{"id":81440,"date":"2025-02-11T13:13:17","date_gmt":"2025-02-11T13:13:17","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2025\/02\/11\/kubrick-et-la-question-russe\/"},"modified":"2025-02-11T13:13:17","modified_gmt":"2025-02-11T13:13:17","slug":"kubrick-et-la-question-russe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2025\/02\/11\/kubrick-et-la-question-russe\/","title":{"rendered":"Kubrick et la question russe"},"content":{"rendered":"<p><p><strong>Kubrick et la question russe<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p>Entre Spartacus, h\u00e9ros communiste (et excellent ballet), 2001 et les cosmonautes russes (dirig\u00e9s par des femmes) et l&rsquo;argot russe des voyous d&rsquo;orange m\u00e9canique &ndash; sans oublier bien s&ucirc;r la Lolita de Nabokov ou Dr Folamour &ndash; Kubrick semble obs\u00e9d\u00e9 par les russes &ndash; et pas n\u00e9gativement. En musique aussi : pensons \u00e0 Chostakovitch (EWS), \u00e0 Khatchaturian (2001)&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Citons notre livre sur Kubrick alors pour balayer le probl\u00e8me et offrir quelques pistes de r\u00e9flexion. On n&rsquo;\u00e9voquera pas son fr\u00e8re Raoul membre du parti communiste&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Kubrick et les russes. En voil\u00e0 une question pour le directeur de Folamour ! Mais commen\u00e7ons par le Commencement, par 2001, qui aurait des origines &hellip;russes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous avons \u00e9voqu\u00e9 Solaris, un des plus c\u00e9l\u00e8bres et \u00e9litistes films de science-fiction du monde. Cela pose la question sovi\u00e9tique et Dieu disait qu&rsquo;elle se pose dans le monde de Kubrick, surtout au c&oelig;ur des ann\u00e9es soixante ! Kubrick filme Spartacus, Folamour, il adapte un grand auteur russe dans Lolita,<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Kubrick filme l&rsquo;argot russe dans Orange m\u00e9canique, Kubrick enfin organise une importante rencontre avec des savants russes dans 2001 ; et ces derniers ne sont pas le moins du monde tourn\u00e9s en ridicule, ils sont juste priv\u00e9s d&rsquo;information comme dans tout le monde dans ce film finalement habit\u00e9 par la conspiration. La science-fiction s&rsquo;\u00e9tant surtout d\u00e9velopp\u00e9e dans un contexte de guerre froide, et la conqu\u00eate spatiale aussi finalement (elle a pris fin avec la guerre des \u00e9toiles du pr\u00e9sident Reagan,<\/p>\n<p>aussi farcesque que le film du m\u00eame nom !), il nous semble important de reposer la question russe &ndash; d&rsquo;autant qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9poque les russes multiplient les films spatiaux.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La SF des empires, des jeux vid\u00e9o, des super-h\u00e9ros et des jeux galactiques n&rsquo;\u00e9tant pas celle de Kubrick, d&rsquo;o&ugrave; pouvait venir son mod\u00e8le ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La critique am\u00e9ricaine croyait que son mod\u00e8le venait du sympathique George Pal (d&rsquo;ailleurs sujet hongrois) ou de certains films japonais ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En r\u00e9alit\u00e9 son mod\u00e8le venait d&rsquo;un tr\u00e8s beau film sovi\u00e9tique, En route vers les \u00e9toiles, de Pavel Klushantsev. Ce petit chef d&rsquo;&oelig;uvre est un documentaire de 1957 et l&rsquo;on peut voir que Kubrick et son \u00e9quipe y ont puis\u00e9 beaucoup. Kubrick l&rsquo;a dit lui-m\u00eame, il n&rsquo;est donc pas question de parler de plagiat, mais de source d&rsquo;inspiration. Voyons voir :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le film sovi\u00e9tique veut d\u00e9crire la conqu\u00eate spatiale, ses enjeux scientifiques et techniques. Nous y sommes avec 2001.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En route vers les \u00e9toiles (Doroga k svesdam) dure cinquante minutes, montre les pr\u00e9paratifs puis filme le vol po\u00e9tiquement.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La t\u00eate d&rsquo;un homme adulte se surimpressionne sur la plan\u00e8te bleue. On est aussi dans 2001. C&rsquo;est au d\u00e9but de ce film stup\u00e9fiant.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La lumi\u00e8re est tr\u00e8s forte, les vaisseaux blancs, notable par leur vaillance. Leur lenteur est aussi bien nette \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran. Les maquettes sont similaires.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On voit l&rsquo;int\u00e9rieur des vaisseaux. On a un petit confort mat\u00e9riel, un int\u00e9rieur cosy, on joue aux \u00e9checs, on prend soin d&rsquo;un jeune chat. Il y a des femmes d&rsquo;un niveau scientifique respectable, m\u00eame des asiatiques. Kubrick aurait pu envoyer Draba dans l&rsquo;espace !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On voit les cosmonautes sortir dans l&rsquo;espace, s&rsquo;approcher du vaisseau, le tout est film\u00e9 comme un ballet. Dans son film sur la Lune, Klushantsev utilisera Tcha\u00efkovski ! C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs un musicien sovi\u00e9tique, Khatchatourian, que Kubrick utilise pour d\u00e9crire la petite vie des cosmonautes. Khatchatourian est aussi l&rsquo;auteur d&rsquo;un ballet nomm\u00e9&hellip; Spartacus.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>L&rsquo;int\u00e9rieur de la station est un h\u00e9micycle, m\u00eame les fauteuils ressemblent un peu \u00e0 ceux du Hilton dans 2001 (ils sont noirs). Les maquettes et les formes sont tr\u00e8s proches. Les cosmonautes sont v\u00eatus identiquement &ndash; mais sans couleur.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les russes installent un jardin exp\u00e9rimental, celui de&hellip; Silent running, le film de Douglas Trumbull, le g\u00e9nie des effets sp\u00e9ciaux de 2001. Il y a une station m\u00e9t\u00e9o \u00e0 bord et l&rsquo;on essaie de comprendre le myst\u00e8re de la vie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Une s\u00e9quence tourn\u00e9e en Crim\u00e9e montre un canot \u00e0 moteur devant r\u00e9cup\u00e9rer en mer Noire les cosmonautes amerrissant dans un futur proche. Certaines prises de vue de la mer sont des n\u00e9gatifs, exactement comme dans les c\u00e9l\u00e8bres s\u00e9quences de la Vision \u00e0 la fin de 2001.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La voix off s\u00e9curisante \u00e9voque beaucoup de voix off chez Kubrick. Elle s&rsquo;\u00e9merveille devant le progr\u00e8s et souligne que toutes ces missions sont faites pour le bonheur de ceux qui vivent sur terre !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ces lignes ne rendent pas compte de la beaut\u00e9 plastique impressionnante qui ressort de ce po\u00e8me cin\u00e9matographique plein de confiance (ou de mensonges&hellip;) en l&rsquo;avenir et en la science. Un grand documentaire est sup\u00e9rieur \u00e0 presque tous les films, et c&rsquo;est pourquoi il ne faut pas n\u00e9gliger non plus les documentaires du jeune Kubrick.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Certes c&rsquo;est un film de propagande mais ce n&rsquo;est pas une insulte. 2001 est aussi un film de propagande, fait avec infiniment plus d&rsquo;argent, et c&rsquo;\u00e9tait aussi un film sur le futur, toujours tr\u00e8s hypoth\u00e9tique comme on sait. Dans un livre amusant et disparate, l&rsquo;alors marxiste Dominique Noguez parlait tr\u00e8s bien de 2001 comme d&rsquo;un film exp\u00e9rimental (son livre se nommait le cin\u00e9ma, autrement) certes, mais aussi comme d&rsquo;un film imp\u00e9rialiste \u00e0 la gloire des USA. C&rsquo;est exactement comme cela qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 per\u00e7u \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, au moment o&ugrave; gagnant apparemment la conqu\u00eate spatiale, l&rsquo;Am\u00e9rique conqu\u00e9rait les cerveaux et gagnait la guerre froide.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On a partout des drapeaux am\u00e9ricains dans le film, partout des symboles IBM, partout les symboles ATT, American Express (ne partez pas sans elle !), ou les Hilton cit\u00e9s plus haut. 2001 c\u00e9l\u00e8bre l&rsquo;Am\u00e9rique comme l&rsquo;ain\u00e9e des nations du monde, le mod\u00e8le des sciences, des corporations et des h\u00e9ros people &ndash; ici discrets et humbles en plus.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En s&rsquo;inspirant du film de Pavel Klushantsev, Kubrick a fait d&rsquo;une pierre deux coups : il s&rsquo;est inspir\u00e9 d&rsquo;une source que peu d&rsquo;autres iraient voir (car qui conna&icirc;t s\u00e9rieusement le cin\u00e9ma sovi\u00e9tique, qui fut longtemps le premier et le plus important du monde ?) ; il a fait un film p\u00e9dagogique et anagogique, \u00e9levant l&rsquo;esprit de l&rsquo;homme ; il a fait un documentaire en m\u00eame temps qu&rsquo;une &oelig;uvre de fiction ; il a c\u00e9l\u00e9br\u00e9 comme on le faisait alors la science et le progr\u00e8s depuis l&rsquo;aube de l&rsquo;humanit\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Apr\u00e8s Kubrick a rajout\u00e9 les traits propres \u00e0 son g\u00e9nie : l&rsquo;inqui\u00e9tant ordinateur, qui annonce notre contr\u00f4le moderne ; la fantaisie visionnaire (qui existe toujours dans le cin\u00e9ma russe de l&rsquo;\u00e9poque, voyez mon livre sur Ptouchko aussi et Rou) ; et la musique. Et dire qu&rsquo;il a emprunt\u00e9 des musiques d&rsquo;artistes du bloc communiste ! Pensez \u00e0 Khatchaturian et \u00e0 la m\u00e9lancolique partition de Gayaneh dans 2001, \u00e0 la suite pour jazz de Chostakovitch dans son dernier opus.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\"><strong>Russophilie et crypto-bolch\u00e9visme<\/strong><\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Kubrick est-il rest\u00e9 un bolchevik discret jusqu&rsquo;\u00e0 la fin ? En tout cas nous pouvons relever dans son &oelig;uvre une dimension bien russophile. Certains ont voulu voir dans la temp\u00eate de neige de Shining une m\u00e9taphore de la guerre froide.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais m\u00eame la russophilie relative de Kubrick doit aussi \u00eatre not\u00e9e : il y a les entretiens t\u00e9l\u00e9phoniques du pr\u00e9sident dans Folamour ; les russes sont trait\u00e9s comme de grandes personnes et les personnages les plus charg\u00e9s sont les g\u00e9n\u00e9raux anticommunistes Turgidson et Ripper &ndash; qui se plaint de son impuissance via l&rsquo;\u00e9vocation furibarde de la fluorisation de l&rsquo;eau ! Mais le pr\u00e9sident, raisonnablement ridiculis\u00e9, tente de s&rsquo;entendre avec les russes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Dans Orange m\u00e9canique, la r\u00e9volte de la jeunesse n\u00e9cessite un autre langage, un autre argot, \u00e0 base de russe &ndash; ce n&rsquo;est pas dit dans le film ! Mais les maltchiks, devotchkas et malinkis donnent \u00e0 cette jeunesse anglaise d\u00e9boussol\u00e9e, cette jeunesse anglaise h\u00e9riti\u00e8re du Welfare State et de Lord Beveridge une tonalit\u00e9 bien russe !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Enfin dans 2001 : l&rsquo;odyss\u00e9e de l&rsquo;espace le r\u00f4le des russes n&rsquo;est pas \u00e0 n\u00e9gliger. Dans leur livre sur le f&oelig;tus astral, les professeurs structuralistes Dumont et Monod se moquaient d&rsquo;eux, et ils avaient bien tort. Chez les sovi\u00e9tiques, les femmes ne sont pas des secr\u00e9taires ou des serveuses, mais des ing\u00e9nieurs et des cosmonautes. L&rsquo;une de ces femmes est d&rsquo;ailleurs amie de Floyd, elle conna&icirc;t sa famille, il s&rsquo;agit d&rsquo;une relation de travail ; la guerre froide est bien d\u00e9pass\u00e9e depuis&hellip; Dr Folamour. Dans le film ce sont clairement les Am\u00e9ricains et Floyd qui sont en faute pour<\/p>\n<p>r\u00e9tention d&rsquo;informations importantes (on a os\u00e9 parler d&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie, ce qui n&rsquo;\u00e9tait ni moral ni malin).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous traiterons ailleurs des emprunts des inspirations sovi\u00e9tiques de 2001, surtout li\u00e9es au film g\u00e9nial de Pavel Klushantsev. On peut rajouter \u00e0 propos de ce film que le savant russe est nomm\u00e9 Smyslov, comme le plus grand joueur d&rsquo;\u00e9checs de son temps ! A-t-on assez parl\u00e9 du go&ucirc;t de Kubrick pour les \u00e9checs ! En r\u00e9alit\u00e9 il devait avoir une certaine estime pour les russes et les sovi\u00e9tiques, par-del\u00e0 la guerre froide dont il se moque dans Folamour et para&icirc;t-il dans Shining&hellip; Le beau personnage du joueur d&rsquo;\u00e9checs russophone dans la Razzia le d\u00e9montre : Maurice est la seule personne intelligente et cultiv\u00e9e du film.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Oui, en ce sens oui, on peut bien dire que Kubrick \u00e9tait un bolchevik. Culte du cin\u00e9ma, go&ucirc;t des \u00e9checs et de l&rsquo;ordre, d\u00e9nonciation du r\u00f4le de l&rsquo;argent des guerres imp\u00e9riales, du d\u00e9lire du complexe militaro-sexuel, critique radicale du Deep State am\u00e9ricain et de ses couches sup\u00e9rieures, tout son monde montre bien qu&rsquo;il aurait fait un excellent propagandiste !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Est-ce \u00e0 dire que pour cette raison on l&rsquo;aurait tu\u00e9 ? C&rsquo;est l&rsquo;interpr\u00e9tation d\u00e9lirante, marrante et parano\u00efaque d&rsquo;une partie du web consacr\u00e9 \u00e0 Kubrick. La charge contre les Ziegler ricanant qui dirigent cette plan\u00e8te et m\u00e8nent le monde \u00e0 se perte aurait valu au vieux cin\u00e9aste un royal ch\u00e2timent digne de Shakespeare. En d\u00e9non\u00e7ant les Illuminati et les \u00e9lites hostiles &ndash; pensez au ministre tory d&rsquo;Orange m\u00e9canique, l&rsquo;auteur de Spartacus (nom de guerre du premier Illuminati !), de Folamour et de Shining aurait pris des risques&hellip; Et 666 jours avant 2001 il mourut. Inexplicablement.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\"><strong>Orange m\u00e9canique et la langue russe<\/strong><\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Que c&rsquo;est dr\u00f4le quand m\u00eame ! Dans Orange m\u00e9canique, Gulliver fait penser \u00e0 Swift mais cette parole en russe veut dire t\u00eate, qui vient de golova en russe. Swift aussi aimait se jouer des mots pour se jouer du monde. Kubrick reprend aussi les mots suivants recycl\u00e9s froidement par Burgess pour cr\u00e9er sa novlangue : le c\u00e9l\u00e8bre maltchik pour gar\u00e7on, soumka pour le sac, prestoupnick pour le criminel, malenky pour petit, rooka pour main, litso pour le visage. Un petit peu plus complexe est le lien entre Horror show et horosho (&laquo; tr\u00e8s bien ! &raquo; en russe) et veck et cheloveck (l&rsquo;homme en russe). Tout ce charabia russifiant et sonore est un r\u00e9gal pour les oreilles et n&rsquo;a pas peu contribu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9norme succ\u00e8s du film.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On n&rsquo;a pas trace d&rsquo;un go&ucirc;t pour le d\u00e9sir v\u00e9ritable avant le d\u00e9but des ann\u00e9es soixante dans le cin\u00e9ma de Kubrick. Le go&ucirc;t pour l&rsquo;extase verbale est sans doute venu avec la Lolita de Nabokov&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nabokov a marqu\u00e9 un tournant dans son &oelig;uvre avec Lolita. Nous avons \u00e9crit tout un chapitre sur le go&ucirc;t de l&rsquo;extase verbale (Folamour, Orange, Full metal jacket&hellip;) chez Kubrick&hellip;<\/p>\n<p><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/nicolasbonnal.wordpress.com\/\">Nicolas Bonnal<\/a> sur <a href=\"https:\/\/www.amazon.fr\/Nicolas-Bonnal\/e\/B001K7A4X0\">Amazon.fr<\/a><\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Kubrick et la question russe Entre Spartacus, h\u00e9ros communiste (et excellent ballet), 2001 et les cosmonautes russes (dirig\u00e9s par des femmes) et l&rsquo;argot russe des voyous d&rsquo;orange m\u00e9canique &ndash; sans oublier bien s&ucirc;r la Lolita de Nabokov ou Dr Folamour &ndash; Kubrick semble obs\u00e9d\u00e9 par les russes &ndash; et pas n\u00e9gativement. 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