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RapSit-USA2026 : Israël annexe les USA

RapSit-USA2026 : Israël annexe les USA

8 juin 2026 (20H30) – On a déjà rencontré Philippe Giraldi et l’on sait que, ancien analyste de la CIA, c’est un dissident-résistant sérieux. On lira donc son texte avec attention si l’on a le goût du détail et du charme du cheminement dans les labyrinthe institutionnels du Congrès des États-Unis ; sans en parler, mais ayant la chose bien à l’esprit, du poids colossal, presque symphonique sinon wagnérien, de l’extraordinaire architecture de la corruption israélo-sioniste, compris les groupes des milliardaires juifs-sionistes en général de nationalités américaniste et israélo-sioniste, tout cela qui va avec,

Giraldi tente de débrouiller la façon dont le Congrès va tenter d’institutionnaliser dans un séduisant mélange l’extraordinaire projet d’une sorte de « fusion » des puissances militaires US et israélienne, avec partages pleins de bonne foi de tout ce dont l’un et l’autre disposent en fait de matériels, de renseignement, de technologie, etc. Comme projet fou, on ne voit pas mieux ; et pourtant, il est sûr qu’ils y croient parce qu’ils croient à tout ce qu’ils exigent qui soit raconté en fait de bobards, de simulacres, de narrative faux-semblants et le reste. C’est dire le sérieux avec lequel nous accueillons ce projet qui va pourtant être poussé à fond, qui commence déjà à l’être, cheminant ç la Chambre… Eux, c’est sûr, y croient à fond et n’ont aucun doiute ! Vous voyez, nous duvergeons un peu…

Mais tout cela est du bla-bla et nous devons penser à présenter, évaluer et commenter ce « bla-bla » qui se prend au sérieux. Il est vrai que lorsque l’on a deux fous aux commandes, — de Trump à Netanyahou, — pourquoi n’y pas foncer tête baissée… Embrassons-nous, Folleville !

Donc, le projet est déjà sur ses rails. On s’active, on prépare les votes qu’il faut, on distribue des paquets de billets de $1 000 emballés dans des caisses. Toute une stratégie est mise en place en même temps que les instructions habituelles. Giraldi se charge de vous en informer.

Cette folie étant donc bien une folie, elle éveille évidemment toutes les passions, fustigent les oppositions déjà prêtes, polit les arguments des partisans d’une telle lumineuse idée ! Tous ceux qui croyaient que les USA voulaient faire d’Israël leur 51ème État se sont complètement fourvoyés, inversion complète, ils ont pris la mauvaise route, ils sont pris en défaut, en flagrant délit d’incroyance et de relaps…. Car c’est Israël qui va annexer, en plus du Golan, de Gaza, du Liban-Sud, peut-être de la Syrie, peut-être bien de la Turquie et de l’Égypte, et même de l’Iran venu à de meilleurs sentiments pourquoi pas, — en plus, en plus, Israël va annexer les États-Unis d’Amérique !

C’est vrai, soyons sérieux…

Oui, considérons maintenant l’affaire plus sérieusement. Elle était venue à nos oreilles, mais, vraiment sans susciter le moindre intérêt pour les raisons raillées ci-dessus. Eh bien, Giraldi nous éclaire : tout cela est on ne peut plus sérieux… Toutes réflexions faites, est-ce si étonnant ? Plus on est de fous… Eh bien, s’il faut prendre la chose sérieusement, allons-y et considérons les différents facteurs en jeu, déjà appzarus ou qui ne manquerons pas d’apparaître/

• La position du Pentagone. Soudain, il apparaît que l’énorme fuite de la DIA (service de renseignement du Pentagone) détaillée hier, où Israël est classée quasiment comme la menace n°1 d’espionnage des secrets US, peut-être pire encore que les horribles Russes, les immondes Chinois et les innommables Iraniens, pourrait bien être justifiée par ce projet délirant. Giraldi le pense effectivement, même s’il ne l’affirme pas de la façon tonitruante qu’elle mérite :

« Le New York Times , souvent cité comme source d’informations confidentielles par les services de renseignement et de défense, a publié un article intéressant sur l’espionnage israélien des États-Unis, citant la Defense Intelligence Agency (DIA), peu après les débats sur la résolution 224 au Congrès. […]

» … La parution de cet article du Times est suspecte et pourrait bien être un avertissement adressé aux partisans d’Israël et à la primauté israélienne, émanant apparemment de ce qui s’appelait autrefois le Département de la Défense. »

• Il ne doit faire aucun doute pour nos âmes inquiètes que c’est le lobby de corruption AIPAC et les groupements de milliardaires juifs-sionistes qui ont lancé l’affaire. Cela semble montrer deux points complémentaires :

1). Ces forces ne doutent pas une seconde qu’elles sont irrésistibles aux USA, qu’elles se considèrent d’ores et déjà comme sur une terre conquise par Israel ;

2) Pour autant, ces mêmes forces doivent tout de même éprouver quelques préoccupations devant la dégradation extraordinaire et accélérée de la popularité d’Israël et entendent verrouiller avec les instruments habituels, — le fric et le Congrès corrompu, — leur empire sur les USA.

• Le dernier point est d’ordre général et va de soi : comment peut-on imaginer mener à bien une telle entreprise aussi voyante et puante dans ce climat de « dégradation extraordinaire et accélérée de la popularité d’Israël » ?

A cet égard, notre conclusion est simple, courte et expéditive. Si cette procédure est validée par le Congrès, la colère insurrectionnelle qui s’en suivra, y compris dans les forces armées, signera l’effondrement institutionnel des États-Unis.

Après tout, peut-être est-ce bien là ce que nous attendons. Qu’Israël devenu une sorte de gangrène fascisto-génocidaire conduisant une horde de zombie brandissant la Bible et le fusil d’assaut, — vieux truc des Puritains débarqués en 1610 sur la côte est de l’Amérique du Nord, — fournisse le moyen expéditif de liquider les USA de Washington D.C. comme source et matrice mondiale de la corruption d’une époque désormais promise à l’extinction. Pour l’extérieur des USA-Israël, untel projet est une invitation pressante à un affrontement mondial (IIIème, IVème ou Vème Guerre Mondiale) devant lequel Poutine lui-même ne pourra reculer.

Passons à Giraldi sur ‘UNZ.com‘, du 7 juin 2026 :

« Le Congrès prépare l’annexion

« Il est quasi certain que l’article 224 de la loi d’autorisation de la défense nationale(NDAA) pour 2027 sera adopté par la Chambre des représentants la semaine prochaine, après l’échec, jeudi dernier, d’une tentative d’amendement visant à le supprimer au sein de la commission des forces armées de la Chambre. Cette tentative était portée par le démocrate Ro Khanna et le républicain Thomas Massie. La NDAA n’attend plus que la signature, largement attendue, du président israélien Donald Trump pour être intégrée au cadre législatif qui définira les règles et réglementations régissant la défense nationale. Malheureusement, cet article 224 instaure également une « Initiative de coopération technologique de défense États-Unis-Israël » intégrant la recherche et le développement militaires américano-israéliens, la coproduction de systèmes d’armes, les accords de licence, l’intelligence artificielle, l’énergie dirigée, l’intégration des données et la défense antimissile. Il établit également le cadre d’une coopération bilatérale en matière de recherche et développement, de coproduction d’armes, de coentreprises, d’accords de licence et, en somme, de toutes les formes de coopération au sein du complexe militaro-industriel américano-israélien. Le directeur de l’« Initiative » sera chargé de la coordination des travaux et il est d’ores et déjà suggéré qu’il s’agisse d’un Israélien. Le financement proviendra intégralement du Trésor américain, via l’allocation budgétaire de 1 500 milliards de dollars demandée pour l’armée américaine en 2027.

» L’objectif est de connecter pleinement les capacités fonctionnelles des forces armées américaines et israéliennes dans le cadre d’un partenariat présenté comme égalitaire, incluant le gouvernement israélien et ses Forces de défense israéliennes comme participants à part entière. Un partage complet des renseignements et un processus de planification détermineront de nombreux aspects de l’acquisition d’armements et d’équipements par le département de la Guerre américain, ainsi que la définition de ses objectifs stratégiques. C’est vraisemblablement la raison sous-jacente aux propos insidieux tenus par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui suggère qu’Israël pourrait à l’avenir renoncer à l’« aide » annuelle automatique de 3,8 milliards de dollars (que certains qualifient de « tribut ») versée par le Trésor américain, une mesure initiée par le président Barack Obama. Netanyahu, agissant par l’intermédiaire de ses complices à la Maison Blanche et au Congrès américain, savait pertinemment à l’avance qu’une part bien plus importante de cette aide lui serait accordée via l’article 224.

» Les politiciens qui ont soutenu et promu la résolution 224 mettent immanquablement en avant l’État juif comme un « allié et un ami précieux », alors qu’il ne l’est pas. Ils occultent cependant la sombre réalité : Israël est aussi un État génocidaire dont les dirigeants ont été condamnés par des tribunaux internationaux pour de multiples crimes de guerre, et qui est haï par la majeure partie du monde. Cette haine a déteint sur les États-Unis, principal fournisseur d’armes, de fonds et de soutien politique d’Israël. Les massacres perpétrés à Gaza et maintenant au Liban n’auraient pas eu lieu sans le soutien des présidents Joe Biden et Donald Trump.

» Et ce n’est pas tout ! Le Sénat prépare une mesure similaire avec le projet de loi d’autorisation du renseignement pour l’exercice 2027 , qui rendra obligatoire le partage de renseignements entre les États-Unis et Israël. Ce projet de loi, le S-4615, a été présenté le 20 mai par le sénateur Tom Cotton (Arkansas), figure de proue du mouvement « Israël d’abord ». Le texte intégral est disponible ici . Le S-4615 comprend l’article 622, intitulé « Renforcement du partage de renseignements entre les États-Unis et Israël ». Ce nouvel article instaurerait de nouvelles obligations américaines en matière de sécurité nationale vis-à-vis d’Israël (obligations qui s’appliqueraient indéfiniment, sauf abrogation par le Congrès). Il inclut une déclaration de politique générale :

« (1) Maintenir et renforcer le partenariat stratégique de sécurité avec Israël afin de promouvoir la défense nationale des États-Unis… (2) Renforcer la collaboration en matière de renseignement grâce à un partage de renseignements et un partenariat analytique solides avec Israël…[…] (4) Veiller à ce que l’assistance en matière de sécurité et la coopération en matière de défense soient structurées de manière à aider Israël à conserver son avantage militaire qualitatif… »

» Lorsque le projet de loi d’autorisation du renseignement sera soumis au vote au Sénat, il sera sans aucun doute adopté grâce à la majorité républicaine, renforcée par les habituels partisans d’Israël parmi les démocrates. Et pour parachever la mainmise d’Israël sur le pays, un projet de loi est en cours d’examen au Congrès. Il accordera aux citoyens américains, souvent binationaux israéliens, des avantages militaires américains, notamment des prestations éducatives et médicales, inaccessibles aux autres Américains n’ayant pas servi dans les forces armées américaines. Ironie du sort, ce nouveau statut d’Israël comme partenaire des États-Unis en matière de sécurité nationale et de guerre, accordé par les deux chambres du Congrès, n’est partagé par aucun des alliés de Washington au sein de l’OTAN. Cette situation rend la relation avec Israël à la fois unique et, de l’avis de beaucoup, particulièrement dangereuse. En effet, un Israël renforcé œuvrera inévitablement à promouvoir sa vision sécuritaire et ses ambitions d’« Eretz Israël » au Moyen-Orient, au détriment des préoccupations légitimes que les États-Unis pourraient avoir face à leur exposition mondiale aux menaces globales. Autrement dit, céder aux préoccupations israéliennes ne fera qu’affaiblir et rendre plus vulnérables les États-Unis.

» Étonnamment, le danger qu’Israël représente pour la sécurité nationale américaine, du fait de son intégration quasi-égale dans le processus de planification, a été peu évoqué par les grands médias américains, probablement en raison de la répression accrue des « antisémites » par les gouvernements fédéral et étatiques, qui inclut la criminalisation des critiques d’Israël. Cela illustre une fois de plus le pouvoir du lobby israélien, de ses médias à sa solde et de son réseau de milliardaires juifs qui le soutiennent. Cependant, une inquiétude considérable s’est exprimée dans une grande partie des médias alternatifs, certains articles faisant même la une, laissant supposer l’existence de fuites alimentant les réserves officielles concernant la résolution 224. Le New York Times , souvent cité comme source d’informations confidentielles par les services de renseignement et de défense, a publié un article intéressant sur l’espionnage israélien des États-Unis, citant la Defense Intelligence Agency (DIA), peu après les débats sur la résolution 224 au Congrès.

» L’ article du Times , intitulé « Le Pentagone perçoit une menace d’espionnage croissante de la part d’Israël » , se résume ainsi : « Le département de la Défense a relevé son niveau d’alerte en matière de contre-espionnage à son maximum, et Israël est soupçonné d’avoir intercepté des négociations américaines avec l’Iran. » L’article détaille comment « Israël figure désormais au niveau d’alerte maximal du Pentagone en matière de contre-espionnage ». Il explique notamment comment des officiers américains travaillant avec leurs homologues israéliens, aux États-Unis comme à l’étranger, ont vu leurs téléphones et autres systèmes de messagerie mis sur écoute par des Israéliens grâce à l’insertion de dispositifs d’écoute clandestins. Les négociations visant à mettre fin à la guerre contre l’Iran ont également été particulièrement ciblées, tant du côté des négociateurs que du côté de Washington, où les appels et les messages sont reçus.

» La réalité est, bien sûr, qu’Israël est une source majeure d’ espionnage, et même pire, contre les États-Unis depuis les années 1950. Le FBI et le département de la Défense le classent systématiquement parmi les trois principaux pays responsables d’espionnage étranger, et souvent en première position. Les actions clandestines et les attaques sous faux drapeau israéliennes n’ont pas hésité à tuer des Américains pour dissimuler leurs activités les plus répréhensibles. L’attaque sous faux drapeau menée par Israël contre le navirede surveillance américain USS Liberty, en eaux internationales, le 8 juin 1967, qui a coûté la vie à 34 membres d’équipage, reste particulièrement marquante, notamment en raison de la dissimulation opportunément orchestrée par le président Lyndon B. Johnson et le secrétaire à la Défense Robert McNamara.

» Des espions israéliens, parmi lesquels figurait peut-être Netanyahu lui-même lorsqu’il résidait aux États-Unis, ont organisé le transfert illégal d’uranium enrichi d’une entreprise métallurgique appartenant à des Juifs sionistes en Pennsylvanie et se sont également procuré en Californie les dispositifs spéciaux qui ont permis à Tel-Aviv de se doter de l’arme nucléaire. Lorsque le président John F. Kennedy a tenté de stopper ce développement, il a été assassiné, très probablement avec l’aide du Mossad. Il y a aussi eu l’espion le plus dangereux de l’histoire des États-Unis, Jonathan Pollard, qui a dérobé pour Israël les renseignements les plus sensibles jamais obtenus par une puissance étrangère. Aujourd’hui candidat à la Knesset en Israël, il évoque les deux prochaines cibles potentielles de l’armée israélienne, une fois les Palestiniens, les Libanais et les Syriens neutralisés : l’Égypte et la Turquie, deux pays voisins !

» La parution de cet article du Times est suspecte et pourrait bien être un avertissement adressé aux partisans d’Israël et à la primauté israélienne, émanant apparemment de ce qui s’appelait autrefois le Département de la Défense. Mais Israël semble avoir remporté cette manche et s’apprête à nouer une nouvelle relation avec les systèmes de sécurité nationale, de renseignement et de défense des États-Unis. Compte tenu de la brutalité sans bornes d’Israël et de la complaisance de ses soutiens à Washington face à des massacres de masse, il s’agit d’un désastre pour les États-Unis, qui ne pourra qu’engendrer des conséquences désastreuses.

Philippe Giraldi