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Faits et commentaires

Une rubrique qui s’attache aux faits et aux commentaires les plus en relation avec l’actualité immédiate. Les faits sont mentionnés rapidement, éventuellement avec les liens nécessaires, le tout assorti éventuellement d’un commentaire de présentation ou/et d’appréciation.

BAE, Stonecipher et la unhappy end d’un American Dream

BAE, Stonecipher et la unhappy end d’un American Dream 13 février 2004 Ancien vice-président de Boeing parti à la retraite et rappelé en décembre 2003 au poste suprême, Harry Stonecipher est aussi un dur. Il ne le cache pas, indirectement mais abruptement, lorsqu’il parle de son prédécesseur, qui vient de démissionner devant la situation très délicate de Boeing : « [Phil] Condit is a much nicer man than I am ». Un très récent voyage de Stonecipher au Royaume-Uni a secoué les Britanniques. Rompant avec la temporisation et les sourires désolés mais polis de Condit, Stonecipher est venu dire clairement que Boeing n’est pas du… BAE, Stonecipher et la unhappy end d’un American Dream

Des armes européennes pour la Chine? La dimension politique

Des armes européennes pour la Chine? La dimension politique 12 février 2004 La question de l’éventuelle levée, par l’Union Européenne, de l’embargo des armements pour la Chine, soulève de plus en plus de commentaires. (Voir aussi notre texte sur cette question.)Il s’agit de la politisation inéluctable d’un problème dont les dimensions stratégiques apparaissent déjà clairement. Ce qui est intéressant, c’est de voir combien c’est la référence européenne qui compte, puisque, par ailleurs, la Chine peut acheter toutes les armes russes qu’elle veut. Même si l’armement russe est technologiquement d’un niveau légèrement inférieur à l’armement européen le plus avancé, surtout pour l’environnement logistique et de maintenance,… Des armes européennes pour la Chine? La dimension politique

La crise de l’évaluation de la menace

La crise de l’évaluation de la menace 10 février 2004 — Depuis plus de 50 ans, la sécurité repose essentiellement sur l’évaluation de la menace. Nous l’avons voulu ainsi, parce que nous prétendons développer un monde rationnel où la technique doit nous donner la maîtrise de l’avenir autant que du présent, — et qu’y a-t-il de plus important à maîtriser que l’avenir de notre sécurité ? Pendant un demi-siècle, nous avons appris à évaluer la menace. Il s’agissait de maîtriser la réalité des capacités de l’ennemi potentiel, l’URSS, c’est-à-dire le monde communiste, et, au-delà, de faire une appréciation raisonnable de ses intentions. La démarche est… La crise de l’évaluation de la menace

Voyage au bout du système, par Hans Blix

Voyage au bout du système, par Hans Blix 9 février 2004 Hans Blix, l’homme qui se trouva au centre de la controverse de l’inspection par l’ONU du potentiel irakien avant la guerre, nous dit quelques vérités intéressantes sur ce conflit, ce qui a précédé, et surtout, c’est le plus intéressant sur le comportement des chefs de gouvernement qui ont poussé à la guerre et l’ont obtenue. Ces propos ont fait quelque bruit, selon le Guardian : « The former UN chief weapons inspector Hans Blix weighed into the controversy over weapons of mass destruction yesterday when he accused Tony Blair and George Bush of behaving… Voyage au bout du système, par Hans Blix

Les néo-conservateurs exultent : la CIA s’est trompée

Les néo-conservateurs exultent : la CIA s’est trompée 8 février 2004 Comment vont les néo-conservateurs ? Très bien, en vérité. On pourrait les croire déstabilisés, incertains, voire contrits et silencieux par l’absence totale d’armes de destruction massive en Irak, après les différentes déclarations de David Kay et l’évolution sémantique de l’administration GW sur ce sujet. Il faut se rappeler que, bien entendu, les néo-conservateurs ont été des avocats enthousiastes dans la question des ADM irakiennes. Ils n’ont cessé de dénoncer leur présence massive, le risque qu’elles nous faisaient courir et ainsi de suite. Dans un article publié hier et justement nommé « America’s Orwellian moment… Les néo-conservateurs exultent : la CIA s’est trompée

La deuxième chute du Mur

La deuxième chute du Mur 5 février 2004 Nous publions ci-dessous l’éditorial de l’édition du 10 février 2004 de notre Lettre d’Analyse de defensa. Il introduit une interprétation de la crise des armes de destruction massive (ADM) irakiennes sur laquelle nous reviendrons sans aucun doute pour en développer l’analyse. La chute du Mur (bis) Rappelez-vous : en mai 1988, un homme du sérail, à Moscou, mais fin connaisseur des Occidentaux et des Américains précisément, Georgyi Arbatov, disait à un journaliste de Newsweek venu l’interviewer dans la perspective du sommet Gorbatchev-Reagan (à Moscou) : « Nous allons vous faire une chose terrible, nous allons vous priver… La deuxième chute du Mur

“Plus ça change, plus c’est la même chose”

Plus ça change, plus c’est la même chose 5 février 2004 Des indications ont été publiées dans la presse, concernant un rapport officiel du Pentagone sur le comportement de l’armée américaine durant la guerre contre l’Irak. (L’expression guerre contre l’Irak doit être prise avec précaution. Le rapport a été commandé et réalisé l’année dernière. Il incorpore des enseignements de l’après-guerre, après la chute du régime Saddam Hussein, signifiant justement que cette période fait partie de la guerre, sorte de continuation de la guerre par d’autres moyens. Le rapport est donc nécessairement incomplet puisque cet après-guerre se poursuit ; il est pourtant alimenté par un volume… “Plus ça change, plus c’est la même chose”

La crise de la psychologie occidentale (anglo-saxonne)

La crise de la psychologie occidentale (anglo-saxonne) 2 février 2004 Les patrons tremblent sur leurs bases. On fait le nécessaire pour les sauver, écrivions-nous, mais cela sera-t-il suffisant ? Il y a un aspect insaisissable dans la crise qui est sa caractéristique la plus remarquable avec sa rapidité (les deux caractéristiques allant de pair : insaisissable en grande partie, parce que si rapide). Aujourd’hui, on assiste au déroulement d’une logique de déstructuration du pouvoir anglo-saxon, les deux, britannique et américain, pour une fois très proches, conformément à leurs discours, mais c’est très proches dans l’intensité des crises qu’ils subissent. La raison de cet étrange phénomène… La crise de la psychologie occidentale (anglo-saxonne)

L’alternative du diable au petit pied

L’alternative du diable au petit pied 31 janvier 2004 — Les patrons tremblent sur leurs bases. On fait le nécessaire pour les sauver, que ce soit GW Bush, qui commence à demander des comptes à ses services de renseignement, que ce soit Tony Blair, qui a été chercher le Lord de service pour le tirer d’affaire, au prix d’une relance du dégoût général pour la conduite du gouvernement pendant cette crise irakienne caractérisée par un théâtre général du mensonge. Fort bien, — façon de parler. Car le coût est énorme, considérable. • A Londres, des voix s’élèvent pour réclamer les mesures qui s’imposent. D’abord, une… L’alternative du diable au petit pied

Après le “rogue state”, voici le “rogue reporter”, — it’s a wonderful “rogue time”

Après le rogue state, voici le rogue reporter, it’s a wonderful rogue time 31 janvier 2004 Le journaliste de la BBC qui avait été mis au centre de l’affaire Kelly pour avoir été informé par le professeur Kelly, et qui a été liquidé par le rapport Hutton, a donné sa démission. Andrew Gilligan a quitté la BBC dans la nuit de vendredi. C’est la troisième démission à la BBC suivant la publication du rapport Hutton, et elle ne peut surprendre. Le rapport Hutton se confirme comme une comédie d’une étonnante impudence, où tout a été fait pour sauver un pouvoir présenté comme victime innocente d’une… Après le “rogue state”, voici le “rogue reporter”, — it’s a wonderful “rogue time”

“My country, right or wrong”, ou encore: le juge Hutton lave plus blanc que blanc

My country, right or wrong, ou encore: le juge Hutton lave plus blanc que blanc 29 janvier 2004 Le rapport Hutton ne pouvait être démonstration plus et mieux accomplie de la permanence de la solidarité des forces en place. Il trouve le bouc-émissaire qu’il désigne aussitôt d’un doigt vengeur, la BBC avec les conséquences immédiates qui se manifestent, d’abord par la démission de son président. Il sauve le pouvoir d’une manière qui, littéralement, coupe le souffle par ce qu’elle montre, qui devrait être jugée de façon objective comme d’une impudence complètement surréaliste et obscène. Mais, dira-t-on, et on ne peut mieux dire : les événements… “My country, right or wrong”, ou encore: le juge Hutton lave plus blanc que blanc

L’étrange destin de la supériorité du “modèle” anglo-saxon

L’étrange destin de la supériorité du modèle anglo-saxon 27 janvier 2004 Un des rares domaines spécialisés de l’aviation militaire où les Américains gardaient le monopole était celui des ravitailleurs en vol. Cela n’est plus vrai du tout. Les ambitions de BAE, l’énorme consortium britannique, étaient d’établir la première grande société de technologies militaires et d’aviation transatlantique. Elles sont aujourd’hui ridiculisées, alors que BAE ne parvient même plus à décrocher ses marchés nationaux. (La parole de Geoffrey Hoon, il y a un an, était prémonitoire : « BAE is no longer British ». Ce qui justifie ces considérations introductrices, c’est l’énorme marché de £13 milliards que… L’étrange destin de la supériorité du “modèle” anglo-saxon

Les “bizarro” dingueries des budgets divers et variés du Pentagone

Les bizarro dingueries des budgets divers et variés du Pentagone 26 janvier 2004 L’administration GW va demander $420 milliards pour le Pentagone pour l’année 2005 (FY2005). Ce qui signifie qu’en fait, ce sera $470 milliards, parce qu’on en demandera certainement $50 milliards supplémentaires, mais après la réélection de GW, évidemment, qui ne fait pas de doute, évidemment. Atmosphère bizarro, non ? Ou bien pour sacrifier à notre lubie, du virtualisme à 250% … D’autant plus que ces $420-$470 milliards ne signifient rien puisque ce sera beaucoup plus, puisque les $400 milliards de 2004 signifient, en fait, $465 milliards, selon Antiwar.com, ou plus encore, beaucoup plus,… Les “bizarro” dingueries des budgets divers et variés du Pentagone

De la nausée de McNamara à la fatigue de nos élites

De la nausée de McNamara à la fatigue de nos élites 25 janvier 2004 La démission de David Kay et ses affirmations tonitruantes selon lesquelles Saddam n’avait pas d’armes de destruction massive ont porté un coup sévère à ce qui reste des lambeaux de crédit et de fragile équilibre psychologique de l’administration GW. (Voir différentes appréciations de cet événement, par exemple l’article de BBC News sur le cas lui-même et celui de ABC News sur la réaction de Kofi Annan.) Dans un autre registre, plus émotionnel mais non moins dévastateur, les déclarations de l’ancien secrétaire à la défense de Kennedy et de Johnson, Robert McNamara,… De la nausée de McNamara à la fatigue de nos élites

“C’est comme un lien qui me retient”

C’est comme un lien qui me retient 23 janvier 2004 Un article paru dans The Guardian du 21 janvier s’attache au sort de la Royal Navy britannique selon une approche radicale, qui pourrait être résumée par la question : avons-nous encore besoin de la Royal Navy ? Le prétexte de cette réflexion est la décision du gouvernement de désactiver quatre destroyers, réduisant le nombre de navires de surface de 36 à 32. C’est l’occasion pour un conservateur, Nicholas Soames, qui a la lourde charge d’être le petit-fils de Churchill et de veiller à la survivance des postures héroïques conformes à l’image grand’paternelle, de s’exclamer avec… “C’est comme un lien qui me retient”

Quelle importance, ces élections?

Quelle importance, ces élections? 22 Janvier 2004 Nos lecteurs connaissent John Chuckman, qu’ils ont déjà lu directement ou par l’intermédiaire de Yellow Times.com.org. Nous reproduisons ci-dessous un texte de commentaire de Chuckman sur la première primaire de cette année électorale. La ligne en est assez simple, beaucoup diront : pessimiste, et nous dirons plutôt : réaliste. • Les candidats démocrates ne valent guère mieux que le républicain qu’ils affrontent. Kerry ou un autre qu’importe ? (Sans oublier qu’en fait de sentiments barbares, un Lieberman ou un Clark vaut bien un général moyen du Pentagone ou un néo-conservateur standard.) • Fondamentalement, le peuple américain ne se… Quelle importance, ces élections?

L’évolution des relations USA-UE : de mal en pis, comme prévu

L’évolution des relations USA-UE : de mal en pis, comme prévu 21 janvier 2004 Hors des pitreries sémantiques sur la vieille Europe et la new Europe, la situation euro-américaine évolue régulièrement vers l’éloignement des positions des deux partenaires, éloignement des conceptions, éloignement des perceptions, éloignement des états d’esprit, bref tout ce qui constitue le fondement d’une politique. Cet éloignement n’étant pas sanctionné, ni par des déclarations de prise en compte, ni par une modification des structures existantes, il a pour effet un accroissement régulier des tensions sans raisons strictement identifiées. C’est la marque de l’évolution des relations euro-américaines : une évolution vers un antagonisme sans… L’évolution des relations USA-UE : de mal en pis, comme prévu

Quelques guerres plus tard

Quelques guerres plus tard 19 janvier 2004 Le Progrès, cela se comprend à demi-mot, est une chose qu’on n’arrête pas, et dans tous les sens certes. Avant, on pouvait soupçonner les militaires d’avoir, avant une guerre, une guerre de retard. Désormais, il s’avère, une fois la guerre commencée (sinon livrée) que les militaires américains ont plusieurs guerres de retard. Ce qui nous fait dire cela, c’est la nouvelle, extraordinaire mais nous sommes habitués à l’extraordinaire, que les Américains, en Irak, utilisent des rapports britanniques de 1918 pour comprendre comment fonctionne le système tribal en Irak. Cela vaut dans l’esprit, en mieux pour la performance sans… Quelques guerres plus tard

Turquie, Brésil, Pologne, etc… : les bizarres (in)conséquences d’une non-diplomatie (US)

Turquie, Brésil, Pologne, etc… : les bizarres (in)conséquences d’une non-diplomatie (US) 16 janvier 2004 L’action politique (ou non-politique) américaine est si étonnamment et complètement erratique aujourd’hui qu’elle produit continuellement des effets qu’on doit décrire comme contre-productifs, qui sont dans tous les cas inattendus, qui sont considérables, etc. La puissance américaine se trouve dans chacun de ces cas prise à contre-pied. Trois cas récents illustrent cette situation. • Le cas des Kurdes et de l’Irak. On a vu combien l’annonce d’une promesse d’autonomie aux Kurdes d’Irak avait provoqué des réactions extrêmement vives dans la région. Un prolongement, le dernier en date (du 14 janvier), est un… Turquie, Brésil, Pologne, etc… : les bizarres (in)conséquences d’une non-diplomatie (US)

… et JSF’s Panic

JSF’s Panic 15 janvier 2004 Il faut lire ces appréciations en ayant, bien sûr, notre précédent texte sur le sujet du JSF à l’esprit, tout comme l’hebdomadaire Defense News avait à l’esprit le texte qu’il publie par ailleurs sur le sujet. Mais plus, sans doute, certainement, Defense News avait plus à l’esprit. Il s’agit d’un éditorial sur la même question du programme JSF, paru dans le numéro du 12 janvier de Defense News. Ce texte est extrêmement dur et par conséquent remarquable pour éclairer le sujet du programme d’avion de combat JSF. Pour cette raison autant que pour les raisons pratiques habituelles avec Defense News… … et JSF’s Panic

Space Academy ou space Fiction?

Space Academy ou space Fiction? 15 octobre 2004 Dad ayant été battu en 1992 parce qu’il n’avait pas dans son argumentaire et sa rhétorique, selon son propre mot, « the vision thing », le fiston ne s’y est pas laissé prendre : il propose un projet de conquête spatiale qui ressort évidemment d’un grand dessein, de cette vision qui manqua à son père pour être réélu en 1992. Pour comprendre la manoeuvre de GW, suivez la flèche et découpez selon le pointillé. Pour prendre la chose d’une façon différente, on dira que la proposition de GW d’hier, une base sur la Lune, une mission habitée… Space Academy ou space Fiction?

“Un nouveau pape est appelé à régner…”, etc

Un nouveau pape est appelé à régner…, etc 14 janvier 2004 Comme on dit au cinéma, on connaît la chanson : Un nouveau pape est appelé à régner, Araignée ? Quel drôle de nom pour un pape …, et ainsi de suite, sorte de mouvement perpétuel. Ce pastiche de l’absurde est ressorti à chaque fois qu’on approche de la succession d’un pape, et c’est le cas avec Jean-Paul II, ou, plutôt, certains l’avancent en fonction de ce qui est supposé être son état de santé (mauvais) et on commence à parler de son éventuel trépas, par conséquent de son remplacement. L’article de l’écrivain italien Roberto… “Un nouveau pape est appelé à régner…”, etc

Les pathétiques origines de la guerre contre Saddam

Les pathétiques origines de la guerre contre Saddam 12 janvier 2004 La surprise est moyenne, d’apprendre que l’administration US et GW lui-même voulaient la chute de Saddam depuis leur arrivée au pouvoir, en janvier 2001. Ce sont des révélations de Paul O’Neill, qui fut secrétaire au trésor de GW pendant deux années avant d’être chassé pour opinions inconvenantes (désaccord avec la politique de GW). O’Neill parraine un livre de souvenir, avec l’auteur Paul Suskind, qui a écrit The Price of Loyalty retraçant l’expérience de O’Neill dans le gouvernement, à partir du témoignage de O’Neill bien sûr. Nous avons donc, retracée, le genèse de l’attaque. Aucune… Les pathétiques origines de la guerre contre Saddam

La crise de l’armée US devient un débat national

La crise de l’armée US devient un débat national 10 janvier 2004 Le texte ci-dessous, de Erich Marquardt, de PINR, est intéressant pour exposer la crise des effectifs US. Par ailleurs, les articles foisonnent dans la presse US sur cette question, qui devient la question du jour. Un exemple de ce foisonnement est la revue de presse du Christian Science Monitor, qui est consacrée à cette question. (Et notre commentaire à ce propos doit être rappelé ici, pour que le lecteur de tous ces déboires extraordinaires d’une armée dans une crise d’effectifs profonde parce qu’elle occupe un pays de 25 millions d’habitants : « pensez… La crise de l’armée US devient un débat national