{"id":81232,"date":"2024-09-04T13:30:29","date_gmt":"2024-09-04T13:30:29","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2024\/09\/04\/la-guerre-de-douguine\/"},"modified":"2024-09-04T13:30:29","modified_gmt":"2024-09-04T13:30:29","slug":"la-guerre-de-douguine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2024\/09\/04\/la-guerre-de-douguine\/","title":{"rendered":"La guerre de Douguine"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\"><strong>La guerre de Douguine<\/strong><\/h2>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>&bull; Un portrait emport\u00e9e dans la veine proph\u00e9tique de Constantin von Hoffmeister : Alexandre Douguine contre la modernit\u00e9. &bull; Une lutte \u00e0 mort, sans piti\u00e9, qui nous concerne tous, derri\u00e8re notre mollesse et notre indiff\u00e9rence.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>_________________________<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><\/p>\n<p>On a publi\u00e9 plusieurs fois d\u00e9j\u00e0 des textes de Constantin von Hoffmeister , comme par exemple, encore <a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/de-kafka-a-durov\">le 27 ao&ucirc;t<\/a> dernier pour commenter l&rsquo;arrestation de Durov. On retrouve sur son site un texte r\u00e9cent, <a href=\"https:\/\/www.eurosiberia.net\/p\/kill-modernity-dugins-warcry\">du 17 ao&ucirc;t<\/a>, o&ugrave; il nous offre un portrait \u00ab\u00a0plein de bruits et de fureur\u00a0\u00bb du philosophe russe Alexandre Douguine.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Von Hoffmeister sort sans doute de la lecture du livre du philosophe &lsquo;<em><a href=\"https:\/\/arktos.com\/product\/the-fourth-political-theory\/\">La Quatri\u00e8me th\u00e9orie politique<\/a><\/em>&lsquo; et d\u00e9crit une sorte de proph\u00e8te combattant parti \u00e0 la guerre \u00e0 mort port\u00e9e contre la modernit\u00e9, ou le lib\u00e9ralisme si l&rsquo;on veut. Sa volont\u00e9 de destruction de cette &laquo; <em>maladie qui r\u00e9pand sa salet\u00e9 <\/em>&raquo; qu&rsquo;est la modernit\u00e9 est absolument sans la moindre concession ni le moindre compromis. La survie est quelque chose qui ne se n\u00e9gocie pas.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Le d\u00e9go&ucirc;t de Douguine pour la modernit\u00e9 est visc\u00e9ral. La modernit\u00e9 est une maladie, qui r\u00e9pand sa salet\u00e9, efface qui nous sommes, transforme la culture en fast-food bon march\u00e9. Il dit : tuez-la. Si nous voulons survivre, si nous voulons quelque chose de plus que l&rsquo;uniformit\u00e9 \u00e9crasante de l&rsquo;Occident global, nous devons abandonner la modernit\u00e9. Nous avons besoin d&rsquo;un monde o&ugrave; les civilisations se tiennent debout, s\u00e9par\u00e9es, fortes. Plus de melting-pot &ndash; br&ucirc;lez cette id\u00e9e. Il r\u00eave d&rsquo;un monde o&ugrave; tout le monde ne serait pas contraint de rentrer dans le m\u00eame moule laid<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Bien entendu, von Hoffmeister saisit aussit\u00f4t l&rsquo;arme que brandit Douguine contre la tradition, qui est la tradition la plus radicale, celle de Gu\u00e9non et d&rsquo;Evola.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Il se tourne vers les traditionalistes de la vieille \u00e9cole comme Ren\u00e9 Gu\u00e9non et Julius Evola, des hommes qui voyaient la modernit\u00e9 comme un poison<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Que vous connaissiez ou pas Douguine, que vous soyez ou non d&rsquo;accord avec lui, le texte de von Hoffmeister est \u00e0 lire sans h\u00e9sitation. Il a du souffle, de l&rsquo;ampleur, presque de la brutalit\u00e9. Il correspond bien aux \u00e9nigmes catastrophiques dont notre <a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-la-gces\">GrandeCrise<\/a> semble charg\u00e9e. Il ne laisse planer aucun doute, aucune ambigu\u00eft\u00e9 : avec lui, vous savez qui est l&rsquo;&laquo; <em>l&rsquo;ennemi principal<\/em> &raquo; (mot de Ho Chi minh pour d\u00e9signer les Chinois en 1946), &ndash; \u00ab\u00a0l&rsquo;Ennemi\u00a0\u00bb, en un mot et une majuscule.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4><em>dde.org<\/em><\/h4>\n<\/p>\n<p><p>_________________________<\/p>\n<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\"><strong>Le cri de Douguine : \u00ab\u00a0Tuez la modernit\u00e9 !\u00a0\u00bb<\/strong><\/h2>\n<\/p>\n<p><p>&lsquo;<em><a href=\"https:\/\/arktos.com\/product\/the-fourth-political-theory\/\">La Quatri\u00e8me th\u00e9orie politique<\/a><\/em>&lsquo; n&rsquo;est pas seulement un livre, c&rsquo;est un manifeste, une bombe, une gifle \u00e0 tout ce qu&rsquo;on vous a donn\u00e9 \u00e0 boire. Alexandre Douguine entre dans la pi\u00e8ce sans y \u00eatre invit\u00e9 et brise les trois piliers du XXe si\u00e8cle : le lib\u00e9ralisme, le communisme, le fascisme. C&rsquo;est fini. Termin\u00e9. Mort, ou pas loin. Le lib\u00e9ralisme, le dernier zombie debout apr\u00e8s l&rsquo;effondrement de l&rsquo;Union sovi\u00e9tique, nous entra&icirc;ne tous dans un cauchemar mondial. Douguine est l\u00e0 pour crier : &laquo; Assez ! &raquo; Nous avons besoin d&rsquo;une quatri\u00e8me voie, quelque chose qui crache au visage de l&rsquo;ancien, quelque chose qui ne se plie pas \u00e0 la machine lib\u00e9rale.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Douguine d\u00e9chire leurs vaches sacr\u00e9es. Le lib\u00e9ralisme ? Il v\u00e9n\u00e8re l&rsquo;individu &ndash; moi, moi, moi. Le communisme ? Il s&rsquo;est encha&icirc;n\u00e9 \u00e0 la classe. Le fascisme ? Un coup de pied au visage de la nation. Mais Douguine, lui, parle de quelque chose de plus profond, de plus sombre. Il veut mettre le &lsquo;<em>Dasein<\/em>&lsquo; au centre &ndash; oui, ce mot lourd et glissant de Heidegger. Il s&rsquo;agit bien d&rsquo;\u00eatre, mais pas de la merde superficielle et boiteuse. C&rsquo;est le cri originel de l&rsquo;existence, avant que tous les \u00ab\u00a0ismes\u00a0\u00bb n&#8217;empoisonnent le puits. Il veut que nous y retournions, en contact avec le brut, le r\u00e9el, les choses qui br&ucirc;lent sous la peau.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le d\u00e9go&ucirc;t de Douguine pour la modernit\u00e9 est visc\u00e9ral. La modernit\u00e9 est une maladie, qui r\u00e9pand sa salet\u00e9, efface qui nous sommes, transforme la culture en fast-food bon march\u00e9. Il dit : tuez-la. Si nous voulons survivre, si nous voulons quelque chose de plus que l&rsquo;uniformit\u00e9 \u00e9crasante de l&rsquo;Occident global, nous devons abandonner la modernit\u00e9. Nous avons besoin d&rsquo;un monde o&ugrave; les civilisations se tiennent debout, s\u00e9par\u00e9es, fortes. Plus de melting-pot &ndash; br&ucirc;lez cette id\u00e9e. Il r\u00eave d&rsquo;un monde o&ugrave; tout le monde ne serait pas contraint de rentrer dans le m\u00eame moule laid.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Cette vision est folle. Ce n&rsquo;est pas le monde de kumbaya que le lib\u00e9ralisme vend, c&rsquo;est une mosa\u00efque brutale, un univers de diff\u00e9rences. Il appelle la Russie, la Chine, le monde islamique \u00e0 se lever, \u00e0 tracer leur propre voie. Oubliez les r\u00e8gles de l&rsquo;Occident. Oubliez ses histoires de progr\u00e8s fatigu\u00e9es. Douguine parle d&rsquo;une r\u00e9volution de la civilisation, pas seulement de la politique. Chaque monde, chaque culture est autonome. Chacun se bat pour survivre, pour prosp\u00e9rer, contre l&rsquo;avalanche d&rsquo;influences occidentales.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est l\u00e0 que les choses deviennent vraiment \u00e9pineuses. Douguine n&rsquo;a pas peur de plonger dans les choses sombres. Il se tourne vers les traditionalistes de la vieille \u00e9cole comme Ren\u00e9 Gu\u00e9non et Julius Evola, des hommes qui voyaient la modernit\u00e9 comme un poison. Il se fiche que vous le pensiez r\u00e9actionnaire ou pire &ndash; il n&rsquo;est pas l\u00e0 pour \u00eatre aim\u00e9. Pour lui, la tradition est la force vitale, la seule chose qui puisse nous sauver de cette spirale sans fin du progr\u00e8s qui n&rsquo;est en r\u00e9alit\u00e9 que destruction dans un costume rutilant. Il dit que nous nous sommes perdus et que c&rsquo;est seulement en revenant \u00e0 ces racines anciennes que nous pourrons retrouver un sens \u00e0 la vie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Alors, o&ugrave; cela nous m\u00e8ne-t-il ? &lsquo;<em><a href=\"https:\/\/arktos.com\/product\/the-fourth-political-theory\/\">La Quatri\u00e8me th\u00e9orie politique<\/a><\/em>&lsquo; de Douguine est un cri de guerre, un appel \u00e0 br&ucirc;ler les fausses idoles du XXe si\u00e8cle, en particulier le lib\u00e9ralisme. C&rsquo;est une vision \u00e0 la fois terrifiante et exaltante, un monde o&ugrave; les anciens dieux s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent et o&ugrave; la modernit\u00e9 tombe en cendres. Que vous l&rsquo;aimiez ou pas, Douguine vous met devant un choix : rester esclave d&rsquo;un monde mourant ou embrasser le chaos du nouveau. Mais attention, ce chemin n&rsquo;est ni s&ucirc;r, ni confortable, et ce n&rsquo;est certainement pas ce qu&rsquo;on vous a dit de croire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Dans le ventre sale de l&rsquo;id\u00e9ologie, l\u00e0 o&ugrave; les rats de l&rsquo;histoire rongent les os du pr\u00e9sent, Oge Noct murmure : &laquo; Est-ce la nouvelle camelote, ou juste la vieille coupe avec du sang frais ? &raquo; Il feuill\u00e8te &lsquo;<em><a href=\"https:\/\/arktos.com\/product\/the-fourth-political-theory\/\">La Quatri\u00e8me th\u00e9orie politique<\/a><\/em>&lsquo; comme un dealer qui v\u00e9rifie sa r\u00e9serve. &laquo; Tu te prends pour Burroughs, Douguine ? &raquo; ricane-t-il, \u00e0 moiti\u00e9 pour le livre, \u00e0 moiti\u00e9 dans le vide. &laquo; Un autre cauchemar du &lsquo;Festin nu&rsquo;, mais au lieu de nous d\u00e9barrasser de cette habitude, tu veux qu&rsquo;on se pique \u00e0 la tradition, qu&rsquo;on la transforme en courant principal jusqu&rsquo;\u00e0 voir Dieu dans les d\u00e9combres de la modernit\u00e9 ? &raquo; Les mots saignent de la page, d\u00e9goulinant comme l&rsquo;aiguille d&rsquo;o&ugrave; il n&rsquo;y a pas de retour en arri\u00e8re. &laquo; On ne peut pas \u00e9chapper \u00e0 ce probl\u00e8me, Oge, murmurent les ombres, se moquant de lui. L&rsquo;ancienne extase est morte. La nouvelle extase est la mort elle-m\u00eame. &raquo; &lsquo;<em><a href=\"https:\/\/arktos.com\/product\/the-fourth-political-theory\/\">La Quatri\u00e8me th\u00e9orie politique<\/a><\/em>&lsquo; de Douguine est un voyage dans le terrier du lapin, une plong\u00e9e dans un monde o&ugrave; les id\u00e9ologies font une overdose et o&ugrave; la tradition devient la seule drogue qui reste.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tradition tranch\u00e9e, encre qui saigne, les veines de la modernit\u00e9 ouvertes &mdash; aiguille enfonc\u00e9e, pouss\u00e9e \u00e0 fond, &mdash; la civilisation hurle, cr\u00e2nes bris\u00e9s des id\u00e9ologies du pass\u00e9. Le &lsquo;<em>Dasein<\/em>&lsquo; est un d\u00e9chet, r\u00e9pare-le, casse-le, br&ucirc;le-le. Les mots se fracturent, se dispersent, le cadavre en putr\u00e9faction du lib\u00e9ralisme, l&rsquo;homme mort marche. Multipolaire &mdash; les mondes entrent en collision, se fissurent, d&rsquo;anciens fant\u00f4mes surgissent, des visions impies dansent. Les villes s&rsquo;effondrent, la v\u00e9rit\u00e9 se d\u00e9forme, les mensonges s&rsquo;\u00e9gouttent &mdash; coupent le pass\u00e9, dessinent l&rsquo;avenir, la chair d\u00e9chir\u00e9e, cousue avec du sang, des os. Sous l&#8217;emprise du pouvoir, c&rsquo;est une overdose de chaos &mdash; la civilisation s&rsquo;enroule, Douguine parle, les ombres rient, pas d&rsquo;\u00e9chappatoire, seulement la solution &mdash; la tradition se retourne, l&rsquo;esprit souffle, la r\u00e9alit\u00e9 se brise.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4>Constantin von Hoffmeister<\/h4><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La guerre de Douguine &bull; Un portrait emport\u00e9e dans la veine proph\u00e9tique de Constantin von Hoffmeister : Alexandre Douguine contre la modernit\u00e9. &bull; Une lutte \u00e0 mort, sans piti\u00e9, qui nous concerne tous, derri\u00e8re notre mollesse et notre indiff\u00e9rence. _________________________ On a publi\u00e9 plusieurs fois d\u00e9j\u00e0 des textes de Constantin von Hoffmeister , comme par&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[14],"tags":[2657,2659,2655,2716,2658],"class_list":["post-81232","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ouverture-libre","tag-constantin","tag-hoffmeister","tag-modernite","tag-tradition","tag-von"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/81232","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=81232"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/81232\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=81232"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=81232"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=81232"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}