Aller au contenu

Bloc-Notes

Obama de plus en plus FDR, – a moins que ce ne soit Gorbatchev?

Le President-elect s’installe comme un président en fonction, au moins en paroles. S’il affirme qu’il n’y a qu’un seul président à la fois, Obama agit, au niveau de la communication, comme s’il était effectivement ce seul président à la fois. De quel président parle-t-on, d’ailleurs? Obama, estiment certains, agit de plus en plus comme le fit FDR (Roosevelt) immédiatement après sa prise de fonction. Il communique Effectivement, certains découvrent ce que nous rappelons régulièrement, que l’action de FDR contre la Grande Dépression fut d’abord psychologique, de communication. Cela est si évident pour nous que nous avons tendance à distinguer la période en deux événements différents,… 

La foi vacille

Nous promenant dans les diverses pages que nous offre le Web, nous nous sommes arrêtés à un commentaire de Guy Damman dans The Observer, le 7 décembre, où le chroniqueur faisait rapport d’un séminaire organisé à l’Institute of Directors, vénérable et discret organisme de l’establishment londonien. On y débattait d’une grande question, celle de savoir si le marché libre corrompt le caractère de la moralité. Damman signale également un accès au site The John Templeton Foundation, organisatrice de la réunion, qui enquête auprès de contributeurs prestigieux sur cette Big Question, «Does the free market corrode moral character?». (La Fondation Tampleton, du nom de Sir John… 

Où est passé Joseph Stiglitz?

Oui, où est-il alors qu’il devrait être dans l’équipe Obama? C’est ce que signale, le 4 décembre, Michael Hirsh, sur son site de Newsweek. Car Hirsh assure tenir de source sûre que Stiglitz aurait dû être contacté par l’équipe Obama pour monter à bord, qu’il ne l’a pas été, et qu’on se perd en conjectures à ce propos (Ou bien, au contraire, on a compris.) «This is not speculation. A source close to Stiglitz told me Thursday that the Columbia University economist has been left out in the cold, even though he was expecting at least an offer. (Stiglitz, traveling in Brazil, could not be… 

La chute infernale dans la dépression

Le chiffre a frappé les milieux dirigeants américanistes autant que le public: 533.000 emplois perdus aux USA en novembre 2008, le pire chiffre enregistré pour un mois depuis plus de 30 ans (depuis décembre 1974). Les indications sont d’une façon générale très inquiétantes particulièrement pour ce qui concerne le rythme de la crise. Le Financial Times du 5 décembre rapporte les commentaires de présentation du rapport mensuel du Bureau des Statistiques de l’Emploi: «This is a dismal jobs report, said Keith Hall, commissioner of the Bureau of Labor Statistics, at a congressional hearing. There’s very little in this report that’s positive. This is maybe one… 

La Chine “réprimande” les USA

Il n’y a pas de mot convenable en français pour traduire d’une façon imagée et significative le verbe anglais to lecture. Les termes habituels (réprimander, gronder, faire la leçon) sont justes mais ils ne rendent pas le son et l’effet qu’on éprouve dans une phrase comme celle-ci: «China lectures US on economy» La phrase évoque parfaitement le maître sévère en train de sermonner l’élève poussif ou maladroit. Cette phrase apparaît en titre d’un court article du Financial Times du 4 décembre, sur une visite de Hank Paulson, secrétaire US au trésor, à Pékin. Le ministre aujourd’hui célèbre de l’administration GW Bush allait faire ses remontrances… 

Les Russes jubilent

Les Russes jubilent Pour les Russes, la décision de l’OTAN de ne pas ouvrir la voie à une adhésion de la Géorgie et de l’Ukraine est une « victoire géopolitique ». La même réunion de l’OTAN (ministres des affaires étrangères, 2 et 3 décembre) a décidé la reprise des contacts réguliers entre l’OTAN et la Russie, fermant la parenthèse de la crise géorgienne, ouverte le 7 août dernier, sans aucune des concessions essentielles que l’OTAN demandait aux Russes (notamment dans l’affaire de la reconnaissance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud). Les Russes ne cachent pas leur satisfaction, exprimée de diverses manières, plus ou moins diplomatiquement. D’abord,… 

La France confirme sa méfiance hostile au BMDE

Après l’intervention tonitruante de Sarkozy contre le réseau anti-missile US en Europe (BMDE), le 14 novembre à Nice, la politique française dans ce domaine est confirmée par une intervention du ministre français de la défense devant le Parlement Européen, le 1er décembre. (Même s’il parle au nom de la présidence française de l’UE, il est évident qu’il s’agit de la politique française en l’espèce, mais dont on pourrait dire que la France en fait bénéficier l’Europe, par générosité sans doute.) Il y avait eu un certain flottement, le lendemain de ce sommet UE-Russie de Nice, lorsque Sarkozy, alors à Washington pour le sommet du G20,… 

Le meilleur ami du JSF s’en va

Peu après que le President-elect Barack Obama ait présenté son équipe de sécurité nationale, avec Gates maintenu à son poste, le n°2 du Pentagone, l’adjoint au secrétaire à la défense Gordon England, a annoncé son départ. Il s’agit d’une décision normale du point de vue de l’évolution politique puisqu’elle prendra effet le 20 janvier 2009 (éventuellement avec un délai supplémentaire si nécessaire pour la transition); c’est-à-dire qu’elle s’inscrit dans le cadre de l’entrée en fonction de la nouvelle administration. Defense News du 2 décembre, annonce la nouvelle de cette façon: «England applauded Obama for asking Gates to stay on, and said it is a good… 

Tours et détours de la sécurité nationale avec Obama

La tonitruance était évidemment de rigueur, hier, à Chicago, pour la présentation de l’équipe de sécurité nationale du President-elect. Comme d’habitude, nous fûmes avisé qu’il n’y a pas un plus grand signe de prospérité et de paix que the strongest military on the planet («To ensure prosperity here at home and peace abroad, we all share the belief we have to maintain the strongest military on the planet», selon le President-elect»); et nous apprîmes, pleinement soulagés aussitôt, qu’il s’agit, avec Obama, d’une «new dawn of American leadership». Pour autant, la situation est plus complexe que cette belle et bonne proclamation qui remplit de soulagement Richard… 

La militarisation interne des USA, au galop

La militarisation interne des USA, au galop Depuis le 1er octobre 2008, il existe une unité militaire décrite comme une rapide-response force, forte de 4.700 personnes (personnel combattant et personnel de soutien) affectée à des opérations internes aux Etats-Unis. Il s’agit de la première unité d’un ensemble de trois, chacune étant constituée autour d’une brigade de l’U.S. Army. L’ensemble devrait être opérationnel en 2011 sous l’autorité de Northern Command. (Ce commandement a été mis en place et activé le 1er octobre 2002.) D’autres unités mineures, de la Garde Nationale, complèteront le dispositif. Tout cela dépend évidemment de l’inévitable et omniprésent Pentagone. Le Washington Post présente… 

Gorbatchev ou Eltsine? D’abord, la guerre contre la Dépression

Si l’on veut poursuivre la question que soulèvent le comportement du President-elect qui-est-déjà-président, de ses choix pour constituer une équipe qui semble nous rajeunir de 15 ans (Clinton, circa 1993), d’une politique possible/probable qui ne serait qu’une duplication adaptée aux circonstances de crise de la politique catastrophique qui conduisit à ces circonstances de crise, il y aussi à considérer l’hypothèse de la guerre totale, ou, plutôt, l’évidence de la guerre totale. Dans ce cas, prisonnier ou complice de l’establishment, qu’importe, Obama n’aurait fait que choisir ce qu’il juge être dans l’immédiat les seuls capables de réagir à une guerre féroce à laquelle les USA se… 

Tensions et audaces d’images: Gorbatchev ou Eltsine?

La composition de l’équipe économique de l’administration Obama a beaucoup frappé les esprits, chez les partisans du changement aux USA, certes, mais même dans d’autres milieux et ailleurs qu’aux USA. Cette équipe est si conforme aux structures et aux orientations de l’administration Clinton, c’est si complètement l’équipe responsable de la globalisation catastrophique des années 1990 qui a conduit tout droit à la crise financière actuelle, que la chose oscille entre la caricature et la provocation. Par contraste, les espérances qu’on met dans la venue d’Obama, qui sont pour l’instant complètement déçues, sont exprimées d’une façon de plus en plus claires et de plus en plus… 

Le mystère autour de Gates

Il est quasiment acquis que Robert Gates restera au Pentagone mais le statut et les perspectives de cette position sont beaucoup moins assurés. Est-il reconduit sans restriction ou avec des conditions précises, notamment pour une période de temps limitée? La seconde option était encore évoquée par Greg Grant, du site DoD.Buzz, le 25 novembre: «Two sources told me they believe Richard Danzig will be named Deputy Defense Secretary. He will choose the new faces to man the Pentagon, ensuring the Obama people get folks who are loyal to them and reflect their policy inclinations. Apparently, Danzig will hold that slot for up to a year.… 

Désordre du “Dream Team” et espoir des anti-guerres

Désordre du « Dream Team » et espoir des anti-guerres La question de la cohésion de l’équipe de sécurité nationale de l’administration Obama, discutée hier dans notre rubrique F&C, est un cas effectivement de plus en plus débattu, y compris dans les milieux anti-guerres et sur les sites qui vont avec. C’est un signe de l’importance de cette affaire, que la complication tenant aux nuances de position et de situation des acteurs écarte en général des sites politiques non spécialisés. Un signe de cette appréciation se trouve dans la chronique d’aujourd’hui de Doug Bandow, sur Antiwar.com. Bandow fait un tableau très pessimiste de l’équipe de sécurité nationale… 

La psychologie de la contrition et la continuité psychologique américaniste

Les observations que nous voulons faire, qui concernent l’attitude présente des milieux bureaucratiques qui se préparent à appliquer les nouvelles (?) orientations des nouveaux dirigeants US, s’il y en a, pourraient être introduits par la référence au texte du 25 novembre de William Pfaff. Le sujet du texte de Pfaff est la promesse de retrait d’Irak d’Obama et la façon dont Obama tiendra ou ne tiendra pas cette promesse. L’introduction et la conclusion du texte de Pfaff renvoient à un sujet plus général que la seule question irakienne, qui implique notamment la perception des premières difficultés d’Obama. L’importance du thème général peut être perçue au… 

Déjà le désamour pointe

Notre époque ne la cédera jamais à aucune autre, sauf celle qui suivra, sans doute, pour la vitesse des choses, des émotions, des sentiments, des grands événements qui bouleversent le monde et qui changent l’Histoire (ou le contraire: qui changent le monde et qui bouleversent l’Histoire), qui enchaînent sur leur vrai contraire trois jours après, ou trois semaines plus tard. Ainsi de Barack Obama, le 44ème président des Etats-Unis et le premier président Africain-Américain, dont l’élection fut accueillie comme l’aube d’un changement extraordinaire. Obama, change, et, pour être sûr de la chose, yes, we can? Les jeux des miroirs du virtualisme machiné par le médiatisme… 

D’Oslo à Washington, une quête exaltante : à la recherche du prix du JSF

Le 20 novembre, la Norvège, ou bien s’agit-il du seul ministère de la défense, ou bien de la ministre seulement, bref, on verra, bref, on annonçait quelque part à Oslo, quelque chose qui ressemblerait au choix norvégien du JSF pour l’équipement futur de la force aérienne norvégienne. (Le JSF y était, ou y est encore? en concurrence avec le chasseur suédois Gripen.) La chose, la décision tombait bien, comme le rachat d’une partie de Lehman Brothers par Golden Sachs en pleine crise de septembre 2008, notamment pour relever le moral des troupes du JSF. Cela tombait aussi par surprise, comme le relevait Defense News le… 

De sommet en sommet, de Londres (G20) à Strasbourg (OTAN)

Il se chuchote avec de plus en plus d’insistance que la date du 2 avril 2009 serait retenue pour le prochain sommet du G20 de crise à Londres, dont le principe a été décidé au premier sommet de crise du G20 à Washington le 15 novembre. Stupeur et inquiétude dans ce cas, dans les milieux atlantistes et de la défense, notamment à Bruxelles où se trouve le siège de l’OTAN: le 3 avril 2009 se tient le sommet de Strasbourg des chefs d’Etat et de gouvernement de l’OTAN, pour le soixantième anniversaire de l’Alliance. «Si c’est le cas, observe une source dans ces milieux de… 

… Et l’“option” de l’éclatement

… Et l’ »option » de l’éclatement Décidément, oui, la prévision sur la crise systémique finale des USA, avec options diverses sous l’étiquette « That’s the End« , est une pratique intensive par les temps qui courent. Qui s’en étonnera? Après la Grande Révolte de 2012, voici l’éclatement des USA, avec la précision qu’il se fera en six parties d’importances inégales. La prévision vient d’un professeur russe de l’académie diplomatique du ministère russe des affaires étrangères, elle apparaît dans une interview de la Pravda, dont l’essentiel nous est restitué par Bloomberg.News le 24 novembre. «A professor at the diplomatic academy of Russia’s Ministry of Foreign Affairs said the U.S.… 

La Grande Révolte de 2012

Il faut observer combien les temps, aujourd’hui, se prêtent à la prévision évidemment déstabilisante par rapport aux normes en général rassurantes de cette sorte d’exercice, chacun établissant ses propres prévisions selon ses us et coutumes. Il y a eu le rapport NIC 2008, dont la presse courante n’a pas fait ses choux gras après l’avoir signalé avec des pincettes, ce qui nous en dit beaucoup sur son potentiel déstabilisant; à côté de NIC 2008, Arnaud de Borchgrave, de UPI, nous informe le 21 novembre, à propos des dernières prévisions de Gerald Celente. Il s’agit d’un prévisionniste indépendant travaillant avec son réseau regroupé au sein du… 

“Patriotisme économique”, – le temps des ruptures, y compris à Washington

L’expression, patriotisme économique, fait suranné, un tantinet franchouillard Mais il faudrait écrire faisait. Dans ce domaine, qui implique une politique industrielle, une protection de certaines industries ou bien une protection tout court de son économie (ce qu’on nomme également: protectionnisme), il court un méchant vent révisionniste. Et il nous vient directement des USA d’Obama, ce qui implique un commencement de début d’une profonde déception de la part des Européens qui ont montré tant d’affection pour le nouveau président. Divers échos montrent qu’à côté d’une situation économique en très rapide dégradation, et ceci expliquant cela bien sûr, se développe aux USA l’idée d’une protection accrue de… 

Obama et Lincoln (…et Lyautey)

Obama et Lincoln (…et Lyautey) Il est courant, surtout aux USA, de s’intéresser, à l’arrivée d’un nouveau président ou dans le cours de sa présidence, à son « modèle de président », à sa référence dans la liste de ceux qui l’ont précédé. Obama a souvent été et est couramment considéré comme une sorte de « réplique » de Franklin Delano Roosevelt, essentiellement à cause des circonstances. Il s’avère que sa référence est républicaine (ce point-là anecdotique, on en conviendra) et que c’est l’un des géants de l’histoire des USA: Abraham Lincoln, l’homme de la crise totale des Etats-Unis d’Amérique. Obama a déjà beaucoup cité Lincoln dans ses discours.… 

L’ombre terrible de la crise

De plus en plus grandit l’ombre terrible de la Grande Dépression, avec l’installation de la crise de 2008 propulsée des arcanes improbables de l’univers de notre finance-bidon jusqu’aux réalités tangibles de l’économie réelle. La puissance de notre machinerie de la communication et les perceptions faussées qu’elle entraîne, prestement transformées en virtualisme par la tendance faussaire constante du système, induit une extrême difficulté à saisir au rythme du quotidien l’ampleur de la tragédie. Certains jours un peu différents dans les événements et les commentaires nous en donnent l’occasion, et ce fut le cas de ce vendredi 21 novembre 2008. Hier donc, le site WSWS.org présentait un… 

L’insoutenable pesanteur de Moby Dick en Irak

Musardant dans les colonnes toujours passionnantes de Tom Engelhardt, dans sa dernière livraison du 20 novembre, nous trouvons un texte consacré à, si l’on veut, la dernière ligne de défense du Pentagone pour ne pas quitter l’Irak. (La bataille, évidemment, se livre entre le Pentagone et la direction politique US, pas en Irak même.) Engelhardt référence notamment deux liens, un de Robert Dreyfuss de The Nation, du 13 novembre, l’autre du Washington Post du 17 novembre, qui renforcent son propos. (Voir aussi, puisque nous y sommes, le Wall Street Journal du 17 novembre.) Mais citons Engelhardt: «It’s the ultimate argument, the final bastion against withdrawal,…