Les nuances de l’Antéchrist-bouffe
• Il y a à peine un an, vous n’auriez pas cru que l’on puisse juger que le président Trump est l’Antéchrist ; aujourd’hui, oui. • A peine un petit correctif (notre lubie) : oui, mais alors « Antéchrist-bouffe » parce qu’avec Trump c’est inévitable. • Ainsi Kevin Barrett développe-t-il cette thèse très intéressante, et si dans l’air du temps avec l’ami-Bibi. • Mieux encore : Barrett se demande si les Américains, y compris lui-même, « Moi, cet antiTrump imbu de moi-même », – ne sont pas les responsables. • Étrange, inquiétante question…
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14 avril 2026 (18H50) – « Antéchrist-bouffe », il est inutile de dévoiler de qui nous voulons parler. Comme on dit, c’est plié… D’ailleurs, il s’était paré des vêtements du Christ sur une photo-AI réalisée par ses services, pour indiquer, par simple regard inverti, de qui l’auteur Kevin Barrett veut nous entretenir. D’ailleurs, il suffit de suivre la définition-signification proposée avec sagesse par l’IA pour être fixé, – et notamment au profit de notre culture extrêmement ténue :
« L’Antéchrist est une figure eschatologique chrétienne, définie comme l’adversaire suprême de Jésus-Christ et de Dieu, apparaissant avant la fin des temps. Souvent confondu avec un ennemi "avant" le Christ, le terme dérive du grec antikhristos, signifiant « contre » ou « à la place du Christ ». Il symbolise un imposteur ou un tyran qui détourne la foi. »
Barrett, antiTrump certifié conforme à 100% en même temps qu’antiSystème notoire, s’attelle à la tâche de montrer qu’après tout, ce président qui réalise ces photos-AI de lui en Jésus pour clouer le pape Léon (autre querelle grandiose-bouffe en-cours) au moins au pilori, si ce n’est sur la croix, Barrett donc se lance dans la tâche de nous montrer qu’après tout Trump ferait un bon Antéchrist. Comme il le précise, l’Antéchrist « suit les traces de Satan, le père du mensonge », ce qui tient fort bien du Trump. La démonstration est enlevée, sinon évidente, après quelques étourdissantes cavalcades dans les chapelets sans fin de mensonges trumpistes sur toutes les affaires traitées où sont affirmés tout et son contraire, à la vitesse d’un canon à tir rotatif de multiples tubes, type-‘GatlingGun‘, – comme le 30mm à 4000 coups/minute, ce monstre autour duquel on a fabriqué le A-10.
Tenez, après cette espèce de cascade en forme de ‘Vertigo‘, voilà que Barrett se jette à l’eau. Le voilà, le voilà, on le tient cet Antéchrist-bouffe !
« Trump se représentera peut-être en 2028 (bon courage !), mais il semble bien briguer le rôle de l’Antéchrist. À bien des égards, il est un meilleur candidat que son maître Netanyahou, qui n’a jamais prétendu être un artisan de paix ni avoir de sentiments positifs envers les chrétiens et le christianisme. (Rappelons que l’Antéchrist trompe les gens en leur faisant croire qu’il est du côté du Christ.)
» L’Antéchrist suit les traces de Satan, le père du mensonge. Et Trump a assurément porté l’art du mensonge politique à des sommets, ou plutôt des abîmes, d’absurdité risible… »
Mais là n’est pas le plus intéressant. Après ces défilés kaléidoscopico-vertigo d’images sur les facéties de Trump, le ton de Barrett devient peu à peu plus grave. Il aborde un problème plus fondamental : et nous, Américains ? Nous, ceux qui ont voté pour Trump ? Mais même les autres, adversaires de Trump ? Nous tous, Américains, qui vont sans pour autant se demander comment il se fait que ce pays que nous chérissons, que nous présentons au monde entier comme le modèle des modèles, ait pu accoucher d’une situation pareille où l’on trouve l’Antéchrist-bouffe à la tête des affaires, allant jusqu’à attaquer le pape, lui-même Américain, comme on ferait dans un talk-show de cette foutue télévision dont nous sommes les prisonniers, les otages et les protecteurs comme l’on est souteneur ? Cette foutue télévision qui est peut-être le miroir où nous devons nous regarder ?
« Nous tous Américains », y compris lui-même, Barrett, – « Moi, cet antiTrump imbu de moi-même », – ne sont-ils pas le « peuple-fondateur » de cet Empire du mensonge élevé à la gloire de la bannière étoilée ? C’est la principale et angoissante question, – car la poser, n’est-ce pas…, – qui conclut ce texte commencé comme une pochade de music-hall :
« Maintenant que Trump s’effondre, le masque tombé et son crâne diabolique arborant un sourire infernal sous sa casquette MAGA, ceux qui ont été dupés par ses manœuvres trompeuses ont une occasion unique de se repentir. Ils devraient se demander : comment ai-je pu tomber dans le piège de ce serpent ? Quelle part de moi a résonné avec son énergie d’Antéchrist ? Une partie de moi est-elle tombée dans le gouffre nauséabond du narcissisme de Trump, au point de ressentir le besoin de nourrir mon ego par procuration en m’identifiant à ce monstre ? Comment puis-je me détacher de cette part de moi-même, m’en détacher complètement et m’abandonner entièrement à Dieu ?
» Mais même ceux qui détestent Trump devraient se remettre en question. Le comportement outrancier de Trump n’est-il pas le reflet fidèle de ce que sont devenus les États-Unis ? Voter pour Harris, Biden ou Obama, tous membres de la même classe qu’Epstein, était-ce un acte d’aveuglement volontaire… voire un mensonge colossal ? Moi, cet antiTrump imbu de moi-même, suis-je vraiment supérieur à tous ces crétins MAGA que je méprise ? Me croire meilleur qu’eux ne relève-t-il pas du même égocentrisme pathologique que celui dont Trump fait preuve ? Trump admet être là pour voler le pétrole et servir les intérêts des Adelson, tandis que ceux pour qui j’ai voté ont inventé des mensonges mielleux que j’ai tolérés et, implicitement, approuvés. Se pourrait-il que je ne sois finalement meilleur que les électeurs de Trump que sur un seul point : l’hypocrisie ?
» Alors allez-y : fixez la télévision, contemplez le visage de Trump et admettez que votre télévision est un miroir.
» Nous avons rencontré l’Antéchrist, et c’est nous-même. »
La belle tirade pour clore ce texte, et sur un ton gravissime qu’il faut prendre au sérieux car il touche quelques angles aigus de la mécanique et la métaphysique de notre GrandeCrise de la modernité.., Enfin, puisqu’il s’agit des Américains d’une façon générale, nous avons, de notre côté, étudié les outils que nous avons habillés audacieusement de l’expression de « technologie psychologique », qui à notre sens caractérisent la psychologie de l’américanisme et le caractère qui en découle, toutes choses conduisant à mieux comprendre les circonstances dont l’aboutissement est ce personnage de l’Antéchrist-bouffe marquant effectivement l’effondrement de l’Amérique, et de notre civilisation.
En effet, si nous n’avons pas dit mot des Européens, de nous-mêmes par conséquent, c’est qu’il n’y a pas grand’chose à dire dans le temps-courant. Mais nous sommes persuadés que ce que l’on nomme « américanisation », plus encore que la culture, affecte l’infection américaniste qui a gagné notre propre psychologie, – l’américanisation comme transmutation de notre psychologie par les caractères américanistes de la psychologie. Tout cela est rapidement rappelé dans une reprise, dans un texte du 26 mai 2023 :
« Il est vrai que les USA sont protégés comme par une cuirasse infranchissable de toute perception acceptable de la réalité du monde (autre définition de la folie) par deux phénomènes, sortes de « technologies psychologiques » absolument impénétrables. Nous en parlons et nous les répétons souvent car nous pensons qu’il faut se convaincre du phénomène et en prendre la mesure et les conséquences. Ces deux « technologies psychologiques » (nous adoptons ce terme pour marquer combien tout est de moins en moins humain dans l’américanisme, jusqu’à l’humain lui-même, car la folie fait son œuvre) sont deux traits psychologiques qui relèvent de la féérie-fantasy propre à l’américanisme, et qui sont aujourd’hui exacerbées jusqu’à la folie, – soit l’inculpabilité (« sentiment de l’absence à terme et décisivement de culpabilité de l’américanisme quelle que soit son action ») et l’indéfectibilité (« sentiment de la certitude [de l’américanisme] de ne pouvoir être battu dans tout ce qui figure conflit et affrontement »), tels qu’ils sont explicités dans [ce texte] qui rappelle leurs caractères… ». (22 octobre 2022)
Voici donc le texte de Kevin Barrett, du 13 avril 2026, sur ‘UNZ.com‘. Le titre est repris, et un sous-titre l’accompagne, qui nous dit que « Même le pape commence à le remarquer »
dedefensa.org
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Trump et l’esprit de l’Antéchrist.
Le président américain Donald Trump est en train de connaître la chute la plus spectaculaire et la plus fracassante de l’histoire et des sciences politiques. Chaque matin, le monde entier se demande : « Quelle nouvelle folie incohérente, autodestructrice, voire complètement démente va-t-il encore commettre ? »
Nouvelle bourde de Trump : il va bloquer le blocus iranien ! Après avoir récemment levé les sanctions sur le pétrole iranien, finançant ainsi la guerre défensive de l’Iran, sous prétexte qu’« il nous faut plus de pétrole sur les marchés mondiaux pour éviter une flambée des prix », Trump va maintenant tenter d’empêcher ce pétrole de sortir du pays. Autrement dit, Trump espère résoudre un problème qui n’existait pas le 27 février – le détroit d’Ormuz est fermé au trafic de criminels de guerre – en le fermant encore davantage ! Il va essayer de résoudre le problème de la hausse des prix du pétrole et des engrais, qui risque de provoquer un effondrement économique mondial, en bloquant encore plus de pétrole et d’engrais.
Tel un lapin pris au piège du goudron, Trump oscille frénétiquement entre des « solutions » extrêmes qui ne font qu’aggraver le problème. Vous n’obtenez pas tout ce que vous (ou Bibi) voulez de l’Iran ? Assassinez leur dirigeant, ce gentil grand-père, et une école pleine de petites filles. Oh ! Ils ripostent courageusement et efficacement ? Mentez et dites qu’ils sont en train de perdre, en vous basant sur vos compilations quotidiennes de deux minutes de destructions. Catastrophe lors de votre tentative de prise d’uranium ? Dites que c’était une opération de sauvetage réussie. Les mensonges ne fonctionnent pas ? Menacez de génocide toute la civilisation iranienne. Ils ne bronchent pas ? Dites que vous acceptez leurs dix points comme base de négociations, puis contredisez-vous sans cesse. Les négociations échouent à cause de l’incohérence de votre camp ? Bloquez leur blocus… et s’ils bloquent votre blocage de leur blocus, eh bien, vous pouvez toujours les surpasser en bloquant leur blocage de votre blocage de leur blocus .
Depuis 2015, je qualifie Trump d’instable, de narcissique et de simplet, un chef de file de la Kosher Nostra déguisé en « populiste » manipulé. Son incroyable aventure iranienne rallie de nombreuses personnes à cette opinion. Mais même avant le fiasco iranien, il était clair que le Narcissique en chef perdait la tête, et qu’il n’en avait probablement jamais eu beaucoup au départ. Il y a presque un an, AJ Smuskiewicz , qui a voté pour Trump à deux reprises, a enfin pris conscience de ce problème qui ne cessait de s’aggraver.
« Trump : L’OTAN et les États-Unis ont provoqué la Russie pour qu’elle envahisse l’Ukraine. Poutine a envahi l’Ukraine sans provocation car il veut s’emparer de tout le pays, et peut-être aussi de la Pologne. La Russie est en train de gagner la guerre et a tous les atouts en main. La Russie n’est pas en train de gagner la guerre et n’a aucun atout en main. L’Ukraine pourrait peut-être rejoindre l’OTAN. L’Ukraine ne pourra jamais rejoindre l’OTAN. Poutine veut la paix. Poutine ne veut pas la paix, donc nous allons imposer des sanctions écrasantes à la Russie. Il n’y aura plus de sanctions contre la Russie. Zelenski veut la paix. Zelenski ne veut pas la paix. Nous allons stopper toutes les livraisons d’armes à l’Ukraine. Nous allons envoyer des armes plus nombreuses et de meilleure qualité à l’Ukraine. L’Ukraine doit organiser des élections. L’Ukraine n’a pas besoin d’organiser d’élections. Nous avons un accord minier. Nous n’avons pas d’accord minier. Aucune troupe européenne ne devrait être en Ukraine. Des troupes européennes devraient être en Ukraine. Les États-Unis devraient cesser toute implication en Ukraine. Les États-Unis devraient prendre le contrôle des centrales électriques ukrainiennes. Je parle à Poutine. Je ne parle pas à Poutine. Je viens de parler à Poutine. Qui est Poutine ?
Israël doit en finir avec Gaza et tout faire pour éliminer le Hamas et gagner la guerre. Israël doit mettre fin aux combats et aux massacres à Gaza. Les habitants de Gaza souffrent et aspirent à la paix. Nous les aiderons. Les habitants de Gaza ne veulent pas la paix. Ce sont des terroristes et ils doivent être anéantis. Israël peut expulser tous les Palestiniens et prendre le contrôle de Gaza. Je vais acheter Gaza et y construire des complexes hôteliers et des casinos. Ce sera magnifique pour tout le monde ! Netanyahou est un salaud et je le hais. Je viens de faire une fellation à Bibi dans le Bureau ovale sous le regard de Miriam, et je leur ai dit à tous les deux que je ferai tout ce qu’ils me demanderont.
Nous avons totalement écrasé les Houthis, ces faibles et malfaisants combattants du Yémen. Les Houthis sont des combattants courageux et puissants. Ahmed al-Sharaa est un terroriste dangereux, sa tête est mise à prix pour 10 millions de dollars. Ahmed al-Sharaa est un homme très séduisant, au passé prestigieux. Il sert un thé délicieux, et j’adore sa barbe ! L’Iran a le droit d’enrichir l’uranium pour son programme nucléaire. L’Iran doit cesser tout enrichissement d’uranium et mettre fin à son programme nucléaire.
J’adore les droits de douane ! Ils seront de 10%. Non, 20%. 25%. Attendez, 50% ! Bon, et 125% ? Vous y croyez ? 145% ! Attendez un peu, je vais les fixer à 1000 … »
Si la démence signifie ne plus se souvenir de ce qu’on vient de dire et de faire, alors Trump est dément depuis longtemps… peut-être même depuis toujours. Comme je l’écrivais en octobre 2018 , après la publication du livre de Bob Woodward , « Fear : Trump in the White House », qui révélait que des collaborateurs sabotaient régulièrement les ordres écrits de Trump en volant les documents sur son bureau :
Le livre de Woodward, Fear, confirme l’affirmation de Michael Wolff dans Fire and Fury selon laquelle pratiquement tous ceux qui ont travaillé avec Trump considèrent le président comme un imbécile. Le secrétaire à la Défense, James ‘Mad Dog’ Mattis, aurait déclaré que Trump se comporte et comprend comme « un enfant de 10 ou 18 ans ». Woodward confirme également les propos de l’ancien secrétaire d’État Rex Tillerson, qui aurait qualifié Trump d’« imbécile ». De nombreux autres conseillers de Trump partagent cet avis. Un seul membre de la Maison-Blanche pense que Trump est un « génie très stable », et nous savons tous de qui il s’agit.
L’homme le plus puissant de la Terre est donc un fou souffrant de déficiences cognitives qui a déclenché une guerre et un effondrement économique mondial sans cesse aggravés, qu’il est incapable de réparer, car non seulement il est intellectuellement incapable de comprendre la réalité, mais c’est en plus un narcissiste pathologique qui ne peut admettre sa défaite, or admettre sa défaite est la seule issue.
Que devrions-nous faire à ce sujet ?
En tant qu’Américains, nous devons examiner Trump de près, puis nous regarder nous-mêmes dans le miroir, et faire face à la vérité dérangeante que Walt Kelly a révélée à l’époque de la guerre du Vietnam :
Non seulement nous, les Américains, sommes les méchants, mais l’ennemi désigné, les Iraniens, sont de véritables héros.
Comme les Juifs, nous autres Américains aimons nous croire élus de Dieu. Et comme les Juifs, nous devenons narcissiques et nous comportons comme les scélérats élus de Dieu.
Soyons francs : nous sommes les méchants dans ce conflit. Il n’y a pas d’autre mot. Il n’y avait aucune raison valable, ni même une raison valable, d’attaquer l’Iran. Comme le soulignent avec justesse certains dirigeants catholiques, il ne s’agit pas d’une guerre juste. Et si les guerres d’Irak, d’Afghanistan, du Vietnam et de Corée étaient elles aussi manifestement injustes – et n’évoquons même pas la Seconde Guerre mondiale, largement mythifiée –, la guerre insensée menée par Trump contre l’Iran a, en quelque sorte, levé le voile et exposé au monde entier le véritable visage de cet empereur belliciste et dément.
L’Écriture nous enseigne que Dieu ne changera pas la condition d’un peuple tant que celui-ci ne se changera pas lui-même. Il est temps que les Américains se regardent en face, qu’ils y voient un reflet qui ressemble étrangement à Trump, qu’ils remarquent les cornes et la queue… et qu’ils changent de camp pour se ranger du côté de Jésus, et non de l’Antéchrist.
Suis-je en train de dire que Trump est l’Antéchrist ? Il semble bien aspirer à ce rôle .
Google Gemini, un autre candidat au rôle de l’Antéchrist, nous dit :
Dans la théologie chrétienne, l’Antéchrist est une figure prophétisée qui s’opposera à Jésus-Christ et se substituera faussement à lui en tant que sauveur avant le Second Avènement, incarnant ainsi l’esprit de tromperie par excellence . Souvent associé à la ‘Bête’ de l’Apocalypse , cet être représente un dirigeant mondial « sans foi ni loi » qui persécute les croyants, rompt une alliance de sept ans et exige une adoration.
Trump coche plusieurs cases :
• Il s’oppose à l’esprit de Jésus-Christ, qui était doux, humble, fréquentait les pauvres et méprisait les riches, s’opposait aux banquiers juifs et les chassait du temple, prêchait l’amour, le pardon et le principe de tendre l’autre joue, etc.
• Trump semble s’attribuer à tort le rôle de sauveur.
• Trump est l’incarnation même du « dirigeant mondial sans foi ni loi ».
• Trump persécute les véritables croyants, qu’il s’agisse de chrétiens comme Tucker Carlson, Candace Owens, Megyn Kelly et Prejean Boller, ou de musulmans comme les dirigeants iraniens (et les 2 milliards d’autres musulmans).
• Trump exige une vénération sans bornes. Cessez de vous prosterner devant lui, et vous ne travaillerez plus jamais dans sa ville.
• Enfin, bien que nous ne soyons qu’à la sixième année du « pacte » de huit ans de Trump, il a définitivement rompu sa principale promesse : celle d’être un artisan de paix. Ce n’est pas tout à fait « rompre un pacte de sept ans », mais on n’en est pas loin.
Trump se représentera peut-être en 2028 (bon courage !), mais il semble bien briguer le rôle de l’Antéchrist. À bien des égards, il est un meilleur candidat que son maître Netanyahou, qui n’a jamais prétendu être un artisan de paix ni avoir de sentiments positifs envers les chrétiens et le christianisme. (Rappelons que l’Antéchrist trompe les gens en leur faisant croire qu’il est du côté du Christ.)
L’Antéchrist suit les traces de Satan, le père du mensonge. Et Trump a assurément porté l’art du mensonge politique à des sommets, ou plutôt des abîmes, d’absurdité risible. Si la plupart des politiciens mentent occasionnellement, Trump est dans une catégorie à part. Comme l’a déclaré John Mearsheimer dans une interview récente, pour mentir efficacement, le menteur doit dire la vérité 90 % du temps afin que les gens prennent ses mensonges au sérieux. Trump a largement dépassé le ratio optimal entre vérité et mensonges, ce qui le fait paraître ridicule et inefficace, en plus d’être d’une malhonnêteté choquante.
Les traditions chrétiennes suggèrent que l’Antéchrist tentera de « reconstruire le temple » à Jérusalem après avoir commis l’« abomination de la désolation ». Il serait facile de confondre les abominations du sionisme – mensonges éhontés, génocide, glorification du viol anal meurtrier, complaisance face au meurtre de femmes et d’enfants, etc. – avec l’antichrétien-satanisme des frankistes sabbatéens, qui sont la force motrice d’Israël et du sionisme… et de considérer ces abominations comme les prémices de l’abomination finale, la destruction de la mosquée Al-Aqsa, ouvrant la voie à l’Antéchrist, alias le « messie juif », qui prétendra être le véritable Messie, et non Jésus. Trump a certainement largement contribué à ce projet abominable, non seulement en déclenchant une guerre potentiellement apocalyptique, mais aussi, auparavant, en transférant l’ambassade américaine à Jérusalem, ce qui constitue un soutien officiel implicite des États-Unis au projet Antéchrist.
La tradition islamique s’accorde avec le christianisme dans sa conception du ‘Dajjal‘ ou Antéchrist, tout comme elle accepte l’affirmation chrétienne selon laquelle Jésus est le seul et véritable Messie. Outre la description chrétienne de l’Antéchrist comme un faux Christ, un messie autoproclamé exigeant d’être adoré, un dirigeant mondial sans foi ni loi et un persécuteur des justes, l’islam met en avant deux caractéristiques symboliques supplémentaires intéressantes : premièrement, l’Antéchrist aura le mot ‘kaffir‘ inscrit sur son front et chacun, même les illettrés, pourra le lire. Autrement dit, il sera évident pour tous que l’Antéchrist est dépourvu d »iman‘ (foi humble en Dieu) mais vénère son propre ego, suivant ainsi les traces du Satan originel, cet égocentrique vaniteux. Et Trump, plus que tout autre dirigeant mondial dans l’histoire, affiche un narcissisme mégalomane flagrant.
Deuxièmement, la tradition islamique nous enseigne que l’Antéchrist n’aura qu’un œil, symbolisant l’aveuglement spirituel. Il ne verra que le monde matériel et sera entièrement séduit par ses artifices, incapable de percevoir la moindre trace de réalité spirituelle. Trump correspond parfaitement à cette description, démontrant par ses paroles et ses actes qu’il est fasciné par le monde matériel, mais indifférent au monde spirituel.
Nous autres Américains devrions nous regarder dans le miroir de l’introspection et nous demander : sommes-nous en train de devenir de plus en plus comme Trump… c’est-à-dire comme l’Antéchrist ?
• Nous acceptons l’anarchie mondiale, surtout depuis que l’opération sous faux drapeau du 11 septembre, visant à choquer et à effrayer le pays, a inauguré l’« état d’urgence » actuel.
• Nous nous idolâtrons, ainsi que les leaders qui nous incitent à nous idolâtrer par procuration. Cette tendance narcissique s’est considérablement aggravée depuis la diffusion des réseaux sociaux, que beaucoup utilisent principalement pour se mettre en scène et paraître glamour et prospères.
• Nous manifestons de moins en moins d’amour et de pardon. Une fois de plus, les réseaux sociaux ont aggravé ce déclin, le transformant en un déferlement de haine tribale, d’attaques diffamatoires et d’un manque d’ouverture et de compassion envers les autres points de vue et cultures.
• Nous perdons de plus en plus le contact avec les réalités spirituelles et nous nous immergeons dans le seul monde matériel.
• Nous nous vantons de notre condition, au point qu’elle pourrait tout aussi bien être écrite sur notre front.
Maintenant que Trump s’effondre, le masque tombé et son crâne diabolique arborant un sourire infernal sous sa casquette MAGA, ceux qui ont été dupés par ses manœuvres trompeuses ont une occasion unique de se repentir. Ils devraient se demander : comment ai-je pu tomber dans le piège de ce serpent ? Quelle part de moi a résonné avec son énergie d’Antéchrist ? Une partie de moi est-elle tombée dans le gouffre nauséabond du narcissisme de Trump, au point de ressentir le besoin de nourrir mon ego par procuration en m’identifiant à ce monstre ? Comment puis-je me détacher de cette part de moi-même, m’en détacher complètement et m’abandonner entièrement à Dieu ?
Mais même ceux qui détestent Trump devraient se remettre en question. Le comportement outrancier de Trump n’est-il pas le reflet fidèle de ce que sont devenus les États-Unis ? Voter pour Harris, Biden ou Obama, tous membres de la même classe qu’Epstein, était-ce un acte d’aveuglement volontaire… voire un mensonge colossal ? Moi, cet anti-Trump imbu de moi-même, suis-je vraiment supérieur à tous ces crétins MAGA que je méprise ? Me croire meilleur qu’eux ne relève-t-il pas du même égocentrisme pathologique que celui dont Trump fait preuve ? Trump admet être là pour voler le pétrole et servir les intérêts des Adelson, tandis que ceux pour qui j’ai voté ont inventé des mensonges mielleux que j’ai tolérés et, implicitement, approuvés. Se pourrait-il que je ne sois finalement meilleur que les électeurs de Trump que sur un seul point : l’hypocrisie ?
Alors allez-y : fixez la télévision, contemplez le visage de Trump et admettez que votre télévision est un miroir.
Nous avons rencontré l’Antéchrist, et c’est nous-même.