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Bloc-Notes

Condi et les Tu-95 qui menacent l’Ouest et ses valeurs

Il y a quelque chose de complètement robotisé dans le discours convenu, conformisme passé à la moulinette du virtualisme, de nos dirigeants. Parmi les robotisés, Condi Rice est un grand format, une sorte de robot qui aurait été lobotomisé après avoir été habillé dans les boutiques chics de la 5ème Avenue. Cela tient essentiellement, outre son discours totalement vide comme tout le monde, au fait qu’elle assume une fonction prestigieuse qui n’a plus aucune signification. Le département d’Etat sous son règne est réduit à entériner les exigences du Pentagone et les lubies désormais poignantes, vu la proximité de la retraite, de GW. Cela écrit, il… 

L’engagement israélien en Géorgie

Deux textes intéressants ont été mis en ligne sur le site YNetNews.com, concernant l’engagement d’Israël en Géorgie, essentiellement comme supplétif des USA pour l’armement, l’équipement et l’entraînement des forces armées géorgiennes ces dernières années en vue d’une attaque des territoires contestés de l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie. Un texte du 16 août rapporte le témoignage d’anciens soldats israéliens, de retour de Géorgie où ils avaient exécuté un contrat pour Defensive Shield, société privée fournissant des services dans le domaine militaire mise sur pied par le brigadier général Hirsch. (Hirsch avait commandé une division israélienne lors de la guerre de juillet-août 2006 contre le Hezbollah; il… 

Le F-22 sauvé par Saakachvili?

On a vu par ailleurs, dans notre rubrique Faits & Commentaires de ce jour, la référence faite à l’article du Wall Street Journal du 16 août, et les commentaires qui l’accompagnent. Il s’agit d’un article annonçant une poussée massive pour une augmentation des dépenses d’armement US pour le domaine de la guerre conventionnelle de haut niveau. Le cas du F-22 Raptor est cité principalement par l’article. Nous reprenons quelques citations de l’article concernant spécifiquement le F-22. «Russia’s attack on Georgia has become an unexpected source of support for big U.S. weapons programs, including flashy fighter jets and high-tech destroyers, that have had to battle for… 

Condi Rice, déguisée en “April Glaspie de la crise géorgienne”

Les USA ont-ils encouragé Saakachvili à attaquer comme il le fit le 7 août? Ont-ils tenté de l’en décourager ? L’ont-ils simplement ignoré, ayant d’autres chats à fouetter? Si l’on se réfère aux cinq heures d’entretiens féroces entre Rice et Saakachvili le 15 août, la différence d’attitude entre les deux après ces entretiens, lors d’une conférence de presse où l’on vit le Géorgien se déchaîner contre les alliés qui promettent et ne tiennent pas, et une Rice plutôt gênée, l’on serait tenté de répondre que Saakachvili a été encouragé ou a cru avoir été encouragé, implicitement ou explicitement, que certaines promesses ont été faites, implicitement… 

La singulière position de la Turquie

Après tout, la Turquie est proche des épicentres de violence et de déstabilisation: proche de l’Irak, proche de l’Iran, pas si loin de la Géorgie et de la Russie… Proche des Etats-Unis, par le portefeuille sinon par le cœur et, après tout, membre de l’OTAN autant que candidate controversée à l’entrée dans l’UE. Pour compléter ce tableau objectif plein d’ambiguïté, il y a la position de la Turquie durant cette crise de la Géorgie. • Le 13 août, alors que la crise russo-géorgienne entrait dans sa phase d’élargissement, le Premier ministre Erdogan était en visite à Moscou et prodiguait à la direction russe des paroles… 

Les conséquences inattendues des convictions irréprochables et inébranlables du ministre Bernard K.

L’une des stars de la crise, y compris sous la menace de la mitraille lundi dernier à Gori, ville natale de Staline, c’est incontestablement le ministre français des affaires étrangères. Citons John Lichfield, de The Independent, traçant un portrait détaillé du ministre le 16 août. On y trouve des détails et des remarques, qui concernent la crise géorgienne elle-même, qui ne sont pas inintéressants. «After visiting Georgia earlier that day [11 August], M. Kouchner insisted on flying to the northern, officially Russian, half of Ossetia to show concern for the suffering of both sides. They are all poor sods, he said. Against the advice of… 

Le discours de la méthode

L’inquiétude est palpable. Ce matin, ont promis les Russes, l’évacuation de la Géorgie commence. Mais sera-ce bien le cas? Que faire si les Russes n’entament pas leur retrait? Quelle attitude prendre? Et puis, d’autre part, ce nouveau problème qui vient de surgir: que faire du côté de l’Ukraine, où le président Iouchenko vient d’annoncer qu’il envisageait de suspendre l’accès de la flotte russe au port de Sébastopol si les navires russes sont impliqués dans le conflit géorgien? «A day later [16 August], Ukraine’s President, Viktor Yushchenko, weighs in with threats to cancel Russia’s lease of the Crimean port of Sevastopol, if Russian ships there join… 

L’aide militaire US et les forces géorgiennes

La présence militaire US en Géorgie est forte et constante depuis quelques années. Des liens spéciaux ont été établis, spécifiquement avec le Pentagone qui considère la Géorgie comme un relais particulièrement précieux sur les frontières de la Russie. Comme nous l’avons déjà observé, la Géorgie a une place particulière dans le dispositif du Pentagone, qui diffère des liens établis avec d’autres pays de la région autour de la Russie («la Géorgie tient une place privilégiée dans la dynamique du Pentagone; ce n’est certes pas à la hauteur de la position d’Israël pour le Moyen-Orient mais c’est le même principe: constituer un foyer de puissance déstabilisatrice… 

Analyse de la culpabilité US dans la crise géorgienne

C’est également aux USA qu’on trouve, comme autant de traces précieuses, les analyses les plus complètes et les plus rigoureuses de la culpabilité US dans l’actuelle crise géorgienne. Culpabilité US, c’est le titre de l’analyse, excellente en tous points, que donne Steve Clemons le 9 août sur son site The Washington Note. Il lie justement cette crise à l’affaire de l’indépendance du Kosovo, et à la façon dont certaines propositions russes de compromis furent écartées sans le moindre ménagement par la partie US: «Georgia-Russia Clash: American Culpability and the Kosovo Connection» La parole à Steve Clemons, qui nous donne une note d’analyse dont pourraient s’inspirer… 

L’ombre du Kosovo

La société d’analyse US Stratfor est intéressante à suivre dans la question du conflit d’Ossétie du Sud. Alors que son orientation est en général clairement américaniste, que son outil d’analyse est essentiellement géopolitique, Stratfor a aussi une appréciation originale par rapport au courant de la pensée US de l’importance de l’esprit national. On a lu l’analyse que George Friedman fait du rôle de Soljenitsyne, qui est extrêmement originale et subtile pour une psychologie américaniste. Vis-à-vis de la Russie, Stratfor a depuis longtemps une appréciation historique: la Russie est une vieille nation et une grande puissance, et ceci expliquant en partie cela; elle ne peut accepter… 

Entre “sympathie” et “frustration”, un dilemme à la mesure de la politique occidentaliste

Parmi les experts consultés, l’avis de Jonathan Eyal, directeur des études au Royal United Services Institute (RUSI), est intéressant dans la mesure où il résume bien la position dominante à l’Ouest, fortement influencée par les Anglo-Saxons. Il s’agit de la position dominante simplement par absence d’alternative, parce qu’aucune alternative ne s’est révélée à l’Ouest. La France et l’Allemagne sont principalement fautives à cet égard, qui sont les deux seuls pays qui auraient pu, ces dernières années, formuler et appliquer effectivement une telle alternative politique. Même le couple Chirac-Schroëder (avant Chirac-Merkel et Sarkozy-Merkel) n’a pas pu établir cette alternative, s’il a prétendu suivre une politique recherchant… 

On insiste : le pétrole à $200 le baril d’ici 5-10 ans

Alors que la baisse du prix du pétrole dans ces deux dernières semaines a introduit une sorte de sentiment d’euphorie en laissant penser que la crise du prix du pétrole est passée, et que la « crise » n’était d’ailleurs pas une vraie crise, un prestigieux institut britannique publie un rapport avertissant que la perspective d’un baril de pétrole s’établissant structurellement autour de $200 est très probable d’ici 5-10 ans. Il s’agit du RIUS, institut célèbre pour ses séminaires dits « de Chatam House ». Le rapport est nommé « The Coming Oil Supply Crunch » et il est écrit par le professeur Paul Stevens. L’appréciation de Stevens est que divers… 

Une “guerre” de circonstance

Rigolards, les journalistes russes en poste à Bruxelles ne cessent de clamer que, tiens, comme ça tombe bien, déclencher une attaque le jour où tout le monde a les yeux tournés vers Pékin et les Jeux Olympiques…. Ils parlent des accrochages puis des combats d’hier soir et d’aujourd’hui, entre la Géorgie et l’Ossétie du Sud, puis avec les Russes probablement, qui se sont aggravés durant toute cette journée du 8 août. L’affrontement devient-il une guerre de circonstance, et la guerre va-t-elle perdre ses guillemets pour devenir un conflit pur et simple? A Moscou, le chef de la commission sur la sécurité de la Douma, Vladimir… 

Paris Hilton et la “politique du Rien”

Il est vrai que les événements, ou disons les non-événements s’enchaînent pour conduire la politique vers le domaine qui lui apparaît de plus en plus en naturel: le rien. Le mot vient de l’expression de politique du rien (Politics of Nothing) qu’emploie Arianna Huffington pour désigner la dernière mésaventure entre McCain, citant par dérision, comme référence de la substance de la candidature Barack Obama dans une de ses annonces-télé pour les présidentielles, la célébrité people Paris Hilton. (Peut-on d’ailleurs dire qu’il soit question de dérision dans la démarche de l’équipe de communication de McCain? Savent-ils encore, dans ces milieux qui fabriquent et gèrent les campagnes… 

Surprises et arrière-pensées de Gates

La direction du Pentagone surprend de plus en plus les commentateurs parce qu’elle prend des initiatives à long terme, qui sont bien sûr des engagements théoriques (il ne peut en être autrement), mais alors qu’elle n’est théoriquement en place que pour six mois encore. Deux événements, dont nous avons parlé par ailleurs, reflètent cette attitude. Parlant de la guerre contre la Terreur le 3 août, nous citions le document sur la National Defense Strategy 2008, diffusée par le Pentagone à partir du 1er août et présenté dans la presse US (Washington Post) le 31 juillet. Dans ce même article, le journaliste Josh White remarquait :… 

Le JSF entre les lignes de Sweetman

Les articles et analyses de Bill Sweetman sont toujours intéressants, à cause de la personnalité de l’auteur, de sa position, de son expérience et ainsi de suite. Disons que Sweetman est un homme qui en sait beaucoup, qui n’en dit pas trop mais qui en laisse entendre un peu plus, tout cela dans le domaine de l’industrie stratégique de l’armement, notamment de l’aéronautique, avec les implications stratégiques et politiques. On a déjà lu qu’une de ses spécialités, c’est le JSF dans un environnement délicat, pour l’avion lui-même, comme pour l’auteur qui, quoique britannique, est rédacteur en chef de Defense & Technology International, mensuel du groupe… 

Bravo Friedman (George, pas Thomas)

Il est bon de pouvoir signaler de la part d’un homme qui est manifestement Américain et américaniste, une si forte et belle compréhension, voire une si réelle bienveillance teintée de nostalgie (nostalgie, peut-être, que l’américanisme ne soit pas de la même sorte?), de ce que représente Soljenitsyne en fait d’ »âme russe ». C’est le cas de Friedman, George pas Thomas, le directeur de la société d’analyse Stratfor. Son texte du 5 août, sur «Solzhenitsyn and the Struggle for Russia’s Soul», est un modèle du genre, de compréhension, – une compréhension paradoxale de la part d’un spécialiste de la géopolitique réaliste, – du rôle et de la… 

Mullen aux Israéliens : pas de nouveau Liberty

On a des précisions tardives mais intéressantes sur la visite de l’amiral Mullen, président du comité des chefs d’état-major US (JCS), en Israël à la fin juin (plutôt que début juillet, comme l’affirme le texte utilisé ici en référence). Mullen est bien allé dire aux Israéliens qu’il était préférable pour eux (les Israéliens) de ne pas envisager une attaque contre l’Iran. Mais il a été plus précis encore, et implicitement plus menaçant, selon TV.Press du 3 août et Information Clearing House du 4 août (les deux sites reprennent une information du Jerusalem Post). Mullen aurait fermement averti les Israéliens contre la tentation d’un nouvel incident… 

Lugubre anniversaire

On célèbre ces jours-ci le premier anniversaire de la crise financière du monde et l’on en est encore tout ébahi. C’est ce qui caractérise effectivement, en plus des détails techniques, le premier texte, publié ce 3 août, d’une série d’articles que le Financial Times(FT) consacre à cette célébration. Un an déjà et, plus que jamais, les couleurs de l’incertitude jusqu’à l’angoisse irrépressible, où tout cela s’arrêtera-t-il? à la lumière d’une crise que toutes les autorités et sommités authoritative ne virent pas un instant venir, même si Hiroshi Nakaso se doutait de quelque chose («Just over a year ago, Hiroshi Nakaso, a senior official at the… 

Salut au patriarche barbu du spiritualisme russe

Il est difficile d’imaginer Soljenitsyne sans cette longue barbe de patriarche. Pourtant, lorsqu’il était officier de l’Armée Rouge, combattant de la Grande Guerre Patriotique, avant d’être envoyé au Goulag par Staline parce qu’il s’interrogeait sur les qualités de stratège de ce même Staline, Soljenitsyne n’avait pas sa barbe de patriarche. Ce sont les épreuves, la tragédie de la Russie, ses années passées dans le Goulag à côtoyer la folie, qui le nimbèrent de cet attribut évident. Plus encore qu’anti-communiste comme nous aimons à le célébrer pour le renforcement antinomique de cette pathologie idéologique qu’est notre dogme libéral, Soljenitsyne était d’abord un Russe, un héritier d’une… 

Obama et le soutien critique des radicaux et des “dissidents”

L’hebdomadaire de la gauche progressiste US The Nation a pris l’initiative d’une lettre ouverte à Obama, en date du 30 juillet, qui rassemble des signatures de personnalités US, pour l’instant, essentiellement de la gauche progressiste et radicale d’une part, des inclassables qu’on mettrait plutôt dans la catégorie des dissidents d’autre part, avec parmi eux certains éditeurs de sites connus. (Parmi les signataires : Juan Cole, Robert Greenwald, Tim Hayden, Tom Engelhardt, Norman Solomon, Gore Vidal, Howard Zinn) Il s’agit d’une lettre de soutien mais plutôt d’un soutien critique, avec mise en garde concernant les récentes évolutions de Barack Obama par rapport à ses premiers engagements.… 

Le terrorisme, la coopération transatlantique et “plus ça change, plus c’est la même chose”

Difficile de dire quelque chose de nouveau lorsqu’on doit dire quelque chose de conforme. C’est un problème pour Obama qui doit apparaître à la fois comme nouveau (pour les électeurs) et conforme (pour le système). Démonstration: son appel, à Berlin, devant la foule type-festival de rock, à une grande coopération entre les USA et l’Europe dans la lutte contre le terrorisme; répétition du thème à Paris, devant un Sarko ébahi par cette idée épatante. Excellente idée, certes, à part que c’est en cours depuis bien longtemps (On imagine que Sarko, qui fut ministre de l’Intérieur, a du l’en informer.) C’est Eric Egland, un major de… 

Commentaire de notre commentaire: réflexions supplémentaires sur BAE-Yamamah

Nous ajoutons cette réflexion latérale ou complémentaire pour le cas, mais finalement assez substantielle sur le fond, à notre F&C de ce jour sur le jugement des Lords de la Chambre des Lords de Londres dans l’affaire BAE-Yamamah judicieusement réduite à l’affaire SFO-Arabie. Il se trouverait ou se serait trouvé sans doute l’un ou l’autre lecteur, français sans aucun doute, pour remarquer qu’après tout ce cas de corruption n’est pas tellement plus pendable que certains cas qu’on trouve en France, et qu’il serait bon de faire aussi la leçon à la France comme nous la faisons aux Lords. D’abord c’est inutile puisque depuis belle lurette,… 

Destin de Perle (destin de neocon)

La nouvelle n’apporte pas beaucoup de nouveau. Mais quoi, elle a le mérite de bien résumer les choses, de les symboliser, de leur donner leur vraie dimension, leur vraie place dans l’Histoire. Il s’agit de nouvelles de Richard Perle, qualifié dans la nouvelle de War architect, dont on apprend qu’il négocie un accord d’exploitation de pétrole dans la partie kurde de l’Irak et alentour, certainement à la limite de l’illégalité jusqu’à s’y ébrouer, sans doute saupoudré de diverses initiatives de corruption et de plantureuses commissions (pour l’intéressé lui-même), cela à la fureur du gouvernement irakien et avec la bénédiction du département d’Etat. Tout est dit…