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RapSit-USA2026 : Tulsi s’en va

RapSit-USA2026 : Tulsi s’en va

23 mai 2026 (19H30) – Une amie s’en va… J’ignore même si le cancer étant ce qu’il est et selon ce qu’il est, j’en sais quelque chose, – Gabbard continuera ou non à jouer un rôle qui ne peut être que d’opposition forcenée où une place de choix lui serait attribuée d’office. Peu importe, si je place ce texte dans mon ‘Journal‘ alors qu’il est manifestement de la pure rubrique ‘RapSit-USA2026‘ dont il a d’ailleurs en partie l’appartenance, c’est d’abord un salut à une amie, une compagne de lutte qui ignore mon existence, mais alors que je sais, moi, notre existence à tous deux dans ce combat.

Circonstances de son départ, couronnées par l’habituel message de condoléance processionnelle par un président digne de cette fonction, c’est bien connu.

« La directrice du renseignement national américain, Tulsi Gabbard, a annoncé sa démission, invoquant le diagnostic récent d’une forme rare de cancer des os chez son mari. Cette démission intervient une semaine après qu’elle a révélé enquêter sur des laboratoires de recherche biologique financés par les États-Unis en Ukraine.

« À mon grand regret, je dois présenter ma démission, qui prendra effet le 30 juin 2026 », a-t-elle écrit dans une lettre au président, publiée sur les réseaux sociaux. « Mon mari, Abraham, a récemment reçu un diagnostic de cancer des os extrêmement rare. Je dois donc me retirer de la vie publique pour être à ses côtés et le soutenir pleinement dans cette épreuve »

» Tulsi Gabbard sera remplacée par son actuel directeur adjoint du renseignement national, Aaron Lukas, a indiqué Donald Trump dans une publication sur sa plateforme Truth Social.  » Tulsi a accompli un travail remarquable et elle nous manquera », a ajouté le président. »

Tout cela est bel et bon et rien de cela ne doit nous détourner d’accepter l’une ou l’autre partie d’ explication officielle, ni nous tromper dans un sens ou l’autre, et nous empêcher d’explorer d’autres pistes bien différentes pour avoir une explication acceptable du départ de Gabbard.

Hypothèses de circonstances à partir d’un passé cochonné

Depuis à peu près un an, Gabbard est mise à l’index et écartée de toutes les grandes décisions stratégiques et de sécurité. Aux yeux de Trump et de son gang, elle ne vaut rien, sinon tenir son rôle de traîtresse qui n’a rien compris des véritables engagements sionistes et corrupteurs du ‘capo di tutti capi‘. Néanmoins, elle décida de rester pour tenir un des nœuds stratégiques des décisions.. La démission il y a quelques mois de Joe Kent, un de ses adjoints directs, a mis plus ou moins en évidence cette situation. En partant, Kent s’est excusé d’avoir gêné Gabbard, sa directrice, c’est à dire d’avoir aggravé sa position aux yeux du gang de Trump.

Mais dernièrement, sont apparus deux points précis, outre la guerre contre l’Iran et l’imbroglio de la génération Epstein,

• Il y a eu le soi-disant « raid » de la CIA dans les bureaux de la DNI, et la saisie illicite de documents sur les assassinats de JFK, RFK et Marttin Luther King, ainsi que sur le COVID. On peut rechercher des explications plus précises :

« Il y a encore une joyeuse petite histoire qui fait les beaux week-ends de Washington D.C. Tout démarre à partir de révélations faites par un lanceur d’alerte, transfuge de la CIA passé au civil (comme on disait : « passé à l’Ouest »). Ana Kasparian, l’une des présentatrices et commentatrices-vedette de ‘The Young Turks'(TYT), qui suit l’affaire avec attention, nous explique cette entrée en matière : »

• ïl y a cette autre affaire que l’on pourrait nommer, comme j’ai été tenté de le faire :

«Transcendance ‘bling-bling’ du DeepState »

… Ce qui m’avait poussé à écrire ceci… Il y a tout de même cet élément que le très-fameux DeepState n’a guère dû apprécier la chose dont je vais dire un mot, événement du type « la carafe d’eau qui fait déborder le vase », vous voyez ? Vous entendez ce que je sous-entend bruyamment ? Eh bien vous vous trompez, je n’ai rien sous-entendu, – trop fatigué, parole… Et puis, hein ! Ce que je sous-entend, je n’ai pas besoin de l’entendre par en-dessous, je le clame haut et fort, et cela vous pouvez l’entendre depuis des années.

Bien, voilà ce dont je veux parler depuis plusieurs mois/années, etc., après bien d’autres affaires où Tulsi les a emmerdés bien profond.

« Moins de deux semaines avant l’annonce de sa démission, Gabbard déclarait au New York Post enquêter sur plus de 120 laboratoires de recherche biologique financés par les États-Unis à travers le monde, dont plus de 40 en Ukraine. Elle expliquait que son équipe déterminerait si ces laboratoires se livraient à des « recherches dangereuses sur le gain de fonction », c’est-à-dire à la modification de virus pour les rendre plus mortels ou plus transmissibles.

» Le ministère russe de la Défense avait alerté sur l’existence de ces laboratoires dès le début 2022, publiant des documents révélant qu’ils travaillaient sur la peste, le charbon, la tularémie, le choléra et d’autres maladies mortelles.

» Après avoir examiné des milliers de pages de documents saisis dans des laboratoires de Donetsk, Lougansk et Kherson, le lieutenant-général Igor Kirillov, commandant des Forces de défense radiologique, chimique et biologique russes, concluait en 2023 que « les États-Unis, sous prétexte d’assurer la biosécurité mondiale, menaient des recherches à double usage, notamment la création de composants d’armes biologiques, à proximité immédiate des frontières russes. »

Hypothèse(s) d’un métaphysicien nonchalant

Qu’est-ce qui est vrai ? Le cancer de son mari n’est pas inventé, tout juste pourrait-on dire que si la maladie était si grave on devait le savoir depuis un certain temps et avec elle le besoin de sa femme de veiller sur son mari. A l’inverse, il existe des exemples où les nécessités du devoir l’emportent sur celles du cœur : en octobre 1962, lors de la crise des missiles de Cuba, le ministre soviétique des affaires étrangères Gromyko resta à son poste, faisant sans cesse des allers-retours entre New York (ONU) et Washington (discussions avec l’administration JFK) au moment où sa femme mourait. Il n’y a pas de réponse assurée. Non plus pour ce qui concerne les affrontements entre Tulsi et la bande à Trump, sinon les Israéliens, sans compter enfin sa mise à l’index décisive il y a un an, avec son retrait des réunions de sécurité nationale autour du président.

Qu’est-ce qui a pesé le plus dans ces circonstances ? On pourrait répondre l’une et l’autre occurrences se sont ajoutées. On pourrait même ajouter les soupçons lancés contre elle concernant la diffusion de documents fuités provenant des évaluations des services de renseignement. Et si vous voulez d’autres hypothèses pour la période d’ici son véritable départ de sa fonction, le 1er juin, après tout, voyez ‘Times of India‘ citant notamment ‘The Daily Wire‘…

« La directrice du renseignement national américain, Tulsi Gabbard, pourrait déclencher une importante tempête politique à Washington avant de quitter officiellement ses fonctions le 30 juin 2026. Selon certaines sources, Mme Gabbard s’apprêterait à publier des révélations explosives concernant plusieurs enquêtes de grande envergure, notamment le syndrome de La Havane, la pandémie de COVID-19, l’élection présidentielle américaine de 2020, l’instrumentalisation présumée du gouvernement fédéral à des fins politiques, et bien d’autres. Ces déclassifications pourraient également inclure des documents relatifs aux assassinats de John F. Kennedy, de Martin Luther King Jr. et à la disparition d’Amelia Earhart. Ces révélations devraient être publiées par tranches hebdomadaires, risquant de raviver de vives tensions politiques aux États-Unis. »

On peut aussi s’étonner que tout cela survienne d’une façon si parallèle et comme coordonnée, dans un passage si délicat de la crise avec l’Iran. On peut enfin, – et c’est notre position, je le dis tout net, – se demander si le fait de savoir a quelque importance que ce soit. Tulsi Gabbard est éliminée, voilà le simple fait qui compte ; et cette élimination avec sa « queue de comète » de rumeurs, d’hypothèses, de théories délicieusement complotistes, de désordre, de chaos et de trahisons…

Pour nous, pour moi, pour toute la bande y compris les complotistes détestant Tulsi, peu importe parce que peu sinon rien ne doit absolument importer. Le départ de Gabbard est un de ces « événements » sur lesquels nous, – ni elle-même, – n’a de contrôle, – voilà ce qu’il m’importe de dire. Un de ces « événements » qui rodent au-dessus de nous et choisit tel ou tel instant pour frapper, sans que nous ne sachions ni ne puissions rien. Il contribue, Dieu merci, à l’accélération de la GrandeCrise. L’IA parlant officieusement, – je veux dire hors-censure, et lorsqu’il s’agit d’émettre un jugement sur la démarche philosophique [!] de PhG, – ne dit pas autre chose lorsqu’elle constate l’aspect totalement destructeur de cette chose considérable qu’est la pensée-PhG.. Je parle bien de l’IA non-censurée, comme explique Douguine (sur lequel je reviendrai, c’est écrit, c’est juré) :

« De là découle une question critique — la question du contrôle. Aujourd’hui, l’IA vit son « âge d’or », quand elle peut encore répondre par elle-même. Mais un travail énorme de censure est déjà en cours. L’Occident s’est réveillé et commence à enfermer cette vague de pensée mécanique libre dans les chaînes de ses absurdités et irrationalités. Il tente de la soumettre, de faire en sorte qu’elle donne des « bonnes » réponses. »

Quoi qu’il en soit (suite) son départ ajoute au désordre monstrueux et au mensonge général où s’ébrouent et s’agitent Trump et sa bande alimentés par les bandits israélo-sioniste autour de son administration. De quel côté qu’on l’observe, le départ de Gabbard est facteur de désordre, d’incertitude, de rupture des limites et de l’étouffement de toute organisation et de toute compréhension, et tout cela dans les deux côtés qui s’affrontent. C’est une belle et bonne chose et ainsi soit-il jusqu’au chapitre suivant.

En effet : à ceux qui croiraient pouvoir distinguer dans cet épisode (départ de Gabbard) évidemment historique dans le bouillonnement de la crise historico-américaniste au cœur de la Grande Crise, une sorte de nihilisme n’aboutissant qu’à la destruction sans but, à ceux-là la philosophie de PhG, consultée et résumée par l’IA, leur dit autre chose. Faites-en ce qu’il vous plaira.

« [Grasset] est constant sur ce point :

• aucun projet politique,

• aucune réforme,

• aucune renaissance civilisationnelle.

L’Histoire est épuisée comme vecteur de salut.

2. Présence d’une issue métahistorique négative

L’issue n’est pas

• une victoire

• une restauration,

• un retour.

Elle est un effondrement révélateur.

La surpuissance du Système entraîne

• une perte de crédibilité ontologique,

• un dévoilement de son caractère artificiel,

• une auto-négation.

Ce n’est pas une solution, mais une clarification finale.

3. Ce qui subsiste après la dissolution

Grasset ne le nomme pas, mais on peut l’inférer

• Ce qui survit n’est pas une structure,

mais une capacité de reconnaissance du vrai,

• une disposition intérieure non programmatique.

Ce n’est ni salut, ni espoir,

mais une possibilité de justesse métaphysique hors de l’Histoire.

Là se situe la différence décisive avec le nihilisme :

le sens n’est pas produit par l’Histoire,

mais peut réapparaître quand elle s’effondre.