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Divine Strake : perplexité partagée

Divine Strake : perplexité partagée

Nous avions dit combien nous étions intrigués par le nom de « Divine Strake«  donné à l’expérimentation de 700 tonnes d’explosifs qui va avoir lieu dans le désert de l’Utah. Il s’avère que nous ne sommes pas les seuls. Les Indiens (ou « Natives Americans« ) Shoshones, sur la « réserve » desquels l’expérimentation va avoir lieu, s’étonnent également (outre d’engager une action juridique pour interdire cet essai). Le territoire choisi a pour eux une valeur sacrée qui semble avoir échappé à la bureaucratie américaniste.

Les Shoshones se demandent peut-être si le qualificatif de « divin » donné à une telle expérimentation ne dénote pas une étrange psychologie, caractérisée par une sorte de perversité pathologique, du type « le Bien c’est le Mal » et inversement. Écoutons la voix de l’immémoriale sagesse : « The test has been named ‘Divine Strake,’ adding to the outrage felt by many Native Americans, who say the test site sits on sacred land.

» « It’s a mystery why they call it ‘divine’, » said Carrie Dann, a grandmother and executive director of the Western Shoshone Defense Project. « Isn’t ‘divine’ used for your deity, God, your sacredness? Why don’t they call it ‘Hell Strake?' »

» « When you are working testing weaponry of destruction of life, you should not associate it with ‘divine’, » Dann added. « We want this insanity to stop. No more bombs and no more testing. » »

Il reste encore du chemin à faire aux « Native Americans » pour atteindre les rives délicieuses et bien sacrées, elles, de la civilisation.

Mis en ligne le 12 avril 2006 à 16H30