{"id":81400,"date":"2025-01-10T17:07:44","date_gmt":"2025-01-10T17:07:44","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2025\/01\/10\/hiver-qui-vient-laforgue-et-le-postmoderne\/"},"modified":"2025-01-10T17:07:44","modified_gmt":"2025-01-10T17:07:44","slug":"hiver-qui-vient-laforgue-et-le-postmoderne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2025\/01\/10\/hiver-qui-vient-laforgue-et-le-postmoderne\/","title":{"rendered":"Hiver qui vient\u00a0: Laforgue et le postmoderne."},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\"><strong>Hiver qui vient : Laforgue et le postmoderne.<\/strong><\/h2>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>C&rsquo;est la saison, c&rsquo;est la saison, la rouille envahit les masses, \/La rouille ronge en leurs spleens kilom\u00e9triques\/Les fils t\u00e9l\u00e9graphiques des grandes routes o&ugrave; nul ne passe<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>On a tous connu son po\u00e8me \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, po\u00e8me publi\u00e9 en 1886. Je suis retomb\u00e9 dessus gr\u00e2ce \u00e0 Google et \u00e0 &laquo; l&rsquo;hiver qui vient &raquo; et j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 stup\u00e9fait. Mon pr\u00e9sent permanent est l\u00e0, plus fort que jamais, aussi pr\u00e9sent que chez Sorel, Bloy, Drumont ou Maupassant. Sauf que c&rsquo;est en po\u00e9sie, une po\u00e9sie qui liquide la po\u00e9sie. La France liquide le vers, l&rsquo;alexandrin, la rime, les th\u00e8mes nobles, tout le bataclan. Le je-m&rsquo;en-foutisme litt\u00e9raire est d\u00e9j\u00e0 l\u00e0, les grands textes sont derri\u00e8re nous. On est dans la chansonnette et on ne s&rsquo;autorise m\u00eame pas la nostalgie : car comme a dit Simone Signoret, elle n&rsquo;est plus ce qu&rsquo;elle \u00e9tait.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On a la maladie, la solitude, la mauvaise sant\u00e9, le mauvais temps, la laideur du paysage industriel moderne :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Blocus sentimental ! Messageries du Levant !&#8230;<\/p>\n<p>Oh, tomb\u00e9e de la pluie ! Oh ! tomb\u00e9e de la nuit,<\/p>\n<p>Oh ! le vent !&#8230;<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>On a m\u00eame les f\u00eates idiotes qui servent \u00e0 vendre ou simplement \u00e0 f\u00eater :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>La Toussaint, la No\u00ebl et la Nouvelle Ann\u00e9e,<\/p>\n<p>Oh, dans les bruines, toutes mes chemin\u00e9es !&#8230;<\/p>\n<p>D&rsquo;usines<\/em>&#8230; &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Laforgue remarque la rouille :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>On ne peut plus s&rsquo;asseoir, tous les bancs sont mouill\u00e9s ;<\/p>\n<p>Crois-moi, c&rsquo;est bien fini jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;ann\u00e9e prochaine,<\/p>\n<p>Tant les bancs sont mouill\u00e9s, tant les bois sont rouill\u00e9s,<\/p>\n<p>Et tant les cors ont fait ton ton, ont fait ton taine !..<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>On est dans un monde croulant \u00e0 la Dick ou \u00e0 la C\u00e9line (je pense aussi au Stalker de Tarkovski ou aux films de Jarmusch ou de Stanley Payne) :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Dans la for\u00eat mouill\u00e9e, les toiles d&rsquo;araign\u00e9es<\/p>\n<p>Ploient sous les gouttes d&rsquo;eau, et c&rsquo;est leur ruine<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Laforgue parodie les f\u00eates et les vers :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Soleils pl\u00e9nipotentiaires des travaux en blonds Pactoles<\/p>\n<p>Des spectacles agricoles,<\/p>\n<p>O&ugrave; \u00eates-vous ensevelis ?<\/p>\n<p>Ce soir un soleil fichu g&icirc;t au haut du coteau<\/p>\n<p>Git sur le flanc, dans les gen\u00eats, sur son manteau,<\/p>\n<p>Un soleil blanc comme un crachat d&rsquo;estaminet<\/p>\n<p>Sur une liti\u00e8re de jaunes gen\u00eats<\/p>\n<p>De jaunes gen\u00eats d&rsquo;automne.<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Jaunes gen\u00eats d&rsquo;automne&hellip; Abominable humoristique allit\u00e9ration.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Allusion \u00e0 l&rsquo;hiver, \u00e0 la fin des contes, au bastringue transatlantique :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo;<em> Allons, allons, et hallali !<\/p>\n<p>C&rsquo;est l&rsquo;Hiver bien connu qui s&rsquo;am\u00e8ne ;<\/p>\n<p>Oh ! les tournants des grandes routes,<\/p>\n<p>Et sans petit Chaperon Rouge qui chemine !&#8230;<\/p>\n<p>Oh ! leurs orni\u00e8res des chars de l&rsquo;autre mois,<\/p>\n<p>Montant en don quichottesques rails<\/p>\n<p>Vers les patrouilles des nu\u00e9es en d\u00e9route<\/p>\n<p>Que le vent malm\u00e8ne vers les transatlantiques bercails !&#8230;<\/p>\n<p>Acc\u00e9l\u00e9rons, acc\u00e9l\u00e9rons, c&rsquo;est la saison bien connue, cette fois. <\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Encore une allit\u00e9ration (ration) \u00e0 assommer un hippopotame :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Et le vent, cette nuit, il en a fait de belles !<\/p>\n<p>&Ocirc; d\u00e9g\u00e2ts, \u00f4 nids, \u00f4 modestes jardinets !<\/p>\n<p>Mon c&oelig;ur et mon sommeil : \u00f4 \u00e9chos des cogn\u00e9es !.<\/em>.. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>Le naturalisme est pass\u00e9 par l\u00e0, et Flaubert, et Zola et Maupassant :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>Tous ces rameaux avaient encor leurs feuilles vertes,<\/p>\n<p>Les sous-bois ne sont plus qu&rsquo;un fumier de feuilles mortes ;<\/p>\n<p>Feuilles, folioles, qu&rsquo;un bon vent vous emporte<\/p>\n<p>Vers les \u00e9tangs par ribambelles,<\/p>\n<p>Ou pour le feu du garde-chasse,<\/p>\n<p>Ou les sommiers des ambulances<\/p>\n<p>Pour les soldats loin de la France<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Laforgue a compris la grandeur de nos guerres partout, notamment coloniales !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Trois vers superbes, presque g\u00e9niaux, presque :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>C&rsquo;est la saison, c&rsquo;est la saison, la rouille envahit les masses,<\/p>\n<p>La rouille ronge en leurs spleens kilom\u00e9triques<\/p>\n<p>Les fils t\u00e9l\u00e9graphiques des grandes routes o&ugrave; nul ne passe<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>C&rsquo;est que la communication sert (cf. internet) \u00e0 transmettre surtout des malaises ! quant \u00e0 la campagne voici ce qu&rsquo;il en dit lui C\u00e9line :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Moi d&rsquo;abord la campagne, faut que je le dise tout de suite, j&rsquo;ai jamais pu la sentir, je l&rsquo;ai toujours trouv\u00e9e triste, avec ses bourbiers qui n&rsquo;en finissent pas, ses maisons o&ugrave; les gens n&rsquo;y sont jamais et ses chemins qui ne vont nulle part<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Mirbeau lui r\u00e8glera aussi son compte \u00e0 la campagne.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Rien \u00e0 foutre sinon des cors de Verlaine (&laquo; le chant du cor &raquo; etc.) :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Les cors, les cors, les cors &#8211; m\u00e9lancoliques !&#8230;<\/p>\n<p>M\u00e9lancoliques !&#8230; <\/p>\n<p>S&rsquo;en vont, changeant de ton,<\/p>\n<p>Changeant de ton et de musique,<\/p>\n<p>Ton ton, ton taine, ton ton !&#8230;<\/p>\n<p>Les cors, les cors, les cors!&#8230;<\/p>\n<p>S&rsquo;en sont all\u00e9s au vent du Nord<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Liquidation du monde onirique \u00e0 la Nerval (on est en r\u00e9publique&hellip;) :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Je ne puis quitter ce ton : que d&rsquo;\u00e9chos !&#8230;<\/p>\n<p>C&rsquo;est la saison, c&rsquo;est la saison, adieu vendanges !&#8230;<\/p>\n<p>Voici venir les pluies d&rsquo;une patience d&rsquo;ange,<\/p>\n<p>Adieu vendanges, et adieu tous les paniers,<\/p>\n<p>Tous les paniers Watteau des bourr\u00e9es sous les marronniers,<\/p>\n<p>C&rsquo;est la toux dans les dortoirs du lyc\u00e9e qui rentre,<\/p>\n<p>C&rsquo;est la tisane sans le foyer,<\/p>\n<p>La phtisie pulmonaire attristant le quartier,<\/p>\n<p>Et toute la mis\u00e8re des grands centres<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Courage, Jules. Le bobo recyclera Watteau.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Lexique industriel et commercial (cf. les meilleures pages de Rimbaud dans les Illuminations, voyez mon texte) :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Mais, lainages, caoutchoucs, pharmacie, r\u00eave,<\/p>\n<p>Rideaux \u00e9cart\u00e9s du haut des balcons des gr\u00e8ves<\/p>\n<p>Devant l&rsquo;oc\u00e9an de toitures des faubourgs,<\/p>\n<p>Lampes, estampes, th\u00e9, petits-fours,<\/p>\n<p>Serez-vous pas mes seules amours!&#8230;<\/p>\n<p>(Oh! et puis, est-ce que tu connais, outre les pianos,<\/p>\n<p>Le sobre et vesp\u00e9ral myst\u00e8re hebdomadaire<\/p>\n<p>Des statistiques sanitaires<\/p>\n<p>Dans les journaux ?)<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Statistiques sanitaire ? Ah, la sant\u00e9&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Laforgue c&rsquo;est  po\u00e9sie qui comprend que tout est foutu : c&rsquo;est ce que certains ont appel\u00e9 pompeusement la Fin de l&rsquo;Histoire. Fin du r\u00eave humain, des rois et de la religion, r\u00e9publique machiniste mondiale, soci\u00e9t\u00e9 de consommation et fardeau de la personnalit\u00e9 (voyez Pearson) !<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Non, non! C&rsquo;est la saison et la plan\u00e8te falote !<\/p>\n<p>Que l&rsquo;autan, que l&rsquo;autan<\/p>\n<p>Effiloche les savates que le Temps se tricote !<\/p>\n<p>C&rsquo;est la saison, oh d\u00e9chirements ! c&rsquo;est la saison !<\/p>\n<p>Tous les ans tous les ans,<\/p>\n<p>J&rsquo;essaierai en ch&oelig;ur d&rsquo;en donner la note<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Tous les ans non, il est mort juste apr\u00e8s de la phtisie (\u00e0 vingt-sept ans !) notre Jules Laforgue&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\"><strong>Sources<\/strong><\/h3>\n<\/p>\n<p><p><a href=\"http:\/\/www.laforgue.org\/dv01.htm\">http:\/\/www.laforgue.org\/dv01.htm<\/a><\/p>\n<\/p>\n<p><p><a href=\"https:\/\/dissibooks.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/cc3a7line-voyage-au-bout-de-la-nuit.pdf\">https:\/\/dissibooks.wordpress.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/cc3a7line-voyage-au-bout-de-la-nuit.pdf<\/a><\/p>\n<\/p>\n<p><p><a href=\"https:\/\/lecourrierdesstrateges.fr\/2022\/12\/13\/charles-pearson-et-le-devenir-socialiste-nihiliste-des-occidentaux-par-nicolas-bonnal\/\">https:\/\/lecourrierdesstrateges.fr\/2022\/12\/13\/charles-pearson-et-le-devenir-socialiste-nihiliste-des-occidentaux-par-nicolas-bonnal\/<\/a><\/p>\n<\/p>\n<p><p><a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/rimbaud-et-la-mondialisation-en-1875\">https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/rimbaud-et-la-mondialisation-en-1875<\/a><\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Hiver qui vient : Laforgue et le postmoderne. &laquo; C&rsquo;est la saison, c&rsquo;est la saison, la rouille envahit les masses, \/La rouille ronge en leurs spleens kilom\u00e9triques\/Les fils t\u00e9l\u00e9graphiques des grandes routes o&ugrave; nul ne passe. &raquo; On a tous connu son po\u00e8me \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, po\u00e8me publi\u00e9 en 1886. 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