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Bloc-Notes

Que font les Iraniens en Irak ?

Depuis le 10 janvier (discours de GW), la question est posée et ouverte : y a-t-il des Iraniens en Irak et qu’y font-ils ? The Observer consacre un long article à cette question aujourd’hui, analyse assez équilibrée et qui met bien en évidence la complexité du problème. En réalité, estime l’analyse, le problème tel qu’il est posé par l’administration GW, pour des raisons d’abord intérieures d’ailleurs, l’est d’une façon incomplète et parcellaire. Il n’est pas sûr que les uns et les autres parlent de la même chose. Aux accusations du plus haut niveau répondent les constats des forces occidentales, notamment britanniques, qu’il n’existe aucune preuve… Que font les Iraniens en Irak ?

Le déchirement britannique, — as usual , et encore plus qu’as usual, — jusqu’à leur Cronstadt…

Comme d’habitude, les Britanniques essuient les plâtres de leur alignement inconditionnel sur GW Bush et l’Amérique, Blair-style. Le site WSWS.org relève ce jour les gémissements et autres plaintes de la presse britannique : «The reaction of much of the media to the announcement was open despair. Though the decision had been trailed for weeks, this did not lessen its impact and the recognition of just how bad the situation now faced by Britain has become.» Particulièrement marquant à cet égard, voici un article d’un des chroniqueurs du Times de Londres, Matthew Parris. Il décrit son doute absolument existentiel («Yes, America’s my friend. Or is it?… Le déchirement britannique, — as usual , et encore plus qu’as usual, — jusqu’à leur Cronstadt…

Arriveront-ils même à se mettre à dos également les Kurdes d’Irak? Ils y travaillent

Il y a quelque chose d’étrange dans l’intervention US contre le consulat iranien de la ville d’Arbil, dans la partie (autonome) kurde de l’Irak. Elle est faite comme si elle tendait inconsciemment à justifier toutes les oppositions et les protestations contre la politique US en Irak, ses méthodes, son aveuglement, ses effets déstabilisateurs systématiques. Cette intervention a comme premier effet de tendre notablement les relations entre les USA et la seule entité irakienne (la région kurde) jusqu’ici favorable à l’intervention US dans le pays. Hier soir, on mentionnait le cas d’un détachement US motorisé immobilisé par des forces kurdes et évacué par hélicoptères. L’affaire du… Arriveront-ils même à se mettre à dos également les Kurdes d’Irak? Ils y travaillent

Des Patriot aux Typhoon

Certains observateurs ont noté que GW Bush avait, dans son discours du 10 janvier, mentionné dans la rubrique renforcement le déploiement d’un nouveau groupe de porte-avions dans le Golfe et la livraison de missiles sol-air Patriot aux pays amis autour du Golfe. Parmi ces pays amis, on devrait compter sans aucun doute l’Arabie Saoudite. (Le Patriot fait partie des grandes fables américanistes. L’inefficacité de ce système est prodigieuse, voire légendaire, à mesure inverse de son prix et de la propagande éhontée faite autour de ses prétendus exploits de guerre. Cela rassure les Saoudiens.) La référence aux Patriot rejoint une autre étrange et récente nouvelle concernant… Des Patriot aux Typhoon

La réelle situation d’autonomie des forces US en Irak et le pouvoir chiite à Bagdad

Certaines déclarations, du sénateur Kennedy et auparavant du conseiller de la sécurité nationale Ben Bartlett, jettent une lumière étonnante sur les conditions dans lesquelles évoluent les forces US en Irak. Voici ce qu’en rapporte RAW Story, dans ses éditions du 11 janvier : «During an appearance on the Ed Schultz Show today [11 January], Senate Armed Forces Committee member Ted Kennedy (D-MA) will say that it was news to Congressional members that US troops are restricted by the Iraqis, RAW STORY has learned, after receiving a copy of the prerecorded interview. »The most-listened to liberal talk show host is set to break the news on… La réelle situation d’autonomie des forces US en Irak et le pouvoir chiite à Bagdad

Lockheed-Martin vu par Playboy

Lockheed-Martin vu par Playboy On sait que, depuis quelques années, depuis la fusion de Lockheed et de Martin Marietta (en 1994 et non en 1995, comme écrit l’article qu’on va citer), Lockheed-Martin (LM) représente la première société d’armement du monde, et une puissance aux dimensions globales. Un très long article publié par Playboy dans son numéro de janvier, dresse un tableau intéressant de cette société. L’article n’apporte pas de révélations extraordinaires. Il contient même quelques erreurs (l’une d’entre elles mentionnée ci-dessus). Certains aspects de la puissance de LM sont traités d’une façon qui pourrait rendre compte de cette puissance comme étant irrésistible et pas nécessairement… Lockheed-Martin vu par Playboy

Quel “renforcement”?

Les chiffres et les précisions diverses du renforcement annoncé par GW confirment une affirmation de Jim Miklaszewski, de NBC.News, reprise par le site Think Progress du 3 janvier : «an administration official admitted to us today that this surge option is more of a political decision than a military one.» Les précisions rapportées par AP ce 10 janvier montrent que le renforcement revient à des arrangements divers prolongeant certains déploiements ou en accélérant certains autres déjà prévus. Le total qu’on atteindra lorsque le renforcement sera achevé (153.500 hommes) sera à peu près équivalent à l’effectif déployé il y a deux mois (152.000 hommes) et inférieur… Quel “renforcement”?

L’Irak pour cacher l’Iran ?

La situation actuelle, dans sa confusion, dans l’incertitude des buts et des moyens, a ceci de séduisant qu’elle permet bien des interprétations. En voici une, de Paul Craig Roberts, aujourd’hui sur Antiwar.com : le renforcement (surge) en Irak comme écran de fumée pour dissimuler l’attaque qui se prépare contre l’Iran, et pour détourner l’attention du Congrès à cet égard. Paul Craig Roberts fait d’abord le décompte des signes de préparatifs d’une attaque éventuelle, tout en observant au contraire que le renforcement en Irak n’a aucun sens militaire et peut donc être interprété comme une manuvre de dissimulation. Mais l’essentiel de la thèse de Roberts repose… L’Irak pour cacher l’Iran ?

Finalement, non, Blair est d’accord : oui, il faut se battre contre le réchauffement climatique

En 24 heures, Tony Blair a donc changé d’avis. Ses interventions concernant la lutte contre le réchauffement climatique, dont il était conduit à juger qu’elle est inutile finalement, ont soulevé beaucoup d’émotions et nourri nombre de critiques. Du coup, le Premier ministre a présenté une position différente, d’abord sur la question de ses propres voyages. Selon le Guardian, qui a lancé la polémique lundi matin : «Tony Blair tried last night to restore his green credentials by announcing that he would offset carbon emissions from his and his family’s holiday travel. Downing Street made the concession after the two lobby briefings yesterday were dominated by… Finalement, non, Blair est d’accord : oui, il faut se battre contre le réchauffement climatique

La bienheureuse médiocrité de Merkel et de ses semblables

Rendant compte de la rencontre entre Bush et Merkel au cours de laquelle la chancelière allemande fit montre de toute la courtoise servilité habituelle aux dirigeants européens rencontrant le président américaniste, mais certainement avec une touche servile en plus, le site WSWS.org nous propose une intéressante remarque dans le texte qu’il consacre à cette rencontre. Cette remarque justifie notre remarque sur le certainement avec une touche servile en plus Faisant allusion à l’origine communiste est-allemande de Merkel, le chroniqueur Ulrich Rippert écrit : «Merkel’s efforts to ingratiate herself with Washington are nothing new. She has held an uncritical position toward Bush’s war policy from the… La bienheureuse médiocrité de Merkel et de ses semblables

Une image du désarroi washingtonien

Au sortir d’un entretien avec le président GW Bush, le sénateur républicain Gordon Smith a montré, avec calme et modération, tous les signes du désarroi et de la relativité des opinions qui touchent actuellement le monde politicien de Washington. L’incident mesure par ailleurs la profondeur de la crise, qui pourrait prendre la forme, selon Smith, d’une «confrontation classique sur les pouvoirs de guerre» entre le Congrès et l’exécutif. Smith est sénateur de l’Oregon, un État nettement anti-guerre. Il doit faire campagne en 2008 pour sa réélection. Il est coincé entre son appartenance au parti du président et les difficultés électorales à venir. Smith est un… Une image du désarroi washingtonien

Mésaventure devant les portes (fermées) de la maison des Justes (le CSIS de Washington)

Il s’agit de l’aventure d’un reporteur et analyste du site américain WSWS.org (World Socialist Web Site), site de la IVème Internationale trotskiste. Cet analyste (Barry Grey) avait décidé d’assister à un séminaire du Center of Strategic and International Relations (CSIS) de Georgetown University, Washington, consacré à la crise iranienne. Le séminaire avait lieu hier. Voici le rapport que fait Grey de l’incident. «The evening prior to the event, I sent an email to the Office of External Relations, the press office of the CSIS, to register as a member of the press, in accordance with the instructions given on the CSIS web site. Early Monday… Mésaventure devant les portes (fermées) de la maison des Justes (le CSIS de Washington)

Le “surge” en Irak est terriblement impopulaire chez les éditorialistes US

C’est peut-être une première dans la grande presse US : les six éditorialistes du New York Times (Brooks, Krugman, Friedman, Dowd, Kristof et Rich) sont d’accord sur un grand dossier brûlant de politique extérieure. Ils sont tous contre le renforcement (surge) du contingent US en Irak, tel que GW Bush devrait l’annoncer mercredi. D’habitude, leurs différences idéologiques les séparent nettement, et ce fut notamment toujours le cas pour les questions autour de l’Irak. Les divers cas cités prennent position contre le renforcement pour des raisons diverses et même parfois inverses : certains parce qu’ils sont contre tout renforcement, certains parce que, selon eux, le renforcement… Le “surge” en Irak est terriblement impopulaire chez les éditorialistes US

Au fait… Washington fait-il encore confiance à Israël, notamment pour attaquer l’Iran ?

L’un des dossiers les plus difficiles à définir est celui des relations israélo-américanistes. On ne cachera pas que c’est une surprise tant une des visions de ces relations est de leur accorder une prépondérance absolue, notamment pour ce qui est d’un alignement USA-Israël qui est, pour beaucoup, un alignement des USA sur Israël. Certains Israéliens et certains milieux en Israël ont une tout autre vision de la question. Voici celle du centre des National Security Studies, anciennement le Jaffee Center for Strategic Studies, une source très réputée s’il en est et d’autre part des déclarations d’un des chercheurs qui y travaillent. Le site WorldTribune.com rapporte… Au fait… Washington fait-il encore confiance à Israël, notamment pour attaquer l’Iran ?

GW versus le Congrès : faiblesse contre faiblesse

Les projets du président des Etats-Unis de renforcer le corps expéditionnaire américain en Irak ne cessent d’accroître la tension à Washington, alors que le Congrès à majorité démocrate vient à peine de s’installer. C’est la semaine prochaine que Bush doit faire sa communication (elle est repoussée depuis avant la Noël) pour présenter sa nouvelle stratégie. Alors qu’il s’agit d’un cas minime pour cette hyper-puissance militaire (15.000 hommes de plus? 20.000? 30.000?), alors qu’on se trouve dans la situation ahurissante pour cette même puissance de peiner à rassembler de telles forces pourtant si minimes, la forme de la mésentente entre Bush et le Congrès démocrate prend… GW versus le Congrès : faiblesse contre faiblesse

Des plans nucléaires israéliens contre l’Iran? Pour quoi faire?

Cela fait bien près de deux ans qu’on spécule quasi ouvertement (presque officiellement) sur la possibilité d’une attaque aérienne israélienne contre les installations nucléaires de l’Iran. Mais on n’avait jamais évoqué jusqu’ici la possibilité que cette attaque fût nucléaire. C’est fait, avec un article, ce matin, dans le Sunday Times. La chose est présentée d’une façon très détaillée, qui est particulièrement remarquable pour une révélation de cette sorte. «Two Israeli air force squadrons are training to blow up an Iranian facility using low-yield nuclear bunker-busters, according to several Israeli military sources. »The attack would be the first with nuclear weapons since 1945, when the United… Des plans nucléaires israéliens contre l’Iran? Pour quoi faire?

Schéma de crise

Il faut noter combien, depuis l’inauguration du nouveau Congrès (à majorité démocrate), jeudi dernier, la possibilité d’une crise institutionnelle majeure s’est imposée dans les commentaires à Washington. Il faut signaler ici un très intéressant article de Jeremy Brecher et Brendan Smith (historien et spécialiste de droit), sur CommonDreams.org, du 6 janvier. On y trouve une analyse à la fois technique et circonstanciée sur ce que pourrait être cette crise. Les deux auteurs ne cachent pas la potentialité explosive de l’événement. Ils citent le jugement de Tom Engelhardt : «the mother of all Constitutional crises». L’impression qu’ils laissent est celle d’une veillée d’armes avant un affrontement… Schéma de crise

Strike et contre-strike : Israël dément aussi vite des plans d’attaque nucléaire de l’Iran

Très rapide, indeed Alors que le Times laissait imperturbablement (à l’heure de cette mise en ligne) son texte sur la préparation d’une possible attaque aérienne nucléaire israélienne contre l’Iran, le ministère israélien des affaires étrangères diffusait à une remarquable vitesse un démenti qualifié de véhément. Selon l’agence allemande DPA, qui a recueilli le démenti, dans une dépêche de ce jour bien sûr : «Israel vehemently denied Sunday a report by a British newspaper which claimed that it plans to attack Iran’s uranium enrichment facilities using nuclear weapons (..) »[L]abelling the report as incorrect, Israeli Foreign Ministry spokesman Mark Regev told Deutsche Presse-Agentur dpa that Israel… Strike et contre-strike : Israël dément aussi vite des plans d’attaque nucléaire de l’Iran

Un amiral pour préparer l’attaque contre l’Iran?

L’administration GW et la politique du président sont si inconstantes, si complètement en position de faiblesse et d’impopularité, que chaque décision prise implique une multitude d’interprétations, de supputations qui valent selon les circonstances entourant et pressant cette administration et ce président (et non selon leurs appréciations propres, bien entendu). Ainsi en est-il des décisions concernant l’appareil politico-militaire US autour de l’Irak. Un point a attiré l’attention : la nomination de l’amiral Fallon, U.S. Navy, à la succession du général Abizaid, U.S. Army, comme chef du Central Command (commandement couvrant le Moyen-Orient, dont l’Irak). Cette nomination est complètement inhabituelle, parce que le poste de commandant en… Un amiral pour préparer l’attaque contre l’Iran?

Entre le SFO et BAE, c’est la guerre à l’ombre de Yamamah

Il s’avère de plus en plus difficile, pour BAE (et pour Blair dans la foulée) de sortir indemne de l’affaire de la décision abrupte du Premier ministre britannique, le 14 décembre 2006, d’arrêter l’enquête du Serious Fraud Office (SFO) dans le scandale Yamamah. Une nouvelle enquête est lancée par le SFO contre BAE, cette fois concernant une tractation réalisée en 1999 avec l’Afrique du Sud (le choix par l’Afrique du Sud, contre l’avis de la force aérienne sud-africaine, de l’avion d’entraînement BAE Hawk). Le Guardian, également très impliqué dans l’appréciation critique à l’encontre de la firme BAE, détaille la décision du SFO de se lancer… Entre le SFO et BAE, c’est la guerre à l’ombre de Yamamah

L’OCDE attend des explications britanniques sur l’interruption de l’enquête Yamamah

Voilà bien une occurrence pleine de désordre et de mauvaise réputation, que ni la City ni le Financial Times ne goûtent : les officiels britanniques obligés de s’expliquer devant l’OCDE à propos de la décision de Blair d’arrêter l’enquête du Serious Fraud Office sur le scandale Yamamah. Tandis que le SFO montre son alacrité et son entêtement en lançant une nouvelle enquête contre BAE sur un dossier sud-africain, le dossier Yamamah va être présenté devant la commission ad hoc de l’OCDE. Les Britanniques vont répondre à une requête de l’organisation internationale, érigée en enquêteur annexe pour la circonstance. Il s’agit d’une procédure complètement exceptionnelle, qui… L’OCDE attend des explications britanniques sur l’interruption de l’enquête Yamamah

La “théorie de la patate chaude” : tenir en Irak jusqu’en 2009 pour refiler la défaite au successeur…

Une théorie nouvelle commence à être développée ici et là, concernant l’Irak. Nommons-la théorie de la patate chaude. Il s’agit de ceci : malgré tous les bruits de renforcement, de changements de généraux et autres, les bruits de résolution de GW, de volonté de remporter la victoire, etc., l’idée est que l’on veut tenir en Irak jusqu’en 2009 pour refiler l’horrible patate chaude de la défaite au successeur de GW. L’idée est bien cette incroyable chose : GW ne veut pas laisser à l’Histoire un legs catrastrophique. Il semblerait donc qu’ils ont de ces idées-là, ces gens-là Il y a d’abord Robert Parry qui, sur… La “théorie de la patate chaude” : tenir en Irak jusqu’en 2009 pour refiler la défaite au successeur…

Merkel et Bush : fausse entente (MO) et vraie mésentente (commerce)

Les Allemands prennent la présidence de l’UE (depuis le 1er janvier 2007) et la présidence du G8 (pour 2007) avec beaucoup d’ambitions désordonnées. Comme pour les Britanniques en 2005, cette conjonction est vue comme une opportunité formelle et risque de se terminer dans le désordre habituel des confrontations entre l’agenda et les réalités. Pour les Allemands, ces structures formelles font naître l’espoir d’une forte présence diplomatique au travers de leur poids économique. Ce type de démarche se termine en général en fiasco. Les Britanniques l’ont expérimenté en 2005, les Allemands l’expérimenteront en 2007. Merkel s’est rendue à Washington pour une rencontre-éclair avec GW. Selon l’article… Merkel et Bush : fausse entente (MO) et vraie mésentente (commerce)

La vraie mésentente à venir entre UE et Washington, Merkel ou pas Merkel : le commerce (l’économie) et la crise climatique ?

Lors de la rencontre Merkel-Bush, à l’occasion du début de la présidence UE de l’Allemagne, les thèmes mentionnés plus haut n’ont qu’à peine effleuré un sujet potentiel de désaccord fondamental entre l’UE et les USA, potentiel parce que ce sujet ne s’est sans doute pas encore signalé aux esprits des dirigeants (ni, à plus forte raison, à ceux de leurs bureaucraties). Le même article de l’IHT observe à propos de l’attitude des deux parties à l’égard de la crise climatique (un des sujets importants pour les Allemands, au sein du G8 qu’ils président cette année) : «Merkel urged Bush to do more to fight climate… La vraie mésentente à venir entre UE et Washington, Merkel ou pas Merkel : le commerce (l’économie) et la crise climatique ?