{"id":81184,"date":"2024-07-30T11:32:39","date_gmt":"2024-07-30T11:32:39","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2024\/07\/30\/maurice-joly-et-la-prostration-de-lesprit-public\/"},"modified":"2024-07-30T11:32:39","modified_gmt":"2024-07-30T11:32:39","slug":"maurice-joly-et-la-prostration-de-lesprit-public","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2024\/07\/30\/maurice-joly-et-la-prostration-de-lesprit-public\/","title":{"rendered":"Maurice Joly et la Prostration de l&rsquo;esprit public"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\"><strong>Maurice Joly et la Prostration de l&rsquo;esprit public<\/strong><\/h2>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p> &laquo; Ce sont partout les m\u00eames mots, les m\u00eames phrases qui reviennent \u00e0 l&rsquo;oreille, et ces mots, ces phrases sont toutes faites depuis vingt ans. La Presse a habitu\u00e9 le public \u00e0 prendre chaque jour sa p\u00e2t\u00e9e d&rsquo;id\u00e9es toute formul\u00e9es.&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>La France vit une p\u00e9riode de prostration de l&rsquo;esprit public absolument insens\u00e9 : 50% des jeunes fronc\u00e9s sont pr\u00eats \u00e0 partir en guerre (\u00e0 pied ou \u00e0 cheval ?) contre la Russie, et cette nouvelle ne perturbe qu&rsquo;une infime minorit\u00e9 de dubitatifs, les m\u00eames que perturbe l&rsquo;entropie de cette r\u00e9publique d\u00e9cr\u00e9pite, haineuse et ruin\u00e9e. Les \u00e9lections europ\u00e9ennes semblaient annoncer un triomphe des nouveaux soumis du RN et un retour en farce du parti socialiste. Les solutions sont pires que le probl\u00e8me, comme dirait Paul Watzlawick, auquel nous reviendront un jour. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais cette prostration est-elle si r\u00e9cente ? <\/p>\n<\/p>\n<p><p>Avant d&rsquo;\u00e9crire ses extraordinaires Entretiens de Machiavel et Montesquieu, notre po\u00e8te maudit Maurice Joly r\u00e9dige une superbe brochure nomm\u00e9e la Question br&ucirc;lante. On est en 1861, au commencement de la fin de l&#8217;empire autoritaire ; Joly d\u00e9nonce vingt ans avant Edouard Drumont ou le tout le monde maintenant l&rsquo;atonie fran\u00e7aise :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Certes, si l&rsquo;Empereur ne poss\u00e8de pas le c&oelig;ur de la France, elle peut se flatter du moins de n&rsquo;avoir jamais v\u00e9cu sous une main plus ferme, sous une inspiration plus haute, sous un esprit plus profond, sous une pens\u00e9e plus ind\u00e9pendante. Cependant ce prince, dont le libre arbitre est si puissant, a senti le besoin de faire appel \u00e0 l&rsquo;opinion publique, de d\u00e9partager les voix qui l&rsquo;avaient \u00e9lu comme pour en conna&icirc;tre la valeur et la force r\u00e9elle, la force intelligente. D&rsquo;o&ugrave; vient qu&rsquo;il ne trouve rien autour de lui que des voix depuis longtemps asservies, et que lui-m\u00eame, sans doute, il ne compte pas ? D&rsquo;o&ugrave; vient que l&rsquo;opinion ne se rallie pas, ne se manifeste pas, ne fait explosion nulle part ? Osons le dire : C&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;opinion, c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;y a que des individus, c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;y a que des int\u00e9r\u00eats ; c&rsquo;est que tous les ressorts de la France sont, non pas bris\u00e9s, Dieu me garde de dire un tel mot, mais si profond\u00e9ment d\u00e9tendus, qu&rsquo;il n&rsquo;y a plus nulle part ni action ni pens\u00e9e. Le mal est profond, il est terrible, il est pire que l&rsquo;agitation peut-\u00eatre, car l&rsquo;agitation, c&rsquo;est la vie du moins ; l&rsquo;atonie, c&rsquo;est le commencement de la mort. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il parle m\u00eame de prostration (on peut vivre longtemps et mourir vivant &ndash; Chateaubriand et Vigny ont fait la m\u00eame remarque peu avant Joly) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Cette prostration de l&rsquo;esprit public ne devait point \u00e9chapper \u00e0 l&rsquo;Empereur ; il n&rsquo;entendait point sans doute r\u00e9gner sur des ombres. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tout le monde antisyst\u00e8me tape sur la presse. Joly remarque que d\u00e9j\u00e0 cette presse est sous contr\u00f4le (mince&hellip;) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Dans des moments comme ceux o&ugrave; nous vivons, les journaux sont des canaux trop \u00e9troits pour la pens\u00e9e publique. Le public se soucie bien, d&rsquo;ailleurs, d&rsquo;entendre les m\u00eames voix dont il est fatigu\u00e9 depuis douze ans ! On demandait derni\u00e8rement la dissolution du Corps l\u00e9gislatif pour faire arriver aux oreilles du pays des voix plus ind\u00e9pendantes : si l&rsquo;on demandait le licenciement du journalisme actuel pour faire arriver aussi l&rsquo;arri\u00e8re-garde des intelligences ? Le public doit \u00eatre bien las de ceux qui le haranguent chaque matin : ne sait-il pas ce qu&rsquo;ils ont dit, ce qu&rsquo;ils diront, le gouvernement ne le sait-il pas lui-m\u00eame ? Ils ne diront rien, parce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont rien \u00e0 dire. L&rsquo;ironie \u00e9tait profonde, elle n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 comprise peut-\u00eatre ; on feignait de les croire dangereux !&hellip; On leur demandait de la r\u00e9serve, ils en ont montr\u00e9 ; ils ont eu l&rsquo;intelligence de comprendre que l&rsquo;opinion tout enti\u00e8re se serait soulev\u00e9e contre eux, s&rsquo;il en avait \u00e9t\u00e9 autrement. &mdash; Il faut le dire, parce que c&rsquo;est vrai, le public a perdu toute confiance dans une presse qui s&rsquo;est mise aux gages de l&rsquo;industrie, qui bl\u00e2me sans bonne foi, qui loue sans conviction, dont toutes les passions enfin se sont \u00e9teintes au sein de la sp\u00e9culation. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Bien dit Maurice : la presse s&rsquo;est toujours mise aux gages de l&rsquo;industrie ; et Tolsto\u00ef nous a bien mis en garde contre tout lectorat lib\u00e9ral.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Avant Gu\u00e9non Joly rappelle une certaine involution li\u00e9e \u00e0 notre monarchie trop active depuis Louis XIII (voir nos textes sur Jouvenel ou Gu\u00e9non) : <\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Le gouvernement de Louis XIV et celui de Richelieu furent \u00e9trangement impr\u00e9voyants, il faut en convenir, en favorisant sans mesure l&rsquo;essor de la bourgeoisie : l&rsquo;un en d\u00e9capitant les restes de l&rsquo;autocratie f\u00e9odale, l&rsquo;autre en ruinant la noblesse dans les f\u00eates et en l&rsquo;asservissant au milieu du faste de sa cour. 1789 est le r\u00e9sultat final de leur politique. L&rsquo;histoire se demandera peut-\u00eatre s&rsquo;ils ont bien su comprendre les conditions du gouvernement monarchique. Tout triomphe sur l&rsquo;aristocratie est un triomphe anticip\u00e9 sur la royaut\u00e9 elle-m\u00eame ; cette g\u00e9n\u00e9reuse noblesse, dont on avait extirp\u00e9 l&rsquo;esprit politique, eut beau faire un rempart de son corps \u00e0 un tr\u00f4ne ingrat, elle ne sut que mourir. En brisant sa forte discipline, on l&rsquo;avait rendue incapable de produire d\u00e9sormais un grand homme. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La bourgeoisie arriv\u00e9e aux affaires, voil\u00e0 ce que cela donne de m\u00e9diocre :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Venons \u00e0 la bourgeoisie : qu&rsquo;est-ce donc aujourd&rsquo;hui que cette puissance qui a envoy\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9chafaud ses nobles et son roi ? O&ugrave; est cette forte s\u00e8ve que promettait l&rsquo;indomptable g\u00e9n\u00e9ration de 89 ; quel homme s&rsquo;est \u00e9lev\u00e9 au pouvoir depuis 1815 qui n&rsquo;ait montr\u00e9 \u00e0 la fois toutes les faiblesses et toutes les impuissances ? Louis XVIII et Charles X tenaient la bourgeoisie \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart, ils n&rsquo;avaient pas si tort, ma foi ! Louis-Philippe a pu voir ce qu&rsquo;il fallait attendre des dictateurs de la banque et de la manufacture, comme on les appelait ; ils ont jet\u00e9 leur roi par terre comme un homme de carton, ne s&rsquo;apercevant pas qu&rsquo;une fois la partie jou\u00e9e, leur r\u00f4le \u00e9tait fini, et que le prol\u00e9tariat se levant derri\u00e8re eux les ferait dispara&icirc;tre pour jamais de la sc\u00e8ne politique. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Depuis c&rsquo;est le temps des pygm\u00e9es (Chateaubriand use du m\u00eame terme pour \u00e9voquer l&rsquo;apr\u00e8s-Napol\u00e9on, celui-l\u00e0 pourtant qui cr\u00e9a l&rsquo;Europe autoritaire et mit les pygm\u00e9es administratifs et bancaires un peu partout au pouvoir, tout en militarisant les soci\u00e9t\u00e9s) :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Les lois les plus impopulaires, le gouvernement le plus \u00e9troit, le plus mesquin, les id\u00e9es les plus faibles, les plus dures, voil\u00e0 ce que l&rsquo;on a toujours trouv\u00e9 au sein des majorit\u00e9s qui gouvernaient alors le pays ; en vain formait-on coalition sur coalition pour escalader le pouvoir et y faire arriver les plus agissants. Pas un homme solide ne se pr\u00e9sentait en sc\u00e8ne ; on ne voyait que des pygm\u00e9es se montant sur le dos les uns des autres, et d\u00e9gringolant aux grands \u00e9clats de rire de la foule. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Encore une note psychologique :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Mais ce qui est plus grave, c&rsquo;est une absence de volont\u00e9, un d\u00e9faut de pers\u00e9v\u00e9rance, une mobilit\u00e9 qui fait tout entreprendre et tout quitter. Le moindre obstacle d\u00e9courage, la moindre adversit\u00e9 terrasse. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Description du &laquo; r\u00e8gne des petits hommes &raquo; :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; C&rsquo;est plus que jamais le r\u00e8gne des petits hommes, des hommes d&rsquo;antichambre, des hommes de coulisse ; il semble qu&rsquo;une myst\u00e9rieuse conspiration les pousse, les \u00e9l\u00e8ve, les caresse, ce sont les m&oelig;urs du s\u00e9rail. O&ugrave; sont donc nos vertes franchises et notre vieil esprit gaulois ? Quoi ! pas une satire, pas m\u00eame une \u00e9pigramme ! On ne glose qu&rsquo;\u00e0 petit bruit, on n&rsquo;ose pas ; le peuple fran\u00e7ais n&rsquo;ose plus moquer ouvertement tous ces Gitons ; parlez d&rsquo;un homme public en renom dont l&rsquo;incapacit\u00e9 est connue, chut ! vous dit-on ; d\u00e9criez un po\u00e8te, un litt\u00e9rateur c\u00e9l\u00e8bre, mais sans g\u00e9nie, l&rsquo;avis des gens sens\u00e9s est pour vous ; mais on est convenu d&rsquo;acquiescer aux r\u00e9putations usurp\u00e9es ; une flagrante m\u00e9diocrit\u00e9 est hautement port\u00e9e sur le pavois et triomphe pour ainsi dire des gens de m\u00e9rite de leur consentement : on ne vit jamais rien de si \u00e9trange ! &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Juste conclusion :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Je pourrais aller beaucoup plus loin dans cette peinture, je m&rsquo;arr\u00eate. Il semble qu&rsquo;un type moral et social, comme celui dont je viens de faire l&rsquo;imparfaite analyse, soit peu fait pour soutenir le r\u00e9gime de la libert\u00e9 et les aust\u00e9rit\u00e9s de la vie publique. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>93% de vaccin\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 la t\u00e9l\u00e9. Normal, il n&rsquo;y a pas de libre-arbitre :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Non, je le r\u00e9p\u00e8te, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;opinion publique en France, je vais plus loin, je dis qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de libre-arbitre. &Agrave; part quelques hommes qui se sont fait des principes et des id\u00e9es personnelles \u00e0 force d&rsquo;\u00e9tude et de m\u00e9ditation, le plus grand nombre vit sur une provision de lieux-communs qui passent de main en main comme de la monnaie. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Comme Balzac et avant ceux qui r\u00e2lent apr\u00e8s la t\u00e9l\u00e9, Joly comprend que le cerveau humain est &ndash; pour reprendre le mot c\u00e9l\u00e8bre de Patrick Le Lay de TF1 &ndash; un grand vide \u00e0 occuper et divertir &ndash; et \u00e0 programmer ais\u00e9ment :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Ce sont partout les m\u00eames mots, les m\u00eames phrases qui reviennent \u00e0 l&rsquo;oreille, et ces mots, ces phrases sont toutes faites depuis vingt ans. La Presse a habitu\u00e9 le public \u00e0 prendre chaque jour sa p\u00e2t\u00e9e d&rsquo;id\u00e9es toute formul\u00e9es ; &mdash; voyez plut\u00f4t ce qui se passe : jamais le public ne jugera par lui-m\u00eame un homme, un livre, une brochure ; la Presse lui dit : tel livre vient de para&icirc;tre, c&rsquo;est fort beau, il le lit ; la Presse lui dit : on joue ce soir telle pi\u00e8ce, c&rsquo;est magnifique, il y court. Ainsi du reste. Que je sois d\u00e9menti par les quinze ou vingt journaux qui battent monnaie de la r\u00e9clame quotidienne, et ce qu&rsquo;il y a de plus fort, le public est tromp\u00e9, dup\u00e9, on se rit de lui en face il croit, il croit toujours ; il lui suffit que les choses soient imprim\u00e9es, sa d\u00e9convenue de la veille ne lui dessille pas les yeux le lendemain. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On r\u00e9p\u00e8te car c&rsquo;est trop sympa : &laquo; sa d\u00e9convenue de la veille ne lui dessille pas les yeux le lendemain. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Quelques ann\u00e9es plus tard, au bout des vingt guerres imp\u00e9riales humanitaires, Sedan&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pour le reste ce Second Empire surnaturel reste la plus importante p\u00e9riode de notre histoire, et m\u00eame l&rsquo;incubateur de tout notre monde moderne : les r\u00e9flexions de cerveaux comme Joly ou de g\u00e9nies comme Maupassant, Flaubert, Drumont, Taine, Gobineau ou Tocqueville (alors \u00e0 l&rsquo;agonie) le montrent abondamment. C&rsquo;est \u00e0 cette \u00e9poque que furent invent\u00e9es et adopt\u00e9es industriellement toutes les gueuseries de notre modernit\u00e9. On y reviendra tant\u00f4t avec Dosto\u00efevski. <\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\">Sources principales <\/h3>\n<\/p>\n<p><p><a href=\"https:\/\/fr.wikisource.org\/wiki\/La_Question_br%C3%BBlante\">https:\/\/fr.wikisource.org\/wiki\/La_Question_br%C3%BBlante<\/a><\/p>\n<\/p>\n<p><p><a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/maurice-joly-et-le-gouvernement-par-le-chaos-vers-1864\">https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/maurice-joly-et-le-gouvernement-par-le-chaos-vers-1864<\/a><\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Maurice Joly et la Prostration de l&rsquo;esprit public &laquo; Ce sont partout les m\u00eames mots, les m\u00eames phrases qui reviennent \u00e0 l&rsquo;oreille, et ces mots, ces phrases sont toutes faites depuis vingt ans. 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