Aller au contenu

Bloc-Notes

Le candidat Obama attaque le président BHO

BHO, président des USA, a fait le 23 mai un étrange discours, à la National Defense University. On aurait dit le candidat du printemps 2008, le sénateur Barack Obama, critiquant le président Bush, celui-ci ayant pris le masque du président BHO pour poursuivre, sinon aggraver sa propre politique entre 2009 et 2013. C’est ainsi que l’orateur Barack Obama a abordé toutes les grandes questions très polémiques de sécurité nationales (la Guerre contre la Terreur, la guerre des drones, la politique d’incarcération arbitraire et de torture comme à Guantanamo, etc.), pour à la fois en justifier assez faiblardement le principe, tout en mettant en doute leur… 

L’allégorie du Titanic

Il existe aujourd’hui, en un flot constant qui ne cesse d’enfler, une prolifération d’écrits, de spéculations, de prévisions, et désormais comme on va le voir d’allégories et de paraboles sur l’effondrement du Système sous toutes les formes et par tous les biais possibles. (Que ce soit les formes de crises de divers domaines, ou les biais des puissances et des entités géopolitiques qui en seraient affectées.) C’est justement cet aspect assez nouveau de l’allégorie qui nous a intéressé dans un long commentaire sur la situation financière et monétaire des USA par rapport à leur situation générationnelle, de Jim Quinn, sur son site The Burning Platform… 

Exploration du “Russian leadership” en Syrie

Le Christian Science Monitor étant un quotidien honorable de la presse-Système aux USA, on tiendra son article du 22 mai 2013 sur le nouveau leadership russe dans la crise syrienne comme également honorable, façon Système, et d’autre part significatif d’une évolution du jugement US, et sur la crise syrienne, et sur la Russie. On sait que nous tenons nous-même cette affirmation russe, déjà évidente depuis de nombreux mois dans ce cadre, comme évidente dans la séquence actuelle (voir le 14 mai 2013). Il est néanmoins particulièrement important que ce fait objectif commence à être reconnu, et éventuellement exploré, dans la presse-Système, notamment et singulièrement des… 

Le “mariage pour tous” les secoue tous, y compris l’Angleterre

Mariage pour tous, donc… Nous nous rappelons les arguments classiques, type French bashing pratiqué par les artistes du genre, l’élite-Système de la France, lors des débats houleux précédant le vote de la loi sur le mariage pour tous (comme on disait en 36 les congés payés pour tous). Nous entendîmes parmi d’autres dont notre mémoire épuisée a perdu la trace Noel Mamère, distingué représentant de l’écologie recyclée-Système, faire observer que «la France est en retard», pays retardataire, ringard, coincé, rétif aux progrès et au Progrès, cela dit en pointant le doigt vers les pays du Nord, dont les inoxydables anglo-saxons, qui avaient accompli leur devoir… 

Le pétrole, Dieu et la mélodie du bonheur

Le numéro de mai 2013 de The Atlantic porte comme titre de couverture «We Will Never Run Out of Oil» (le We, on s’en doute, pour «We, the people», et le tout signifiant que Nous [dito la Grande République, Élue de Dieu] ne manquera jamais de pétrole, ce mot magique étant pour source d’énergie en général). The Atlantic n’est d’ailleurs pas le seul à nous annoncer la Bonne Nouvelle, qui, bien entendu, s’articule fort bien avec les dernières, mirifiques et miraculeuses nouvelles d’une abondance énergétique néo-postmoderniste, valable même après la crise d’effondrement du Système à l’ombre du gaz de shiste. (Voilà qui intéressera certains de… 

“Watergatiser” Scandalgate grâce à Benghazi ?

Si l’on étudie l’aspect extérieur, strictement tactique, de l’affaire du Watergate, on en vient vite à la conclusion que le système de la communication dans son sens le plus large joua un rôle fondamental et décisif pour conduire son affaire au terme dramatique qu’on connaît. Plus spécifiquement, il s’agit de l’établissement d’une commission d’enquête spéciale du Congrès sur cette affaire qui, pendant des mois et des mois, fit défiler les témoins et institutionnalisa l’affaire Watergate comme une partie structurelle de l’information courante pendant ce laps de temps, cela d’autant plus que les auditions étaient télévisées. Ainsi la tension de la communication, avec ses effets sur… 

La Syrie, ou le temps suspendu

Ce 18 mai 2013, M K Bhadrakumar décrit, sur son Indian PunchLine, la situation syrienne après la rencontre Obama-Erdogan à Washington. Non que cette rencontre promettait d’être décisive en quelque manière que ce soit mais parce que, c’est vrai, elle présentait un aspect symbolique significatif d’une situation générale. Il n’est pas déraisonnable d’observer que l’on identifie, pour colorer la perception et le jugement général, des traits tels que l’amertume et le désenchantement, déjà devinés dans ce que nous percevions comme un sentiment dépressif, le 11 mai 2013. (Nous parlons là d’abord des amis de la Syrie du bloc BAO qui demandent la tête d’Assad depuis… 

L’étrange duo Poutine-BHO

Le 15 avril, le conseiller à la sécurité nationale du président Obazma, Thomas Donilon, apportait à Poutine une lettre personnelle du président US. Le président russe va répondre incessamment à cette lettre, annonce Russia Today le 15 mai 2013, et la réponse sera apportée à Washington, pour être remise en mains propres à Obama par le conseiller pour les questions de sécurité nationale du président poutine, Nikolaï Patrouchev, le 20 mai. Le texte cité ne s’en tient certainement pas à cette nouvelle d’assez peu d’intérêt en elle-même, sinon pour détailler la réciprocité minutieuse donnée à cet échange. Le texte rapporte en effet les révélations de… 

Va-t-on (enfin) intervenir (en Libye) ?

… Effectivement, il faut bien lire, plutôt deux fois qu’une, le titre de l’article de Andrei Akoulov, sur Strategic-culture.org, le 17 mai 2013 : « Will US Intervene in Libya?» D’abord l’on croit lire Syrie, parce qu’on est au courant de l’actualité du monde qui va, puis l’on se frotte les yeux, puis la vérité écrite apparaît : il s’agit bien de la Libye, comme si l’on était de deux ans plus jeune. Il faut dire : les USA peuvent dire qu’au contraire de leurs amis de l’OTAN, ils ne l’ont pas (encore) fait, ils ne sont pas (encore) intervenus en Libye, eux. Peut-être cette… 

Histoire d’un drone israélien “retourné” par le Hezbollah

Fin avril (voir le Guardian du 25 avril 2013), Israël annonçait l’interception et la destruction d’un drone près de la ville de Haïfa. Les autorités militaires israéliennes suggéraient qu’il s’agissait d’un drone de fabrication iranienne, utilisé par le Hezbollah, qui avait été intercepté et abattu par des F-16 peu après qu’il soit entré dans l’espace aérien israélien depuis le Liban ; cela, après que les services ad hoc israéliens, toujours impressionnants d’efficacité high tech, aient suivi sa trajectoire au Liban. Insistons là-dessus : le compte-rendu officiel donnait l’impression d’une situation parfaitement maîtrisée (drone suivi par moyens électroniques dès son lancement, puis interception et destruction parfaitement… 

Les Russes vent arrière

Observons d’abord, puisque c’est aujourd’hui que Netanyahou est allé rendre ses devoirs à Poutine, à Sotchi-Canossa, que nous avons connu d’autres temps où des problèmes de cette importance et de ce domaine (livraisons ou pas de S-300 à la Syrie où se déroule une guerre qui concerne la communauté internationale) se réglaient avec les USA, et où un Premier ministre israélien, s’il avait quelque chose à dire à Moscou dans ce domaine, consultait d’abord les USA et s’en remettaient aux USA. Mais, aujourd’hui, les USA, c’est, disons, l’isolationnisme–cool. Alors, Netanyahou va directement voir Poutine. …Lequel Poutine dirige une puissance qui prend de plus en plus… 

BHO, “isolationniste-cool”?

Le 9 mai 2013, l’universitaire et commentateur de politique extérieure Stephen M. Walt, signait sur son blog de Foreign Policy un article où il fait un portrait favorable (de son point de vue) de la politique extérieure du président Obama. Il ne qualifie pas ce président d’isolationniste, mais nous le faisons généreusement pour lui, simplement en ajoutant le qualificatif cool pour éviter une condamnation au bûcher en montrant qu’il ne peut s’agir que de l’icône-Sainte de nos chaumières germanopratines, Sa Majesté Barack Yes, I can. (Isolationnisme est un de ces mots, avec d’autres comme protectionnisme ou étatisme, qui vous font risquer gros, à l’écrire sans… 

S-300 pour la Syrie et Netanyahou à Sotchi-Canossa

Durant ses tribulations en Russie et en Italie la semaine dernière, à l’escale romaine pour être précis, le secrétaire d’État Kerry a du répondre à une question d’un journaliste US sur la possible livraison de missiles sol-air russes S-300 à la Russie dont l’on parle tant depuis presque une semaine. Kerry a répondu d’une façon intéressante, en deux temps, d’abord en écartant de facto la question, puis, sans autre sollicitation de la part des journalistes, en y revenant sur sa dernière intervention, littéralement comme s’il avait réalisé que certaines précisions devaient être données, ou comme si on les lui avait rappelées en lui passant discrètement… 

Les USA et la Syrie : phase dépressive…

La situation du bloc BAO, surtout des USA, vis-à-vis de la Syrie suit l’habituel rythme qu’on pourrait qualifier de maniaco-dépressif tant cette posture psychologique caractérise bien les perceptions humaines et le rythme des événements dans cette époque totalement dépendante d’une communication écrasante et incontrôlable. L’attitude générale des USA vis-à-vis de la Syrie est entrée en phase dépressive après une phase hypomaniaque de quelques jours suivant l’intervention israélienne de communication (peut-être type falseflag) des 22-23 avril pour faire accepter l’idée de l’utilisation de l’armement chimique par le régime Assad et faire progresser l’idée d’une intervention. Le dernier commentaire en date de l’administration Obama concernant l’utilisation d’armement… 

Sourires de Lavrov, Kerry in the pocket

Certains Européens qui ont compris dans quelle épouvantable situation se trouve le bloc BAO en Syrie ont des contacts discrets mais pressants avec les Russes pour leur demander de l’aide, eux qui semblent bien évoluer dans la crise syrienne. (Nous parlons de quelques Européens des institutions, les grandes nations européennes étant hermétiquement enfermées dans une pensée réduite aux spasmes d’un étrange bellicisme qui semble dépasser même ceux qui l’expriment et vous l’expliquent.) Ces émissaires européens reçoivent en général, de la part des Russes, une réponse chaleureuse, amicale, mais ferme quoique désolé : «Nous voulons bien mais nous n’avons pas confiance en vous.» C’est à peu… 

Poutine-Netanyahou , les S-300 et les SS-26

Comme on l’a déjà observé plusieurs fois, le site DEBKAFiles demande à être décrypté, entre ses analyses orientées, sinon fabriquées, et ses observations fondées et informées répercutant certaines préoccupations réelles de la communauté de sécurité nationale israélienne. On placera la nouvelle du 7 mai 2013 dans la seconde catégorie. Il s’agit d’un texte très sévère pour le comportement et la stratégie de Netanyahou durant la séquence des attaques israéliennes en Syrie. Le texte se termine par cette conclusion effectivement très sévère, où il est jugé que le fin manuvrier qu’est prétendument Netanyahou s’est trouvé lui-même piégé par le voyage en Chine (départ le 5 mai,… 

Le suicide comme arme de destruction massive

Dans Russia Today, le 4 mai 2013, Robert Bridge, spécialiste US du corporate power et auteur du livre Midnight in the American Empire, soutient in fine la thèse que le corporate power aujourd’hui dominateur absolu des USA, pousse ce pays vers une sorte de situation d’extermination rampante et à peine dissimulée, ou d’auto-extermination. La chose n’est pas dite en ces termes et apparaît d’ailleurs difficile à structurer opérationnellement pour répondre à une hypothèse aussi tranchée ; mais le titre y fait penser («Suicide watch: Is corporate power pushing Americans over the edge?») et l’esprit de la chose a de fortes chances d’exister selon l’état de… 

La censure-panique du Système

En rédigeant notre texte de ce 4 mai 2013 sur l’apparition du mot falseflag dans une déclaration du colonel Wilkerson, l’ancien chef de cabinet de Colin Powell au département d’Etatt, nous pensions rajouter l’exemple a contrario que donne Paul Craig Roberts dans un texte qu’il adresse à ses lecteurs le 1er mai 2013. Nous nous sommes aperçus que cet exemple qu’il citait, sans indication de date, concernait un événement vieux de deux ans. Nous avons pensé que cet exemple appelait toujours un commentaire, mais spécifique et différent de la forme à laquelle nous avions déjà pensé… La partie du texte de Paul Craig Roberts à… 

Intronisation du facteur falseflag

On connaît depuis longtemps, quasiment depuis l’attaque de septembre 2001, le tour polémique aigu qu’a pris le concept du complotisme (ou théorie des complots), dont l’expression falseflag est une des expressions sémantiques de représentation récemment mise en vogue et très utilisée aujourd’hui. Il s’agit d’abord d’une question centrale de communication accordée au règles de fer du conformisme-Système, avec le constat que l’idée même d’une telle hypothèse de montage a été, dans son principe, dès l’origine, non seulement rejetée mais diabolisée à l’égal des pires diabolisations imposées par le Système. Cela correspondait bien entendu à la mythologisation de l’événement 9/11 que rien ne devait entacher ni… 

Tamerlan, de la Géorgie à Boston

Si Chalmers Johnson n’avait pas rendu fameux le mot blowback employé dans le jargon intérieur de la CIA, il faudrait l’inventer. Au reste, on comprend que ce mot, qui signifie coup en retour et désigne des effets néfastes imprévus d’une action donnée contre celui qui a lancé cette action, ait un usage intensif au sein de la CIA, tant ce service a d’activités, et d’activités qui génèrent pour les USA des effets imprévus et destructeurs. Considérée d’un certain point de vue qui est notamment substantivé par une déclaration officielle du premier ministre ukrainien, l’attaque de Boston du 15 avril 2013 apparaît désormais dans l’orientation envisagée… 

La Syrie et l’épuisement de la psychologie washingtonienne

L’article de Ben Hubbard, dans le New York Times du 28 avril 2013, fait grand bruit. Chacun retient son souffle et ne cesse de rouler dans sa tête la phrase centrale et symbolique du texte : «Nowhere in rebel-controlled Syria is there a secular fighting force to speak of» (Nulle part dans les zones contrôlées par les rebelles on ne trouve une unité combattante digne de ce nom qui appartienne à la faction séculaire.) Cela signifie que les rebelles combattant Assad en Syries, aujourd’hui, ne sont plus, en gros, que des islamistes des groupes extrémistes, ceux dont les planificateurs washingtoniens reconnaissent qu’ils sont bien plus… 

Gay d’accord, Pride c’est à voir…

La Gay Pride de San Francisco, ville progressiste par excellence et berceau du mouvement Gay aux USA, aura lieu les 28 et 29 juin prochain. Des remous puissant agitent cette organisation depuis le 26 avril, et la décision prise par la direction de cette manifestation de destituer le soldat Manning de son rang de Grand Marshall de la manifestation. L’un ou l’autre membre de l’organisation, ou l’un ou l’autre militant, avait pris sur lui, ou sur eux s’ils sont plusieurs, d’instituer le soldat Bradley Manning comme héros (Grand Marshall) de la Parade. Manning est notoirement homosexuel, en plus d’être le héros à l’incroyable courage qui… 

Obama et le chimique, l’Irak et les rebelles syriens

Jeudi (voir le 25 avril 2013), DEBKAFiles faisait grand cas, jusqu’à une discrète hystérie guerrière qui caractérise le sens historique du site, du changement («a remarkable reversal») d’appréciation du secrétaire à la défense Hagel par rapport à l’utilisation ou pas de l’armement chimique par Assad. Hagel se trouvait à la fin d’une tournée au Moyen-Orient et voilà que, après qu’il ait écarté dans des déclarations les jours précédents l’évaluation selon laquelle Assad aurait utilisé de l’armement chimique, cet usage devenait désormais dans son estimation assez probable. En même temps, la nouvelle était annoncée par le président Obama aux dirigeants du Congrès… «In a remarkable reversal,… 

Une affaire qui marche : le Goulag US

L’ensemble pénitentiaire US s’est lentement transformé, depuis le début des années 1970, en un Prison Industrial Complex (PIC) qui s’avère être une des plus étonnantes trouvailles du Système dans la recherche d’une activité à la fois industrielle et génocidaire, faisant passer au second plan les problématiques de la justice et de la délinquance qui, d’ordinaire, définissent la question des prisons. L’établissement du PIC est en général daté de 1973, avec une loi de l’Etat de New York passée par le gouverneur Nelson Rockefeller, rendant passible de prison tout détenteur et utilisateur de drogue. Depuis, les peines pour ces délits, jusqu’aux plus ridiculement mineurs, n’ont cessé…