{"id":81135,"date":"2024-06-25T16:31:37","date_gmt":"2024-06-25T16:31:37","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2024\/06\/25\/paul-watzlawick-et-les-pathologies-occidentales\/"},"modified":"2024-06-25T16:31:37","modified_gmt":"2024-06-25T16:31:37","slug":"paul-watzlawick-et-les-pathologies-occidentales","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2024\/06\/25\/paul-watzlawick-et-les-pathologies-occidentales\/","title":{"rendered":"Paul Watzlawick et les pathologies occidentales"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\"><strong>Paul Watzlawick et les pathologies occidentales<\/strong><\/h2>\n<\/p>\n<p><p>La guerre contre la Russie devait \u00eatre la solution : elle est devenue le probl\u00e8me. L&rsquo;Europe technocratique supranationale devait \u00eatre la solution : elle est le probl\u00e8me. Le vaccin devait \u00eatre la solution : il est devenu le probl\u00e8me. On continue ? Mais quand quelque chose ne marche pas, il suffit d&rsquo;insister.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On va voir plusieurs aspects du probl\u00e8me (vous savez, &laquo; la solution c&rsquo;est le probl\u00e8me &raquo;). Le l\u00e9gendaire Paul Watzlawick avait soulign\u00e9 le caract\u00e8re gothique de nos monstrueux syst\u00e8mes de &laquo; sant\u00e9 &raquo; : la multiplication par trente des d\u00e9penses m\u00e9dicales a cr\u00e9\u00e9 les conditions d&rsquo;un effondrement humain : faible, endett\u00e9, complex\u00e9, le citoyen serait bon pour les abattoirs de la postmodernit\u00e9 et pour soixante vaccins par an. Tournant le dos aux enseignements de J\u00fcnger (dans les ann\u00e9es cinquante &ndash;voyez mes textes) ou de Rudolf Steiner (dans les ann\u00e9es vingt) le petit blanc occidental se donne aux monstres et aux charlatans des h\u00f4pitaux (Debord, Commentaires) pour un oui ou pour un non.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Deux caract\u00e8res m&rsquo;enchantent chez Watzlawick, sa culture litt\u00e9raire qui est vraiment \u00e9tonnante &ndash; et son humour. Pour Watzlawick la solution est souvent le probl\u00e8me : et la presse britannique d\u00e9couvre l&rsquo;\u00e9crasante d\u00e9faite aujourd&rsquo;hui de l&rsquo;Ukraine et de l&rsquo;Otan face \u00e0 l&rsquo;ours d&rsquo;argile russe&hellip;Toutes les solutions de nos technocrates et politiciens fronc\u00e9s n&rsquo;ont fait que cr\u00e9er de nouveaux probl\u00e8mes sans jamais rien solutionner. Ce Watzlawick est un sage tao\u00efste ironisant face au triomphe apocalyptique-mill\u00e9naire des bureaucrates.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais laissons-lui la parole.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Faites-vous-m\u00eame votre malheur, d\u00e9but du livre :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Ce que les directeurs de zoo pratiquent dans leur modeste domaine, les gouvernements modernes tentent de l&rsquo;accomplir \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle nationale: confits dans la s\u00e9curit\u00e9, il faut que les citoyens m\u00e8nent une existence d\u00e9goulinante de bonheur du berceau jusqu&rsquo;\u00e0 la tombe. Pour atteindre ce noble objectif, il faut, entre autres choses, entreprendre et mener sans rel\u00e2che l&rsquo;\u00e9ducation du public pour lui permettre d&rsquo;acc\u00e9der \u00e0 des niveaux toujours plus \u00e9lev\u00e9s d&rsquo;incomp\u00e9tence sociale. Il ne faut donc pas s&rsquo;\u00e9tonner de voir l&rsquo;accroissement vertigineux des sommes consacr\u00e9es dans le monde \u00e0 la sant\u00e9 publique et aux diverses entreprises \u00e0 caract\u00e8re social. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;ironie d\u00e9nonce cette attitude protectrice (cf. Tocqueville) qui d\u00e9bouche sur ses cons\u00e9quences tragi-comiques et catastrophiques :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Donnons quelques exemples: le total des d\u00e9penses de sant\u00e9 des &Eacute;tats-Unis s&rsquo;est \u00e9lev\u00e9 de 12,7 milliards de dollars en 1950 \u00e0 247,2 milliards en 1980. Les seules d\u00e9penses de m\u00e9dicaments et d&rsquo;articles m\u00e9dicaux sont pass\u00e9es de 3,7 milliards \u00e0 19,2 milliards pendant la m\u00eame p\u00e9riode. Et les d\u00e9penses de S\u00e9curit\u00e9 sociale ont connu une \u00e9volution aussi faramineuse, passant de 23,5 milliards en 1950 \u00e0 428,4 milliards en 1979 (24). Pour prendre un seul exemple europ\u00e9en, les statistiques actuelles font appara&icirc;tre en Allemagne de l&rsquo;Ouest une d\u00e9pense quotidienne de 450 millions de DM pour le syst\u00e8me de sant\u00e9, c&rsquo;est-\u00e0-dire trente fois plus qu&rsquo;en 1950. Elles montrent aussi qu&rsquo;on compte \u00e0 tout moment une moyenne de 10 millions de personnes malades en R\u00e9publique f\u00e9d\u00e9rale et que le citoyen moyen d&rsquo;Allemagne de l&rsquo;Ouest engloutit trente mille comprim\u00e9s dans le cours de sa vie. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On r\u00e9p\u00e8te parce que c&rsquo;est dr\u00f4le : &laquo; le citoyen moyen d&rsquo;Allemagne de l&rsquo;Ouest engloutit trente mille comprim\u00e9s dans le cours de sa vie. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et vous ? Et moi ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Certes un syst\u00e8me aussi tragicomique ne peut \u00eatre interrompu. Il doit aller au bout comme le Titanic de la &laquo; civilisation &raquo; moderne dont a parl\u00e9 J\u00fcnger dans son Rebelle :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Que l&rsquo;on imagine ce qui nous arriverait en cas de ralentissement, voire ce qu&rsquo;\u00e0 Dieu ne plaise! &ndash; d&rsquo;inversion de cette tendance. Des minist\u00e8res entiers et toutes sortes d&rsquo;autres institutions monstrueuses s&rsquo;effondreraient, des pans entiers de l&rsquo;industrie feraient faillite et des millions d&rsquo;hommes et de femmes se retrouveraient au ch\u00f4mage. Pour participer \u00e0 la lutte contre l&rsquo;\u00e9ventualit\u00e9 d&rsquo;un tel d\u00e9sastre, j&rsquo;ai conscience du r\u00f4le modeste mais r\u00e9el que peut jouer ce petit livre. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La cl\u00e9 c&rsquo;est \u00e7a. L&rsquo;&Eacute;tat moderne rend le citoyen nul et incapable, d\u00e9pendant jusqu&rsquo;au suicide &ndash; Tocqueville toujours et cette puissance publique, ce souverain qui nous enl\u00e8vera le trouble de penser et la peine de vivre, qui nous d\u00e9barrassera dit Pearson vers 1990 du fardeau de la personnalit\u00e9 :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; L&rsquo;&Eacute;tat moderne a si grand besoin de l&rsquo;impuissance et du malheur toujours croissant de ses citoyens qu&rsquo;on ne peut laisser la satisfaction d&rsquo;un tel besoin \u00e0 la seule initiative individuelle, quelles qu&rsquo;en soient les bonnes intentions. Comme dans tous les autres domaines de la vie humaine, le chemin de la r\u00e9ussite passe ici par la planification et le dirigisme de l&rsquo;&Eacute;tat. &Ecirc;tre malheureux est certes \u00e0 la port\u00e9e du premier venu. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Apr\u00e8s l&rsquo;art de se rendre malheureux devient une occupation \u00e0 plein temps, via la pharmacie ou les livres de &laquo; d\u00e9veloppement personnel &raquo; (d\u00e9fense de rire) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Mais se rendre malheureux, faire soi-m\u00eame son propre mal heur sont des techniques qu&rsquo;il faut apprendre: \u00e0 cet apprentissage-l\u00e0, quelques coups du destin ne suffisent pas. Or, m\u00eame dans les \u00e9crits des professionnels (c&rsquo;est-\u00e0-dire des psychiatres et des psychologues), les renseignements utiles sont rares et le plus souvent fournis au hasard, en dehors de toute intention de l&rsquo;auteur&hellip;. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais venons-en \u00e0 l&rsquo;oncle Sam. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Dans son guide non conformiste pour l&rsquo;usage de l&rsquo;Am\u00e9rique, Watzlawick r\u00e8gle ses comptes avec la matrice de Palo Alto qui fit sa fortune et sa c\u00e9l\u00e9brit\u00e9. Le bouquin est en effet un r\u00e8glement de comptes digne de figurer dans le r\u00e9pugnant br&ucirc;lot de Philippe Roger sur les anti-am\u00e9ricains de tout poil, qui comme on sait ont perdu la partie en France et en Europe &ndash; car plus l&rsquo;Am\u00e9rique sombre et devient folle (militairement, d\u00e9mographiquement, politiquement, culturellement et \u00e9conomiquement), plus elle fascine et domine les esprits europ\u00e9ens r\u00e9duits \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat de zombis et de suicidaires bellicistes-\u00e9cologistes. Il reste aux politiciens europ\u00e9ens \u00e0 liquider la population locale sur ordre des labos, des GAFAM et des fonds de pension US (merci aux dibbouks de Kunstler et \u00e0 cette volont\u00e9 du Tikkoun olam qui devait r\u00e9parer le monde &ndash; sont-ils stupides ou vraiment mal intentionn\u00e9s ?). Le probl\u00e8me est qu&rsquo;en r\u00e9duisant la population de leurs ouailles ici comme au Japon (-800.000\/an depuis le vaccin) les &laquo; \u00e9lites &raquo; am\u00e9ricaines d\u00e9truisent aussi leur capacit\u00e9 de nuire \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle plan\u00e9taire. Mais quand on dispose d&rsquo;indices boursiers \u00e9ternellement stratosph\u00e9riques (quarante fois la valeur de 1980 quand l&rsquo;or entre-temps n&rsquo;a que tripl\u00e9, et cinq fois celle de 2009), on peut tout se permettre, pas vrai ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On sait que fille de l&rsquo;Europe l&rsquo;Am\u00e9rique l&rsquo;a toujours voulue d\u00e9truire (le vieux continent est devenu une vieille incontinente), ce qui est devenu possible \u00e0 partir de la Premi\u00e8re Guerre Mondiale. Ruin\u00e9e et d\u00e9peupl\u00e9e par cette guerre, l&rsquo;Europe devient une colonie US, ach\u00e8ve de se ruiner avec la Deuxi\u00e8me Guerre Mondiale qui se fait sur ordre am\u00e9ricain (voir Fr\u00e9d\u00e9ric Sanford, Barnes, Preparata, etc.) et ensuite peu \u00e0 peu d\u00e9pose les \u00e2mes et les armes. Elle n&rsquo;est qu&rsquo;un ombre et la construction europ\u00e9enne appara&icirc;t pour ce qu&rsquo;elle est : une d\u00e9construction sur ordre &laquo; anglo-saxon &raquo;, qui aujourd&rsquo;hui rev\u00eat un caract\u00e8re haineux et carr\u00e9ment exterminateur.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Je reviendrai sur la lucidit\u00e9 des grands \u00e9crivains am\u00e9ricains quant \u00e0 la facult\u00e9 de nuisance US qui est apparue d\u00e8s la premi\u00e8re moiti\u00e9 du dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle : de Poe \u00e0 Lovecraft en passant par Twain ou Hawthorne, il n&rsquo;est pas un grand esprit US qui n&rsquo;ait vu la catastrophe mat\u00e9rialiste et illuministe arriver : m\u00eame Walt Whitman (voyez mon texte) en avait tr\u00e8s bien parl\u00e9, une fois raccroch\u00e9 ses crampons de moderniste. Apr\u00e8s la guerre de quatorze poursuivie pour les banquiers et la possession de la terre feinte, \u00e9crivains et derni\u00e8res \u00e9lites de souche anglo-saxonne culturelles d\u00e9campent et vont sur l&rsquo;Italie ou Paris ; et pendant que Stefan Zweig d\u00e9nonce l&rsquo;am\u00e9ricanisation-uniformisation du monde (il dit bien que c&rsquo;est la m\u00eame chose), uniformisation qui repose sur le mat\u00e9rialisme, l&rsquo;abrutissement et l&rsquo;industrie culturelle (quelle alliance de mots tout de m\u00eame), le banquier am\u00e9ricain commence sa conqu\u00eate de l&rsquo;Europe, celle qui ravit nos leaders.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Donc dans son livre sur l&rsquo;Am\u00e9rique Watzlawick insiste sur la haine du p\u00e8re. Pays de grand remplacement et d&rsquo;immigration, l&rsquo;Am\u00e9rique d\u00e9savantage le p\u00e8re \u00e0 partir des ann\u00e9es 1870-1880.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Les relations avec le p\u00e8re g\u00e9niteur sont toutes diff\u00e9rentes. Au d\u00e9but de son trait\u00e9 The American People, devenu un classique, l&rsquo;anthropologue britannique Geoffrey Gorer analyse le ph\u00e9nom\u00e8ne typiquement am\u00e9ricain du rejet du p\u00e8re, et l&rsquo;attribue \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9, qui s&rsquo;imposait pratiquement \u00e0 chacun des trente millions d&rsquo;Europ\u00e9ens qui \u00e9migr\u00e8rent aux Etats-Unis entre 1860 et 1930, de s&rsquo;adapter aussi vite que possible \u00e0 la situation \u00e9conomique am\u00e9ricaine. Mais, en s&rsquo;effor\u00e7ant de faire de ses enfants (g\u00e9n\u00e9ralement n\u00e9s aux &Eacute;tats-Unis) de &laquo; vrais &raquo; Am\u00e9ricains, il devint, pour ces derniers, un objet de rejet et de d\u00e9rision. Ses traditions, ses connaissances insuffisantes de la langue et surtout ses valeurs constituaient une source de g\u00eane sociale pour la jeune g\u00e9n\u00e9ration qui fut, \u00e0 son tour, victime de la r\u00e9probation de ses enfants. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Oui l&rsquo;homme immigr\u00e9 est toujours d\u00e9savantag\u00e9 et ne peut plus \u00e9duquer ses enfants, car il ne ma&icirc;trise pas assez la nouvelle langue et sa nouvelle sous-culture de sport, de consommation ou de t\u00e9l\u00e9vision. Lipovetsky en avait bien parl\u00e9 pour les maghr\u00e9bins en France. Dans la d\u00e9mocratie cool et nihiliste qu&rsquo;il d\u00e9crit, les parents n&rsquo;ont plus droit de cit\u00e9 (sic). Comme dit ailleurs Guy Debord, on ressemble \u00e0 son temps plus qu&rsquo;\u00e0 son p\u00e8re. Le grand livre de Booth Tarkington, la Splendeur des Amberson, mal adapt\u00e9 sur ce point essentiel par l&rsquo;agent communiste et New Deal Orson Welles, en parle de ce grand remplacement. La technologie actuelle acc\u00e9l\u00e8re l&rsquo;inadaptation paternelle. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais le ma&icirc;tre enfonce encore le cou :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Ce rejet du p\u00e8re comme symbole du pass\u00e9 va de pair avec la surestimation des valeurs nouvelles et donc de la jeunesse. Le trenti\u00e8me anniversaire est cette date fatidique qui vous met au rebut du jour au lendemain, et mieux vaut ne pas parler du quaranti\u00e8me. Il en va de m\u00eame avec l&rsquo;engouement pour tout ce qui est nouveau, et tire sa qualit\u00e9 de cette nouveaut\u00e9, m\u00eame s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une vieillerie sortie tout droit du magasin de friperie. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La soci\u00e9t\u00e9 de consommation s&rsquo;impose et impose la rapide consommation sexuelle ou autre des femmes (&Ocirc; James Bond et le Tavistock Institute !) et des hommes (aujourd&rsquo;hui confondus dans le sac unisexe) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Les slogans proclament imprim\u00e9s sur les emballages des produits du supermarch\u00e9 m\u00eame si l&rsquo;on peut supposer, \u00e0 juste titre, que farine ou aspirine, il s&rsquo;agit toujours du m\u00eame produit. Et le mod\u00e8le de l&rsquo;ann\u00e9e d&rsquo;un type d&rsquo;automobile doit se distinguer du pr\u00e9c\u00e9dent, au moins par une enjolivure, m\u00eame si ce qui importe, la technique de construction, n&rsquo;a pas chang\u00e9 depuis des ann\u00e9es. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;id\u00e9al totalitaire va s&rsquo;imposer : on oublie la famille et on impose un groupe manipul\u00e9 par un conditionnement ou un danger ext\u00e9rieur (pensez \u00e0 ces films des ann\u00e9es 70 qui b\u00e2tis sur l&rsquo;implosion terminale de la famille imposent la naissance d&rsquo;un groupe tenu par la peur et l&rsquo;ob\u00e9issance \u00e0 un pr\u00eacheur ou un chef-clone issu du Deep State) ; Watzlawick encore :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; A cette foi utopique en l&rsquo;avenir et au rejet du pass\u00e9 s&rsquo;ajoute un autre \u00e9l\u00e9ment, d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9: l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 et la st\u00e9r\u00e9otypie, une \u00e9ducation fond\u00e9e sur l&rsquo;int\u00e9gration \u00e0 la communaut\u00e9. Cette f\u00e9licit\u00e9 \u00e0 venir devra \u00eatre partag\u00e9e \u00e0 parts \u00e9gales, il ne saurait \u00eatre question de privil\u00e8ges individuels. Depuis le jardin d&rsquo;enfants, on inculque aux Am\u00e9ricains qu&rsquo;ils font partie d&rsquo;un groupe, et que les valeurs, le comportement et le bien-\u00eatre de ce groupe sont pr\u00e9pond\u00e9rants. Toute pens\u00e9e individuelle est r\u00e9pr\u00e9hensible, sans parler d&rsquo;une attitude non conforme. Les enseignants s&rsquo;adressent \u00e0 leurs \u00e9l\u00e8ves comme \u00e0 un collectif, en se servant du mot class: Class, you will now write a composition about&hellip;, et cette entit\u00e9 amorphe qu&rsquo;est la classe commence sa r\u00e9daction. Alors qu&rsquo;un Europ\u00e9en ne supporte pas d&rsquo;\u00eatre pris pour Monsieur Tout-le-monde, le souci majeur d&rsquo;un Am\u00e9ricain est de ne pas d\u00e9vier des normes du groupe. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce groupe totalitaire et festif, abruti et bien soumis a donn\u00e9 en Europe les fous de Bruxelles et cette communaut\u00e9 europ\u00e9enne qui nous promet guerre, mis\u00e8re, Reset et totalitarisme informatique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais venons-en au dernier point, le plus tragi-comique : &laquo; Il suffit d&rsquo;insister &raquo;.<\/p>\n<\/p>\n<p><p> On sait que l&rsquo;occident ne veut plus s&rsquo;arr\u00eater quel que soit le sujet : sanctions, guerres, guerre mondiale, sanctions, dette, propagande, vaccin, sanctions, Reset, mondialisme, f\u00e9minisme, antiracisme, immigration sauvage, sanctions toujours (treize doses pour rien), Europe, etc. Et s&rsquo;il y a des probl\u00e8mes c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas assez de tout cela. C&rsquo;est qu&rsquo;on n&rsquo;a pas assez insist\u00e9, comme dit notre psychologue et humoriste, qui semble avoir \u00e9t\u00e9 dot\u00e9 d&rsquo;une double personnalit\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On l&rsquo;\u00e9coute (extrait de son extraordinaire &laquo; Faites vous-m\u00eame votre malheur &raquo;) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Cette formule apparemment toute b\u00eate: &laquo;il suffit d&rsquo;insister&raquo;, est l&rsquo;une des recettes les plus assur\u00e9 ment d\u00e9sastreuses mises au point sur notre plan\u00e8te sur des centaines de millions d&rsquo;ann\u00e9es. Elle a conduit des esp\u00e8ces enti\u00e8res \u00e0 l&rsquo;extinction. C&rsquo;est une forme de jeu avec le pass\u00e9 que nos anc\u00eatres les animaux connaissaient d\u00e9j\u00e0 avant le sixi\u00e8me jour de la cr\u00e9ation&#8230; &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La solution souvent n&rsquo;est plus adapt\u00e9e ; mais au lieu de le reconna&icirc;tre, on INSISTE. Watzlawick : <\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; L&rsquo;Homme, comme les animaux, a tendance \u00e0 consid\u00e9rer ces solutions comme d\u00e9finitives, valides \u00e0 tout jamais. Cette na\u00efvet\u00e9 sert seulement \u00e0 nous aveugler sur le fait que ces solutions sont au contraire destin\u00e9es \u00e0 devenir de plus en plus anachroniques. Elle nous emp\u00eache de nous rendre compte qu&rsquo;il existe &#8211; et qu&rsquo;il a sans doute toujours exist\u00e9 &#8211; un certain nombre d&rsquo;autres solutions possibles, envisageables, voire carr\u00e9ment pr\u00e9f\u00e9rables. Ce double aveuglement produit un double effet. D&rsquo;abord, il rend la solution en vigueur de plus en plus inutile et par voie de cons\u00e9quence la situation de plus en plus d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On r\u00e9p\u00e8te car on boit du &laquo; petit laid &raquo; : &laquo; D&rsquo;abord, il rend la solution en vigueur de plus en plus inutile et par voie de cons\u00e9quence la situation de plus en plus d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le ma&icirc;tre autrichien poursuit : <\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Ensuite, l&rsquo;inconfort croissant qui en r\u00e9sulte, joint \u00e0 la certitude in\u00e9branlable qu&rsquo;il n&rsquo;existe nulle autre solution, ne peut conduire qu&rsquo;\u00e0 une conclusion et une seule: il faut insister. Ce faisant, on ne peut que s&rsquo;enfoncer dans le malheur. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Watzlawick red\u00e9finit ce ph\u00e9nom\u00e8ne :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Ce m\u00e9canisme, depuis Freud, assure l&rsquo;existence confortable de g\u00e9n\u00e9rations de sp\u00e9cialistes qui ont toutefois pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00e0 notre &laquo; il suffit d&rsquo;insister &raquo; un terme de consonance plus scientifique : n\u00e9vrose. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ensuite il reformule cette aberration du comportement qui est l&rsquo;essence du comportement apragmatique contemporain :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Mais qu&rsquo;importe le terme, pourvu qu&rsquo;on ait l&rsquo;effet. Et l&rsquo;effet est garanti aussi longtemps que l&rsquo;\u00e9tudiant s&rsquo;en tient \u00e0 deux r\u00e8gles simples. Premi\u00e8rement, une seule solution est possible, raisonnable, autoris\u00e9e, logique; si elle n&rsquo;a pas encore produit l&rsquo;effet d\u00e9sir\u00e9, c&rsquo;est qu&rsquo;il faut redoubler d&rsquo;effort et de d\u00e9termination dans son application. Deuxi\u00e8mement, il ne faut en aucun cas remettre en question l&rsquo;id\u00e9e qu&rsquo;il n&rsquo;existe qu&rsquo;une solution et une seule. C&rsquo;est sa mise en pratique qui doit laisser \u00e0 d\u00e9sirer et peut \u00eatre encore am\u00e9lior\u00e9e. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous allons \u00e0 la catastrophe. Mais ce n&rsquo;est pas grave. Ils trouveront bien quelque chose&hellip;<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Paul Watzlawick et les pathologies occidentales La guerre contre la Russie devait \u00eatre la solution : elle est devenue le probl\u00e8me. L&rsquo;Europe technocratique supranationale devait \u00eatre la solution : elle est le probl\u00e8me. Le vaccin devait \u00eatre la solution : il est devenu le probl\u00e8me. On continue ? Mais quand quelque chose ne marche pas,&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[27],"tags":[3120,2640,13946],"class_list":["post-81135","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-les-carnets-de-nicolas-bonnal-1","tag-antiamericanisme","tag-bonnal","tag-watzlawick"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/81135","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=81135"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/81135\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=81135"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=81135"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=81135"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}