{"id":81006,"date":"2024-04-01T09:17:16","date_gmt":"2024-04-01T09:17:16","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2024\/04\/01\/drieu-la-rochelle-et-la-demission-de-la-france\/"},"modified":"2024-04-01T09:17:16","modified_gmt":"2024-04-01T09:17:16","slug":"drieu-la-rochelle-et-la-demission-de-la-france","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2024\/04\/01\/drieu-la-rochelle-et-la-demission-de-la-france\/","title":{"rendered":"Drieu La Rochelle et la d\u00e9mission de la France"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\"><strong>Drieu La Rochelle et la d\u00e9mission de la France<\/strong><\/h2>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;Tous s&rsquo;en remettent sur les \u00e9trangers pour les d\u00e9charger de leurs devoirs et de la fatigue de penser, d&rsquo;imaginer, de vouloir (Journal, Gallimard).&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La d\u00e9solation de notre vie politique et la disparition de toute volont\u00e9 nationale tourmente en France une petite minorit\u00e9 de nostalgiques et de souverainistes. Mais cette catastrophe est ancienne : on va le voir avec un vieux ma&icirc;tre lui-m\u00eame maudit.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le journal de Drieu publi\u00e9 par Gallimard avait fait scandale il y a trente ans, lors de sa parution. C&rsquo;est Jean Parvulesco qui me l&rsquo;avait alors recommand\u00e9. Il m&rsquo;avait enchant\u00e9. Je l&rsquo;ai relu r\u00e9cemment avec un intense int\u00e9r\u00eat tant les pr\u00e9occupations de Drieu recoupent les n\u00f4tres : sensation de d\u00e9cadence terminale, d\u00e9sespoir historique, incapacit\u00e9 de trouver des sauveurs, enfin sinistre impression caus\u00e9e par cette permanente torpeur fran\u00e7aise &ndash; la m\u00eame que ressent alors Bernanos, un des rares \u00e9crivains qu&rsquo;estime alors Drieu.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En pleine guerre, Drieu observe cette torpeur (si vous voulez de la ferveur, revoyez le Casablanca de Curtiz et ce groupe de figurants chanter la Marseillaise &ndash; la fille publique incluse) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Cette torpeur qui r\u00e8gne \u00e0 Paris, qui s&rsquo;est manifest\u00e9e \u00e0 l&rsquo;occasion du bombardement n&deg; 1. J&rsquo;avais raison de dire il y a quelques ann\u00e9es que les Fran\u00e7ais \u00e9taient devenus un peuple triste, qui n&rsquo;aimait plus la vie. Ils aiment la p\u00eache \u00e0 la ligne, l&rsquo;auto en famille, la cuisine, ce n&rsquo;est pas la vie. Ils ne sont pas l\u00e2ches, mais pires; ils sont ternes, mornes, indiff\u00e9rents. Ils souhaitent obscur\u00e9ment d&rsquo;en finir, mais ne feront rien pour que \u00e7a aille plus vite. Cette 9e arm\u00e9e qui s&rsquo;en va les mains dans les poches, sans fusils, sans officiers. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Une g\u00e9n\u00e9ration avant Debord, Drieu observe :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;O&ugrave; aimerais-je aller? Nulle part! Le monde entier est en d\u00e9cadence. Le &laquo; Moderne&raquo; est une catastrophe plan\u00e9taire.&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Debord dira lui : &laquo;dans un monde unifi\u00e9 on ne peut s&rsquo;exiler&raquo;.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il tape comme C\u00e9line sur la peu glorieuse patrie des ann\u00e9es trente, celles des joueurs de boule et du front popu, de Mistinguett et des conspirateurs de la cagoule (voyez le docu d&rsquo;Audiard Vive la France&hellip;).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; La France meurt d&rsquo;avarice, des sentiments et des pens\u00e9es. Pays de petite ironie, de petit d\u00e9nigrement, de petite critique, de petit ricanement, pays de petitesse&hellip; Tout y a \u00e9t\u00e9 abaiss\u00e9 : les institutions et m\u00eame leurs pauvres contraires. Si on a abattu la monarchie on n&rsquo;a pas \u00e9lev\u00e9 le peuple avili l&rsquo;aristocratie on n&rsquo;a pas d\u00e9cant\u00e9 la bourgeoisie, si on a raval\u00e9 le clerg\u00e9 on n&rsquo;a pas d\u00e9fendu les professeurs contre l&rsquo;insipide vanit\u00e9 et on les a lou\u00e9s dans leur in\u00e9narrable vacuit\u00e9 ! &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il observe sur cette fameuse devise r\u00e9publicaine :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; La fraternit\u00e9 n&rsquo;a pas remplac\u00e9 la charit\u00e9, l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 n&rsquo;a profit\u00e9 qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;argent, quant \u00e0 la libert\u00e9 ce ne fut que la basse licence de dire tout de fa\u00e7on que rien ne tir\u00e2t plus \u00e0 cons\u00e9quence. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Se reconnaissant n\u00e9anmoins catastrophiste, Drieu ajoute :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;N&rsquo;importe comment, je sais que ma vie est perdue. La litt\u00e9rature fran\u00e7aise est finie, de m\u00eame que toute litt\u00e9rature en g\u00e9n\u00e9ral dans le monde, tout art, toute cr\u00e9ation. L&rsquo;humanit\u00e9 est vieille et la h\u00e2te d&rsquo;organiser son sommeil dans un syst\u00e8me de fourmili\u00e8re ou de ruche. D&rsquo;autre part, ma vie individuelle est finie. Finis les femmes, les plaisirs sensuels. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le fascisme auquel on le rattache souvent ne trouve pas gr\u00e2ce \u00e0 ses yeux. Il l&rsquo;exp\u00e9die mieux que Julius Evola, Savitri Devi ou Hans Gunther qui en d\u00e9noncera le caract\u00e8re &laquo; ochlocratique &raquo; quand la bise sera venue&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; J&rsquo;ai \u00e9crit dans Socialisme Fasciste que le fascisme \u00e9tait l&rsquo;expression de la d\u00e9cadence europ\u00e9enne. Ce n&rsquo;est pas une restauration. Il n&rsquo;y a pas de restauration. Consolidation, repl\u00e2trage des d\u00e9bris. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En r\u00e9alit\u00e9 Drieu voit comme dans son livre sur la France pr\u00e9fac\u00e9 par Hal\u00e9vy apr\u00e8s la Grande Guerre (guerre qu&rsquo;il n&rsquo;admire pas plus) que le Fran\u00e7ais ne veut plus \u00eatre fran\u00e7ais. Fran\u00e7ois Furet fera la m\u00eame observation dans son Pass\u00e9 d&rsquo;une illusion : le fronc\u00e9 adore &laquo; internationaliser &raquo; sa vie politique pour compenser son vide. Voyez aujourd&rsquo;hui avec la Russie, l&rsquo;Europe, l&rsquo;Am\u00e9rique ou Isra\u00ebl.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>A l&rsquo;\u00e9poque, on a d\u00e9j\u00e0 le bloc bourgeois : c&rsquo;est le camp anglais (De Gaulle parle dans ses M\u00e9moires du vertige qui nous saisit quand l&rsquo;Angleterre ne d\u00e9cide pas \u00e0 notre place depuis 1815) ; on a aussi un camp fasciste (Allemagne-Italie) et bien s&ucirc;r un camp russe.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Sous sa plume peu enjou\u00e9e cela donne :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Cet abandon de tout le peuple \u00e0 la superstition russe est le signe le plus certain de notre ab\u00e2tardissement \u00e0 tous. Quand un peuple n&rsquo;a plus de ma&icirc;tres, il en demande \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger.<\/p>\n<p>Cependant que d&rsquo;autres Fran\u00e7ais s&rsquo;abandonnent \u00e0 l&rsquo;attente clandestine de l&rsquo;Allemand. Quant \u00e0 la masse, elle est vou\u00e9e aux Anglais.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;est plus de Fran\u00e7ais pour ainsi dire qui pense et qui veuille fran\u00e7ais. La vell\u00e9it\u00e9 fran\u00e7aise est enti\u00e8rement partag\u00e9e entre le parti du centre ou anglais, le parti allemand d&rsquo;extr\u00eame droite et le parti russe d&rsquo;extr\u00eame gauche. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Aujourd&rsquo;hui on pense et vit am\u00e9ricain ou bruxellois&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Enfin il a d\u00e9j\u00e0 ceux qui se foutent de tout comme aujourd&rsquo;hui (Gaza, vaccin, reset, guerres, identit\u00e9 num\u00e9rique&hellip;) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Il y a aussi tous ceux qui veulent qu&rsquo;on leur foute la paix, c&rsquo;est \u00e0 dire qu&rsquo;on les en recouvre comme d&rsquo;une d\u00e9jection. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Drieu insiste sur la grande d\u00e9ception mussolinienne (Benito aurait d&ucirc; prendre sa retraite bien avant, avant l&rsquo;Ethiopie peut-\u00eatre ?) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Je croyais aussi que Mussolini avait vendu son \u00e2me \u00e0 Hitler, qu&rsquo;il \u00e9tait r\u00e9sign\u00e9 \u00e0 jouer le brillant second. Mais en tous cas on peut voir qu&rsquo;\u00e0 la longue l&rsquo;Italie use Mussolini (NDLR : AJP Taylor l&rsquo;ex\u00e9cuta bien&hellip;). &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et de conclure en r\u00eavant \u00e0 des orgies de sang romaines :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Comme tout cela est terne et cr\u00e9pusculaire. C&rsquo;est bien la d\u00e9cadence de l&rsquo;Europe. Les grandes tueries du temps de Galba et Othon! Les fils d&rsquo;ouvriers Mussolini, Hitler, Staline ne sont pas bien \u00e9blouissants.&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Je reprends sa juste marotte : il n&rsquo;y a plus de parti fran\u00e7ais (idem aujourd&rsquo;hui : on est europ\u00e9en donc, ou russe, ou palestinien ou isra\u00e9lien, ou am\u00e9ricain), et ceux qui se r\u00e9clament du souverainisme font 1% des voix (le RN alias reniement national s&rsquo;est prudemment rang\u00e9 des voitures) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Il y a toujours un parti russe et un parti allemand et un parti anglais, voire un parti italien.<\/p>\n<p>Le parti anglais est si nombreux et ma&icirc;tre des choses depuis si longtemps qu&rsquo;il ne se voit pas et qu&rsquo;on ne le voit gu\u00e8re. On a abandonn\u00e9 \u00e0 Londres notre politique \u00e9trang\u00e8re, toutes nos initiatives et toutes nos volont\u00e9s et tous nos espoirs.<\/p>\n<p>Le parti russe est fait de bourgeois qui joignent la chim\u00e8re de Moscou \u00e0 la branlante r\u00e9alit\u00e9 de Londres, et d&rsquo;ouvriers qui, incapables de faire la r\u00e9volution, s&rsquo;en remettent \u00e0 Staline pour la leur offrir ou imposer. Le parti allemand masque d&rsquo;anticommunisme sa l\u00e2chet\u00e9. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Belle observation :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Tous s&rsquo;en remettent sur les \u00e9trangers pour les d\u00e9charger de leurs devoirs et de la fatigue de penser, d&rsquo;imaginer, de vouloir. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et la conclusion logique de tout cela :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Ce parti que nous avons pris de ne pas nous battre au d\u00e9but est la cons\u00e9quence de ces diverses d\u00e9missions&hellip; De Gaulle parti (n&rsquo;en faites pas un h\u00e9ros r\u00e9f\u00e9rentiel non plus, Giscard et Pompidou \u00e9taient ses ministres) nous avons fait qu&rsquo;aller de d\u00e9mission en d\u00e9mission. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>D&rsquo;ailleurs, tout le monde s&rsquo;en r\u00e9clamant, du G\u00e9n\u00e9ral, du gauchiste au souverainiste et du mondialiste au communiste, et ce depuis cinquante bonnes ann\u00e9es maintenant (je n&rsquo;ai toujours connu que des gaullistes), on pourra appr\u00e9cier ce trait ultime de Drieu :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Le G\u00e9n\u00e9ral de Gaulle est le point final au ridicule national &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais n&rsquo;enfon\u00e7ons pas de Gaulle et rappelons ce que nous disions ici-m\u00eame il y a quelques semaines dans notre Debr\u00e9 et le Kali-Yuga fran\u00e7ais &ndash; enfin rappelons plut\u00f4t ce que disait le G\u00e9n\u00e9ral \u00e0 son confident :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Je n&rsquo;ai plus rien \u00e0 faire l\u00e0-dedans, donc il faut que je m&rsquo;en aille et, pour m&rsquo;en aller, je n&rsquo;ai pas d&rsquo;autre formule que de faire le peuple fran\u00e7ais juge lui-m\u00eame de son destin. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et cette perle ici-bas chue d&rsquo;un d\u00e9sastre obscur : <\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;Le G\u00e9n\u00e9ral redit son analyse. Ce qui para&icirc;t le frapper le plus c&rsquo;est le fait que les soci\u00e9t\u00e9s elles-m\u00eames se contestent et qu&rsquo;elles n&rsquo;acceptent plus de r\u00e8gles, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de l&rsquo;Eglise, de l&rsquo;Universit\u00e9, et qu&rsquo;il subsiste uniquement le monde des affaires, dans la mesure o&ugrave; le monde des affaires permet de gagner de l&rsquo;argent et d&rsquo;avoir des revenus. Mais sinon il n&rsquo;y a plus rien.&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>NO COMMENT.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Drieu La Rochelle et la d\u00e9mission de la France &laquo;Tous s&rsquo;en remettent sur les \u00e9trangers pour les d\u00e9charger de leurs devoirs et de la fatigue de penser, d&rsquo;imaginer, de vouloir (Journal, Gallimard).&raquo; La d\u00e9solation de notre vie politique et la disparition de toute volont\u00e9 nationale tourmente en France une petite minorit\u00e9 de nostalgiques et de&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[27],"tags":[5185,398,2687],"class_list":["post-81006","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-les-carnets-de-nicolas-bonnal-1","tag-decadence","tag-europe","tag-france"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/81006","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=81006"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/81006\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=81006"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=81006"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=81006"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}