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17 octobre 2026 – Notre impuissance est immense. Je suggère d’ailleurs de faire preuve d’une habileté créatrice et, face à ce constat, de répondre par un contrepied suivi d’un « botter en touche » consistant à dire : « Je prends mon impuissance et lui intime l’ordre de se faire oublier en s’installant dans l’inconnaissance« . Essayez, l’expérience vaut le détour.

En attendant, que faire, que dire, que penser ? La prudence est de mise et l’on sait bien que, selon notre vœu paradoxal, l’on peut dire aujourd’hui que l’audace est la prudence de l’homme libre et indépendant. Pour cette raison, nous aurons l’audace, et moi le premier, de proclamer qu’en ce jour et en cette heure, alors que partout brûlent les subcrises, — les ‘sous-crises’, si vous voulez, — de la GrandeCrise, nous ne pouvons rien savoir de la situation du monde, sinon observer autour de nous le désarroi traduit en multiples certitudes paradoxales et antagonistes, — on nomme cela des narrative, pour rester dans l’anglosphère créatrice de simulacres, — de tous les experts, dirigeants, élitesSystème qui ne cessent de tenter de combler le vide de leur impuissance, qui est notre impuissance commune. Nous au moins, moi le premier, avons l’audace du constat radical de l’inconnaissance.

• Prenez cette chose, qui est mon pays, la France, pour lequel j’ai une très haute appréciation, — le « J’ai toujours eu une certaine idée de la France », qui pourrait se compléter flegmatiquement et ironiquement par un « Quelle dommage qu’il y ait les Français ». En effet, ce qu’ils font, et aujourd’hui plus qu’en nombre d’autres jours particulièrement, est bien étrange. On croirait à une révolution et l’on sourirait aussitôt de la prétention de vouloir faire une révolution, — pour qui, pour quoi ? Avec qui et vers quoi ? Certes, se débarrasser de ce président aussi insignifiant que malfaisant est une belle œuvre qui ne peut qu’être applaudie ; après, je ne sais pas, je ne sais plus…

Alors, comme disait Jeanne, ne doutant pas que Notre-Seigneur, avec Lequel elle avait de ces directes accointances qui déplaisaient fort à l’évêque Cauchon et à son Église, se chargerait du cas,— alors, « Passez outre ». C’est exactement ce qu’il faut dire, en laissant faire les choses (je ne dirige pas les choses, par bonheur dans ce gâchis, je ne fais que les commenter à coups de « vide » et de « rien »).

• Prenez cette autre chose qui est le brasier qui emporte l’Ukraine et les jérémiades sans fin de ces Européistes hurlant à la trahison de Trump. Là aussi, je ne sais plus, je ne sais pas. Il y a eu une quasi-unanimité pour désigner cette trahison, qui pour la maudire, qui pour s’en réjouir ; jusqu’à ce que je me heurte au scepticisme affiché et largement documenté des compères Christiforou-Mercouris, les C&M, dont vous savez combien j’apprécie le travail. Pour eux, il n’y a eu que le théâtre d’une rupture, mettant en scène certaines ^seudo-décisions pseudo-radicales, alors qu’il s’agissait d’abord, pour le Pentagone, de dissimuler sa complète impuissance à repérer en temps réel et utile des tirs d’hypersoniques russes, notamment les ‘Zircon‘, notamment sur Kiev, pour ne pas mettre en évidence ce que les généraux US savent pourtant depuis mars 2018, et contre quoi ils n’ont rien pu faire depuis mars 2018…

Alors, quelle est la situation réelle en Ukraine ? Nos deux compères ont leur idée et tracent la ‘ligne rouge’ dont, pourtant, les publics occidentaux n’auront aucune connaissance, — « en principe » dirais-je en mâchouillant ma narrative à moi, car d’ici là, qui sait quelles terribles trombes d’eaux tempêtueuses auront furieusement passé sous les points dévastés du Dniepr de Kiev :

« Nous sommes désormais dans une situation où Kiev subit une pression énorme, avec des coupures de courant constantes. L’approvisionnement en eau est au bord de l’effondrement. Les ponts sont pris pour cible, tout comme les infrastructures dans les régions plus à l’intérieur du pays et dans la zone de Zaporijjia ; les locomotives sont également visées. En somme, nous pourrions assister à des actions très musclées. Il est, à mon avis, fort probable que des mesures sévères seront prises contre Kiev, menaçant les ambassades et finissant par contraindre les Occidentaux à partir.

» De toutes les façons, je pense qu’ils finiront par quitter Kiev à un moment donné. C’est sans doute l’argument que Poutine avancera : si les Ukrainiens nous frappent, nous répliquerons avec une intensité décuplée. Nous frapperons Kiev avec une puissance cent fois supérieure à celle de vos attaques — celles menées par l’Ukraine et les Américains. Cela aura indéniablement un impact et modifiera la donne dans ce conflit. Si les Occidentaux quittent Kiev, ce sera une défaite politique majeure. Si Zelenski suit le mouvement, ce sera, à mon sens, le début de la fin. En d’autres termes, si le gouvernement ukrainien abandonne Kiev, c’est le début de la fin.

» Cela ne change rien, toutefois, au fait que ce n’est pas la narrative qui sera tenue auprès des opinions publiques occidentales. La narrative que le public occidental va entendre est que l’Ukraine a frappé Moscou. On lui dira que l’attaque russe visait Kiev, et personne ne saura que les Américains ont été impliqués dans cette frappe. Entre eux, les Américains se diront : « Eh bien, les Russes ont passé leur colère sur les Ukrainiens, pas vraiment sur nous ; les ‘lignes rouges’ russes ne signifient pas ce qu’elles semblent signifier. Nous pourrons donc recommencer à l’avenir ». »

• « Recommencer », disent-ils… Dans quel but et pour quoi faire, eux, les neocon de la légende washingtonienne, qui pédalent dans la semoule depuis huit ans pour trouver une riposte à l’hypersonique, puisant et épuisant tous leurs stocks de ‘Patriot‘ notoirement incapables de ne rien faire contre les Mach 10-12 des ‘Zircon‘ et ‘Iskander M‘ que les Russes tirent désormais sur Kiev, pour les seconds, à partir de territoires ukrainiens conquis et sécurisés ? L’assurance des C&M dans leur vision de la chose est impressionnante.

Autrement, c’est-à-dire comme ne disait pas Jeanne, — « Passez, muscade », chose où Notre-Seigneur n’a en apparence, rien à dire ni à voir, — car saviez-vous que la « muscade » « désigne la petite boule de liège ou de mousse, comparable en taille à une noix de muscade, que les escamoteurs et magiciens utilisent lors des tours de gobelets et de passe-passe » ? Monde de simulacres et de magiciens de cabaret, vous dis-je.

Il nous faudrait un « nexialiste », à l’image de ce Elliott Grosvenor, qui se trouve à bord de l’œuvre de A.E. van Vogt, auteur de ‘The Voyage of the Space Beagle‘, publié en 1950’, — et inventeur du mot qui accompagne ce long voyage jusqu’aux confins des galaxies :

« Elliott Grosvenor se distingue: il est l’unique nexialiste, chargé d’établir des liens entre différents domaines afin de parvenir à résoudre des problèmes complexes, notamment lorsqu’il s’agit de traiter avec des êtres extraterrestres. »