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Quelques torpilles entre Kim et Bolton

Quelques torpilles entre Kim et Bolton

Le sommet dont dépend en bonne part le Prix Nobel de la paix que Donald Trump a tant mérité commence à montrer quelques plombs dans l’aile. Le jeune Kim n’a pas, selon ses porte-paroles, apprécié une intervention télévisée de John Bolton précisant qu’avant toute négociation pour une concession américaniste et impériale du type « je desserre d’un cran telle sanction interdisant l’exportation de brosses à dent », la Corée du Nord devrait impérativement confier aux USA toutes ses armes nucléaires.

Le jeune Kim n’apprécie pas, nous dit-on encore, de se voir offrir, en cadeau de réconciliation le « modèle libyen »(voyez avec les mannes de Kadhafi ce qu’il en est). Il y a eu aussi de la mauvaise humeur nord-coréenne devant la tenue d’un exercice conjoint USA-Corée du Sud dont le scénario est bien entendu l’invasion du Nord. On a cru que le Pentagone faisait une concession de taille en retirant du programme une incursion de B-52 qui devaient participer à l’exercice ; mais cela fut prestement démenti : on n’a rien retiré du tout puisque les B-52 ne faisaient pas partie du programme et que la concession n’est pas inscrit dans l’exercice.

Pour l’instant, la Corée du Nord n’a pris qu’une seule mesure : l’annulation d’une rencontre entre les deux Corées pour faire avancer la rédaction d’un traité de paix. Le Sud a « regretté cette décision ». A côté de cela commencent à bourdonner des bruits sur l’hypothèseunpeu extrême de l’annulation du fameux sommet Kim-Trump. Les Chinois prêchent l’apaisement des deux/trois côtés (USA, les deux Corées) tout en laissant penser à leurs amis nord-coréens qu’effectivement l’état d’esprit du côté américaniste soulève des questions préoccupantes. Des sources chinoises observent que la décision de Trump de se retirer du traité nucléaire avec l’Iran a établi des conditions de méfiance qui menacent effectivement le sommet et, plus sûrement, qui menacent de conduire à un sommet sans résultat tangible. Les deux cas, — la crise de la Corée du Nord et celle de l’Iran, – sont de plus en plus irrémédiablement liées comme il convient dans un tourbillon crisique.

« Kim Kye Gwan, a vice foreign minister and a top North Korea disarmament negotiator, said the regime was disappointed by the US’s articulation of its goals for the summit, according to a statement published Wednesday by the state-run Korean Central News Agency via Bloomberg. Kim expressed anger toward Bolton and other US officials, adding that the North rejects the ‘Libya model’ where a state surrenders its weapons first then receives incentives like sanctions relief.

» « ‘If the U.S. is trying to drive us into a corner to force our unilateral nuclear abandonment,we will no longer be interested in such dialogue and cannot but reconsider our proceeding to the DPRK-U.S. summit,’ Kim said. He added that Trump risked becoming a ‘more tragic and unsuccessful president than his predecessors’ if he didn’t accept North Korea as a nuclear power. »

» Kim Kye Gwan said the North had already declared its willingness to denuclearize the peninsula – but that it must not be counted on to act first. ‘ »If the Trump administration corners us and tries to force us to give up nuclear [weapons]unfairly,’it says, ‘we will not be interested in such talks anymore and cannot help but reconsider having the upcoming DPRK-U.S. summit.' » » (De ZeroHedge.com, le 16 mai 2018.)

Mis en ligne le 17 mai 2018 à 04H51