{"id":81212,"date":"2024-08-18T13:43:53","date_gmt":"2024-08-18T13:43:53","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2024\/08\/18\/maupassant-et-le-predateur-technologique\/"},"modified":"2024-08-18T13:43:53","modified_gmt":"2024-08-18T13:43:53","slug":"maupassant-et-le-predateur-technologique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2024\/08\/18\/maupassant-et-le-predateur-technologique\/","title":{"rendered":"Maupassant et le pr\u00e9dateur technologique"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\"><strong>Maupassant et le pr\u00e9dateur technologique<\/strong><\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Le texte publi\u00e9 par Philippe Grasset sur les extra-terrestres reprend un th\u00e8me litt\u00e9raire et cin\u00e9matographique. On a vu avec Castaneda l&rsquo;importance des &laquo; pr\u00e9dateurs &raquo; qui se sont empar\u00e9s de la terre et nous sucent comme des bonbons. Ils se nourrissent de notre \u00e9nergie psychique (disons que tout cela est une m\u00e9taphore litt\u00e9raire, OK ?). Le vaccin plan\u00e9taire, le Reset, les guerres, la digitalisation de toute r\u00e9alit\u00e9, toutes les abominations technologiques, \u00e9cologiques et territoriales nous ont fait basculer dans une ultra-r\u00e9alit\u00e9 cauchemardesque bas\u00e9e sur la terreur, la p\u00e9nurie, la connexion neuronale et l&rsquo;hypnose. Un ami a consacr\u00e9 un texte passionnant sur les liens de la grippe et de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9, de la guerre de 14 et de la grippe soi-disant espagnole. J&rsquo;ai expliqu\u00e9 dans un texte souvent repris que la cr\u00e9tinisation est venue avec la technologie, le premier \u00e0 l&rsquo;avoir senti et d\u00e9crit fut Villiers de l&rsquo;Ile-Adam (Contes cruels).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Lovecraft admirait Maupassant. Nous aussi : Maupassant dans le Horla d\u00e9crit cette intrusion extraterrestre avec un bateau marchand (ah, la mondialisation, ah, les exportations, ah, les belles usines&hellip;) qui remonte la Seine. Mais il d\u00e9crit aussi TOUJOURS DANS LE HORLA la cr\u00e9tinisation du peuple parisien par le patriotisme (C\u00e9line fera pareil, mais c&rsquo;est frappant ici car c&rsquo;est avant les d\u00e9sastres de la Grande Guerre). Et cela donne ces lignes sans pareilles et jamais lues comme toujours (ah, l&rsquo;\u00e9cole&hellip;) :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; 14 juillet. &ndash; F\u00eate de la R\u00e9publique. Je me suis promen\u00e9 par les rues. Les p\u00e9tards et les drapeaux m&rsquo;amusaient comme un enfant. C&rsquo;est pourtant fort b\u00eate d&rsquo;\u00eatre joyeux, \u00e0 date fixe, par d\u00e9cret du gouvernement. Le peuple est un troupeau imb\u00e9cile, tant\u00f4t stupidement patient et tant\u00f4t f\u00e9rocement r\u00e9volt\u00e9. On lui dit : &laquo; Amuse-toi. &raquo; Il s&rsquo;amuse. On lui dit : &laquo; Va te battre avec le voisin. &raquo; Il va se battre. On lui dit : &laquo; Vote pour l&rsquo;Empereur. &raquo; Il vote pour l&rsquo;Empereur. Puis, on lui dit : &laquo; Vote pour la R\u00e9publique. &raquo; Et il vote pour la R\u00e9publique. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Le peuple technophile et moderne est b\u00eate-manipul\u00e9 mais ses \u00e9lites sont fanatiques-dangereuses. Maupassant :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; Ceux qui le dirigent sont aussi sots ; mais au lieu d&rsquo;ob\u00e9ir \u00e0 des hommes, ils ob\u00e9issent \u00e0 des principes, lesquels ne peuvent \u00eatre que niais, st\u00e9riles et faux, par cela m\u00eame qu&rsquo;ils sont des principes, c&rsquo;est-\u00e0-dire des id\u00e9es r\u00e9put\u00e9es certaines et immuables, en ce monde o&ugrave; l&rsquo;on n&rsquo;est s&ucirc;r de rien, puisque la lumi\u00e8re est une illusion, puisque le bruit est une illusion. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Dans les dimanches d&rsquo;un bourgeois de Paris Maupassant tape aussi sur la r\u00e9publique et les \u00e9lections. Et cela donne :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; Reste le suffrage universel. Vous admettez bien avec moi que les hommes de g\u00e9nie sont rares, n&rsquo;est-ce pas ? Pour \u00eatre large, convenons qu&rsquo;il y en ait cinq en France, en ce moment. Ajoutons, toujours pour \u00eatre large, deux cents hommes de grand talent, mille autres poss\u00e9dant des talents divers, et dix mille hommes sup\u00e9rieurs d&rsquo;une fa\u00e7on quelconque. Voil\u00e0 un \u00e9tat-major de onze mille deux cent cinq esprits. Apr\u00e8s quoi vous avez l&rsquo;arm\u00e9e des m\u00e9diocres, qui suit la multitude des imb\u00e9ciles. Comme les m\u00e9diocres et les imb\u00e9ciles forment toujours l&rsquo;immense majorit\u00e9, il est inadmissible qu&rsquo;ils puissent \u00e9lire un gouvernement intelligent. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Et d&rsquo;ajouter sur les d\u00e9put\u00e9s :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; Autrefois, quand on ne pouvait exercer aucune profession, on se faisait photographe ; aujourd&rsquo;hui on se fait d\u00e9put\u00e9. Un pouvoir ainsi compos\u00e9 sera toujours lamentablement incapable ; mais incapable de faire du mal autant qu&rsquo;incapable de faire du bien. Un tyran, au contraire, s&rsquo;il est b\u00eate, peut faire beaucoup de mal et, s&rsquo;il se rencontre intelligent (ce qui est infiniment rare), beaucoup de bien. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Maupassant est libertarien en fait :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; Entre ces formes de gouvernement, je ne me prononce pas ; et je me d\u00e9clare anarchiste, c&rsquo;est-\u00e0-dire partisan du pouvoir le plus effac\u00e9, le plus insensible, le plus lib\u00e9ral au grand sens du mot, et r\u00e9volutionnaire en m\u00eame temps, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;ennemi \u00e9ternel de ce m\u00eame pouvoir, qui ne peut \u00eatre, de toute fa\u00e7on, qu&rsquo;absolument d\u00e9fectueux. Voil\u00e0. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Dans Bel-ami, l&rsquo;auteur fran\u00e7ais le plus lu dans le monde durant un si\u00e8cle \u00e9crivait :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; Il esp\u00e9rait bien r\u00e9ussir en effet \u00e0 d\u00e9crocher le portefeuille des Affaires \u00e9trang\u00e8res qu&rsquo;il visait depuis longtemps. C&rsquo;\u00e9tait un de ces hommes politiques \u00e0 plusieurs faces, sans conviction, sans grands moyens, sans audace et sans connaissances s\u00e9rieuses, avocat de province, joli homme de chef-lieu, gardant un \u00e9quilibre de finaud entre tous les partis extr\u00eames, sorte de j\u00e9suite r\u00e9publicain et de champignon lib\u00e9ral de nature douteuse, comme il en pousse par centaines sur le fumier populaire du suffrage universel.<\/p>\n<\/p>\n<p><p> Son machiav\u00e9lisme de village le faisait passer pour fort parmi ses coll\u00e8gues, parmi tous les d\u00e9class\u00e9s et les avort\u00e9s dont on fait des d\u00e9put\u00e9s. Il \u00e9tait assez soign\u00e9, assez correct, assez familier, assez aimable pour r\u00e9ussir. Il avait des succ\u00e8s dans le monde, dans la soci\u00e9t\u00e9 m\u00eal\u00e9e, trouble et peu fine des hauts fonctionnaires du moment. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Depuis que nous sommes sous l&#8217;emprise de ses pr\u00e9dateurs d\u00e9pourvus d&rsquo;imagination (Castaneda) ou de cette modernit\u00e9 techno-sulfureuse, le Temps est, comme je ne cesse de le dire immobile. M\u00eame la mode disait Debord n&rsquo;a plus boug\u00e9 et ne bougera plus : costard-cravate. Et nous vivons dans un cercle d&rsquo;informations abrutissantes et r\u00e9p\u00e9t\u00e9es. Debord :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>La construction d&rsquo;un pr\u00e9sent o&ugrave; la mode elle-m\u00eame, de l&rsquo;habillement aux chanteurs, s&rsquo;est immobilis\u00e9e, qui veut oublier le pass\u00e9 et qui ne donne plus l&rsquo;impression de croire \u00e0 un avenir, est obtenue par l&rsquo;incessant passage circulaire de l&rsquo;information, revenant \u00e0 tout instant sur une liste tr\u00e8s succincte des m\u00eames v\u00e9tilles, annonc\u00e9es passionn\u00e9ment comme d&rsquo;importantes nouvelles ; alors que ne passent que rarement, et par br\u00e8ves saccades, les nouvelles v\u00e9ritablement importantes, sur ce qui change effectivement. Elles concernent toujours la condamnation que ce monde semble avoir prononc\u00e9e contre son existence, les \u00e9tapes de son autodestruction programm\u00e9e<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Mais revenons au Horla et aux pr\u00e9dateurs. On a l&rsquo;impression que Castaneda a lu et plagi\u00e9 Maupassant. Car le dernier ma&icirc;tre de notre litt\u00e9rature (tr\u00e8s grand inspirateur des deux plus grands g\u00e9nies du cin\u00e9ma am\u00e9ricain, Raoul Walsh et John Ford &ndash; la diligence&hellip;) \u00e9crit :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; Ah ! le vautour a mang\u00e9 la colombe ; le loup a mang\u00e9 le mouton ; le lion a d\u00e9vor\u00e9 le buffle aux cornes aigu\u00ebs ; l&rsquo;homme a tu\u00e9 le lion avec la fl\u00e8che, avec le glaive, avec la poudre ; mais le Horla va faire de l&rsquo;homme ce que nous avons fait du cheval et du b&oelig;uf : sa chose, son serviteur et sa nourriture, par la seule puissance de sa volont\u00e9. Malheur \u00e0 nous ! &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Ensuite on entre carr\u00e9ment dans la SF. Je vous laisse retrouver des titres de films (mon pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 est le classique de Don Siegel sur les body snatchers) et je cite :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; Mais celui qui me gouverne, quel est-il, cet invisible ? cet inconnaissable, ce r\u00f4deur d&rsquo;une race surnaturelle ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Donc les Invisibles existent ! Alors, comment depuis l&rsquo;origine du monde ne se sont-ils pas encore manifest\u00e9s d&rsquo;une fa\u00e7on pr\u00e9cise comme ils le font pour moi ? Je n&rsquo;ai jamais rien lu qui ressemble \u00e0 ce qui s&rsquo;est pass\u00e9 dans ma demeure. Oh ! si je pouvais la quitter, si je pouvais m&rsquo;en aller, fuir et ne pas revenir. Je serais sauv\u00e9, mais je ne peux pas. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Hitler a parl\u00e9 dans Hitler m&rsquo;a dit de Rauschning (je sais, c&rsquo;est un faux, etc.) de ses visions du surhomme qui l&rsquo;effrayaient. Maupassant :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; On dirait que l&rsquo;homme, depuis qu&rsquo;il pense, a pressenti et redout\u00e9 un \u00eatre nouveau, plus fort que lui, son successeur en ce monde, et que, le sentant proche et ne pouvant pr\u00e9voir la nature de ce ma&icirc;tre, il a cr\u00e9\u00e9, dans sa terreur, tout le peuple fantastique des \u00eatres occultes, fant\u00f4me vagues n\u00e9s de la peur&hellip; &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Apr\u00e8s le narrateur allude au grand espace :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; Pas de lune. Les \u00e9toiles avaient au fond du ciel noir des scintillements fr\u00e9missants. Qui habite ces mondes ? Quelles formes, quels vivants, quels animaux, quelles plantes sont l\u00e0-bas ? Ceux qui pensent dans ces univers lointains, que savent-ils plus que nous ? Que peuvent-ils plus que nous ? Que voient-ils que nous ne connaissons point ? Un d&rsquo;eux, un jour ou l&rsquo;autre, traversant l&rsquo;espace, n&rsquo;appara&icirc;tra-t-il pas sur notre terre pour la conqu\u00e9rir, comme les Normands jadis traversaient la mer pour asservir des peuples plus faibles ? &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Et il cite la presse ce narrateur (le conditionnement par la presse est la cl\u00e9 de l&rsquo;involution spirituelle puis psychique depuis cinq si\u00e8cles &ndash; relisez Macluhan) :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; Une nouvelle assez curieuse nous arrive de Rio de Janeiro. Une folie, une \u00e9pid\u00e9mie de folie, comparable aux d\u00e9mences contagieuses qui atteignirent les peuples d&rsquo;Europe au moyen \u00e2ge, s\u00e9vit en ce moment dans la province de San-Paulo. <\/p>\n<\/p>\n<p><p> Les habitants \u00e9perdus quittent leurs maisons, d\u00e9sertent leurs villages, abandonnent leurs cultures, se disant poursuivis, poss\u00e9d\u00e9s, gouvern\u00e9s comme un b\u00e9tail humain par des \u00eatres invisibles bien que tangibles, des sortes de vampires qui se nourrissent de leur vie, pendant leur sommeil, et qui boivent en outre de l&rsquo;eau et du lait sans para&icirc;tre toucher \u00e0 aucun autre aliment. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Ici on est en Am\u00e9rique du sud (Castaneda&hellip;) et on est tr\u00e8s proche du film Pr\u00e9dateur ; car la petite paysanne indienne explique qu&rsquo;un diable venu de l&rsquo;espace venait dans sa jeunesse manger les hommes. Le savant ufologue Jean-Pierre Petit a fait \u00e9tat d&rsquo;observations en ce sens dans plusieurs de ses livres ; Maupassant :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; Il est venu, Celui que redoutaient les premi\u00e8res terreurs des peuples na\u00effs, Celui qu&rsquo;exorcisaient les pr\u00eatres inquiets, que les sorciers \u00e9voquaient par les nuits sombres, sans le voir appara&icirc;tre encore, \u00e0 qui Les pressentiments des ma&icirc;tres passagers du monde pr\u00eat\u00e8rent toutes les formes monstrueuses ou gracieuses des gnomes, des esprits, des g\u00e9nies, des f\u00e9es, des farfadets. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Ce qui m&rsquo;int\u00e9resse en conclusion c&rsquo;est de souligner que le fantastique &ndash; comme la cr\u00e9tinisation industrielle et typographique-m\u00e9diatique &ndash; s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9 avec la r\u00e9volution industrielle, technologique et m\u00e9diatique, comme si nous avions en notre \u00e9poque troubl\u00e9e l\u00e2ch\u00e9 et absorb\u00e9 des forces m\u00e9phitiques (ou ahrimaniennes, pour parler comme Rudolf Steiner), comme ce qui \u00e9tait annonc\u00e9 du reste dans l&rsquo;Apocalypse. J&rsquo;ai cit\u00e9 Monseigneur Gaume qui a tr\u00e8s bellement parl\u00e9 pour nous \u00e9clairer de &laquo; boucherie des \u00e2mes &raquo; pour expliquer ce qui se passe en nous depuis le temps des Lumi\u00e8res&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On peut aussi se rassurer en \u00e9voquant le magicien d&rsquo;Oz : UN simple cr\u00e9tin de la politique ou de la publicit\u00e9 peut nous manipuler bien \u00e9quip\u00e9&hellip;.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\"><strong>Post Scriptum<\/strong><\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Un lecteur (sp\u00e9cialiste du capitaine Nemo, de Sherlock Holmes et de Phileas Fogg) m&rsquo;a fait red\u00e9couvrir Carlos Castaneda, que je prenais pour un banal gourou New Age (pour certains c&rsquo;est m\u00eame un agent de la CIA &ndash; mais qui ne l&rsquo;est pas ? Plein d&rsquo;imb\u00e9ciles m&rsquo;accusent&hellip;), mais qui \u00e9crit dans le Voyage d\u00e9finitif ceci :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Nous avons un pr\u00e9dateur qui est venu des profondeurs du cosmos et a pris le contr\u00f4le de notre vie. Les \u00eatres humains sont ses prisonniers. Le pr\u00e9dateur est notre seigneur et ma&icirc;tre. Cela nous a rendu docile, impuissant. Si nous voulons protester, il supprime notre protestation. Si nous voulons agir ind\u00e9pendamment, il exige que nous ne le fassions pas. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Don Juan explique :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Vous \u00eates arriv\u00e9, par votre seul effort, \u00e0 ce que les chamans de l&rsquo;ancien Mexique appelaient le sujet des sujets. J&rsquo;ai tourn\u00e9 autour du pot tout ce temps, en vous insinuant que quelque chose nous retient prisonniers. En effet nous sommes retenus prisonniers ! C&rsquo;\u00e9tait un fait \u00e9nergique pour les sorciers de l&rsquo;ancien Mexique. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pour Don Juan nous leur servons de nourriture &ndash; spirituelle pour l&rsquo;instant ; et le grand initi\u00e9 ne nous compare pas \u00e0 des moutons mais \u00e0 des poulets :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; Il y a une explication qui est l&rsquo;explication la plus simple du monde. Ils ont pris le pouvoir parce que nous sommes leur nourriture, et ils nous pressent sans piti\u00e9 parce que nous sommes leur subsistance. Tout comme nous \u00e9levons des poulets dans des poulaillers, les pr\u00e9dateurs nous \u00e9l\u00e8vent dans des poulaillers humains. Par cons\u00e9quent, leur nourriture est toujours \u00e0 leur disposition. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\"><strong>Sources<\/strong><\/h3>\n<\/p>\n<p><p><a href=\"https:\/\/nicolasbonnal.wordpress.com\/\">Nicolas Bonnal<\/a> sur <a href=\"https:\/\/www.amazon.fr\/Nicolas-Bonnal\/e\/B001K7A4X0\">Amazon.fr<\/a><\/p>\n<\/p>\n<p><p><a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/la-parabole-des-2-realites\">https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/la-parabole-des-2-realites<\/a><\/p>\n<\/p>\n<p><p>http:\/\/maupassant.free.fr\/pdf\/horla.pdf<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Maupassant et le pr\u00e9dateur technologique Le texte publi\u00e9 par Philippe Grasset sur les extra-terrestres reprend un th\u00e8me litt\u00e9raire et cin\u00e9matographique. On a vu avec Castaneda l&rsquo;importance des &laquo; pr\u00e9dateurs &raquo; qui se sont empar\u00e9s de la terre et nous sucent comme des bonbons. 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