{"id":81041,"date":"2024-04-23T09:30:24","date_gmt":"2024-04-23T09:30:24","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2024\/04\/23\/les-tintins-de-la-fin-des-temps-1\/"},"modified":"2024-04-23T09:30:24","modified_gmt":"2024-04-23T09:30:24","slug":"les-tintins-de-la-fin-des-temps-1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2024\/04\/23\/les-tintins-de-la-fin-des-temps-1\/","title":{"rendered":"Les Tintins de la Fin des Temps"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\"><strong>Les Tintins de la Fin des Temps<\/strong><\/h2>\n<\/p>\n<p><p>On \u00e9tait en 1976. J&rsquo;avais quinze ans et plus trop d&rsquo;illusions en politique (Chirac ? Cochin ? La liste Weil ! Le PS ! Les Europ\u00e9ennes !). On avait beaucoup attendu l&rsquo;album, apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9trange et drolatique Vol 714 pour Sydney qui recyclait le Matin des magiciens de Pauwels et Bergier : et l&rsquo;on fut servi.<\/p>\n<p>Les picaros furent insult\u00e9s ou incompris. C&rsquo;\u00e9tait un album ingrat et exigeant, l&rsquo;\u00e9quivalent du cin\u00e9ma d&rsquo;auteur&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On voyait bien qu&rsquo;Herg\u00e9 avait renonc\u00e9 \u00e0 sa mythologie jug\u00e9e r\u00e9ac par l&rsquo;Ennemi ; comme si l&rsquo;on pouvait encore pratiquer le voyage absolu dans les ann\u00e9es 70 marqu\u00e9es par le tourisme de masse, les vols charter, les tropiques \u00e0 l&rsquo;encan et l&rsquo;abominable Guide du routard. Le vacancier occidental, bien reproduit depuis en Asie, fut le y\u00e9ti, l&rsquo;abominable homme des plages. Revoyez-les, ces Bronz\u00e9s, ce qu&rsquo;ils ont fait \u00e0 l&rsquo;Afrique et \u00e0 la montagne. En revoyant l&rsquo;Eternel retour avec Madeleine Sologne et Jean Marais, je la trouve sublime, cette montagne enneig\u00e9e : elle ne l&rsquo;est plus. Elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9niais\u00e9e et, comme dit Pagnol, l&rsquo;honneur \u00e7a ne sert qu&rsquo;une fois. Stations de ski&hellip; Et vous avez vu dans Rt.com \u00e0 quoi ressemble l&rsquo;Everest ? A un WC g\u00e9ant.  <\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est qu&rsquo;avec la soci\u00e9t\u00e9 de consommation (la mort, en vieux latin) la t\u00e9l\u00e9 \u00e9tait pass\u00e9e par l\u00e0 avec le couillon tout-terrain S\u00e9raphin Lampion : bagnole, t\u00e9l\u00e9, Pastis, rigolade. Sans oublier la profanation du voyage que l&rsquo;on nomme tourisme. 1.5 milliard de touristes maintenant&hellip; Pauvre Tintin, pauvre voyage initiatique. On pense \u00e0 C\u00e9line (toujours) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Je voudrais voir un peu Louis XIV face \u00e0 un &quot;assur\u00e9 social&quot;&#8230; Il verrait si l&rsquo;Etat c&rsquo;est lui ! &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le touriste a remplac\u00e9 Ulysse comme l&rsquo;assur\u00e9 social vaccin\u00e9 son Roi-Soleil. C&rsquo;est la vie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tintin et les picaros fonctionne comme une fiction aventuri\u00e8re \u00e0 rebours. On voyage, mais c&rsquo;est pour se faire enfermer (cf. la cabine spatiale&#8230;), se faire observer par un tyran et ses cam\u00e9ras. Tintin prend le relais de Patrick McGoohan dans Le Prisonnier. Il est dans une luxueuse villa o&ugrave; plus rien ne se passe, puisqu&rsquo;il faut s&rsquo;y terrer. On est dans la soci\u00e9t\u00e9 de surveillance, de Foucault (bof&hellip;) ou autre. On est devant des miroirs (coucou la B\u00eate&hellip;) puis on seconde un g\u00e9n\u00e9ral pataud humili\u00e9 par sa &laquo; grosse am\u00e9ricaine &raquo; ; car courageusement Herg\u00e9 a assum\u00e9 sa misogynie jusqu&rsquo;au bout, et il aura eu raison de le faire : voyez Ursula, Hillary, voyez Sandrine ou la folle \u00e9cologiste teutonne. La guerre est femme. Relire Moli\u00e8re&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pour ce qui est de la surveillance, Herg\u00e9 nous avait pr\u00e9venus dans On a march\u00e9 sur la lune et la cauchemardesque affaire Tournesol. La belle aventure sous les Tropiques ou dans les d\u00e9serts \u00e9tait termin\u00e9e, on allait vers un Grand Enfermement, car on est devenus du &laquo; coke en stock &raquo;. Tout cela au cours des ann\u00e9es soixante, quand Debord \u00e9crit sa Soci\u00e9t\u00e9 du Spectacle. Ce m\u00eame Debord (cit\u00e9 par mon ami Bourseiller) \u00e9crit alors qu&rsquo;on assiste &laquo; \u00e0 un processus de formation d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 totalitaire cybern\u00e9tis\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle plan\u00e9taire &raquo;.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Quand on y pense bien c&rsquo;est aussi le sujet de Vol 714 pour Sydney qui sonne m\u00eame le glas d&rsquo;une humanit\u00e9 hypnotis\u00e9e et t\u00e9l\u00e9guid\u00e9e par des extraterrestres. L&rsquo;aventure tropicale m\u00e8ne \u00e0 une caverne d&rsquo;\u00e9pouvante. La m\u00eame entropie claustrophobe est \u00e0 l&rsquo;&oelig;uvre dans les Bijoux de la Castafiore (chaste fleur ou casse ta fiole ?) : Haddock est coinc\u00e9, handicap\u00e9, bless\u00e9, paralys\u00e9, engueul\u00e9 et sevr\u00e9. La Castafiore qui le castre matin midi et soir en fait une &laquo; \u00e2me de grand enfant un peu na\u00eff &raquo; victime de paparazzi et de l&rsquo;air du temps. Il ne leur manque plus que les p\u00e9dopsychiatres \u00e0 nos deux h\u00e9ros qui ont d\u00e9fi\u00e9 le Tibet, les d\u00e9serts et les glaces. Mais d\u00e9j\u00e0 Saint-Exup\u00e9ry nous mettait en garde :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Ces voyages, le plus souvent, \u00e9taient sans histoire. Nous descendions en paix, comme des plongeurs de m\u00e9tier, dans les profondeurs de notre domaine. Il est aujourd&rsquo;hui bien explor\u00e9. Le pilote, le m\u00e9canicien et le radio ne tentent plus une aventure, mais s&rsquo;enferment dans un laboratoire. Ils ob\u00e9issent \u00e0 des jeux d&rsquo;aiguilles, et non plus au d\u00e9roulement de paysages. Au-dehors, les montagnes sont immerg\u00e9es dans les t\u00e9n\u00e8bres, mais ce ne sont plus des montagnes. Ce sont d&rsquo;invisibles puissances dont il faut calculer l&rsquo;approche. Le radio, sagement, sous la lampe, note des chiffres, le m\u00e9canicien pointe la carte, et le pilote corrige sa route si les montagnes ont d\u00e9riv\u00e9, si les sommets qu&rsquo;il d\u00e9sirait doubler \u00e0 gauche se sont d\u00e9ploy\u00e9s en face de lui dans le silence et le secret de pr\u00e9paratifs militaires. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est dans Terre des hommes. On relira avec profit ici  cette lettre \u00e0 un g\u00e9n\u00e9ral.  C&rsquo;est vrai que Tintin c&rsquo;est un petit prince qui aurait grandi &ndash; mais pas trop. Un ado h\u00e9ro\u00efque, jeune h\u00e9ros d&rsquo;une Europe encore \u00e9prise de sport et d&rsquo;aventures, de voyages et d&rsquo;initiation. Apr\u00e8s la guerre Herg\u00e9, qui a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9, insult\u00e9 et pers\u00e9cut\u00e9 (mais pas fusill\u00e9 !) comprend quel camp (celui de Bohlwinkel, vous vous souvenez&hellip;) a gagn\u00e9, et vers quoi on se dirige. Alors on s&rsquo;adapte, comme dit C\u00e9line. La grande \u00e9pop\u00e9e arthurienne et hyperbor\u00e9enne de l&rsquo;Etoile myst\u00e9rieuse, r\u00e9cit qui balaie les trouilles apocalyptiques venues de cette Bible-blob  (excellent petit film avec Steve McQueen)  qui n&rsquo;en finit pas de nous ali\u00e9ner, sont laiss\u00e9es derri\u00e8re et les savants partent vers le Grand Nord \u00e0 la d\u00e9couvertes des &icirc;les fortun\u00e9es des mythologies grecques et celtes. Quel enchantement ces BD tout de m\u00eame. Elles furent mon dernier trampoline.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Revenons-en \u00e0 Tintin et \u00e0 nos picaros puisque c&rsquo;est le dernier.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Quand notre h\u00e9ros sans prog\u00e9niture (prol\u00e9taire au sens strict il n&rsquo;a jamais rien poss\u00e9d\u00e9) passe dans la jungle, la m\u00eame impression d&rsquo;irr\u00e9alit\u00e9 le poursuit. Le g\u00e9n\u00e9ral Alcazar bouffonne au milieu d&rsquo;ivrognes, il est soumis \u00e0 son ogresse am\u00e9ricaine qui prend le relais de la Castafiore, et il r\u00eave de cruaut\u00e9 dont il serait cette fois l&rsquo;auteur et plus la victime. La m\u00eame banalit\u00e9 des changements dictatoriaux reproduit celle des \u00e9lections d\u00e9mocratiques, lesquelles laissent le consommateur \u00e9lecteur \u00e9ternellement insatisfait (voir Obama, Sarkozy, Blair, Berlusconi et le reste). Debord toujours :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Ainsi se recompose l&rsquo;interminable s\u00e9rie des affrontements d\u00e9risoires mobilisant un int\u00e9r\u00eat sous-ludique, du sport de comp\u00e9tition aux \u00e9lections. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La derni\u00e8re bulle de l&rsquo;album montre d&rsquo;ailleurs que l&rsquo;\u00e9ternel pays du tiers-monde restera mis\u00e9rable avec le changement de pouvoir. Herg\u00e9 ne se fait pas d&rsquo;illusions sur nos soci\u00e9t\u00e9s, et il le donne \u00e0 lire. Voil\u00e0 pourquoi aussi Tintin ne joue plus au matamore : il joue soft, comme on dit, prend un tour politiquement correct, non-violent, et il pr\u00e9pare sa r\u00e9volution&hellip;orange.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Car le grand int\u00e9r\u00eat pour moi de l&rsquo;album r\u00e9side dans l&rsquo;apparition du commando de touristes. Tintin au pays des touristes? Mais oui, et cela montre l&rsquo;entropie acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e des d\u00e9cennies de la soci\u00e9t\u00e9 de consommation, qui ont plus chang\u00e9 la plan\u00e8te que des milliers d&rsquo;ann\u00e9es d&rsquo;histoire, et qui ont d\u00e9finitivement alt\u00e9r\u00e9 l&rsquo;humanit\u00e9 et son rapport au r\u00e9el. Tintin, l&rsquo;homme de l&rsquo;Amazonie et de l&rsquo;Himalaya, de l&rsquo;Hyperbor\u00e9e et des tombeaux \u00e9gyptiens, se retrouve d\u00e9pass\u00e9, rattrap\u00e9, humili\u00e9 par un quarteron de salari\u00e9s en retraite venus faire la f\u00eate sous les tropiques, avec un masque de carnaval. John Huston a tr\u00e8s bien tap\u00e9 aussi sur les touristes dans la Nuit de l&rsquo;iguane, film flamboyant avec un Richard Burton tordant comme jamais.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et il va les utiliser, ses figurants, en faire des acteurs malgr\u00e9 eux de son jeu politique d\u00e9risoire (changer de pr\u00e9sident). Tintin cr\u00e9e, dis-je, une r\u00e9volution orange, de celles qu&rsquo;on avait vues dans les pays de l&rsquo;ex-bloc sovi\u00e9tique, quand la CIA lan\u00e7ait des manifestations contre un pouvoir ilote et pas tr\u00e8s roublard qui devait aussit\u00f4t se d\u00e9mettre sous les applaudissements de la presse et des m\u00e9dias de l&rsquo;ouest. De ce point de vue, et encore g\u00e9nialement, Herg\u00e9 se fait le proph\u00e8te du monde sans Histoire o&ugrave; nous vivons ; et qui est fondamentalement un monde de jouisseurs lass\u00e9s qui ne veut plus d&rsquo;histoires &ndash; il ne veut m\u00eame plus qu&rsquo;on lui en raconte. C&rsquo;est pourquoi il utilise son nouveau h\u00e9ros, depuis plusieurs \u00e9pisodes, depuis L&rsquo;affaire Tournesol ou depuis Coke en stock, qui inaugure la s\u00e9rie des albums cr\u00e9pusculaires du grand ma&icirc;tre, et qui est l\u00e0 pour se moquer de ses personnages, j&rsquo;ai nomm\u00e9 S\u00e9raphin Lampion, qui exerce l&rsquo;honorable profession d&rsquo;assureur. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs quand elle lui claque la porte au nez que la Castafiore se fait d\u00e9rober son \u00e9meraude par la pie voleuse. Revoyez aussi cet \u00e9pisode o&ugrave; la t\u00e9l\u00e9 du d\u00e9cid\u00e9ment nuisible Tournesol-Folamour rend ivres et tremblotants ces spectateurs&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les Picaros liquident donc l&rsquo;univers de Tintin. En Am\u00e9rique du sud, le mot picaro d\u00e9signe aussi l&rsquo;escroc, l&rsquo;agioteur, ma&icirc;tre des soci\u00e9t\u00e9s modernes, c&rsquo;est-\u00e0-dire baroques. La crise immobili\u00e8re, le boom touristique, &laquo; les d\u00e9tritus urbains qui recouvrent tout (Lewis Mumford, plus grand esprit am\u00e9ricain du dernier des si\u00e8cles) &raquo;, c&rsquo;est la faute au picaro. Il n&rsquo;y a plus d&rsquo;histoire, il n&rsquo;y a plus non plus de g\u00e9ographie, la technologie l&rsquo;a d\u00e9cim\u00e9e. Il n&rsquo;y a plus d&rsquo;exotisme, les carnavals, les festivals et les voyages en groupe l&rsquo;ont d\u00e9cim\u00e9, ainsi que la culture. Il n&rsquo;y a plus de spiritualit\u00e9 non plus, au sens de Malraux, non plus, ce qui signifie que ce si\u00e8cle lamentable NE SERA PAS AU FINAL.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On comprend que l&rsquo;album ait d\u00e9cha&icirc;n\u00e9 l&rsquo;ire de certains aficionados, notamment de droite (ils veulent toujours du rab, du grain \u00e0 moudre ceux-l\u00e0), pour reprendre un terme latino. Ici Herg\u00e9 a repris une vieille ficelle du m\u00e9tier, comme lorsque Conan Doyle avait voulu mettre fin aux aventures de Sherlock Holmes, fatigu\u00e9 qu&rsquo;il \u00e9tait d&rsquo;\u00eatre d\u00e9pendant ad vitam de sa cr\u00e9ation. Mais il l&rsquo;a fait en gardant son personnage en vie, en le normalisant, en le glissant dans un monde d&rsquo;ombres m\u00e9diocres. C&rsquo;est plus dur \u00e0 supporter, quand on s&rsquo;est voulu l&rsquo;h\u00e9ritier d&rsquo;Hom\u00e8re ou de Virgile, de Rabelais (quart et cinqui\u00e8me livre) ou de Jules Verne. On d\u00e9couvrira notre texte sur le cosmonaute comme machine \u00e0 conditionner (fr.sputniknews.africa).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On peut remercier Herg\u00e9 d&rsquo;avoir d\u00e9crit l&rsquo;enfer am\u00e9ricano-tiers-mondiste o&ugrave; nous survivons patibulaires. Il \u00e9tait moins fatigu\u00e9 qu&rsquo;il en avait l&rsquo;air. Avant de mourir, alors que nous \u00e9voquions les derni\u00e8res \u00e9lections pr\u00e9sidentielles, Jean Parvulesco (qui \u00e9tait un acteur n\u00e9 et figura dans A bout de souffle) me disait : &laquo; la race humaine est fatigu\u00e9e &raquo;.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il nous reste les b\u00eates et certains paysages.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\"><strong>Sources :<\/strong><\/h3>\n<\/p>\n<p><p><a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/lettre-de-saint-ex-pour-notre-fin-des-temps\">https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/lettre-de-saint-ex-pour-notre-fin-des-temps<\/a><\/p>\n<\/p>\n<p><p><a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/saint-exupery-contre-la-vie-ordinaire\">https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/saint-exupery-contre-la-vie-ordinaire<\/a><\/p>\n<\/p>\n<p><p><a href=\"https:\/\/fr.sputniknews.africa\/20170317\/nasa-farce-vraie-mission-cosmonautes-1030500652.html\">https:\/\/fr.sputniknews.africa\/20170317\/nasa-farce-vraie-mission-cosmonautes-1030500652.html<\/a><\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Tintins de la Fin des Temps On \u00e9tait en 1976. 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