00e9tendard glorieux : <em>To Conquer Hearts &#038; Minds<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On verra plus tard dans l&rsquo;histoire courante, apr\u00e8s la Grande Attaque du 11-septembre, que les \u00e9quivalents des Orques-g\u00e9n\u00e9raux de l&rsquo;am\u00e9ricanisme con\u00e7urent effectivement qu&rsquo;il pourrait lancer leur \u00ab\u00a0Tr\u00e8s-Longue Guerre\u00a0\u00bb selon l&rsquo;id\u00e9e de \u00ab\u00a0la Conqu\u00eate des C&oelig;urs et des Esprits\u00a0\u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire les organes des peuplades \u00e9tranges et \u00e9trang\u00e8res, non-US, auxquelles ils iraient porter la d\u00e9mocratie comme on implante d&rsquo;autorit\u00e9 un organe cat\u00e9gorique bard\u00e9s de puces contr\u00f4leuses et censureuses ; la pratique de la chose pr\u00e9voyant que l&rsquo;on ferait p\u00e9n\u00e9trer la d\u00e9mocratie par les fissures des C&oelig;urs et des Esprits, jusqu&rsquo;\u00e0 leur compl\u00e8te invasion et leur conversion in\u00e9vitable qui se ferait sous la forme d&rsquo;une inversion totale, voire totalitaire. Ainsi y a-t-il un lien indubitable entre nos Orques-g\u00e9n\u00e9raux qui pr\u00e9parent le \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb et nos soldats de l&rsquo;am\u00e9ricanisme qui jurent avoir identifi\u00e9 le Graal de leur Grand Jeu des conqu\u00eates ext\u00e9rieures, ce qui fournit les pi\u00e8ces principales du dossier \u00e0 charge des &Eacute;tats-Unis d&rsquo;Am\u00e9rique, du massacre de leurs Indiens par un protestantisme puritain et sauvage au d\u00e9cha&icirc;nement de la b\u00eatise absolument compl\u00e8te du wokenisme, autre aspect du protestantisme puritain et sauvage.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Qu&rsquo;il en soit ainsi ! En effet, le plan des Orques-g\u00e9n\u00e9raux est bien que ce d\u00e9cha&icirc;nement s\u00e8mera une extr\u00eame confusion qui, dans ce cas \u00e9galement, permettra \u00e0 la Mati\u00e8re de tracer son chemin jusqu&rsquo;\u00e0 conqu\u00eate et conversion\/inversion compl\u00e8tes des C&oelig;urs et des Esprits des habitants et des citoyens des terres investies. Ces plans sont dress\u00e9s effectivement au Temps du D\u00e9cha&icirc;nement, c&rsquo;est-\u00e0-dire au m\u00eame instant antihistorique o&ugrave; est fond\u00e9e la R\u00e9publique Am\u00e9ricaniste, qui est une composante de cet \u00e9v\u00e9nement pr\u00e9cis\u00e9ment.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Comment peut-on alors h\u00e9siter une seconde \u00e0 \u00e9tablir un lien serr\u00e9 entre tous ces \u00e9v\u00e9nements, ces occurrences, ces digressions et ces occasions ? La t\u00e2che des Orques-g\u00e9n\u00e9raux est ainsi de pr\u00e9parer le Temps de l&rsquo;Inversion (ceux que je d\u00e9signe comme \u00ab\u00a0nos temps-devenus-fous\u00a0\u00bb) apr\u00e8s conqu\u00eate et conversion des C&oelig;urs et des Esprits. Les habitants et citoyens vis\u00e9s, qui sont des <em>sapiens-sapiens <\/em>sp\u00e9cifiquement de la modernit\u00e9-tardive car c&rsquo;est \u00e0 cette \u00e9poque que l&rsquo;offensive atteindra son plein rendement, \u00e0 l&rsquo;or\u00e9e du XXI\u00e8me si\u00e8cle en principe mais peut-\u00eatre au-del\u00e0, sont d&rsquo;une fragilit\u00e9 reconnue du point de vue de l&rsquo;\u00e9tanch\u00e9it\u00e9 de leurs C&oelig;urs et de leurs Esprits, de leur d\u00e9fense spirituelle, de leur structuration \u00e9motionnelle et affectiviste. Ils c\u00e9deront, estiment les Orques-g\u00e9n\u00e9raux, sans opposer de grandes r\u00e9sistances ; ils seront m\u00eame tromp\u00e9s et s\u00e9duits, pour certains, tant est grand leur go&ucirc;t du simulacre et tant les Orques-g\u00e9n\u00e9raux s&rsquo;y entendent dans ce domaine.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.25em\"> <strong> <\/strong>Si j&rsquo;imagine, ou m\u00eame devine aussi nettement&#8230;<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>&#8230;la forme et l&rsquo;organisation de leur entreprise qui a si forte partie li\u00e9e au \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb puisqu&rsquo;elle en forme les hordes et les bataillons, c&rsquo;est qu&rsquo;en se constituant ainsi en ces phalanges guerri\u00e8res au service du D\u00e9mon, ces Orques-g\u00e9n\u00e9raux et leurs troupes sont compl\u00e8tement et absolument mes ennemis. Je les reconnais sans l&rsquo;ombre d&rsquo;une h\u00e9sitation car ma vue est \u00e0 cet \u00e9gard aussi per\u00e7ante que celle de l&rsquo;aigle. Je les reconnais bien et les tiens pour coupables d&rsquo;un tr\u00e8s grand crime ; ils sont intervenus directement dans l&rsquo;ordre et l&rsquo;agencement de la m\u00e9tahistoire, d&rsquo;une fa\u00e7on telle qu&rsquo;on peut ais\u00e9ment concevoir qu&rsquo;ils ont fortement contribu\u00e9, directement ou indirectement, \u00e0 provoquer la trag\u00e9die qui a priv\u00e9 mon destin d&rsquo;une r\u00e9f\u00e9rence terrestre stable dans le temps pass\u00e9. Je les tiens en effet pour responsable, du fait du s\u00e9isme qu&rsquo;ils ont d\u00e9clench\u00e9, du malheur qui a frapp\u00e9 ma terre natale et qui l&rsquo;a effac\u00e9e de l&rsquo;Histoire, suivant en cela un puissant courant d\u00e9structurant nomm\u00e9, &ndash; quoi d&rsquo;autre ? &ndash; \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb. Ils sont mes ennemis personnels autant que les entit\u00e9s n\u00e9fastes qui poursuivent le but de d\u00e9truire par d\u00e9structuration et d\u00e9construction la m\u00e9tahistoire jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;entropie du monde, c&rsquo;est-\u00e0-dire d\u00e9truire le monde certes. Ainsi \u00e9tablis-je un lien entre la mis\u00e9reuse souffrance de mon existence terrestre et le Grand Destin du cosmos emport\u00e9 dans sa course vers l&rsquo;&Eacute;ternit\u00e9&#8230;.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>[&#8230;]<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>le \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb &bull; Ce texte, par ailleurs pr\u00e9sent\u00e9 sur notre site comme une mise \u00e0 jour du &lsquo;Glossaire.dde&lsquo; sur ce sujet du \u00ab\u00a0d\u00e9cha&icirc;nement de la Mati\u00e8re\u00a0\u00bb du 5 novembre 2012, sans rapport de consultation entre les deux, en toute ind\u00e9pendance, etc. , &ndash; n&rsquo;est pas \u00e9crit \u00e0 l&rsquo;origine pour la rubrique du&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[19],"tags":[13678,2631,13679,3969,7141,8386,2622,9185,13677],"class_list":["post-81003","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-glossairedde","tag-2eme","tag-de","tag-extrait","tag-grace","tag-iii","tag-lhistoire","tag-la","tag-partie","tag-tome"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/81003","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=81003"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/81003\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=81003"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=81003"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=81003"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}