{"id":82118,"date":"2026-07-10T00:00:00","date_gmt":"2026-07-09T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2026\/07\/10\/le-sommet-des-engadines\/"},"modified":"2026-07-10T00:00:00","modified_gmt":"2026-07-09T22:00:00","slug":"le-sommet-des-engadines","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2026\/07\/10\/le-sommet-des-engadines\/","title":{"rendered":"Le sommet des Engadines"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepgreen\" style=\"color:#75714d; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\"><strong>Le sommet des Engadines<\/strong><\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Le d\u00e9but sera simple : je n&rsquo;ai rien \u00e0 dire puisque tout est dit depuis si, si longtemps. Je parle de la horde de zombies dont la colonne vert\u00e9brale a la consistance d&rsquo;un \u00e9clair au chocolat (citation Theodore Roosevelt). Je parle de ces \u00ab\u00a0hommes du vide\u00a0\u00bb qui nous servent de jeux de Lego apr\u00e8s que nous ayons termin\u00e9 nos devoirs de classe. Et puisqu'\u00a0\u00bbhomme du vide\u00a0\u00bb il y a, le voil\u00e0, substitu\u00e9 \u00e0 &lsquo;<em>l&rsquo;homme de l aube&#8230; Frederic Nietzsche<\/em>&lsquo;, cette chanson de Dick Annegarn, en pastich\u00e9 l\u00e9ger.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p>&laquo; <em>Sa m\u00e9re, sa femme, sa s&oelig;ur, trois Trump<\/p>\n<p>trois m\u00e9lagomadames<\/p>\n<p>Des amis \u00e0 mort, des amours \u00e0 vie, des psychodrames<\/p>\n<p>Il ne voulait pas en avoir l&rsquo;air<\/p>\n<p>Mais il avait l&rsquo;air d&rsquo;avoir pas mal souffert<\/p>\n<p>Des amis \u00e0 mort, des amours \u00e0 vie, l&rsquo;homme du vide<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>C&rsquo;est une longue histoire que cette histoire-l\u00e0<\/p>\n<p>Celle de l&rsquo;homme du vide<\/p>\n<p>Il est venu me voir, il est venu s&rsquo;asseoir, l&rsquo;homme du vide<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;avenue, \u00e0 l&rsquo;or\u00e9e du bois<\/p>\n<p>Dans les hautes collines de la Turquia<\/p>\n<p>&Eacute;ternel parcours, \u00e9ternel retour, l&rsquo;homme du vide<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>Quand je l&rsquo;ai vu, j&rsquo;\u00e9tais \u00e9tonn\u00e9<\/p>\n<p>Tant qu&rsquo;il \u00e9tait nu et fatigu\u00e9<\/p>\n<p>Vide, foutu, morfondu, comme une vieille violoncelle<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>Il boitait<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>Il boitait<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>Tellement qu&rsquo;il \u00e9tait fatigu\u00e9<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>Tellement qu&rsquo;il \u00e9tait fatigu\u00e9<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>De marcher<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>Il sanglotait en avan\u00e7ant, l&rsquo;homme du vide<\/p>\n<p>Mais il avan\u00e7ait, le front en avant, l&rsquo;homme du vide<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;avenue, \u00e0 l&rsquo;or\u00e9e du bois<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>Dans les hautes collines de <\/em><strong><em>T\u00fcrkiye<\/em><\/strong><\/p>\n<p><em>Il est venu, une derni\u00e8re fois, l&rsquo;homme du vide<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Qui n&rsquo;a reconnu dans ces personnage trop vide pour \u00eatre d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s, le rassemblement du troupeau europ\u00e9en au sommet de l&rsquo;Engadine de l&rsquo;OTAN. Avec la matrone marmonnant, marmottant et m\u00e2chouillant en \u00e9coutant les 13 signes indubitables du pervers-narcissique, parfois faisant un signe de la main avec le pouce lev\u00e9, ou bien le viril index, pour signaler un point int\u00e9ressant, aussit\u00f4t signal\u00e9 \u00e7 son tour par Mark Rutte-Vide, langue d\u00e9j\u00e0 bien pendue pour s&rsquo;attaquer \u00e0 la botte gauche.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tout de m\u00eame, certains ont tent\u00e9 d&rsquo;appr\u00e9hender ave s\u00e9rieux ce tremblement de vide que fut le sommet des Engadines. Ainsi des deux filles (canadiennes) de &lsquo;<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=u7Ii-AG2mto\"><em>Break Through News<\/em><\/a>&lsquo;, interrogeant Peter Mirren, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du Parti des Travailleurs de Belgique, auteur des &lsquo;<em>Derniers jours de la vieille norme et la Mutinerie<\/em>&lsquo;<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p><em>&laquo; <strong>&lsquo;Break Through News&rsquo;<\/strong> :<\/em> &laquo;<em> Peter, pour commencer, je voulais avoir votre avis. Quel a \u00e9t\u00e9 le principal enseignement de ce sommet d&rsquo;Ankara, en pr\u00e9sence des chefs d&rsquo;&Eacute;tat de l&rsquo;OTAN ?<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>&raquo; <strong>Peter Merren<\/strong> : <\/em>&laquo; <em>Oui, j&rsquo;observe plusieurs choses. Tout d&rsquo;abord, il s&rsquo;agit d&rsquo;une flagornerie rituelle envers le dirigeant. C&rsquo;est devenu un rituel. Vous savez, il y a un an, lors du sommet de l&rsquo;OTAN, on a assist\u00e9 \u00e0 ce moment o&ugrave; Marutcha a fait preuve d&rsquo;une grande influence. Et maintenant, l&rsquo;atmosph\u00e8re au sein de l&rsquo;Union europ\u00e9enne \u00e9tait tendue, car on craignait Trump. Il devait rester dans sa bulle. Il fallait le satisfaire. Il fallait lui faire croire que l&rsquo;Europe \u00e9tait pr\u00eate \u00e0 d\u00e9penser beaucoup d&rsquo;argent. Il y a donc une sorte de rituel pour flatter le dirigeant, et les Europ\u00e9ens ont m\u00eame \u00e9rig\u00e9 Marutcha en roi de la flatterie. C&rsquo;est leur principale mission, et plus ils flattent ; les dirigeants europ\u00e9ens, plus ils r\u00e9v\u00e8lent leur propre impuissance.<\/em> &raquo;<em> <\/em><\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>S\u00e9rieux mais presque un peu trop. Alors, pour bien nous entendre, je cite mon duo favori, les C&#038;M, dans l<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=dZvAdj8R5dU&#038;t=217s\">eur intervention pr\u00e9liminaire<\/a>, o&ugrave; vous aurez la surprise de voir Christoforou ouvrir et mener le bal.<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p><p><strong><em>Christoforou <\/em><\/strong><em>:<\/em> &laquo; <em>Tr\u00e8s bien, Alexander, parlons du sommet de l&rsquo;OTAN qui vient de se terminer \u00e0 Anchorage, en Turquie. Que pensez-vous de ce cirque qu&rsquo;a \u00e9t\u00e9 ce sommet ? Je l&rsquo;ai trouv\u00e9 compl\u00e8tement ridicule. Il y a eu beaucoup de grands discours, beaucoup de grandes d\u00e9clarations, non seulement concernant le projet ukrainien, mais aussi la Turquie, les F-35, les retraits de sanctions et l&rsquo;Ukraine elle-m\u00eame. On a m\u00eame parl\u00e9 de l&rsquo;obtention d&rsquo;une licence Patriot pour l&rsquo;Ukraine. Trump lui-m\u00eame s&rsquo;en est moqu\u00e9. C&rsquo;\u00e9tait flagrant : on le lui avait souffl\u00e9. Il a d\u00e9clar\u00e9 que tout cela n&rsquo;avait aucun sens. Un journaliste lui a demand\u00e9 s&rsquo;il avait le moindre respect pour lui-m\u00eame, car Trump parlait du Groenland et s&rsquo;en prenait \u00e0 l&rsquo;Espagne, et Trump n&rsquo;a m\u00eame pas su r\u00e9pondre. Bref, c&rsquo;\u00e9tait un v\u00e9ritable cirque. Qu&rsquo;en pensez-vous ? <\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p><strong><em>Mercouris<\/em><\/strong> : &laquo; <em>Je suis tout \u00e0 fait d&rsquo;accord. Savez&#8211;vous que vous avez devin\u00e9 mes propres mots avant m\u00eame que je les prononce ? C&rsquo;\u00e9tait un sommet qui, en r\u00e9alit\u00e9, ne n\u00e9cessite aucune analyse. Il faudrait le talent d&rsquo;un humoriste pour le d\u00e9crire. Vous avez un don pour la com\u00e9die, ce qui n&rsquo;est pas mon cas. Vous d\u00e9crivez bien mieux que moi ce qui s&rsquo;est pass\u00e9. C&rsquo;\u00e9tait une v\u00e9ritable descente aux enfers, une plong\u00e9e dans l&rsquo;absurde<\/em>. &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>C&rsquo;est assez triste finalement de devoir se moquer, &mdash; impossible de faire autrement, &mdash; des tristes esprits vides lanc\u00e9s dans des aventures grotesques organis\u00e9es par la sorci\u00e8re aux cheveux jaunes, r\u00e9sonnant partout de tristes et vides discours. Je le dis et le redis : si ces aberrants \u00e0 la triste et vide figure avaient choisi les Engadines (je mle permets un pluriel, licence de po\u00e8te) au lieu de l&rsquo;oppressante Turquie, les choses eussent \u00e9t\u00e9 diff\u00e9rentes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Certes, les esprits vides seraient rest\u00e9s vides mais les poumons se serraient emplis d&rsquo;un air d&rsquo;une raret\u00e9 sublime. Ils auraient fait trois, quatre promenades dans les for\u00eat bordant le lac de l&rsquo;Engadine, jetant \u00e0 ;l&rsquo;eau tout discoureur tendant \u00e0 d\u00e9marrer sur vous savez quoi et auraient termin\u00e9 par un pow-wow du type-barbecue, le soir, sous la garde bienveillante de l&rsquo;immense pierre de Nietzsche. L\u00e0, il auraient festoy\u00e9 et, peut-\u00eatre, comme Nietzsche, \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9s par la loi sublime de l&rsquo;\u00e9ternel retour. Ainsi auraient-ils sign\u00e9 un communiqu\u00e9 annon\u00e7ant l&rsquo;\u00e9ternel retour de l&rsquo;OTAN.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Voil\u00e0 qui est dit&#8230; Rien n&rsquo;est dit, tout est dit.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le d&eacute;but sera simple&nbsp;: je n&rsquo;ai rien &agrave; dire puisque tout est dit depuis si, si longtemps. Je parle de la horde de zombies dont la colonne vert&eacute;brale a la consistance d&rsquo;un &eacute;clair au chocolat (citation Theodore Roosevelt). Je parle de ces &ldquo;hommes du vide&rdquo; qui nous servent de jeux de Lego apr&egrave;s que nous ayons termin&eacute; nos devoirs de classe. Et puisqu&rsquo;&ldquo;homme du vide&rdquo; il y a, le voil&agrave;, substitu&eacute; &agrave; &lsquo;<em>l&rsquo;homme de l&nbsp;aube&#8230; Frederic Nietzsche<\/em>&rsquo;, cette chanson de Dick Annegarn, en pastich&eacute; l&eacute;ger.<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em\">\n<p>&laquo;&nbsp;<em>Sa m&eacute;re, sa femme, sa s&oelig;ur, trois Trump<br \/>\ntrois m&eacute;lagomadames<br \/>\nDes amis &agrave; mort, des amours &agrave; vie, des psychodrames<br \/>\nIl ne voulait pas en avoir l&#39;air<br \/>\nMais il avait l&#39;air d&#39;avoir pas mal souffert<br \/>\nDes amis &agrave; mort, des amours &agrave; vie, l&#39;homme du vide<\/em><\/p>\n<p><em>C&#39;est une longue histoire que cette histoire-l&agrave;<br \/>\nCelle de l&#39;homme du vide<br \/>\nIl est venu me voir, il est venu s&#39;asseoir, l&#39;homme du vide<br \/>\nDans l&#39;avenue, &agrave; l&#39;or&eacute;e du bois<br \/>\nDans les hautes collines de la Turquia<br \/>\n&Eacute;ternel parcours, &eacute;ternel retour, l&#39;homme du vide<\/em><\/p>\n<p><em>Quand je l&#39;ai vu, j&#39;&eacute;tais &eacute;tonn&eacute;<br \/>\nTant qu&#39;il &eacute;tait nu et fatigu&eacute;<br \/>\nVide, foutu, morfondu, comme une vieille violoncelle<\/em><\/p>\n<p><em>Il boitait<\/em><\/p>\n<p><em>Il boitait<\/em><\/p>\n<p><em>Tellement qu&#39;il &eacute;tait fatigu&eacute;<\/em><\/p>\n<p><em>Tellement qu&#39;il &eacute;tait fatigu&eacute;<\/em><\/p>\n<p><em>De marcher<\/em><\/p>\n<p><em>Il sanglotait en avan&ccedil;ant, l&#39;homme du vide<br \/>\nMais il avan&ccedil;ait, le front en avant, l&#39;homme du vide<br \/>\nDans l&#39;avenue, &agrave; l&#39;or&eacute;e du bois<\/em><\/p>\n<p><em>Dans les hautes collines de <\/em><strong><em>T&uuml;rkiye<\/em><\/strong><br \/>\n<em>Il est venu, une derni&egrave;re fois, l&#39;homme du vide<\/em>&nbsp;&raquo;<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>(Suite)<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":"","jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[25],"tags":[9291,8766,3073,584,22643],"class_list":["post-82118","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-journal-ddecrisis-de-philippe-grasset","tag-ankara","tag-esprits","tag-nietzsche","tag-otan","tag-vides"],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/82118","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=82118"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/82118\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=82118"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=82118"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=82118"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}