{"id":81281,"date":"2024-10-11T01:34:21","date_gmt":"2024-10-11T01:34:21","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2024\/10\/11\/orson-welles-et-sa-fonction-us-tres-speciale\/"},"modified":"2024-10-11T01:34:21","modified_gmt":"2024-10-11T01:34:21","slug":"orson-welles-et-sa-fonction-us-tres-speciale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2024\/10\/11\/orson-welles-et-sa-fonction-us-tres-speciale\/","title":{"rendered":"Orson Welles et sa fonction US tr\u00e8s sp\u00e9ciale"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\"><strong>Orson Welles et sa fonction US tr\u00e8s sp\u00e9ciale<\/strong><\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Orson Welles est un acteur-marionnettiste (activit\u00e9 symbolique et traditionnelle&hellip;) de formation, un agitateur qui vient de l&rsquo;extr\u00eame-gauche US (qui a pris dans les ann\u00e9es trente et quarante le contr\u00f4le de ce pays par le th\u00e9\u00e2tre) et cr\u00e9e un Macbeth avec John Houseman (affairiste marxiste et prof de th\u00e9\u00e2tre, tr\u00e8s bon trente ans apr\u00e8s dans le r\u00f4le de l&rsquo;oligarque de service de Rollerball) et des acteurs afro-am\u00e9ricains. Sa l\u00e9gendaire \u00e9mission sur la guerre des mondes accompagnait une grosse campagne antinazie en Am\u00e9rique. A l&rsquo;\u00e9poque rappelle le grand historien communiste Eric Hobsbawn, 90% des Am\u00e9ricains croient \u00e0 l&rsquo;invasion allemande prochaine&hellip; en 1938 donc, contre 11% qui croient \u00e0 la menace stalinienne. Bravo les m\u00e9dias. A la fin de la guerre, en un claquement de doigts, on cr\u00e9era la menace sovi\u00e9tique-russe, dont on ne sortira que les pieds en fum\u00e9e ! Bravo encore les m\u00e9dias. Le tr\u00e8s surfait Citizen Kane (lisez l&rsquo;analyse de Jacques Lourcelles ou celles de Pauline K.) attaque la presse Hearst qui est jug\u00e9e pro-allemande par le d\u00e9partement d&rsquo;Etat. Le reste c&rsquo;est du Rosebud, c&rsquo;est-\u00e0-dire pas grand-chose ! Le myst\u00e8re d&rsquo;une vie comme celle de Hearst, tu parles&hellip; Citizen Kane est un brouillon de biopic, il n&rsquo;y a que le documentaire du d\u00e9but qui tienne la route. Kane-Hearst y est ridiculis\u00e9 comme pacifiste pro-hitl\u00e9rien alors que l&rsquo;\u00e9quipe Roosevelt pr\u00e9pare la guerre depuis le milieu des ann\u00e9es trente aux c\u00f4t\u00e9s des britanniques (lisez Ralph Raico, Beard, Rothbard, etc.)<\/p>\n<p>Orson Welles est ensuite pay\u00e9 comme un agent gouvernemental (le gouvernement US est alors encore procommuniste, lisez George Crocker) pendant tout ce temps, cin\u00e9aste provocant mais rat\u00e9 qui multiplie les \u00e9checs commerciaux et les provocations formelles : lisez Pauline Kael qui en avait marre du culte, et puis Ciment qui tente de lui r\u00e9torquer, avant que Lourcelles ne remette tout le monde \u00e0 sa place. Skorecki le d\u00e9cr\u00e9tait baroque : trop d&rsquo;effets th\u00e9\u00e2treux&hellip; Catherine Benamou dans son livre sur l&rsquo;odyss\u00e9e latino-am\u00e9ricaine de Welles explique que sous couvert culturel (comme toujours), Welles travaille pour l&rsquo;intelligence am\u00e9ricaine, ni plus ni moins. Hollywood et la CIA : on en a parl\u00e9 dans notre livre sur la com\u00e9die musicale, de cette op\u00e9ration de charme avec les latinos dont b\u00e9n\u00e9ficia surtout l&rsquo;incroyable Carmen Miranda &ndash; qui \u00e9tait portugaise&hellip; Welles d\u00e9clina ensuite car en temps de guerre froide il fut jug\u00e9 trop \u00e0 gauche. Il chercha l&rsquo;argent du contribuable-producteur en France &ndash; comme tant d&rsquo;autres apr\u00e8s lui.<\/p>\n<p>Avec beaucoup de retard, Wikip\u00e9dia raconte ses exploits de propagandiste pendant la guerre. On sait (ou on croit) que l&rsquo;Am\u00e9rique du Sud a des penchants nazis suspects (en fait elle est surtout anglophobe et anti-imp\u00e9rialiste, \u00e0 part Borges&hellip;), alors on utilise la carotte avec le b\u00e2ton pour la ramener dans le camp du bien. Welles est envoy\u00e9 l\u00e0-bas, il travaille main dans la main avec Nelson Rockefeller qui tient le Venezuela, a appris l&rsquo;espagnol et s&rsquo;est achet\u00e9 une somptueuse hacienda.<\/p>\n<p>Puis Welles rentre au bercail, continue des &oelig;uvres de propagande, comme ce Stranger, film ridicule qui \u00e9voque un nazi tueur qui arrive en Am\u00e9rique pendant la guerre, se marie sans encombre mais n&rsquo;est pas pris pour un nazi, sauf par un chasseur de nazi (Ed Robinson) ! C&rsquo;est du maccarthysme \u00e0 l&rsquo;envers, mais qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est mal fait&hellip; Quelques ann\u00e9es apr\u00e8s, la chasse aux sorci\u00e8res communistes commence et Welles \u00e9videmment pleure toutes les larmes de son corps. Il ne comprend pas que l&rsquo;Etat profond a besoin de son ennemi russe. On r\u00e9p\u00e8te Orwell encore et toujours : on cr\u00e9e un ennemi qu&rsquo;on ne cherche JAMAIS \u00e0 vaincre, mais qui justifie tout le reste, d\u00e9penses militaires, panique manipul\u00e9e, parano\u00efa collective et surtout renforcement \u00e9tatique ; les masses suivent ensuite ou roupillent, merci La Bo\u00e9tie.<\/p>\n<p>Quand Truman invente le p\u00e9ril sovi\u00e9tique (lisez l&rsquo;historien disparu Ralph Raico \u00e0 ce sujet, lisez aussi le fasciste US Yockey qui en devenait presque russophile !), Welles perd ses jobs. La dame de Shanghai (a-t-on le droit de dire enfin que ce navet est path\u00e9tique ? &laquo; I don&rsquo;t want to die ! &raquo;) le coule d\u00e9finitivement aux yeux des studios et il part ailleurs, recherchant difficilement de l&rsquo;argent et en tournant le r\u00f4le du m\u00e9chant (Cagliostro, le grand khan&hellip;) dans beaucoup de navets mondialis\u00e9s. Voyez la tulipe noire d&rsquo;Hathaway. Dans ce film in\u00e9gal et tourn\u00e9 au Maroc ma (tr\u00e8s) bonne ville de F\u00e8s y devient une capitale chinoise ! Welles appara&icirc;t en Bayan-Khan quelques minutes \u00e0 cheval pour donner des conseils de guerre aux occidentaux (il critique les armures et fait l&rsquo;\u00e9loge de l&rsquo;arc gallois qui tailla en pi\u00e8ces la chevalerie fran\u00e7aise un si\u00e8cle durant). De quoi se remettre \u00e0 Ren\u00e9 Grousset et \u00e0 son Empire des steppes plus que jamais d&rsquo;actualit\u00e9&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Son Othello est scolaire et amusant (la somptueuse et irr\u00e9elle Mogador-Essaouira, toujours au Maroc, en est le vrai personnage), mais certainement au-dessous des Laurence Olivier, sa Soif du mal est un scandale p\u00e9dagogique bien dans sa mani\u00e8re provocante : on se croirait chez Joe Biden. La police US et les am\u00e9ricains ont tous les torts, le haut fonctionnaire mexicain tiers-mondiste a toutes les vertus, mais il est jou\u00e9 par un Am\u00e9ricain nomm\u00e9 Charlton Heston. Le terroriste est fabriqu\u00e9, et cela rend le film int\u00e9ressant puisqu&rsquo;on se rapproche des visions actuelles de la conspiration et du False Flag qui est maintenant sur toutes les langues. A noter que le monstrueux inspecteur Hank Quinlan (Welles fait m\u00eame allusion \u00e0 son ob\u00e9sit\u00e9, et il joue d\u00e9j\u00e0 \u00e0 la Godard sur la mort du cinoche et sur son culte nostalgique &ndash; voir le personnage v\u00e9tuste et malsain de la pauvre et d\u00e9j\u00e0 oubli\u00e9e Marl\u00e8ne Dietrich) a toutefois raison et que le jeune mexicain arr\u00eat\u00e9 \u00e9tait vraiment un&hellip; terroriste ! Une s\u00e9quence soigneusement ignor\u00e9e annonce Psychose : un jeune employ\u00e9 un peu d\u00e9bile travaille dans un motel, jou\u00e9 par Dennis Weaver, sing\u00e9 par Perkins ensuite (voyez mon Hitchcock). On a la m\u00eame actrice que dans Psychose : l&rsquo;attirante et d\u00e9rang\u00e9e Janet Leigh en poup\u00e9e Wasp d\u00e9sirable.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p>La suite est europ\u00e9enne. Mr Arkadin est d\u00e9cal\u00e9, jet set, bavard, conspiratif et provocateur (enqu\u00eatez sur moi, montrez le monstre que je suis&hellip;) et Welles joue d&rsquo;Arkadin comme d&rsquo;Harry Lime dans le troisi\u00e8me homme. Le personnage devient une manifestation plutonienne de l&rsquo;entropique monstruosit\u00e9 am\u00e9ricaine. Kane montrait le devenir spectaculaire du capitalisme am\u00e9ricain (&laquo; le capital est devenu image &raquo;, Debord). Un spectacle avec rien derri\u00e8re, des cadavres derri\u00e8re le rideau. Le proc\u00e8s (1963) devient une allusion \u00e0 la shoah et \u00e0 la guerre, avec les bons \u00e9clairs : les d\u00e9cors de Zagreb et notre belle gare d&rsquo;Orsay transform\u00e9e depuis en mus\u00e9e. Mais qu&rsquo;Anthony Perkins est \u00e0 la peine&hellip;<\/p>\n<p>Welles poursuit sa carri\u00e8re crev\u00e9e, devient &laquo; auteur &raquo; mythique \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge zombi de la cin\u00e9philie universitaire (&laquo; Fin de l&rsquo;Histoire&hellip; du cin\u00e9ma, Tolsto\u00ef a expliqu\u00e9 comment l&rsquo;\u00e9tude et la critique tue les arts), et il r\u00e9alise ce qui pour moi est le sommet, &laquo; le chef-d&rsquo;&oelig;uvre inconnu &raquo; de son \u00e9trange, ennuy\u00e9e et eschatologique carri\u00e8re. F comme Fake, tourn\u00e9 en Espagne franquiste, le montre tel qu&rsquo;il est : un faussaire sympa qui vit de faux invent\u00e9s. Dans l&rsquo;Espagne fasciste et tol\u00e9rante du g\u00e9n\u00e9ral Franco, ce gauchiste d&rsquo;op\u00e9rette (tous les gauchistes sont d&rsquo;op\u00e9rette, lisez L\u00e9nine enfin) adapte des Shakespeare plus ennuyeux les uns que les autres (Falstaff), filme les d\u00e9buts de la bulle immobili\u00e8re du ministre du tourisme Fraga avec son Don Quichotte et finalement confesse \u00e0 la fin des ann\u00e9es soixante-dix : le franquisme n&rsquo;avait pas d\u00e9truit toute l&rsquo;Espagne, il lui restait la fiert\u00e9, le machisme, la semaine sainte, la tauromachie, que sais-je, par contre la d\u00e9mocratie l&rsquo;a an\u00e9antie elle et en quelques ann\u00e9es seulement (Bu&ntilde;uel aussi le pense alors). Honn\u00eatet\u00e9 qui lui fait honneur : enfin un gauchiste qui devient traditionnel (voyez Pasolini aussi&hellip;). Mais le ver \u00e9tait dans le fruit du franquisme, cette dictature condamn\u00e9e, avait encore dit un Bernanos sublimement d\u00e9cha&icirc;n\u00e9 par le christianisme parodique et recycl\u00e9 de ces fascistes apprentis du capitalisme US.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Son meilleur film ? La splendeur des Amberson, opus nostalgique &laquo;Americana&raquo; qui \u00e9voque sur un ton proche de Boorstyn ou de Mumford la d\u00e9vastation du territoire, de la soci\u00e9t\u00e9 et de la civilisation am\u00e9ricaine par la bagnole et l&rsquo;industrialisation. L&rsquo;\u00e9crivain (trop oubli\u00e9 pour des raisons visiblement politiques) Booth Tarkington allude dans le livre \u00e0 l&rsquo;automobile qui va tout d\u00e9vaster, aux d\u00e9tritus urbains de Mumford, et surtout \u00e0 l&rsquo;invasion migratoire europ\u00e9enne qui d\u00e9truit le vieux pays des pionniers anglo-saxons. C&rsquo;est soigneusement oubli\u00e9 dans le film. L&rsquo;Americana est un genre tr\u00e8s pris\u00e9 par les gourmets et autres fans d&rsquo;Henry King, et oubli\u00e9, qu&rsquo;on retrouve dans la com\u00e9die musicale (Belle de New York, Easter parade, Chantons sous la pluie, voyez mon livre&hellip;). Ce genre nous rend l&rsquo;Am\u00e9rique disparue\/remplac\u00e9e plus sympathique et \u00e9mouvante que jamais.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\">Sources<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Nicolas Bonnal :<\/p>\n<\/p>\n<p><p><a href=\"https:\/\/www.rt.com\/news\/605486-russian-victory-free-europe-historian\/%20%209%20Oct,%202024%2016:25%20%20%20Russian%20victory%20will%20liberate%20Europe%20%20top%20French%20historian%20%20European%20submission%20to%20the%20US%20will%20be%20be%20prolonged%20for%20a%20century%20if%20Moscow%20loses%20in%20Ukraine,%20according%20to%20Emmanuel%20Todd\">Alfred Hitchcock et la condition f\u00e9minine<\/a><\/p>\n<\/p>\n<p><p><a href=\"https:\/\/www.amazon.fr\/com%C3%A9die-musicale-am%C3%A9ricaine-symbolismes-dun\/dp\/B09L564WJL\/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&#038;crid=13DLZCTWAHLUN&#038;dib=eyJ2IjoiMSJ9.C07LACmPfGNAA6VcrT4kKCCsKDMQfXAwJzjlcZwbn5U.IquHRhr0uYxJ6DQirwgDJ_FR1BE_XrL6TVv2ovVh6v8&#038;dib_tag=se&#038;keywords=bonnal+com%C3%A9die&#038;qid=1717481813&#038;s=books&#038;sprefix=bonnal+com%C3%A9die%2Cstripbooks%2C109&#038;sr=1-1\">La com\u00e9die musicale am\u00e9ricaine<\/a><\/p>\n<\/p>\n<p><p><a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/bunuel-et-le-grand-neant-des-societes-modernes\">https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/bunuel-et-le-grand-neant-des-societes-modernes<\/a><\/p>\n<\/p>\n<p><p><a href=\"https:\/\/www.terreetpeuple.com\/culture-enracinee-memoire-81\/6270-leon-tolstoi-et-la-decheance-de-lart-en-europe-occidentale-par-nicolas-bonnal.html\">Culture enracin\u00e9e<\/a><\/p>\n<p>Leon Tolstoi et la d\u00e9ch\u00e9ance de l&rsquo;art occidental<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Orson Welles et sa fonction US tr\u00e8s sp\u00e9ciale Orson Welles est un acteur-marionnettiste (activit\u00e9 symbolique et traditionnelle&hellip;) de formation, un agitateur qui vient de l&rsquo;extr\u00eame-gauche US (qui a pris dans les ann\u00e9es trente et quarante le contr\u00f4le de ce pays par le th\u00e9\u00e2tre) et cr\u00e9e un Macbeth avec John Houseman (affairiste marxiste et prof de&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[27],"tags":[12239,2640,10461,13320,2807,2671,14132],"class_list":["post-81281","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-les-carnets-de-nicolas-bonnal-1","tag-agent","tag-bonnal","tag-dinfluence","tag-extreme-gauche","tag-renseignement","tag-us","tag-welles"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/81281","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=81281"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/81281\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=81281"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=81281"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=81281"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}