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Bloc-Notes

Analyse de la culpabilité US dans la crise géorgienne

C’est également aux USA qu’on trouve, comme autant de traces précieuses, les analyses les plus complètes et les plus rigoureuses de la culpabilité US dans l’actuelle crise géorgienne. Culpabilité US, c’est le titre de l’analyse, excellente en tous points, que donne Steve Clemons le 9 août sur son site The Washington Note. Il lie justement cette crise à l’affaire de l’indépendance du Kosovo, et à la façon dont certaines propositions russes de compromis furent écartées sans le moindre ménagement par la partie US: «Georgia-Russia Clash: American Culpability and the Kosovo Connection» La parole à Steve Clemons, qui nous donne une note d’analyse dont pourraient s’inspirer… 

L’ombre du Kosovo

La société d’analyse US Stratfor est intéressante à suivre dans la question du conflit d’Ossétie du Sud. Alors que son orientation est en général clairement américaniste, que son outil d’analyse est essentiellement géopolitique, Stratfor a aussi une appréciation originale par rapport au courant de la pensée US de l’importance de l’esprit national. On a lu l’analyse que George Friedman fait du rôle de Soljenitsyne, qui est extrêmement originale et subtile pour une psychologie américaniste. Vis-à-vis de la Russie, Stratfor a depuis longtemps une appréciation historique: la Russie est une vieille nation et une grande puissance, et ceci expliquant en partie cela; elle ne peut accepter… 

Entre “sympathie” et “frustration”, un dilemme à la mesure de la politique occidentaliste

Parmi les experts consultés, l’avis de Jonathan Eyal, directeur des études au Royal United Services Institute (RUSI), est intéressant dans la mesure où il résume bien la position dominante à l’Ouest, fortement influencée par les Anglo-Saxons. Il s’agit de la position dominante simplement par absence d’alternative, parce qu’aucune alternative ne s’est révélée à l’Ouest. La France et l’Allemagne sont principalement fautives à cet égard, qui sont les deux seuls pays qui auraient pu, ces dernières années, formuler et appliquer effectivement une telle alternative politique. Même le couple Chirac-Schroëder (avant Chirac-Merkel et Sarkozy-Merkel) n’a pas pu établir cette alternative, s’il a prétendu suivre une politique recherchant… 

On insiste : le pétrole à $200 le baril d’ici 5-10 ans

On insiste : le pétrole à $200 le baril d’ici 5-10 ans Alors que la baisse du prix du pétrole dans ces deux dernières semaines a introduit une sorte de sentiment d’euphorie en laissant penser que la crise du prix du pétrole est passée, et que la « crise » n’était d’ailleurs pas une vraie crise, un prestigieux institut britannique publie un rapport avertissant que la perspective d’un baril de pétrole s’établissant structurellement autour de $200 est très probable d’ici 5-10 ans. Il s’agit du RIUS, institut célèbre pour ses séminaires dits « de Chatam House ». Le rapport est nommé « The Coming Oil Supply Crunch » et il est… 

Une “guerre” de circonstance

Rigolards, les journalistes russes en poste à Bruxelles ne cessent de clamer que, tiens, comme ça tombe bien, déclencher une attaque le jour où tout le monde a les yeux tournés vers Pékin et les Jeux Olympiques…. Ils parlent des accrochages puis des combats d’hier soir et d’aujourd’hui, entre la Géorgie et l’Ossétie du Sud, puis avec les Russes probablement, qui se sont aggravés durant toute cette journée du 8 août. L’affrontement devient-il une guerre de circonstance, et la guerre va-t-elle perdre ses guillemets pour devenir un conflit pur et simple? A Moscou, le chef de la commission sur la sécurité de la Douma, Vladimir… 

Paris Hilton et la “politique du Rien”

Il est vrai que les événements, ou disons les non-événements s’enchaînent pour conduire la politique vers le domaine qui lui apparaît de plus en plus en naturel: le rien. Le mot vient de l’expression de politique du rien (Politics of Nothing) qu’emploie Arianna Huffington pour désigner la dernière mésaventure entre McCain, citant par dérision, comme référence de la substance de la candidature Barack Obama dans une de ses annonces-télé pour les présidentielles, la célébrité people Paris Hilton. (Peut-on d’ailleurs dire qu’il soit question de dérision dans la démarche de l’équipe de communication de McCain? Savent-ils encore, dans ces milieux qui fabriquent et gèrent les campagnes… 

Surprises et arrière-pensées de Gates

La direction du Pentagone surprend de plus en plus les commentateurs parce qu’elle prend des initiatives à long terme, qui sont bien sûr des engagements théoriques (il ne peut en être autrement), mais alors qu’elle n’est théoriquement en place que pour six mois encore. Deux événements, dont nous avons parlé par ailleurs, reflètent cette attitude. Parlant de la guerre contre la Terreur le 3 août, nous citions le document sur la National Defense Strategy 2008, diffusée par le Pentagone à partir du 1er août et présenté dans la presse US (Washington Post) le 31 juillet. Dans ce même article, le journaliste Josh White remarquait :… 

Le JSF entre les lignes de Sweetman

Les articles et analyses de Bill Sweetman sont toujours intéressants, à cause de la personnalité de l’auteur, de sa position, de son expérience et ainsi de suite. Disons que Sweetman est un homme qui en sait beaucoup, qui n’en dit pas trop mais qui en laisse entendre un peu plus, tout cela dans le domaine de l’industrie stratégique de l’armement, notamment de l’aéronautique, avec les implications stratégiques et politiques. On a déjà lu qu’une de ses spécialités, c’est le JSF dans un environnement délicat, pour l’avion lui-même, comme pour l’auteur qui, quoique britannique, est rédacteur en chef de Defense & Technology International, mensuel du groupe… 

Bravo Friedman (George, pas Thomas)

Bravo Friedman (George, pas Thomas) Il est bon de pouvoir signaler de la part d’un homme qui est manifestement Américain et américaniste, une si forte et belle compréhension, voire une si réelle bienveillance teintée de nostalgie (nostalgie, peut-être, que l’américanisme ne soit pas de la même sorte?), de ce que représente Soljenitsyne en fait d’ »âme russe ». C’est le cas de Friedman, George pas Thomas, le directeur de la société d’analyse Stratfor. Son texte du 5 août, sur «Solzhenitsyn and the Struggle for Russia’s Soul», est un modèle du genre, de compréhension, – une compréhension paradoxale de la part d’un spécialiste de la géopolitique réaliste, –… 

Mullen aux Israéliens : pas de nouveau Liberty

On a des précisions tardives mais intéressantes sur la visite de l’amiral Mullen, président du comité des chefs d’état-major US (JCS), en Israël à la fin juin (plutôt que début juillet, comme l’affirme le texte utilisé ici en référence). Mullen est bien allé dire aux Israéliens qu’il était préférable pour eux (les Israéliens) de ne pas envisager une attaque contre l’Iran. Mais il a été plus précis encore, et implicitement plus menaçant, selon TV.Press du 3 août et Information Clearing House du 4 août (les deux sites reprennent une information du Jerusalem Post). Mullen aurait fermement averti les Israéliens contre la tentation d’un nouvel incident… 

Lugubre anniversaire

On célèbre ces jours-ci le premier anniversaire de la crise financière du monde et l’on en est encore tout ébahi. C’est ce qui caractérise effectivement, en plus des détails techniques, le premier texte, publié ce 3 août, d’une série d’articles que le Financial Times(FT) consacre à cette célébration. Un an déjà et, plus que jamais, les couleurs de l’incertitude jusqu’à l’angoisse irrépressible, où tout cela s’arrêtera-t-il? à la lumière d’une crise que toutes les autorités et sommités authoritative ne virent pas un instant venir, même si Hiroshi Nakaso se doutait de quelque chose («Just over a year ago, Hiroshi Nakaso, a senior official at the… 

Salut au patriarche barbu du spiritualisme russe

Salut au patriarche barbu du spiritualisme russe Il est difficile d’imaginer Soljenitsyne sans cette longue barbe de patriarche. Pourtant, lorsqu’il était officier de l’Armée Rouge, combattant de la Grande Guerre Patriotique, avant d’être envoyé au Goulag par Staline parce qu’il s’interrogeait sur les qualités de stratège de ce même Staline, Soljenitsyne n’avait pas sa barbe de patriarche. Ce sont les épreuves, la tragédie de la Russie, ses années passées dans le Goulag à côtoyer la folie, qui le nimbèrent de cet attribut évident. Plus encore qu’anti-communiste comme nous aimons à le célébrer pour le renforcement antinomique de cette pathologie idéologique qu’est notre dogme libéral, Soljenitsyne… 

Obama et le soutien critique des radicaux et des “dissidents”

L’hebdomadaire de la gauche progressiste US The Nation a pris l’initiative d’une lettre ouverte à Obama, en date du 30 juillet, qui rassemble des signatures de personnalités US, pour l’instant, essentiellement de la gauche progressiste et radicale d’une part, des inclassables qu’on mettrait plutôt dans la catégorie des dissidents d’autre part, avec parmi eux certains éditeurs de sites connus. (Parmi les signataires : Juan Cole, Robert Greenwald, Tim Hayden, Tom Engelhardt, Norman Solomon, Gore Vidal, Howard Zinn) Il s’agit d’une lettre de soutien mais plutôt d’un soutien critique, avec mise en garde concernant les récentes évolutions de Barack Obama par rapport à ses premiers engagements.… 

Le terrorisme, la coopération transatlantique et “plus ça change, plus c’est la même chose”

Difficile de dire quelque chose de nouveau lorsqu’on doit dire quelque chose de conforme. C’est un problème pour Obama qui doit apparaître à la fois comme nouveau (pour les électeurs) et conforme (pour le système). Démonstration: son appel, à Berlin, devant la foule type-festival de rock, à une grande coopération entre les USA et l’Europe dans la lutte contre le terrorisme; répétition du thème à Paris, devant un Sarko ébahi par cette idée épatante. Excellente idée, certes, à part que c’est en cours depuis bien longtemps (On imagine que Sarko, qui fut ministre de l’Intérieur, a du l’en informer.) C’est Eric Egland, un major de… 

Commentaire de notre commentaire: réflexions supplémentaires sur BAE-Yamamah

Nous ajoutons cette réflexion latérale ou complémentaire pour le cas, mais finalement assez substantielle sur le fond, à notre F&C de ce jour sur le jugement des Lords de la Chambre des Lords de Londres dans l’affaire BAE-Yamamah judicieusement réduite à l’affaire SFO-Arabie. Il se trouverait ou se serait trouvé sans doute l’un ou l’autre lecteur, français sans aucun doute, pour remarquer qu’après tout ce cas de corruption n’est pas tellement plus pendable que certains cas qu’on trouve en France, et qu’il serait bon de faire aussi la leçon à la France comme nous la faisons aux Lords. D’abord c’est inutile puisque depuis belle lurette,… 

Destin de Perle (destin de neocon)

La nouvelle n’apporte pas beaucoup de nouveau. Mais quoi, elle a le mérite de bien résumer les choses, de les symboliser, de leur donner leur vraie dimension, leur vraie place dans l’Histoire. Il s’agit de nouvelles de Richard Perle, qualifié dans la nouvelle de War architect, dont on apprend qu’il négocie un accord d’exploitation de pétrole dans la partie kurde de l’Irak et alentour, certainement à la limite de l’illégalité jusqu’à s’y ébrouer, sans doute saupoudré de diverses initiatives de corruption et de plantureuses commissions (pour l’intéressé lui-même), cela à la fureur du gouvernement irakien et avec la bénédiction du département d’Etat. Tout est dit… 

La RAND contre une attaque de l’Iran

L’hypothèse d’une attaque US contre l’Iran est de plus en plus en défaveur dans l’opinion des experts US, alors que l’autorité de l’administration GW Bush (où l’on trouve encore quelques partisans de cette attaque, dont Cheney) est aujourd’hui quasi inexistante. Un nouvel élément, signalé aujourd’hui par Jim Lobe sur Antiwar.com, renforce cette évolution. Lobe commente une récente étude de la RAND Corporation (division Project AIR FORCE, sur les questions de sécurité nationale), publié le 10 juillet, qui étudie le cas iranien et prend très nettement position contre l’éventualité d’une attaque militaire contre l’Iran. (Il s’agit de Iran’s Political, Demographic, and Economic Vulnerabilities, 156 pages, sous… 

La globalisation en déroute devant les nécessités politiques

L’échec des négociations du Doha Round de l’OMC, à Genève, poursuit la déroute du processus de globalisation. Au-delà des gémissements convenus des pleureuses devant la dépouille du processus devant accélérer la prospérité du monde, on mesure de quelle prospérité il s’agit devant le spectacle du monde d’aujourd’hui, d’ores et déjà enfant de la globalisation, il s’agit surtout d’évaluer une fois de plus la puissance du retour du facteur politique dans les rapports économiques. A Genève, l’échec s’est fixé sur l’affrontement entre les USA d’une part, l’Inde (rejointe par la Chine) d’autre part. Il est inutile de chercher des significations structurelles se référant aux habituels blocs… 

Le casse-tête d’Obama

Le candidat démocrate US se trouve aujourd’hui dans une situation très particulière et très inhabituelle. Son parti est quasi unanimement plébiscité, face à une présidence et un parti républicains discrédités au-delà de tout; son adversaire est médiocre, sans charisme et accompagné d’une réputation de belliciste très impopulaire; lui-même, Obama, semble l’objet d’une grande popularité de perception (au-delà d’une popularité médiatique, il soulève un réel enthousiasme populaire dans nombre de circonstances). Mais tout cela ne se transcrit absolument pas dans les sondages. Au contraire, signale le Times de Londres aujourd’hui, on observe avec une grande inquiétude dans le camp d’Obama la publication d’un sondage, pour la… 

Le déclin catastrophique de la puissance de l’USAF

On sait que l’U.S. Air Force est aujourd’hui dans une crise profonde, notamment de ses effectifs. L’excellent analyste du Center for Defense Information Winslow T. Wheeler a effectué un travail d’évaluation de l’évolution de l’U.S. Air Force depuis 1946, essentiellement de sa force tactique de combat. Il publie certains résultats de ses recherches, aussi bien sur le site du Center of Defense Information, le 25 juillet, que sur UPI (Specewar.com) le même 25 juillet. Il s’agit d’une analyse critique tendant à montrer combien la rentabilité, la gestion et l’efficacité de production et d’acquisition de l’USAF est en constant déclin. Wheeler signale que l’USAF a reçu,… 

La crise budgétaire du gouvernement US et la crise du Pentagone

L’annonce vient d’être faite d’une révision du déficit budgétaire du gouvernement US pour 2009, passant des $418 milliards d’il y a deux mois à $482 milliards. Commentant la nouvelle, le site WSWS.org observe aujourd’hui que cette révision n’est encore que partielle, qu’il y manque une notable partie des coûts des guerres en cours (autour de $150 milliards en plus) et l’intervention du gouvernement, dans sa nouvelle croisade interventionniste jusqu’aux marges du socialisme, en faveur de Fannie & Freddie ($100 milliards prévus, sans doute plus) «That’s not the real number, former Bush Treasury Secretary Paul O’Neill said of the deficit in a comment cited in the… 

L’“impatience” US impatiente grandement les Pakistanais

On se demande si on pourrait trouver une meilleure chronologie et une meilleure absence de coordination à l’intérieur du gouvernement US, remarque faite au premier ou un second degré, c’est selon. La rencontre entre le Premier ministre pakistanais, en visite à Washington, et GW Bush a été précédée de quelques heures par une nouvelle attaque US contre un village pakistanais, avec (peut-être) l’habituelle bavure. Ou bien non, il y a une autre façon qu’insister sur la possible bavure, pour présenter la chose: cette attaque a-t-elle été volontairement lancée avant la rencontre pour démontrer au Premier ministre pakistanais l’efficacité des interventions US en coordination ou pas… 

La guerre d’Afghanistan emprisonne le futur président

Ainsi s’avère-t-il de plus en plus évident que Barack Obama, quasi-d’ores et déjà président, ou McCain, sans doute président si l’occasion se présentait, va s’engager sur la voie du changement de champ de bataille prioritaire, passant de l’Irak à l’Afghanistan. Par conséquent, cette évolution en train de se faire intéresse les commentateurs, qui s’interrogent pour savoir de quelle guerre il s’agit, pourquoi elle est faite, à quoi elle sert et ainsi de suite. Les questions qui tuent, en un sens, puisqu’elles conduisent à s’interroger pour savoir si cette guerre a un sens. Nous retenons deux de ces commentateurs, pour présenter par leur intermédiaire deux axes… 

Comment ben Laden ne fut pas capturé

L’administration GW Bush est-elle l’administration la plus destituable de l’histoire des USA? Selon le député démocrate Hinchey, sans nul doute: «[T]he Bush administration is the most impeachable administration in the history of this country.» Dommage, penseront certains, qu’on n’en ait pas profité Mais Hinchey a autre chose à nous apprendre, selon l’interview qu’il a donnée le 25 juillet à Politico.com. Hinchey affirme que l’administration Bush pouvait capturer Ben Laden en décembre 2001, dans les montagnes de Tora Bora, en Afghanistan, où se déroula une bataille fameuse, mais qu’elle ne le fit pas parce que cette capture aurait rendu difficile, sinon impossible de lancer la guerre…