{"id":81589,"date":"2025-06-05T09:29:39","date_gmt":"2025-06-05T09:29:39","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2025\/06\/05\/gustave-de-beaumont-et-le-feminisme-americain\/"},"modified":"2025-06-05T09:29:39","modified_gmt":"2025-06-05T09:29:39","slug":"gustave-de-beaumont-et-le-feminisme-americain","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2025\/06\/05\/gustave-de-beaumont-et-le-feminisme-americain\/","title":{"rendered":"Gustave de Beaumont et le f\u00e9minisme am\u00e9ricain"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\"><strong>Gustave de Beaumont et le f\u00e9minisme am\u00e9ricain<\/strong><\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Le f\u00e9minisme am\u00e9ricain est le mieux \u00e9quip\u00e9 et le plus dangereux du monde. La victoire de Trump lui a emp\u00each\u00e9 de mettre fin \u00e0 la question sexuelle (dixit Philippe Muray) qui est son obsession depuis des lustres. Abolir l&rsquo;homme et la femme au passage est son r\u00eave. Apr\u00e8s il faut mener une croisade d&rsquo;extermination \u00e0 travers le monde. Comme disait la candidate d\u00e9mocrate : abortion ! Ce serait comique si l&rsquo;industrie \u00e9ducative et tous les m\u00e9dias occidentaux n&rsquo;\u00e9taient obsessionnellement aussi AUX ORDRES.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tant pis, on y passera.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Rappelons Todd encore :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo; <em>Le conflit entre le monde anglo-saxon et le monde arabo-musulman est profond. Et il y a pire que les prises de position f\u00e9ministes de Mmes Bush et Blair concernant les femmes afghanes. L&rsquo;anthropologie sociale ou culturelle anglo-saxonne laisse appara&icirc;tre quelques signes de d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence (&hellip;) Si une science se met \u00e0 distribuer des bons et des mauvais points, comment attendre de la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 de la part des gouvernements et des arm\u00e9es ?<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>J&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9 le compagnon de voyage de Tocqueville qui passionne plus Karl Marx que Tocqueville ! Dans sa c\u00e9l\u00e8bre \u00e9tude sur la question juive le grand Karl cite le passage suivant (c&rsquo;est comme \u00e7a que j&rsquo;ai d\u00e9couvert Beaumont) :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo; &hellip;<em>tout individu peut, sans aucune pr\u00e9paration ni \u00e9tude pr\u00e9alable, se faire homme d&rsquo;\u00e9glise. Le minist\u00e8re religieux devient une carri\u00e8re dans laquelle on entre \u00e0 tout \u00e2ge, dans toute position et selon les circonstances.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>Tel que vous voyez \u00e0 la t\u00eate d&rsquo;une congr\u00e9gation respectable a commenc\u00e9 par \u00eatre marchand ; son commerce \u00e9tant tomb\u00e9, il s&rsquo;est fait ministre ; cet autre a d\u00e9but\u00e9 par le sacerdoce, mais d\u00e8s qu&rsquo;il a eu quelque somme d&rsquo;argent \u00e0 sa disposition, il a laiss\u00e9 la chaire pour le n\u00e9goce. Aux yeux d&rsquo;un grand nombre, le minist\u00e8re religieux est une v\u00e9ritable carri\u00e8re industrielle.<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Mais Beaumont est un humaniste progressiste et il voit la v\u00e9role partout dans la vieille civilisation ; voici ce qu&rsquo;il raconte (au sens propre) \u00e0 propos du mariage \u00e0 l&rsquo;europ\u00e9enne, \u00e0 la fran\u00e7aise notamment, qui d\u00e9bouche sur le cocuage (on le savait  depuis Moli\u00e8re&hellip;) :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo; En Europe, dit le voyageur, tout est souillure et corruption !&#8230; Les femmes y sont assez viles pour se vendre, et les hommes assez stupides pour les acheter. Quand une jeune fille prend un mari, ce n&rsquo;est pas une \u00e2me tendre qu&rsquo;elle cherche pour unir \u00e0 la sienne, ce n&rsquo;est pas un appui qu&rsquo;elle invoque pour soutenir sa faiblesse ; elle \u00e9pouse des diamants, un rang, la libert\u00e9 : non qu&rsquo;elle soit sans c&oelig;ur ; une fois elle aima, mais celui qu&rsquo;elle pr\u00e9f\u00e9rait n&rsquo;\u00e9tait pas assez riche. On l&rsquo;a marchand\u00e9e ; on ne tenait plus qu&rsquo;\u00e0 une voiture, et le march\u00e9 a manqu\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Alors on a dit \u00e0 la jeune fille que l&rsquo;amour \u00e9tait folie ; elle l&rsquo;a cru, et s&rsquo;est corrig\u00e9e ; elle \u00e9pouse un riche idiot&#8230; Quand elle a quelque peu d&rsquo;\u00e2me, elle se consume et meurt. Commun\u00e9ment elle vit heureuse. Telle n&rsquo;est point la vie d&rsquo;une femme en Am\u00e9rique. Ici le mariage n&rsquo;est point un trafic, ni l&rsquo;amour une marchandise ; deux \u00eatres ne sont point condamn\u00e9s \u00e0 s&rsquo;aimer ou \u00e0 se ha\u00efr parce qu&rsquo;ils sont unis, ils s&rsquo;unissent parce qu&rsquo;ils s&rsquo;aiment. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Mais venons-en \u00e0 la femme am\u00e9ricaine :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo; <em>Le trait le plus frappant dans les femmes d&rsquo;Am\u00e9rique, c&rsquo;est leur sup\u00e9riorit\u00e9 sur les hommes du m\u00eame pays<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Beaumont va opposer le mat\u00e9rialisme masculin \u00e0 l&rsquo;id\u00e9alisme f\u00e9minin (qui va d\u00e9boucher sur un f\u00e9minisme \u00e9radicateur) :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo; <em>L&rsquo;Am\u00e9ricain, d\u00e8s l&rsquo;\u00e2ge le plus tendre, est livr\u00e9 aux affaires : \u00e0 peine sait-il lire et \u00e9crire qu&rsquo;il devient commer\u00e7ant ; le premier son qui frappe son oreille est celui de l&rsquo;argent ; la premi\u00e8re voix qu&rsquo;il entend, c&rsquo;est celle de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat ; il respire en naissant une atmosph\u00e8re industrielle, et toutes ses premi\u00e8res impressions lui persuadent que la vie des affaires est la seule qui convienne \u00e0 l&rsquo;homme<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Le sort de la jeune fille n&rsquo;est point le m\u00eame ; son \u00e9ducation morale dure jusqu&rsquo;au jour o&ugrave; elle se marie. Elle acquiert des connaissances en histoire, en litt\u00e9rature ; elle apprend, en g\u00e9n\u00e9ral, une langue \u00e9trang\u00e8re (ordinairement le fran\u00e7ais) ; elle sait un peu de musique. Sa vie est intellectuelle. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le mariage US n&rsquo;est pas un r\u00eave du tout :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo; <em>Ce jeune homme et cette jeune fille si dissemblables s&rsquo;unissent un jour par le mariage. Le premier, suivant le cours de ses habitudes, passe son temps \u00e0 la banque ou dans son magasin ; la seconde, qui tombe dans l&rsquo;isolement le jour o&ugrave; elle prend un \u00e9poux, compare la vie r\u00e9elle qui lui est \u00e9chue \u00e0 l&rsquo;existence qu&rsquo;elle avait r\u00eav\u00e9e. Comme rien dans ce monde nouveau qui s&rsquo;offre \u00e0 elle ne parle \u00e0 son c&oelig;ur, elle se nourrit de chim\u00e8res, et lit des romans. Ayant peu de bonheur, elle est tr\u00e8s religieuse, et lit des sermons. Quand elle a des enfants, elle vit pr\u00e8s d&rsquo;eux, les soigne et les caresse<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Sans t\u00e9l\u00e9 et sans frigo, on en est d\u00e9j\u00e0 au couple QUI NE SE PARLE PAS (vive Ionesco finalement&hellip;) :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo; <em>Ainsi se passent ses jours. Le soir, l&rsquo;Am\u00e9ricain rentre chez lui, soucieux, inquiet, accabl\u00e9 de fatigue ; il apporte \u00e0 sa femme le fruit de son travail, et r\u00eave d\u00e9j\u00e0 aux sp\u00e9culations du lendemain. Il demande le d&icirc;ner, et ne prof\u00e8re plus une seule parole ; sa femme ne sait rien des affaires qui le pr\u00e9occupent ; en pr\u00e9sence de son mari, elle ne cesse pas d&rsquo;\u00eatre isol\u00e9e. L&rsquo;aspect de sa femme et de ses enfants n&rsquo;arrache point l&rsquo;Am\u00e9ricain au monde positif, et il est si rare qu&rsquo;il leur donne une marque de tendresse et d&rsquo;affection, qu&rsquo;on donne un sobriquet aux m\u00e9nages dans lesquels le mari, apr\u00e8s une absence, embrasse sa femme et ses enfants ; on les appelle the kissing families<\/em>&hellip; &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>L&rsquo;am\u00e9ricaine est plus philosophe et aussi plus manipulatrice et \u00e9veill\u00e9e que la fran\u00e7aise. Victorien Sardou, idole et mod\u00e8le oubli\u00e9 de Hitchcock (voyez mon livre sur la femme chez Hitchcock) l&rsquo;a g\u00e9nialement montr\u00e9 dans son th\u00e9\u00e2tre. Gare aux belles am\u00e9ricaines !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Beaumont sur ces diff\u00e9rences (la Fran\u00e7aise va rattraper son retard, revoyez la sc\u00e8ne d&rsquo;A bout de souffle avec Melville-Parvulesco&hellip;) :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo; <em>En France, une jeune fille demeure, jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;elle se marie, \u00e0 l&rsquo;ombre de ses parents : elle repose paisible et sans d\u00e9fiance, parce qu&rsquo;elle a pr\u00e8s d&rsquo;elle une tendre sollicitude qui veille et ne s&rsquo;endort jamais ; dispens\u00e9e de r\u00e9fl\u00e9chir, tandis que quelqu&rsquo;un pense pour elle ; faisant ce que fait sa m\u00e8re ; joyeuse ou triste comme celle-ci, elle n&rsquo;est jamais en avant de la vie, elle en suit le courant : telle la faible liane, attach\u00e9e au rameau qui la prot\u00e8ge, en re\u00e7oit les violentes secousses ou les doux balancement<\/em>s. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>L&rsquo;am\u00e9ricaine est libre donc \u00e9veill\u00e9e :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo; <em>En Am\u00e9rique, elle est libre avant d&rsquo;\u00eatre adolescente ; n&rsquo;ayant d&rsquo;autre guide qu&rsquo;elle-m\u00eame, elle marche comme \u00e0 l&rsquo;aventure dans des voies inconnues. Ses premiers pas sont les moins dangereux ; l&rsquo;enfance traverse la vie comme une barque fragile se joue sans p\u00e9rils sur une mer sans \u00e9cueils<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>La raison devient une arme f\u00e9minine :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo; <em>Mais quand arrive la vague orageuse des passions du jeune \u00e2ge, que va devenir ce fr\u00eale esquif avec ses voiles qui se gonflent, et son pilote sans exp\u00e9rience ?<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>L&rsquo;\u00e9ducation am\u00e9ricaine pare \u00e0 ce danger : la jeune fille re\u00e7oit de bonne heure la r\u00e9v\u00e9lation des emb&ucirc;ches qu&rsquo;elle trouvera sur ses pas. Ses instincts la d\u00e9fendraient mal : on la place sous la sauvegarde de sa raison ; ainsi \u00e9clair\u00e9e sur les pi\u00e8ges qui l&rsquo;environnent, elle n&rsquo;a qu&rsquo;elle seule pour les \u00e9viter. La prudence ne lui manque jamais. <\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Ceci dit apr\u00e8s le grand amour la condition f\u00e9minine est \u00e0 d\u00e9sesp\u00e9rer (revoyez les Oiseaux en ce sens, l&rsquo;extraordinaire personnage de Susan Pleshette) :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo; <em>Aux yeux de l&rsquo;Am\u00e9ricain, la femme n&rsquo;est pas une compagne, c&rsquo;est une associ\u00e9e qui l&rsquo;aide \u00e0 d\u00e9penser, pour son bien-\u00eatre et son confort, l&rsquo;argent gagn\u00e9 par lui dans le commerce<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>La vie s\u00e9dentaire et retir\u00e9e des femmes, aux &Eacute;tats-Unis, explique, avec les rigueurs du climat, la faiblesse de leur complexion ; elles ne sortent point du logis, ne prennent aucun exercice, vivent d&rsquo;une nourriture l\u00e9g\u00e8re ; presque toutes ont un grand nombre d&rsquo;enfants ; il ne faut pas s&rsquo;\u00e9tonner si elles vieillissent si vite et meurent si jeunes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Telle est cette vie de contraste, agit\u00e9e, aventureuse, presque f\u00e9brile pour l&rsquo;homme, triste et monotone pour la femme ; elle s&rsquo;\u00e9coule ainsi uniforme jusqu&rsquo;au jour o&ugrave; le mari annonce \u00e0 sa femme qu&rsquo;ils ont fait banqueroute ; alors il faut partir, et l&rsquo;on va recommencer ailleurs la m\u00eame existence. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Cela produit des caract\u00e8res d&rsquo;airain et r\u00e9publicains :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo; <em>Cette libert\u00e9 pr\u00e9coce donne \u00e0 ses r\u00e9flexions un tour s\u00e9rieux, et imprime quelque chose de m\u00e2le \u00e0 son caract\u00e8re. Je me rappelle avoir entendu une jeune fille de douze ans traiter dans une conversation et r\u00e9soudre cette grande question : &laquo; Quel est de tous les gouvernements celui qui de sa nature est le meilleur ? &raquo; &#8212; Elle pla\u00e7ait la r\u00e9publique au-dessus de tous les autres&hellip;<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Voyez la fillette des Oiseaux toujours, jou\u00e9e par la g\u00e9niale Veronica Cartwright (Alien, les Sorci\u00e8res d&rsquo;Eastwick&hellip;) : elle d\u00e9fie les codes et attaque le mod\u00e8le d\u00e9mocratique !<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Le mariage est plus une prison en Am\u00e9rique qu&rsquo;en France :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo; <em>En Am\u00e9rique, cette libert\u00e9, sit\u00f4t donn\u00e9e \u00e0 la femme, lui est tout-\u00e0-coup ravie. Chez nous, la jeune fille passe des langes de l&rsquo;enfance dans les liens du mariage ; mais ces nouvelles cha&icirc;nes lui sont l\u00e9g\u00e8res. En prenant un mari, elle gagne le droit de se donner au monde ; elle devient libre en s&rsquo;engageant. Alors commencent pour elle les f\u00eates, les plaisirs, les succ\u00e8s. En Am\u00e9rique, au contraire, la vie brillante est \u00e0 la jeune fille ; en se mariant, elle meurt aux joies mondaines pour vivre dans les devoirs aust\u00e8res du foyer domestique<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Beaumont souligne la vertu de la femme am\u00e9ricaine, moins entra&icirc;n\u00e9e \u00e0 la bagatelle que la fran\u00e7aise pour des raisons diverses qui n&rsquo;ont rien \u00e0 voir avec le puritanisme d\u00e9nonc\u00e9 par tous nos ilotes :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo; <em>En Am\u00e9rique, tout le monde travaille, parce que nul n&rsquo;apporte en naissant de grandes richesses, et l&rsquo;on n&rsquo;y conna&icirc;t point la funeste oisivet\u00e9 des garnisons, parce que ce pays n&rsquo;a point d&rsquo;arm\u00e9e<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>Les femmes \u00e9chappent ainsi aux p\u00e9rils de la s\u00e9duction : si elles sont pures, on ne saurait dire qu&rsquo;elles sont vertueuses ; car elles ne sont point attaqu\u00e9es.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>Il est d&rsquo;ailleurs un \u00e9l\u00e9ment de corruption, puissant dans les soci\u00e9t\u00e9s d&rsquo;Europe, et qui ne se rencontre point aux &Eacute;tats-Unis : ce sont les oisifs n\u00e9s avec une grande fortune, et les militaires en garnison. Ces riches sans profession et ces soldats sans gloire n&rsquo;ont rien \u00e0 faire : leur seul passe-temps est de corrompre les femmes&hellip;<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Prude, cultiv\u00e9e, pessimiste, la femme US est dangereuse machine de guerre humanitaire qui va se d\u00e9cha&icirc;ner lors de la guerre de S\u00e9cession (et avant bien s&ucirc;r).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On se consolera avec notre Balzac qui \u00e9crit dans la Femme de trente ans :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p><em>&laquo; Vous honnissez de pauvres cr\u00e9atures qui se vendent pour quelques \u00e9cus \u00e0 un homme qui passe, la faim et le besoin absolvent ces unions \u00e9ph\u00e9m\u00e8res ; tandis que la soci\u00e9t\u00e9 tol\u00e8re, encourage l&rsquo;union imm\u00e9diate bien autrement horrible d&rsquo;une jeune fille candide et d&rsquo;un homme qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas vu trois mois durant ; elle est vendue pour toute sa vie. Il est vrai que le prix est \u00e9lev\u00e9 !<\/em> &laquo; <\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Le m\u00e2le blanc \u00e9tait mal parti&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d;font-size:1.25em;\"><\/p>\n<p><strong>Sources :<\/strong><\/h3>\n<\/p>\n<p><p><a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Victorien_Sardou\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Victorien_Sardou<\/a><\/p>\n<\/p>\n<p><p><a href=\"https:\/\/classiques.uqam.ca\/classiques\/beaumont_gustave_de\/marie_ou_esclavage_aux_EU\/Marie_esclavage_EU.pdf\">https:\/\/classiques.uqam.ca\/classiques\/beaumont_gustave_de\/marie_ou_esclavage_aux_EU\/Marie_esclavage_EU.pdf<\/a><\/p>\n<\/p>\n<p><p><a href=\"https:\/\/www.amazon.fr\/Hitchcock-femmes-Nicolas-Bonnal\/dp\/2353744966\">https:\/\/www.amazon.fr\/Hitchcock-femmes-Nicolas-Bonnal\/dp\/2353744966<\/a><\/p>\n<\/p>\n<p><p><a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/le-feminisme-us-par-dela-le-rien-et-le-male\">https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/le-feminisme-us-par-dela-le-rien-et-le-male<\/a><\/p>\n<\/p>\n<p><p><a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/balzac-et-la-rebellion-des-femmes\">https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/balzac-et-la-rebellion-des-femmes<\/a><\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gustave de Beaumont et le f\u00e9minisme am\u00e9ricain Le f\u00e9minisme am\u00e9ricain est le mieux \u00e9quip\u00e9 et le plus dangereux du monde. 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