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Bloc-Notes

Tous les chemins mènent en Afghanistan

L’affaire afghane est une étrange aventure, une énigme stratégique quand on en vient à examiner le comportement occidental. Personne ne sait exactement ce que l’OTAN, et les pays occidentaux avec elle, y font sinon s’exposer à des revers militaires peu flatteurs, coûteux, politiquement pénalisants et ainsi de suite. On y comprend encore moins quand on voit que la lourdeur de l’appareil occidental, sa boulimie extraordinaire de logistique et de ravitaillement pour accoucher d’une campagne inepte et self-defeating, conduit cette même OTAN et ces similaires pays occidentaux à se placer en obligés des Russes, voire à la merci des Russes en certaines circonstances. (Mais trêve d’hypocrisie:… 

Le f******-scandale, f******-bobo pour BHO?

Toujours, dans cette étrange époque, l’inattendu survient. Nous sommes là, à guetter les signes de la crise qui s’aggrave, à nous interroger et à gravement spéculer sur l’hypothèse Gorbatchev, et c’est un scandale dans le plus pur style Chicago-Hollywood qui survient. Que vaut ce scandale? Quel intérêt de le savoir vraiment? Nous parlons d’image, pas de justice dans cette étrange époque; et, depuis l’élection triomphale du 4 novembre, rien ne compte plus pour Obama que l’image. Il se trouve que celle-ci, l’image, commence à se ternir, puisque le scandale Blagojevich, du nom du gouverneur de l’Illinois au leste langage, commence à toucher un proche du… 

L’omelette norvégienne du JSF, avec cassage d’œufs garanti

L’affaire de la commande de 48 JSF par la Norvège, annoncée avec à-propos le 20 novembre dernier et commentée diversement depuis, commence à provoquer des vagues, ou à casser des ufs c’est selon. Il est probable que ce n’est qu’un début, tant cette affaire est à classer dans les initiatives d’urgence imposées par les pressions US pour tenter de renforcer le dossier du programme JSF qui entre dans les eaux agitées, là aussi, de la transition vers une administration Obama. Le principal remous est un communiqué de SAAB, le candidat suédois malheureux du JSF avec son Gripen JAS39 Nouvelle génération (NG), en date du 10… 

Le F-35, alias JSF, profite-t-il de l’attaque contre le F-22?

Dans la tempête qu’on voit s’élever au-dessus et autour du Pentagone, et au Pentagone même, à la fois pour la crise centrale de ce point Omega et pour celle qui presse le F-22, notre ami le JSF, alias F-35, a un rôle et une place à tenir. Comme on le signale dans une allusion dans la note précédente, les ennuis du F-22 n’impliquent pas nécessairement le bonheur du JSF. D’une façon de plus en plus accentuée, la plupart de ceux qui réclament l’abandon du F-22 réclament à haut cri des réformes et des réductions des dépenses, et cela ne rassure pas le parti du JSF.… 

Haro sur le F-22

Un vent de réforme anti-pentagonesque est en train de prendre un rythme de tempête à Washington. Le point Omega de cette tempête autour du point Omega de la crise systémique américaniste, c’est le chasseur F-22 Raptor et les quelques dizaines d’exemplaires que l’USAF, ou une partie de l’USAF, voudrait encore produire. De tous les côtés, des appels à l’arrêt du programme aux 183 exemplaires actuels se multiplient. Signalons quelques manifestations de la chose: L’amiral Mullen, président du JCS, en a marre. (Non, il s’agit d’une extrapolation par le titre d’une dépêche AFP du 10 décembre, sur Spacewar.com: «US Top Brass Fed Up With F-22 Problems.»)… 

F*** ou f******? BHO et un super-scandal as usual

Il faut dire que l’affaire du scandale du gouverneur de l’Illinois Rod Blagojevich est aux petits oignons. Un gouverneur arrêté, le gouverneur démocrates de l’Etat de l’Illinois, celui du President-elect, négociant aux enchères la succession du siège de sénateur du même President-elect. Les enregistrements du gouverneur Rod Blagojevich négociant les enchères, saisis par les policiers, sont également aux petits oignons, comme il se doit mais encore plus qu’à l’habitude. (Le mot de passe F*** ou f******, selon la volubilité constatée, qu’on retrouve ci-dessous, signifiant, dans le code puritain de la transcription américaniste des choses de la vie, le fameux fuck, ou fuck you, qui semble… 

L’option de la “pause stratégique”

L’option de la « pause stratégique » La poussée réformiste du Pentagone existe, il se trouve que nous l’avons rencontrée, – ou, du moins, il nous semble bien l’avoir rencontrée. Il nous semble qu’il existe un ensemble de divers milieux et cercles d’analyse, situés politiquement dans le courant modéré mais avec une légère inflexion réformiste (progressiste), pour effectivement constituer une force d’influence, avec la proposition d’une politique alternative à la poursuite de l’actuelle politique maximaliste du Pentagone. D’une façon générale et d’une façon concrète à la fois, l’option qui se dégage est celle d’une « pause stratégique ». C’est l’expression choisie par le Center for National Policy (CNP), dans… 

Too Big or not Too Big?

Il semble que la recette américaniste soit universelle, et elle se nommerait l’option Moby Dick en reconnaissance à l’initiateur de la formule, le Pentagone tel que vu par le secrétaire à la défense William Cohen en 1998. Plus vous avez des problèmes autour de vous, plus vous perdez le contrôle de la situation, plus vous avez de difficultés à comprendre ce qui se passe, plus vous vous faites grossir, plus vous vous faites élargir, plus vous vous faites couvrir de $milliards, plus vous vous bardez de services, d’équipes, de conseillers, de services, d’analystes, de relations publiques Ainsi Tom Engelhardt décrit-il, dans un texte à la… 

Evidemment, Obama est du côté des “révolutionnaires”

En France (et en Belgique, certes, comme dans nombre de pays européens), on est encore habitué à l’une ou l’autre occupation des locaux et autres usines par des grévistes récalcitrants ou des licenciés qui estiment abusive la mesure prise à leur encontre. Aux USA, cette idée fait vaciller les Tables de la Loi et les Pères Fondateurs, et se lever le spectre du socialisme. Ainsi donc, l’affaire des 200 de Chicago (200? A peu près) fait grand bruit, et fait le miel de toute la presse progressiste et dissidente. Il s’agit de 200 employés de la société Republic Windows & Doors de Chicago, qui ont… 

Obama de plus en plus FDR, – a moins que ce ne soit Gorbatchev?

Le President-elect s’installe comme un président en fonction, au moins en paroles. S’il affirme qu’il n’y a qu’un seul président à la fois, Obama agit, au niveau de la communication, comme s’il était effectivement ce seul président à la fois. De quel président parle-t-on, d’ailleurs? Obama, estiment certains, agit de plus en plus comme le fit FDR (Roosevelt) immédiatement après sa prise de fonction. Il communique Effectivement, certains découvrent ce que nous rappelons régulièrement, que l’action de FDR contre la Grande Dépression fut d’abord psychologique, de communication. Cela est si évident pour nous que nous avons tendance à distinguer la période en deux événements différents,… 

La foi vacille

Nous promenant dans les diverses pages que nous offre le Web, nous nous sommes arrêtés à un commentaire de Guy Damman dans The Observer, le 7 décembre, où le chroniqueur faisait rapport d’un séminaire organisé à l’Institute of Directors, vénérable et discret organisme de l’establishment londonien. On y débattait d’une grande question, celle de savoir si le marché libre corrompt le caractère de la moralité. Damman signale également un accès au site The John Templeton Foundation, organisatrice de la réunion, qui enquête auprès de contributeurs prestigieux sur cette Big Question, «Does the free market corrode moral character?». (La Fondation Tampleton, du nom de Sir John… 

Où est passé Joseph Stiglitz?

Oui, où est-il alors qu’il devrait être dans l’équipe Obama? C’est ce que signale, le 4 décembre, Michael Hirsh, sur son site de Newsweek. Car Hirsh assure tenir de source sûre que Stiglitz aurait dû être contacté par l’équipe Obama pour monter à bord, qu’il ne l’a pas été, et qu’on se perd en conjectures à ce propos (Ou bien, au contraire, on a compris.) «This is not speculation. A source close to Stiglitz told me Thursday that the Columbia University economist has been left out in the cold, even though he was expecting at least an offer. (Stiglitz, traveling in Brazil, could not be… 

La chute infernale dans la dépression

Le chiffre a frappé les milieux dirigeants américanistes autant que le public: 533.000 emplois perdus aux USA en novembre 2008, le pire chiffre enregistré pour un mois depuis plus de 30 ans (depuis décembre 1974). Les indications sont d’une façon générale très inquiétantes particulièrement pour ce qui concerne le rythme de la crise. Le Financial Times du 5 décembre rapporte les commentaires de présentation du rapport mensuel du Bureau des Statistiques de l’Emploi: «This is a dismal jobs report, said Keith Hall, commissioner of the Bureau of Labor Statistics, at a congressional hearing. There’s very little in this report that’s positive. This is maybe one… 

La Chine “réprimande” les USA

Il n’y a pas de mot convenable en français pour traduire d’une façon imagée et significative le verbe anglais to lecture. Les termes habituels (réprimander, gronder, faire la leçon) sont justes mais ils ne rendent pas le son et l’effet qu’on éprouve dans une phrase comme celle-ci: «China lectures US on economy» La phrase évoque parfaitement le maître sévère en train de sermonner l’élève poussif ou maladroit. Cette phrase apparaît en titre d’un court article du Financial Times du 4 décembre, sur une visite de Hank Paulson, secrétaire US au trésor, à Pékin. Le ministre aujourd’hui célèbre de l’administration GW Bush allait faire ses remontrances… 

Les Russes jubilent

Les Russes jubilent Pour les Russes, la décision de l’OTAN de ne pas ouvrir la voie à une adhésion de la Géorgie et de l’Ukraine est une « victoire géopolitique ». La même réunion de l’OTAN (ministres des affaires étrangères, 2 et 3 décembre) a décidé la reprise des contacts réguliers entre l’OTAN et la Russie, fermant la parenthèse de la crise géorgienne, ouverte le 7 août dernier, sans aucune des concessions essentielles que l’OTAN demandait aux Russes (notamment dans l’affaire de la reconnaissance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud). Les Russes ne cachent pas leur satisfaction, exprimée de diverses manières, plus ou moins diplomatiquement. D’abord,… 

La France confirme sa méfiance hostile au BMDE

Après l’intervention tonitruante de Sarkozy contre le réseau anti-missile US en Europe (BMDE), le 14 novembre à Nice, la politique française dans ce domaine est confirmée par une intervention du ministre français de la défense devant le Parlement Européen, le 1er décembre. (Même s’il parle au nom de la présidence française de l’UE, il est évident qu’il s’agit de la politique française en l’espèce, mais dont on pourrait dire que la France en fait bénéficier l’Europe, par générosité sans doute.) Il y avait eu un certain flottement, le lendemain de ce sommet UE-Russie de Nice, lorsque Sarkozy, alors à Washington pour le sommet du G20,… 

Le meilleur ami du JSF s’en va

Peu après que le President-elect Barack Obama ait présenté son équipe de sécurité nationale, avec Gates maintenu à son poste, le n°2 du Pentagone, l’adjoint au secrétaire à la défense Gordon England, a annoncé son départ. Il s’agit d’une décision normale du point de vue de l’évolution politique puisqu’elle prendra effet le 20 janvier 2009 (éventuellement avec un délai supplémentaire si nécessaire pour la transition); c’est-à-dire qu’elle s’inscrit dans le cadre de l’entrée en fonction de la nouvelle administration. Defense News du 2 décembre, annonce la nouvelle de cette façon: «England applauded Obama for asking Gates to stay on, and said it is a good… 

Tours et détours de la sécurité nationale avec Obama

La tonitruance était évidemment de rigueur, hier, à Chicago, pour la présentation de l’équipe de sécurité nationale du President-elect. Comme d’habitude, nous fûmes avisé qu’il n’y a pas un plus grand signe de prospérité et de paix que the strongest military on the planet («To ensure prosperity here at home and peace abroad, we all share the belief we have to maintain the strongest military on the planet», selon le President-elect»); et nous apprîmes, pleinement soulagés aussitôt, qu’il s’agit, avec Obama, d’une «new dawn of American leadership». Pour autant, la situation est plus complexe que cette belle et bonne proclamation qui remplit de soulagement Richard… 

La militarisation interne des USA, au galop

La militarisation interne des USA, au galop Depuis le 1er octobre 2008, il existe une unité militaire décrite comme une rapide-response force, forte de 4.700 personnes (personnel combattant et personnel de soutien) affectée à des opérations internes aux Etats-Unis. Il s’agit de la première unité d’un ensemble de trois, chacune étant constituée autour d’une brigade de l’U.S. Army. L’ensemble devrait être opérationnel en 2011 sous l’autorité de Northern Command. (Ce commandement a été mis en place et activé le 1er octobre 2002.) D’autres unités mineures, de la Garde Nationale, complèteront le dispositif. Tout cela dépend évidemment de l’inévitable et omniprésent Pentagone. Le Washington Post présente… 

Gorbatchev ou Eltsine? D’abord, la guerre contre la Dépression

Si l’on veut poursuivre la question que soulèvent le comportement du President-elect qui-est-déjà-président, de ses choix pour constituer une équipe qui semble nous rajeunir de 15 ans (Clinton, circa 1993), d’une politique possible/probable qui ne serait qu’une duplication adaptée aux circonstances de crise de la politique catastrophique qui conduisit à ces circonstances de crise, il y aussi à considérer l’hypothèse de la guerre totale, ou, plutôt, l’évidence de la guerre totale. Dans ce cas, prisonnier ou complice de l’establishment, qu’importe, Obama n’aurait fait que choisir ce qu’il juge être dans l’immédiat les seuls capables de réagir à une guerre féroce à laquelle les USA se… 

Tensions et audaces d’images: Gorbatchev ou Eltsine?

La composition de l’équipe économique de l’administration Obama a beaucoup frappé les esprits, chez les partisans du changement aux USA, certes, mais même dans d’autres milieux et ailleurs qu’aux USA. Cette équipe est si conforme aux structures et aux orientations de l’administration Clinton, c’est si complètement l’équipe responsable de la globalisation catastrophique des années 1990 qui a conduit tout droit à la crise financière actuelle, que la chose oscille entre la caricature et la provocation. Par contraste, les espérances qu’on met dans la venue d’Obama, qui sont pour l’instant complètement déçues, sont exprimées d’une façon de plus en plus claires et de plus en plus… 

Le mystère autour de Gates

Il est quasiment acquis que Robert Gates restera au Pentagone mais le statut et les perspectives de cette position sont beaucoup moins assurés. Est-il reconduit sans restriction ou avec des conditions précises, notamment pour une période de temps limitée? La seconde option était encore évoquée par Greg Grant, du site DoD.Buzz, le 25 novembre: «Two sources told me they believe Richard Danzig will be named Deputy Defense Secretary. He will choose the new faces to man the Pentagon, ensuring the Obama people get folks who are loyal to them and reflect their policy inclinations. Apparently, Danzig will hold that slot for up to a year.… 

Désordre du “Dream Team” et espoir des anti-guerres

Désordre du « Dream Team » et espoir des anti-guerres La question de la cohésion de l’équipe de sécurité nationale de l’administration Obama, discutée hier dans notre rubrique F&C, est un cas effectivement de plus en plus débattu, y compris dans les milieux anti-guerres et sur les sites qui vont avec. C’est un signe de l’importance de cette affaire, que la complication tenant aux nuances de position et de situation des acteurs écarte en général des sites politiques non spécialisés. Un signe de cette appréciation se trouve dans la chronique d’aujourd’hui de Doug Bandow, sur Antiwar.com. Bandow fait un tableau très pessimiste de l’équipe de sécurité nationale… 

La psychologie de la contrition et la continuité psychologique américaniste

Les observations que nous voulons faire, qui concernent l’attitude présente des milieux bureaucratiques qui se préparent à appliquer les nouvelles (?) orientations des nouveaux dirigeants US, s’il y en a, pourraient être introduits par la référence au texte du 25 novembre de William Pfaff. Le sujet du texte de Pfaff est la promesse de retrait d’Irak d’Obama et la façon dont Obama tiendra ou ne tiendra pas cette promesse. L’introduction et la conclusion du texte de Pfaff renvoient à un sujet plus général que la seule question irakienne, qui implique notamment la perception des premières difficultés d’Obama. L’importance du thème général peut être perçue au…