{"id":82030,"date":"2026-05-13T00:00:00","date_gmt":"2026-05-12T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2026\/05\/13\/ou-en-sommes-nous-suite-et-re-suite\/"},"modified":"2026-05-13T00:00:00","modified_gmt":"2026-05-12T22:00:00","slug":"ou-en-sommes-nous-suite-et-re-suite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2026\/05\/13\/ou-en-sommes-nous-suite-et-re-suite\/","title":{"rendered":"O\u00f9 en sommes-nous? (Suite et re-suite)"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\"><strong>O&ugrave; en sommes-nous? (Suite et re-suite)<\/strong><\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Je commence par une tr\u00e8s courte anecdote dont je ne garantis pas l&rsquo;authenticit\u00e9 mais qui m\u00e9rite le label &lsquo;<em>Si non e vero, e ben trovato<\/em>&lsquo; :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Quelqu&rsquo;un, &ndash; nom non-certifi\u00e9, &ndash; croise un jour Sacha (Guitry) et lui dit :<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>&mdash; Quoi de neuf aujourd&rsquo;hui ?<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>&mdash; Moli\u00e8re.<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est une \u00e9poque non-certifi\u00e9e r\u00e9elle mais de cette sorte, l&rsquo;ironie-Guitry en moins, en beaucoup moins, remplac\u00e9e par une incroyable na\u00efvet\u00e9 de se croire s\u00e9rieusement ce qu&rsquo;elle pr\u00e9tend \u00eatre. (Je me demande ce que ferais, dirais, \u00e9crirais, jouerais Guitry aujourd&rsquo;hui ? En plus, imaginez l&#8217;embrouille : n\u00e9 en 1879 \u00e0 Saint-Petersbourg o&ugrave; son p\u00e8re tint pendant un an la sc\u00e8ne du &lsquo;Th\u00e9\u00e2tre Fran\u00e7ais&rsquo; de la capitale, Sacha \u00e9tait le filleul du tsar Alexandre III, grand admirateur de la troupe de Lucien Guitry !)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Revenons aux choses s\u00e9rieuses, si l&rsquo;on ose dire. Comme on le constate au premier coup d&rsquo;&oelig;il, je complique mon titre pour rappeler que l&rsquo;on a d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9, dans nos colonnes, la formule avec quelques variations. C&rsquo;\u00e9tait le <a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/pour-savoir-ou-nous-en-sommes\">26 mars 2026<\/a>, dans la rubrique &lsquo;<em>Ouverture libre<\/em>&lsquo;, et l&rsquo;on trouvait successivement le titre de notre commentaire de pr\u00e9sentation et celui du <a href=\"https:\/\/www.unz.com\/acrooke\/as-the-wheels-come-off-the-iran-conflict-it-compels-the-decision-where-do-we-stand\/\">texte concern\u00e9<\/a>, d&rsquo;Alastair Crooke :<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Pour savoir o&ugrave; nous en sommes<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo; <em>O&ugrave; en sommes-nous ?<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Eh bien, aujourd&rsquo;hui se pose la m\u00eame question \u00e0, propos de la <a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-la-gces\">GrandeCrise<\/a> (coeur de notre propos, justement) et se profile une r\u00e9ponse assez similaire venue de la m\u00eame route, apr\u00e8s quelques lacets et tournant \u00e0 170&deg; de plus sur l&rsquo;\u00e0-pic de la gorge profonde dans l&rsquo;ab&icirc;me duquel nous ne parvenons pas \u00e0 tomber. Car, justement, l\u00e0 se trouve l&rsquo;essentiel du propos : non pas la chute possible-probable mais ce \u00ab\u00a0nous ne par-ve-nons pas \u00e0 tomber\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\"><strong>Une hypoth\u00e8se comme je les aime<\/strong><\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Parmi les hypoth\u00e8ses qu&rsquo;on avancerait pour expliquer cette \u00e9trange paralysie du destin qui semble utiliser \u00e0 son avantage les avatars et les manquements suspects de la force d&rsquo;attraction terrestre, &ndash; il y a celle-ci. Elle vient toujours du texte de Crooke qui, lui-m\u00eame l&#8217;emprunte \u00e0 un entretien de Tucker Carlson, qui lui-m\u00eame recueille les impressions d&rsquo;un Bert Weinstein, ardent trumpiste revenu brutalement de sa passion battue en br\u00e8che et pulv\u00e9ris\u00e9e.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Notez bien que Weinstein, parlant de l&rsquo;assassinat de jfk comme l&rsquo;on va voir, \u00e9voque \u00e0 son tour plusieurs hypoth\u00e8ses, notamment une classiquement r\u00e9pertori\u00e9e dans le catalogue des complotistes, et que, pourtant, au dernier moment, je dirais \u00ab\u00a0revenu \u00e0 de meilleurs sentiments\u00a0\u00bb il repousse en refusant de l&rsquo;\u00e9tayer par une manifestation humaine identifiable. Ce qui ressort  alors de ses r\u00e9ponses est une autre forme de ce \u00ab\u00a0nous ne par-ve-nons pas \u00e0 tomber\u00a0\u00bb puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un coupant et d\u00e9courageant \u00ab\u00a0Je-ne-sais-pas\u00a0\u00bb. Mais \u00e0 quoi sert donc, en fait de commentaire, le commentateur Bert Weinstein ? Lui-m\u00eame sait bien la v\u00e9rit\u00e9 \u00e0 cet \u00e9gard et sa mine, comme il l&rsquo;imagine, est marqu\u00e9e d&rsquo;un fatalisme un peu d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 et dans tous les cas compl\u00e8tement r\u00e9sign\u00e9&#8230; &ndash; malgr\u00e9 le s\u00e9rieux du sujet qui ne souffre ni fatalisme, ni r\u00e9signation !<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; \u00ab\u00a0<em>Dans son entretien avec Tucker Carlson, Weinstein a soulign\u00e9 que, depuis un certain temps (1961 ou 1963), le syst\u00e8me am\u00e9ricain semblait profond\u00e9ment dysfonctionnel : il ne d\u00e9fend plus les int\u00e9r\u00eats des Am\u00e9ricains<\/em>. [&#8230;]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>\u00ab\u00a0Weinstein attribue cette situation \u00e0 un \u00ab\u00a0quelque chose\u00a0\u00bb d&rsquo;inavou\u00e9, d&rsquo;imperceptible. Il \u00e9voque une \u00ab\u00a0structure de pouvoir cach\u00e9e\u00a0\u00bb dont le contr\u00f4le et les int\u00e9r\u00eats demeuraient opaques : \u00ab\u00a0Qu&rsquo;est-ce qui la motive ? Qui d\u00e9tient r\u00e9ellement le pouvoir dans ce syst\u00e8me ?\u00a0\u00bb Nous l&rsquo;ignorons\u00a0\u00bb, affirme-t-il. Quels sont donc ces int\u00e9r\u00eats occultes qui ont pouss\u00e9 les &Eacute;tats-Unis \u00e0 s&rsquo;engager dans cette succession de guerres \u00e9trang\u00e8res au Moyen-Orient ?\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Trois ans apr\u00e8s la mort de Kennedy, Douglass avait donn\u00e9 une interview, qui est rappel\u00e9e dans le Wiki consacr\u00e9 \u00e0 son livre qui a \u00e9t\u00e9 salu\u00e9 comme le mieux ajust\u00e9 \u00e0 la terrible r\u00e9alit\u00e9 par Robert Kennedy Jr. Douglass fait r\u00e9f\u00e9rence d\u00e8s cette \u00e9poque \u00e0 \u00ab\u00a0une sorte de mal syst\u00e9mique qui d\u00e9fie toute parole descriptive\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>Il est \u00e9vident qu&rsquo;il s&rsquo;agit pour nous du point le plus important du triptyque d\u00e9velopp\u00e9 par Crooke <a href=\"https:\/\/www.unz.com\/acrooke\/as-the-wheels-come-off-the-iran-conflict-it-compels-the-decision-where-do-we-stand\/\">dans son texte<\/a> sur &lsquo;UNZ.com&rsquo;. Nous avions d\u00e9velopp\u00e9 ce point de vue dans notre texte sur le livre de James Douglass, le <a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/dallas-22-novembre-1963-elimination-dun-comploteur\">22 novembre 2013<\/a>.<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\"><strong>Hypoth\u00e8se d&rsquo;une certitude<\/strong><\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Car ce que je ne puis admettre, moi, c&rsquo;est bien qu&rsquo;on baisse pavillon devant ce qui appelle l&rsquo;<a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-linconnaissance\">inconnaissance<\/a> et demande que vous entrepreniez une qu\u00eate qui n&rsquo;a besoin  d&rsquo;aucune esp\u00e9rance de certitude pour proclamer sa confiance (&lsquo;<em>fides<\/em>&lsquo; dans ce latin qui donne \u00e9galement le mot &lsquo;foi&rsquo;). Pour cette raison, j&rsquo;ai moi-m\u00eame une affection consid\u00e9rable pour cette \u00ab\u00a0th\u00e8se\u00a0\u00bb, &ndash; fausse hypoth\u00e8se et vraie certitude, &ndash;  de James Douglass, que j&rsquo;explicitais  et pr\u00e9sentais de la sorte,  le 22 novembre 2013, justement en faisant appel chaleureusement \u00e0 l inconnaissance ;<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>On comprend bien entendu l&rsquo;avantage dialectique et intellectuel de l&#8217;emploi d&rsquo;un tel concept, qui permet effectivement le refuge de la pens\u00e9e dans l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article-de_l_inconnaissance_du_systeme_13_07_2011.html\">inconnaissance<\/a>. En \u00e9cartant une trop grande d\u00e9pendance de la recherche de d\u00e9tails r\u00e9ducteurs qui est en g\u00e9n\u00e9ral le caract\u00e8re m\u00eame d&rsquo;une enqu\u00eate sur l&rsquo;assassinat avec ses tr\u00e8s nombreuses connexions, cette posture d&rsquo;inconnaissance permet \u00e0 l&rsquo;esprit de mieux se consacrer \u00e0 la tentative de compr\u00e9hension de la situation g\u00e9n\u00e9rale ainsi cr\u00e9\u00e9e. Douglass adopte volontiers cette d\u00e9marche dans le paragraphe o&ugrave; il \u00e9voque la &laquo;question de la responsabilit\u00e9 ultime de ce meurtre&#8230;&raquo; : s&rsquo;il consacre une part importante de son livre au constat des ramifications diverses qui ont conduit \u00e0 l&rsquo;assassinat et l&rsquo;ont entour\u00e9, il le fait moins dans un but de d\u00e9monstration que dans un but d&rsquo;illustration de la situation principale d\u00e9crite qui est l&rsquo;\u00e9volution de Kennedy et de sa politique, par cons\u00e9quent son opposition grandissante et bient\u00f4t totale \u00e0 l'\u00a0\u00bbIndicible\u00a0\u00bb, et par cons\u00e9quent encore son \u00e9limination<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Certes, nous savons tous, d&rsquo;habile connaissance ou de juste intuition, quels sont les complices et les spadassins de l'\u00a0\u00bbIndicible\u00a0\u00bb, notamment et pr\u00e9cis\u00e9ment dans l&rsquo;assassinat de 1963. Mais lui, nous ignorons son identit\u00e9, sa forme, sa d\u00e9marche et ses allures, et ses intentions catastrophiques. Ainsi l&rsquo;affreux assassinat de 1963 est rest\u00e9 fix\u00e9 dans nos m\u00e9moires paralys\u00e9es avec une formidable r\u00e9sonnance, sans connaissance ni reconnaissance (<a href=\"https:\/\/www.dedefensa.org\/article\/glossairedde-linconnaissance\">inconnaissance<\/a>), sans r\u00e9el mouvement ni appr\u00e9ciation possibles. Autour de lui, tout bouge, mais en lui rien ne bouge. Sur ce dernier point, sans nul doute, nous pouvons nous interroger : \u00ab\u00a0O&ugrave; en sommes-nous\u00a0\u00bb ? Aucune r\u00e9ponse, rien qu&rsquo;un silence glac\u00e9 dans le n&oelig;ud profond du maelstrom, contrastant absolument avec la chaleur formidable et le grondement furieux des flammes entourant cet \u00e9v\u00e9nement hurlant et pourtant silencieux.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.25em\"><strong>Ainsi la r\u00e9ponse est-elle : \u00ab\u00a0Tout bouge, rien ne sait\u00a0\u00bb<\/strong><\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Je suis s&ucirc;r que mon lecteur comprend peu \u00e0 peu (je ne lui facilite pas toujours la t\u00e2che) o&ugrave; je veux en venir : aujourd&rsquo;hui, tous les \u00e9v\u00e9nements, qui se pr\u00e9cipitent en folles cascades, restent, pour ce qui est de leur identification et de leur dynamique, des \u00e9nigmes imp\u00e9n\u00e9trables et indicibles pour nous. Nous n&rsquo;en savons qu&rsquo;une chose, qu&rsquo;elles sont saisies et anim\u00e9es par l'\u00a0\u00bbIndicible\u00a0\u00bb dont nul parmi nos semblables ne sait rien. De m\u00eame, ainsi, sommes-nous au constat d&rsquo;observer que si tout bouge comme dans l&rsquo;esprit d&rsquo;un fou, rien devant nos yeux ne semble accepter de nous en dire la signification.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ainsi vous \u00eates-il loisible de plaindre le pauvre chroniqueur dont la t\u00e2che g\u00e9n\u00e9rale, comme une Mission, est de vous rapporter ce qui bouge et  change, &ndash; tout bouge et tout change, &ndash; et dont la production minutieuse est de vous peindre un tableau o&ugrave; il doit et ne sait rien mettre pr\u00e9cis\u00e9ment de ce qui bouge et qui change. Croyez bien que si je prends un ton un peu herm\u00e9tique pour vous confier tout cela, c&rsquo;est pour mieux att\u00e9nuer le choc et la peine de la r\u00e9v\u00e9lation, autant que pour c\u00e9der moi-m\u00eame, &ndash; comment faire autrement ? &ndash; au constat de mon impuissance.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>J&rsquo;en ai donc fait mon deuil. J&rsquo;ai accept\u00e9 d&rsquo;assumer ce r\u00f4le du porteur de l&rsquo;inconnu, le martyre de celui qui voit et ressent ce mouvement dans toute sa folie, et cet esprit qui vous dit droitement : \u00ab\u00a0Tout cela me d\u00e9passe, je n&rsquo;en sais rien dire dont je sois assur\u00e9 et je ne peux le cacher une seule seconde de plus.\u00a0\u00bb La Mission est ainsi devenue cette audace de clamer : je ne peux ni ne sait rien qui puisse pr\u00e9tendre au fondamental. Je ne fais qu&rsquo;accompagner le mouvement, l&rsquo;observer, le d\u00e9crire, en vous assurant de sa compl\u00e8te v\u00e9racit\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>D&rsquo;o&ugrave; la prolif\u00e9ration de textes dits d\u00a0\u00bb<em>Ouverture Libre<\/em>&lsquo;, o&ugrave; je reprends des textes d&rsquo;autres auteurs, compagnons ou inconnus. Je les accompagne d&rsquo;un commentaire qui est rarement l&rsquo;expos\u00e9 d&rsquo;un parti pris, pour ou contre ce texte, mais plut\u00f4t l&rsquo;occasion de me saisir d&rsquo;un aspect du texte pour en d\u00e9velopper quelques remarques qui m&rsquo;importent et en g\u00e9n\u00e9ral m&rsquo;\u00e9loignent du propos expos\u00e9 ; ainsi fais-je coup double sans pourtant rien savoir du secret essentiel de notre temps de folie. Je note aussi, lorsque cela se pr\u00e9sente, combien d&rsquo;autres que moi se trouve dans le m\u00eame embarras de ne rien savoir de la fortune ou de l&rsquo;infortune qui nous attend.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ainsi notre navire au sort incertain taille-t-il sa route, l\u00e0 o&ugrave; les vagues immenses veulent bien lui laisser une place de &lsquo;<em>strapuntino<\/em>&lsquo;. Nous sommes les strapontins de la Grande M\u00e9tahistoire en plein d\u00e9cha&icirc;nement.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>O&ugrave; en sommes-nous? (Suite et re-suite)<\/p>\n<p>Je commence par une tr&egrave;s courte anecdote dont je ne garantis pas l&rsquo;authenticit&eacute; mais qui m&eacute;rite le label &lsquo;<em>Si non e vero, e ben trovato<\/em>&rsquo;&nbsp;:<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p>&laquo;&nbsp;<em>Quelqu&rsquo;un, &ndash; nom non-certifi&eacute;, &ndash; croise un jour Sacha (Guitry) et lui dit&nbsp;:<\/em><\/p>\n<p><em>&mdash;&nbsp;Quoi de neuf aujourd&rsquo;hui&nbsp;?<\/em><\/p>\n<p><em>&mdash;&nbsp;Moli&egrave;re.<\/em>&nbsp;&raquo;<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est une &eacute;poque non-certifi&eacute;e r&eacute;elle mais de cette sorte, l&rsquo;ironie-Guitry en moins, en beaucoup moins, remplac&eacute;e par une incroyable na&iuml;vet&eacute; de se croire s&eacute;rieusement ce qu&rsquo;elle pr&eacute;tend &ecirc;tre. (Je me demande ce que ferais, dirais, &eacute;crirais, jouerais Guitry aujourd&rsquo;hui&nbsp;? En plus, imaginez l&rsquo;embrouille&nbsp;: n&eacute; en 1879 &agrave; Saint-Petersbourg o&ugrave; son p&egrave;re tint pendant un an la sc&egrave;ne du &lsquo;Th&eacute;&acirc;tre Fran&ccedil;ais&rsquo; de la capitale, Sacha &eacute;tait le filleul du tsar Alexandre III, grand admirateur de la troupe de Lucien Guitry&nbsp;!)<\/p>\n<p>(Suite)<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[25],"tags":[2664,7029,3228,2665,22547,2631,2891,22546,1356,2622],"class_list":["post-82030","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-journal-ddecrisis-de-philippe-grasset","tag-alastair","tag-assassinat","tag-crise","tag-crooke","tag-dexprimer","tag-de","tag-grande","tag-impossibilite","tag-kennedy","tag-la"],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/82030","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=82030"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/82030\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=82030"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=82030"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=82030"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}