{"id":81575,"date":"2025-05-25T15:39:56","date_gmt":"2025-05-25T15:39:56","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2025\/05\/25\/guillaume-faye-et-le-grand-condominium-planetaire\/"},"modified":"2025-05-25T15:39:56","modified_gmt":"2025-05-25T15:39:56","slug":"guillaume-faye-et-le-grand-condominium-planetaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2025\/05\/25\/guillaume-faye-et-le-grand-condominium-planetaire\/","title":{"rendered":"Guillaume Faye et le grand condominium plan\u00e9taire"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\"><strong>Guillaume Faye et le grand condominium plan\u00e9taire<\/strong><\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Il y a plus de quarante ans Guillaume Faye \u00e9crit son &oelig;uvre au noir sur le syst\u00e8me \u00e0 tuer le peuple. T\u00e9l\u00e9, technologie, commerce, bouffe et pens\u00e9e rapide. Avec style et panache, mais rigueur et duret\u00e9 aussi, il d\u00e9peint ce temps immobile qui liquide l&rsquo;espace (Gu\u00e9non s&rsquo;est tromp\u00e9 l\u00e0 encore) et toutes les Traditions orientales. Les derniers mondes premiers disparaissent (cf. Sept ans au Tibet ou les Seychelles de Heinrich Harrer) et ce sont du reste les Allemands qui y sont plus sensibles, avec les derniers Fran\u00e7ais h\u00e9ritiers spirituels de la Restauration. Mais j&rsquo;ai parl\u00e9 ailleurs et maintes fois de la lucidit\u00e9 fran\u00e7aise du dix-neuvi\u00e8me qui t voient le monde du petit-bourgeois et du global shoppinc center s&rsquo;installer partout : \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de Nietzsche ou Chateaubriand (la Conclusion des M\u00e9moires, Tocqueville bien s&ucirc;r voyez mon recueil), Drumont plus tard et C\u00e9line.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le livre de Faye s&rsquo;inspire aussi de la gauche et du marxisme (dont il monte l&rsquo;impasse) et, s&rsquo;il ne cite pas Debord ou Henri Lefebvre, il s&rsquo;en rapproche. Pour moi il s&rsquo;impose comme un po\u00e8me en prose presque, un exercice stylistique \u00e0 la mani\u00e8re de Baudrillard (qui lui rendit hommage comme on sait, voyez mon \u00e9cho) ou de Michel Butor (l&rsquo;excellent Mobile) &ndash; mais l\u00e0 o&ugrave; nos deux grands auteurs s&rsquo;\u00e9merveillent, Guillaume s&rsquo;horrifie. En effet,<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Les soci\u00e9t\u00e9s occidentales deviennent sous nos yeux des machines<\/em>. &raquo;.<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Le livre commence comme cela, c&rsquo;est fabuleux, lisez :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Sous l&rsquo;a\u00e9roport de Francfort, enfoui dans l&rsquo;\u00e9paisseur du b\u00e9ton, quelque part entre les parkings et le business center souterrain, on a construit un night-club. Sous l&rsquo;a\u00e9roport de Johannesburg, il y a exactement le m\u00eame. A Oslo, encore le m\u00eame. A Tokyo et \u00e0 Chicago, le m\u00eame. Bient\u00f4t, \u00e0 Nairobi, Ath\u00e8nes, Rio, Rome&#8230; Dans ce m\u00eame night-club, on entend partout la m\u00eame musique, jou\u00e9e sur les m\u00eames platines, scientifiquement s\u00e9lectionn\u00e9e par les m\u00eames music marketers<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Chose marrante aujourd&rsquo;hui m\u00eame une petite ville monumentale comme S\u00e9govie a \u00e9t\u00e9 transform\u00e9e en &laquo; territoire protocolaire &raquo; par sa gare AVE. Le train rapide a mis cette luciole \u00e0 une demi-heure de Madrid et l&rsquo;a transform\u00e9e en cit\u00e9-dortoir de la capitale castillane, dont les prix ont doubl\u00e9 en cinq ans. De m\u00eame le village de Pedrasa est devenu une boutique de luxe fa\u00e7on &laquo; rocher de Monaco (un endroit o&ugrave; j&rsquo;ai v\u00e9cu enfant et qui avait gard\u00e9 son charme et son petit peuple). Les transports d\u00e9truisent tout, ils ne transportent pas.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Guillaume ajoute :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Remontons a la surface : dans les grandes cites mondiales et, de proche en proche, dans les provinces et les campagnes avoisinantes, le paysage se transforme. Le voyageur plan\u00e9taire est de moins en moins d\u00e9payse : il retrouve les m\u00eames de verre et d&rsquo;acier. Les gens sont v\u00eatus des m\u00eames jeans, des m\u00eames anoraks. Les m\u00eames autos sillonnent les m\u00eames routes, jalonn\u00e9es des m\u00eames shopping centers, ou l&rsquo;on trouve approximativement les m\u00eames produits<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Th\u00e9ophile Gautier \u00e9crit d\u00e9j\u00e0 dans son somptueux Voyage en Espagne :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Quand tout sera pareil, les voyages deviendront compl\u00e8tement inutiles, et c&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment alors, heureuse co\u00efncidence, que les chemins de fer seront en pleine activit\u00e9<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Et Debord, toujours aussi superbe :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Sous-produit de la circulation des marchandises, la circulation humaine consid\u00e9r\u00e9e comme une consommation, le tourisme, se ram\u00e8ne fondamentalement au loisir d&rsquo;aller voir ce qui est devenu banal. L&rsquo;am\u00e9nagement \u00e9conomique de la fr\u00e9quentation de lieux diff\u00e9rents est d\u00e9j\u00e0 par lui-m\u00eame la garantie de leur \u00e9quivalence. La m\u00eame modernisation qui a retir\u00e9 du voyage le temps, lui a aussi retir\u00e9 la r\u00e9alit\u00e9 de l&rsquo;espace.<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Toujours dans cet a\u00e9roport-monde (voyez le film de Spielberg avec Tom Hanks paum\u00e9 et sans patrie, qui symbolise en fait tous les hommes occidentaux), la sous-culture pour tous :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Assis devant le poste, quelqu&rsquo;un lit un journal. Non, il ne lit pas. Il regarde les images d&rsquo;une bande dessin\u00e9e. C&rsquo;est Popeye. Il referme son journal, il vous regarde : il est japonais, norv\u00e9gien, italien ou fran\u00e7ais. Qu&rsquo;importe. Il vous explique, d&rsquo;une voix tr\u00e8s douce, en basic English, avec un accent de nulle part, qu&rsquo;il a la nationalit\u00e9 occidentale et qu&rsquo;il recherche le bonheur. Il a deux enfants, un gar\u00e7on et une fille. Ils ont l&rsquo;air de s&rsquo;ennuyer terriblement. La fille chantonne des slogans publicitaires. Le gar\u00e7on, un peu h\u00e9b\u00e9t\u00e9, pianote sur un football \u00e9lectronique<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>H\u00e9b\u00e9t\u00e9 est le mot qu&rsquo;on retrouve chez tous les grands auteurs : Gu\u00e9non, Tocqueville, Mgr Gaume et aussi Baudrillard. Ajoutons que les enfants ont \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9s du menu depuis. On est \u00e0 six pour mille de natalit\u00e9, pas douze ou quatorze. C&rsquo;est aussi l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de ce livre : il montre que le grand remplacement ethnique ou d\u00e9mographique n&rsquo;est qu&rsquo;une cons\u00e9quence, et qu&rsquo;il est finalement secondaire. Nous sommes remplac\u00e9s parce que nous \u00e9tions d\u00e9j\u00e0 morts, comme ce Dieu dont parle Zarathoustra. Remplacer un mort ne co&ucirc;te pas cher, et l&rsquo;intelligence artificielle va bien les aider.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La suite :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Vous pourriez vous r\u00e9veiller ; tout cela pourrait \u00eatre un cauchemar ; mais ce n&rsquo;en est d\u00e9j\u00e0 plus un. En Afrique, les derni\u00e8res communaut\u00e9s tribales sont en train de disparaitre. En Am\u00e9rique latine, dans les favelas produites par l&rsquo;ordre marchand occidental, les jeunes sont en train, \u00e0 toute allure, d&rsquo;oublier la culture ancestrale. Dans les campagnes europ\u00e9ennes, les bals populaires ressemblent de plus en plus aux bo&icirc;tes de la rive gauche<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Oui, mais Boris Vian d\u00e9crit d\u00e9j\u00e0 ce monde am\u00e9ricanis\u00e9, et Stefan Zweig aussi, et Joseph Kessel dans ses commentaires sur Hollywood. Le tournant d\u00e9finitif date des ann\u00e9es vingt. Il a donc un si\u00e8cle : la technique am\u00e9ricaine a mis tout le monde d&rsquo;accord ensuite en 45. Faye comprend mieux que d&rsquo;autres (pas tr\u00e8s \u00e9clair\u00e9s out de m\u00eame) qu&rsquo;on n&rsquo;est pas face \u00e0 un empire mais \u00e0 une matrice, celle qui triomphe en Chine comme en Russie (voyez le blog de Laurence Guillon qui narre la destruction de Pereslavl et des restes traditionnels).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Faye toujours sur nos derniers hommes vaccin\u00e9s et t\u00e9l\u00e9phages, v\u00e9g\u00e9tariens ou carnivores :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>Le Syst\u00e8me s&rsquo;installe et son territoire est la Terre. Il n&rsquo;a rien d&rsquo;un empire, puisque le fondement d&rsquo;un empire est d&rsquo;ordre spirituel. Le Syst\u00e8me n&rsquo;a d&rsquo;autre l\u00e9gitimit\u00e9 que le nihilisme de la recherche du petit-bonheur, celui des &laquo; derniers hommes &raquo; de Nietzsche ; il n&rsquo;a d&rsquo;autre souverain qu&rsquo;un individu abstrait &mdash; l&rsquo;homo universalis &mdash; a la recherche de besoins homog\u00e8nes et plan\u00e9taires : bien-\u00eatre, consommation, s\u00e9curit\u00e9 ; il n&rsquo;a d&rsquo;autre gouvernement, comme nous le verrons ult\u00e9rieurement, qu&rsquo;une concertation floue de r\u00e9seaux et d&rsquo;int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques transnationaux qui prennent peu \u00e0 peu le pas sur les princes et les politiques<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On est bien face \u00e0 une matrice US, le blob de l&rsquo;autre qui a tout dig\u00e9r\u00e9. M\u00eame paysage universel.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Relisons Nietzsche alors :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>La terre sera alors devenue plus petite, et sur elle sautillera le dernier homme, qui rapetisse tout. Sa race est indestructible comme celle du puceron ; le dernier homme vit le plus longtemps.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>&laquo; Nous avons invent\u00e9 le bonheur, &raquo; &ndash; disent les derniers hommes, et ils clignent de l&rsquo;&oelig;il.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>Ils ont abandonn\u00e9 les contr\u00e9es o&ugrave; il \u00e9tait dur de vivre : car on a besoin de chaleur&hellip;<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>Un peu de poison de-ci de-l\u00e0, pour se procurer des r\u00eaves agr\u00e9ables. Et beaucoup de poisons enfin, pour mourir agr\u00e9ablement.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>On travaille encore, car le travail est une distraction. Mais l&rsquo;on veille \u00e0 ce que la distraction ne d\u00e9bilite point.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>On ne devient plus ni pauvre ni riche : ce sont deux choses trop p\u00e9nibles. Qui voudrait encore gouverner ? Qui voudrait ob\u00e9ir encore ? Ce sont deux choses trop p\u00e9nibles<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Le ma&icirc;tre explique ensuite tr\u00e8s justement que le monde moderne c&rsquo;est fini :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; &hellip;<em>\u00eatre pour le monde moderne. Mais quel monde moderne ? O&ugrave; est donc pass\u00e9e la modernit\u00e9 ? Les r\u00eaves futuristes se sont \u00e9vanouis. La t\u00e9l\u00e9vision, la s\u00e9curit\u00e9 sociale, les droits de l&rsquo;homme, l&#8217;embouteillage de la rocade A 86, les fausses poutres en formica, la mini-cha&icirc;ne a cr\u00e9dit, le voil\u00e0 donc, le monde moderne ? On a cesse de vouloir aller dans la lune. Si vous avez la chance de ne pas \u00eatre ch\u00f4meur, tout, autour de vous, respire le-confort. Le confort&#8230; c&rsquo;est confortable \u00e9videment, mais ce n&rsquo;est pas exaltant. Ce monde moderne, vous ne le trouvez pas quelque peu ennuyeux ? Mais pour vous distraire, il y a toujours le cin\u00e9ma, et la t\u00e9l\u00e9vision. L\u00e0, il devient passionnant le monde moderne.<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Revoir les pages de C\u00e9line sur le cinoche \u00e0 New York : le cin\u00e9ma comme &laquo; petite mort &raquo;&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En r\u00e9alit\u00e9 on vit dans une soci\u00e9t\u00e9 n\u00e9cropolitique :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Il leur manque ce que Ludwig Klages appelait une \u00e2me. Dans le c\u00e9l\u00e8bre d\u00e9bat qui l&rsquo;avait oppos\u00e9 \u00e0 J\u00fcrgen Habermas et aux philosophes de l&rsquo;\u00e9cole de Francfort, le sociologue allemand Arnold Gehlen avait d\u00e9j\u00e0 attir\u00e9 l&rsquo;attention de ses lecteurs sur cette transformation de la civilisation en syst\u00e8me : alors que la soci\u00e9t\u00e9 lib\u00e9rale se persuade qu&rsquo;elle a Construit un monde de prosp\u00e9rit\u00e9, de lib\u00e9ration et de progr\u00e8s, la r\u00e9alit\u00e9 sociale laisse apparaitre un environnement inorganique, c&rsquo;est-\u00e0-dire mort, sans vie int\u00e9rieure, plus proche de la machinerie que de l&rsquo;organisme en croissance.<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Baudrillard a parl\u00e9 d&rsquo;hyst\u00e9r\u00e9sie pour d\u00e9finir notre soci\u00e9t\u00e9. On est d\u00e9j\u00e0 morts mais on ne le sait pas trop, les machines \u00e0 distraire et \u00e0 d\u00e9truire nous masquant notre \u00e9tat.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Avant, on pouvait se relever, \u00e0 on ne peut plus :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Un peuple frapp\u00e9 dans sa chair demeure toujours lui-m\u00eame apr\u00e8s la saign\u00e9e ; la France, qui connut quatre invasions totales ou partielles en cent vingt-cinq ans n&rsquo;en a pas pour autant disparu ; mais des peuples aujourd&rsquo;hui meurent, frappes d&rsquo;absorption \u00e9conomique et culturelle par le Syst\u00e8me : le Danemark, la Hollande, la Gr\u00e8ce sont en p\u00e9ril de mort, en voie de digestion par le complexe am\u00e9ricano-occidental<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Ce n&rsquo;est pas tr\u00e8s s&ucirc;r pour la France : voir Drumont, Bernanos ou C\u00e9line.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Enfin, l&rsquo;auteur souligne cette liquidation spatiale, la plus \u00e9trange de toutes ou presque :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Le Syst\u00e8me, en revanche, op\u00e8re ce bouleversement consid\u00e9rable de mettre entre parenth\u00e8ses le principe historico-national et le principe politico-territorial, qui constituaient les traductions modernes de l&rsquo;imp\u00e9ratif spatial et de la tradition<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>On n&rsquo;a ici relu et pr\u00e9sent\u00e9 quelques pages. Relisez ce texte extraordinaire. Robert Steuckers, qui fut l&rsquo;ami de Guillaume Faye, nous dit que l&rsquo;Occident comme d\u00e9clin est g\u00e9nial. On y reviendra.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Guillaume Faye et le grand condominium plan\u00e9taire Il y a plus de quarante ans Guillaume Faye \u00e9crit son &oelig;uvre au noir sur le syst\u00e8me \u00e0 tuer le peuple. T\u00e9l\u00e9, technologie, commerce, bouffe et pens\u00e9e rapide. 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