{"id":81577,"date":"2025-05-27T14:08:37","date_gmt":"2025-05-27T14:08:37","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2025\/05\/27\/nietzsche-en-lettres-de-feu\/"},"modified":"2025-05-27T14:08:37","modified_gmt":"2025-05-27T14:08:37","slug":"nietzsche-en-lettres-de-feu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2025\/05\/27\/nietzsche-en-lettres-de-feu\/","title":{"rendered":"Nietzsche en lettres de feu"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\"><strong>Nietzsche en lettres de feu<\/strong><\/h2>\n<\/p>\n<p><p>27 mai 2025 (14H00) &ndash; D\u00e9cid\u00e9ment, il existe beaucoup de liens, et d&rsquo;une r\u00e9elle force, entre ce Constantin von Hoffmeister et nos conceptions. Il existe beaucoup de liens entre ce von Hoffmeister et la chute vertigineuse de notre \u00e9poque, dont il est un observateur impitoyable, avec un regard qui rejoint celui des gens qui cultivent la lucidit\u00e9. Il existe beaucoup de liens entre tous ces gens (dont moi) et Nietzsche.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p><strong><em>Notes de PhG-Bis<\/em><\/strong><em> : &laquo; On y reviendra sous peu, je parle de PhG. Je ne cesse de le pers\u00e9cuter pour qu&rsquo;il m\u00e8ne son projet concernant Nietzsche, qui ne demande d&rsquo;ailleurs pas d&rsquo;efforts consid\u00e9rables, &ndash; il a tout dans sa t\u00eate. Ce n&rsquo;est pas du tout un projet sur une nouveaut\u00e9, bien au contraire, mais qu&rsquo;avons-nous \u00e0 faire de la nouveaut\u00e9 quand l&rsquo;on voit et mesure ce que cette \u00e9poque si \u00ab\u00a0nouvelle\u00a0\u00bb, si innovante, quand l&rsquo;on voit ce qu&rsquo;elle nous donne en fait d&rsquo;immondices, de faux-semblants, de simulacres ? &raquo;<\/em><\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>On sait que Nietzsche est inclassable comme philosophe, que tout chez lui repousse le classement, la cat\u00e9gorie, la d\u00e9finition universitaire et technique, la mise au pas et la mise en rang. Dire qu&rsquo;il est \u00ab\u00a0un \u00e9lectron libre\u00a0\u00bb n&rsquo;est pas suffisant, car m\u00eame si on le dit libre et sans attaches, il reste dans les normes de la science dure et exigeante qu&rsquo;est la physique. L&rsquo;expression anglaise de &lsquo;<em>loose cannon<\/em>&lsquo;, outre d&rsquo;\u00eatre sonore, belle et tr\u00e8s rythm\u00e9e je trouve, exprime bien ce qu&rsquo;il est.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&lsquo;<em>Loose cannon<\/em>&lsquo;: au d\u00e9part l&rsquo;expression rel\u00e8ve de la marine \u00e0 voile et d\u00e9signe quelque chose comme un \u00ab\u00a0canon devenu insaisissable\u00a0\u00bb, lorsque une pi\u00e8ce si lourde d&rsquo;une de ces fr\u00e9gates, port\u00e9e sur un aff&ucirc;t \u00e0 quatre roues, rompt ses amarres et roule sur le pont de tous les c\u00f4t\u00e9s, et ailleurs s&rsquo;il le faut, au rythme des mouvements du navire secou\u00e9 par la houle et les tensions de la bataille, parfois tirant un boulet lorsqu&rsquo;il s&rsquo;est d\u00e9tach\u00e9 avec sa m\u00e8che allum\u00e9e, pouvant tuer un homme ou l&rsquo;autre par la force de son d\u00e9placement aveugle. Nul ne sait o&ugrave; il va, nul ne sait ce qu&rsquo;il en  adviendra, il est le ma&icirc;tre du d\u00e9sordre sur le pont comme sur le monde selon la volont\u00e9 incompr\u00e9hensible des soubresauts que la nature impose au navire. Il est au service de ce d\u00e9cha&icirc;nement dont il comprend, &ndash; il est sans doute, sans aucun doute, le seul, &ndash; le sens profond et la n\u00e9cessit\u00e9 in\u00e9luctable.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Bref, &lsquo;<em>loose cannon<\/em>&lsquo; ! Peut-on r\u00eaver esprit plus de notre temps que ce Nietzsche ? Et paroles aussi furieuses, grondantes et nous promettant toutes les \u00e9preuves de l&rsquo;enfer pour accepter la t\u00e2che humiliante d&rsquo;\u00e9carter les immondes fantasmes que nous nous sommes nous-m\u00eames fabriqu\u00e9s ? Il est tellement actuel que von Hoffmeister parvient \u00e0 l&rsquo;exploit de ridiculiser Goethe compar\u00e9 \u00e0 Nietzsche, sans pourtant nier une seconde la grandeur de Goethe, sans dissimuler un instant que Goethe est un esprit immense, une plume qui monte au pinacle, une \u00e2me qui conforte notre civilisation dans ses r\u00eaves les plus grandioses. Et pourtant, que Goethe para&icirc;t vain, futile et superflu lorsqu&rsquo;il se compare \u00e0 Nietzsche, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de donner \u00e0 nos pi\u00e8tres esprits \u00e0 appr\u00e9cier pour ce qu&rsquo;elle vaut et pour ce qu&rsquo;elle nous promet cette \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/toupie-a-la-folie\">folle toupie<\/a>\u00a0\u00bb qui emporte le monde aujourd&rsquo;hui dans une farandole presque d\u00e9mente.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Nietzsche et Goethe : deux vies, chacune fa\u00e7onn\u00e9e comme un mythe : l&rsquo;une par l&rsquo;absorption, l&rsquo;autre par l&rsquo;exil. Goethe vivait au sommet, couronn\u00e9 par la forme occidentale, o&ugrave; l&rsquo;harmonie jaillissait de l&rsquo;architecture, de la po\u00e9sie et des mani\u00e8res comme le vin d&rsquo;un noble tonneau. Sa s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 naissait de l&rsquo;alignement, un homme dont le maintien s&rsquo;accordait \u00e0 la cadence d&rsquo;une culture encore intacte. Il n&rsquo;avait besoin d&rsquo;aucune retraite, seulement de raffinement. Ses gestes confirmaient la coh\u00e9rence du monde. Nietzsche entra apr\u00e8s que la musique eut cess\u00e9. Ses rues r\u00e9sonnaient du fracas des machines, ses salons s&rsquo;\u00e9touffaient de mensonges polis, ses v\u00eatements effleuraient le synth\u00e9tique. L&rsquo;air avait perdu son go&ucirc;t. Goethe affirma. Nietzsche r\u00e9sista. Goethe se reposa. Nietzsche erra. Spengler lit leur contraste comme un destin : l&rsquo;un nourri par l&rsquo;\u00e2ge, l&rsquo;autre fa\u00e7onn\u00e9 en adversaire. Leur diff\u00e9rence suit un placement temporel. L&rsquo;un na&icirc;t au cr\u00e9puscule, l&rsquo;autre dans les ruines. <\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Von Hoffmeister est donc l\u00e0 pour nous rappeler combien notre temps devenu fou n&rsquo;est pas un accident de cette chose \u00e9trange nomm\u00e9 hasard, un simple nid de poule de circonstance sur la voie de notre d\u00e9veloppement, venu de nulle part et destin\u00e9 \u00e0 n&rsquo;importe o&ugrave;. Il est l\u00e0 pour mettre Nietzsche en avant et nous dire : \u00ab\u00a0Cet homme est n\u00e9 avec, au fond de sa t\u00eate d\u00e9j\u00e0 bless\u00e9e, l&rsquo;image de la catastrophe que nous endurons aujourd&rsquo;hui ; \u00e9coutez-le, et bien qu&rsquo;il nous pr\u00e9c\u00e8de de pr\u00e8s de deux si\u00e8cles, sachez qu&rsquo;il en sait plus que nous que jamais nous n&rsquo;en saurons avant d&rsquo;avoir bu l ;a temp\u00eate jusqu&rsquo;\u00e0 la lie\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le texte de von Hoffmeister est sur son site &lsquo;<em>eurosiberia<\/em>&lsquo;, le <a href=\"https:\/\/www.eurosiberia.net\/p\/nietzsche-at-the-end-of-the-west\">25 mai 2025<\/a>.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4>PhG &ndash; &lsquo;<em>Semper Phi<\/em>&lsquo; <\/h4>\n<\/p>\n<p><p>_______________<\/p>\n<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\"><strong>Nietzsche et la fin de l&rsquo;Ouest<\/strong><\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Spengler s&rsquo;ouvre sur un pr\u00e9sage, une fissure dans la carapace polie du XIXe si\u00e8cle, d&rsquo;o&ugrave; \u00e9merge un visage : asc\u00e9tique, lumineux, insaisissable. Nietzsche appara&icirc;t comme une perturbation mat\u00e9rialis\u00e9e, comme une flamme qui d\u00e9sob\u00e9it au foyer. Le si\u00e8cle a fait parader ses titans :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>1.) Richard Wagner a invoqu\u00e9 les dieux avec des poumons d&rsquo;airain et a pr\u00e9cipit\u00e9 le Walhalla dans la fosse d&rsquo;orchestre. Sa musique s&rsquo;est effondr\u00e9e comme des cath\u00e9drales effondr\u00e9es, proclamant la r\u00e9demption dans un crescendo infini. Il a construit des temples sonores pour une Europe d\u00e9j\u00e0 sourde au mythe, mais toujours oblig\u00e9e d&rsquo;\u00e9couter.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>2.) L\u00e9on Tolsto\u00ef a port\u00e9 l&rsquo;&Eacute;vangile sur son dos comme un sac de pierres, le tra&icirc;nant sur les champs de bataille comme dans les salons. Il a exig\u00e9 que l&rsquo;histoire s&rsquo;agenouille devant la conscience, mais n&rsquo;a trouv\u00e9 d&rsquo;autre refuge que la charrue et la croix. En lui, Spengler voit le saint emp\u00eatr\u00e9 dans la machinerie de l&#8217;empire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>3.) August Strindberg \u00e9crivait comme si du verre se brisait dans son cr\u00e2ne, chaque ligne pleine d&rsquo;\u00e9clats, chaque pi\u00e8ce un tableau de fi\u00e8vre. Il tournait les miroirs vers lui-m\u00eame jusqu&rsquo;\u00e0 ce que seule la distorsion le regarde en retour. Entre ses mains, la litt\u00e9rature devenait un exorcisme : de l&rsquo;homme, de la femme, du si\u00e8cle qui l&rsquo;avait fa\u00e7onn\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tous \u00e9taient li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9chafaudage de l&rsquo;\u00e9poque qu&rsquo;ils habitaient. Ils portaient les couleurs de leur temps, drap\u00e9s de progr\u00e8s, impr\u00e9gn\u00e9s d&rsquo;utilit\u00e9, absorb\u00e9s par les rythmes m\u00e9caniques de la mati\u00e8re et de la fonction.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nietzsche ne portait pas une telle livr\u00e9e. Il sortait du cort\u00e8ge et devenait une rupture dans l&rsquo;id\u00e9e de s\u00e9quence. L&rsquo;\u00e9poque v\u00e9n\u00e9rait le mouvement vers le confort ; il leur offrait des convulsions. Son propre mot, &laquo; intempestif &raquo;, devient l&rsquo;hymne de Spengler : intempestif comme le destin, comme la v\u00e9rit\u00e9 qui refuse tout rendez-vous. L&rsquo;habitus de Nietzsche ne portait aucune all\u00e9geance. Il fendit tous les autels \u00e9rig\u00e9s pour v\u00e9n\u00e9rer l&rsquo;esprit d&rsquo;utilit\u00e9, et de cette fracture Spengler reconstruit le sens de la forme au milieu du d\u00e9clin.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&Agrave; travers les ruines, Spengler \u00e9voque Goethe, une divergence harmonique. Goethe et Nietzsche : deux vies, chacune fa\u00e7onn\u00e9e comme un mythe : l&rsquo;une par l&rsquo;absorption, l&rsquo;autre par l&rsquo;exil. Goethe vivait au sommet, couronn\u00e9 par la forme occidentale, o&ugrave; l&rsquo;harmonie jaillissait de l&rsquo;architecture, de la po\u00e9sie et des mani\u00e8res comme le vin d&rsquo;un noble tonneau. Sa s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 naissait de l&rsquo;alignement, un homme dont le maintien s&rsquo;accordait \u00e0 la cadence d&rsquo;une culture encore intacte. Il n&rsquo;avait besoin d&rsquo;aucune retraite, seulement de raffinement. Ses gestes confirmaient la coh\u00e9rence du monde. Nietzsche entra apr\u00e8s que la musique eut cess\u00e9. Ses rues r\u00e9sonnaient du fracas des machines, ses salons s&rsquo;\u00e9touffaient de mensonges polis, ses v\u00eatements effleuraient le synth\u00e9tique. L&rsquo;air avait perdu son go&ucirc;t. Goethe affirma. Nietzsche r\u00e9sista. Goethe se reposa. Nietzsche erra. Spengler lit leur contraste comme un destin : l&rsquo;un nourri par l&rsquo;\u00e2ge, l&rsquo;autre fa\u00e7onn\u00e9 en adversaire. Leur diff\u00e9rence suit un placement temporel. L&rsquo;un na&icirc;t au cr\u00e9puscule, l&rsquo;autre dans les ruines.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Forme : Spengler transforme ce mot jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;il refl\u00e8te le sang des civilisations. La forme n&rsquo;est soumise \u00e0 aucun calendrier, aucun contrat. C&rsquo;est la vibration qui lie un geste \u00e0 l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9. Le XVIIIe si\u00e8cle suivait la forme dans chaque acte : la fa\u00e7on dont on se tenait, dont on adressait une lettre, dont on mourait. Goethe absorbait cette gr\u00e2ce par les pores d&rsquo;une Europe encore soud\u00e9e. Nietzsche, plong\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9puisement plat de la modernit\u00e9 bourgeoise, cherchait des silhouettes parmi les ombres. Il habitait des appartements construits pour le confort, entour\u00e9 de meubles qui se moquaient de l&rsquo;artisanat. Aucune c\u00e9r\u00e9monie ne l&rsquo;accueillait. Son d\u00e9sir enfanta la r\u00e9volte. Pour pr\u00e9server la forme, il brisa toutes les versions que le si\u00e8cle offrait. Sa solitude devint liturgie. Son corps se mua en protestation. Le fant\u00f4me de la noblesse a trouv\u00e9 un r\u00e9ceptacle dans sa d\u00e9marche, dans la violence de sa prose, dans la froideur de son rire. &Agrave; travers Nietzsche, Spengler d\u00e9couvre une aristocratie ultime qui ne pousse que dans le sol de la privation : des racines per\u00e7ant le roc, en qu\u00eate d&rsquo;eaux oubli\u00e9es.<\/p>\n<\/p>\n<p><h4>Constantin von Hoffmeister<\/h4><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nietzsche en lettres de feu 27 mai 2025 (14H00) &ndash; D\u00e9cid\u00e9ment, il existe beaucoup de liens, et d&rsquo;une r\u00e9elle force, entre ce Constantin von Hoffmeister et nos conceptions. 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