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Bloc-Notes

Mullen aux Israéliens : pas de nouveau Liberty

On a des précisions tardives mais intéressantes sur la visite de l’amiral Mullen, président du comité des chefs d’état-major US (JCS), en Israël à la fin juin (plutôt que début juillet, comme l’affirme le texte utilisé ici en référence). Mullen est bien allé dire aux Israéliens qu’il était préférable pour eux (les Israéliens) de ne pas envisager une attaque contre l’Iran. Mais il a été plus précis encore, et implicitement plus menaçant, selon TV.Press du 3 août et Information Clearing House du 4 août (les deux sites reprennent une information du Jerusalem Post). Mullen aurait fermement averti les Israéliens contre la tentation d’un nouvel incident… 

Lugubre anniversaire

On célèbre ces jours-ci le premier anniversaire de la crise financière du monde et l’on en est encore tout ébahi. C’est ce qui caractérise effectivement, en plus des détails techniques, le premier texte, publié ce 3 août, d’une série d’articles que le Financial Times(FT) consacre à cette célébration. Un an déjà et, plus que jamais, les couleurs de l’incertitude jusqu’à l’angoisse irrépressible, où tout cela s’arrêtera-t-il? à la lumière d’une crise que toutes les autorités et sommités authoritative ne virent pas un instant venir, même si Hiroshi Nakaso se doutait de quelque chose («Just over a year ago, Hiroshi Nakaso, a senior official at the… 

Salut au patriarche barbu du spiritualisme russe

Salut au patriarche barbu du spiritualisme russe Il est difficile d’imaginer Soljenitsyne sans cette longue barbe de patriarche. Pourtant, lorsqu’il était officier de l’Armée Rouge, combattant de la Grande Guerre Patriotique, avant d’être envoyé au Goulag par Staline parce qu’il s’interrogeait sur les qualités de stratège de ce même Staline, Soljenitsyne n’avait pas sa barbe de patriarche. Ce sont les épreuves, la tragédie de la Russie, ses années passées dans le Goulag à côtoyer la folie, qui le nimbèrent de cet attribut évident. Plus encore qu’anti-communiste comme nous aimons à le célébrer pour le renforcement antinomique de cette pathologie idéologique qu’est notre dogme libéral, Soljenitsyne… 

Obama et le soutien critique des radicaux et des “dissidents”

L’hebdomadaire de la gauche progressiste US The Nation a pris l’initiative d’une lettre ouverte à Obama, en date du 30 juillet, qui rassemble des signatures de personnalités US, pour l’instant, essentiellement de la gauche progressiste et radicale d’une part, des inclassables qu’on mettrait plutôt dans la catégorie des dissidents d’autre part, avec parmi eux certains éditeurs de sites connus. (Parmi les signataires : Juan Cole, Robert Greenwald, Tim Hayden, Tom Engelhardt, Norman Solomon, Gore Vidal, Howard Zinn) Il s’agit d’une lettre de soutien mais plutôt d’un soutien critique, avec mise en garde concernant les récentes évolutions de Barack Obama par rapport à ses premiers engagements.… 

Le terrorisme, la coopération transatlantique et “plus ça change, plus c’est la même chose”

Difficile de dire quelque chose de nouveau lorsqu’on doit dire quelque chose de conforme. C’est un problème pour Obama qui doit apparaître à la fois comme nouveau (pour les électeurs) et conforme (pour le système). Démonstration: son appel, à Berlin, devant la foule type-festival de rock, à une grande coopération entre les USA et l’Europe dans la lutte contre le terrorisme; répétition du thème à Paris, devant un Sarko ébahi par cette idée épatante. Excellente idée, certes, à part que c’est en cours depuis bien longtemps (On imagine que Sarko, qui fut ministre de l’Intérieur, a du l’en informer.) C’est Eric Egland, un major de… 

Commentaire de notre commentaire: réflexions supplémentaires sur BAE-Yamamah

Nous ajoutons cette réflexion latérale ou complémentaire pour le cas, mais finalement assez substantielle sur le fond, à notre F&C de ce jour sur le jugement des Lords de la Chambre des Lords de Londres dans l’affaire BAE-Yamamah judicieusement réduite à l’affaire SFO-Arabie. Il se trouverait ou se serait trouvé sans doute l’un ou l’autre lecteur, français sans aucun doute, pour remarquer qu’après tout ce cas de corruption n’est pas tellement plus pendable que certains cas qu’on trouve en France, et qu’il serait bon de faire aussi la leçon à la France comme nous la faisons aux Lords. D’abord c’est inutile puisque depuis belle lurette,… 

Destin de Perle (destin de neocon)

La nouvelle n’apporte pas beaucoup de nouveau. Mais quoi, elle a le mérite de bien résumer les choses, de les symboliser, de leur donner leur vraie dimension, leur vraie place dans l’Histoire. Il s’agit de nouvelles de Richard Perle, qualifié dans la nouvelle de War architect, dont on apprend qu’il négocie un accord d’exploitation de pétrole dans la partie kurde de l’Irak et alentour, certainement à la limite de l’illégalité jusqu’à s’y ébrouer, sans doute saupoudré de diverses initiatives de corruption et de plantureuses commissions (pour l’intéressé lui-même), cela à la fureur du gouvernement irakien et avec la bénédiction du département d’Etat. Tout est dit… 

La RAND contre une attaque de l’Iran

L’hypothèse d’une attaque US contre l’Iran est de plus en plus en défaveur dans l’opinion des experts US, alors que l’autorité de l’administration GW Bush (où l’on trouve encore quelques partisans de cette attaque, dont Cheney) est aujourd’hui quasi inexistante. Un nouvel élément, signalé aujourd’hui par Jim Lobe sur Antiwar.com, renforce cette évolution. Lobe commente une récente étude de la RAND Corporation (division Project AIR FORCE, sur les questions de sécurité nationale), publié le 10 juillet, qui étudie le cas iranien et prend très nettement position contre l’éventualité d’une attaque militaire contre l’Iran. (Il s’agit de Iran’s Political, Demographic, and Economic Vulnerabilities, 156 pages, sous… 

La globalisation en déroute devant les nécessités politiques

L’échec des négociations du Doha Round de l’OMC, à Genève, poursuit la déroute du processus de globalisation. Au-delà des gémissements convenus des pleureuses devant la dépouille du processus devant accélérer la prospérité du monde, on mesure de quelle prospérité il s’agit devant le spectacle du monde d’aujourd’hui, d’ores et déjà enfant de la globalisation, il s’agit surtout d’évaluer une fois de plus la puissance du retour du facteur politique dans les rapports économiques. A Genève, l’échec s’est fixé sur l’affrontement entre les USA d’une part, l’Inde (rejointe par la Chine) d’autre part. Il est inutile de chercher des significations structurelles se référant aux habituels blocs… 

Le casse-tête d’Obama

Le candidat démocrate US se trouve aujourd’hui dans une situation très particulière et très inhabituelle. Son parti est quasi unanimement plébiscité, face à une présidence et un parti républicains discrédités au-delà de tout; son adversaire est médiocre, sans charisme et accompagné d’une réputation de belliciste très impopulaire; lui-même, Obama, semble l’objet d’une grande popularité de perception (au-delà d’une popularité médiatique, il soulève un réel enthousiasme populaire dans nombre de circonstances). Mais tout cela ne se transcrit absolument pas dans les sondages. Au contraire, signale le Times de Londres aujourd’hui, on observe avec une grande inquiétude dans le camp d’Obama la publication d’un sondage, pour la… 

Le déclin catastrophique de la puissance de l’USAF

On sait que l’U.S. Air Force est aujourd’hui dans une crise profonde, notamment de ses effectifs. L’excellent analyste du Center for Defense Information Winslow T. Wheeler a effectué un travail d’évaluation de l’évolution de l’U.S. Air Force depuis 1946, essentiellement de sa force tactique de combat. Il publie certains résultats de ses recherches, aussi bien sur le site du Center of Defense Information, le 25 juillet, que sur UPI (Specewar.com) le même 25 juillet. Il s’agit d’une analyse critique tendant à montrer combien la rentabilité, la gestion et l’efficacité de production et d’acquisition de l’USAF est en constant déclin. Wheeler signale que l’USAF a reçu,… 

La crise budgétaire du gouvernement US et la crise du Pentagone

L’annonce vient d’être faite d’une révision du déficit budgétaire du gouvernement US pour 2009, passant des $418 milliards d’il y a deux mois à $482 milliards. Commentant la nouvelle, le site WSWS.org observe aujourd’hui que cette révision n’est encore que partielle, qu’il y manque une notable partie des coûts des guerres en cours (autour de $150 milliards en plus) et l’intervention du gouvernement, dans sa nouvelle croisade interventionniste jusqu’aux marges du socialisme, en faveur de Fannie & Freddie ($100 milliards prévus, sans doute plus) «That’s not the real number, former Bush Treasury Secretary Paul O’Neill said of the deficit in a comment cited in the… 

L’“impatience” US impatiente grandement les Pakistanais

On se demande si on pourrait trouver une meilleure chronologie et une meilleure absence de coordination à l’intérieur du gouvernement US, remarque faite au premier ou un second degré, c’est selon. La rencontre entre le Premier ministre pakistanais, en visite à Washington, et GW Bush a été précédée de quelques heures par une nouvelle attaque US contre un village pakistanais, avec (peut-être) l’habituelle bavure. Ou bien non, il y a une autre façon qu’insister sur la possible bavure, pour présenter la chose: cette attaque a-t-elle été volontairement lancée avant la rencontre pour démontrer au Premier ministre pakistanais l’efficacité des interventions US en coordination ou pas… 

La guerre d’Afghanistan emprisonne le futur président

Ainsi s’avère-t-il de plus en plus évident que Barack Obama, quasi-d’ores et déjà président, ou McCain, sans doute président si l’occasion se présentait, va s’engager sur la voie du changement de champ de bataille prioritaire, passant de l’Irak à l’Afghanistan. Par conséquent, cette évolution en train de se faire intéresse les commentateurs, qui s’interrogent pour savoir de quelle guerre il s’agit, pourquoi elle est faite, à quoi elle sert et ainsi de suite. Les questions qui tuent, en un sens, puisqu’elles conduisent à s’interroger pour savoir si cette guerre a un sens. Nous retenons deux de ces commentateurs, pour présenter par leur intermédiaire deux axes… 

Comment ben Laden ne fut pas capturé

L’administration GW Bush est-elle l’administration la plus destituable de l’histoire des USA? Selon le député démocrate Hinchey, sans nul doute: «[T]he Bush administration is the most impeachable administration in the history of this country.» Dommage, penseront certains, qu’on n’en ait pas profité Mais Hinchey a autre chose à nous apprendre, selon l’interview qu’il a donnée le 25 juillet à Politico.com. Hinchey affirme que l’administration Bush pouvait capturer Ben Laden en décembre 2001, dans les montagnes de Tora Bora, en Afghanistan, où se déroula une bataille fameuse, mais qu’elle ne le fit pas parce que cette capture aurait rendu difficile, sinon impossible de lancer la guerre… 

Le modèle anglo-saxon: “Mission accomplished

Si l on veut établir une échelle générale de la dynamique de réduction de puissance depuis 2001 par rapport aux moyens initiaux et aux ambitions, il est évident que les USA, sous la direction de GW Bush, sont en tête. Tant du point de vue politique, par l’influence perdue, que du point de vue militaire et économique, avec des crises systémiques dans les deux cas, que du point de vue de la structure du pouvoir. Là-dessus et pour compléter le tableau anglo-saxon, il s’avère que le Royaume-Uni est un indiscutable n°2. Le déclin de la puissance structurelle du Royaume-Uni depuis 2001, essentiellement sous la direction… 

L’Amérique ou ROW? Il faut choisir, Barack…

Qui a écrit que Barack Obama ne parlait pas substance et s’employait essentiellement à un tour de promotion et de relations publiques dans les terres extérieures? Parmi d’autres, dedefensa.org a fait cela. Il est temps de songer à son mea culpa. Hier, Barack a parlé substance, et comment, et combien précisément! Il suffit de lire ces remarques, reproduites par CNN.News hier, à partir d’une interview donnée par Obama à CNN: «Barack Obama said Friday that persuading NATO allies to contribute more troops to Afghanistan could lead to U.S. troop cuts and help improve the U.S. economy, with reduced military expenditure being diverted into tax cuts… 

La non-escale de Bruxelles

On l’a vu et on l’a dit, le voyage de Barack Obama dans le reste du monde (ROW) n’était pas vraiment calibré pour des projets d’information et de délibération politiques. Une appréciation politique de ce voyage inspire donc diverses critiques. Ce fut le cas le 16 juillet, lorsque Steve Clemons, de The Washington Note, s’étonnait que Obama n’ait pas songé à faire une escale à Bruxelles. «I’m worried. While some have become distracted by a silly discussion inside Germany on whether Obama should speak at the Brandenburg Gate in Berlin and whether he should defer to Angela Merkel, most seem to have forgotten that Obama’s… 

S’il n’a rien dit, on n’en entend pas moins (notamment à propos du KC-45)

D’accord, Obama n’a guère parlé substance durant son voyage en Europe, mais on en sait assez sur lui, on a saisi assez de détails ici et là, pour se faire une idée. Et ce n’est pas précisément encourageant, oh non, pas du tout. Ainsi en conclut Steven Erlanger, dans l’International Herald Tribune, ce 25 juillet. «But for all the rock-star excitement abroad – reminiscent of the European embrace of the last Democratic president, Bill Clinton – Obama was vague on crucial issues of trade, defense and foreign policy that currently divide Washington from Europe and are likely to continue to do so even if Obama… 

Obama est-il un “Fuhrer”, ou un Juan Peron, … ou un FDR?

Pendant que le candidat démocrate Barack Obama ravit les foules allemandes comme s’il était déjà président des USA et JFK réincarné, Ben Stein, speechwriter de Nixon et de Ford devenu acteur et présentateur de TV, présente quelques jugements assassins sur le comportement électoral du même Obama. Cela se passait sur CNN, le 23 juillet (l’émission Headline News, de Glenn Beck), comme le rapporte MediaMatters.org le 24 juillet. La discussion portait sur la décision du parti démocrate, annoncée le 7 juillet, d’ouvrir au public les portes de la Convention de nomination du parti, le mois prochain à Denver, lors du discours d’investiture d’Obama. On attend alors… 

Plutôt que des bombardiers russes à Cuba, pourquoi pas une station d’écoute?

Sans doute les Russes s’amusent-ils, en s’étonnant de la vélocité avec laquelle les Américains s’emparent de toutes les suggestions concernant l’un ou l’autre déploiement de quincaillerie russe à Cuba. Il y a déjà l’affaire des bombardiers (avec un zeste de F-22). Bien que les sources annonçant la possibilité d’un tel déploiement soient bien imprécises et indécises, et qu’elles soient régulièrement démenties par le gouvernement russe, la chose a fait beaucoup de bruit à Washington. Les Russes semblant goûter au jeu. On apprend, le 23 juillet, par Novosti, qu’une autre suggestion pourrait être : pourquoi pas une station d’écoute et de surveillance à Cuba, lieu idéal… 

L’USAF, Cuba et les F-22

Les événements sont parfois bien à propos. Il y a deux jours, le 21 juillet, les Russes font dire plus ou moins discrètement qu’ils pourraient déployer, disons selon des assignations temporaires ou lors de missions en aller-retour, des bombardiers à Cuba. Il s’agit notamment de Tu-95 subsoniques et de Tu-160 supersoniques. Explication? Un retour ironique de la crise des anti-missiles en Europe («While they are stationing missile-defense shields in Poland and the Czech Republic, our jets of far-distance strategic aviation land in Cuba, a high-ranked source said in the interview with Izvestia.») Donc, événement à propos, avec le passage du nouveau chef d’état-major de l’USAF,… 

La fureur discrète de Ambrose Evans-Pritchard

Ambrose Evans-Pritchard, l’un des commentateurs financiers et économiques de la place de Londres les plus écoutés, est furieux même si la chose est discrète. On le comprend à lire son dernier commentaire, «The global economy is at the point of maximum danger », dans le Daily Telegraph du 21 juillet. Si ce commentaire est une revue générale de la situation financière et économique du monde, dans le sens qu’on devine puisque la comparaison est faite avec l’été de 1931 qui précède la plongée dans la Grande Dépression, il est manifeste qu’il est plutôt écrit pour s’adresser aux actuels dirigeants politico-économiques du système. Cette remarque nous… 

Du bon usage du candidat Obama, – par l’Irakien Maliki

Obama le candidat est en tournée parmi nous (on veut dire : the Rest Of the World). Il passe en Irak, ce qui va de soi. Il rencontre un Maliki qui nous surprend tous, car c’est bien de Maliki dont nous voulons parler. Maliki s’affirme de plus en plus comme un acteur à part entière, une marionnette reconvertie dans l’habileté manuvrière pour manipuler son colossal conquérant devenu une sorte de Gulliver ligoté et sans idée bien précise. Voici ce qu’écrit Patrick Cockburn, le 21 juillet, du Premier ministre Maliki: «However, even if government claims to have won a military victory are overblown, its recent successes…