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affectivisme

France et Europe, paralysies convulsives

France et Europe, paralysies convulsives Il faut reconnaître à Jacques Sapir une opiniâtreté digne d’éloge. L’économiste qui se réclame loyalement et sans discontinuer de la gauche conduit, avec Michel Onfray, le philosophe « qui se réclame loyalement et sans discontinuer de la gauche », l’essentiel d’une réflexion publique constructive. Ils sont tous deux régulièrement voués aux gémonies. Cette situation est complètement paradoxale. Ces deux hommes de gauche interviennent avec régularité et une résilience remarquable contre le sectarisme de la gauche « institutionnelle », dont le véritable statut devrait être définie comme la gauche-Système (l’aile gauche du Système), tenue par ses démons idéologiques et surtout la pensée emprisonnée qui va… France et Europe, paralysies convulsives

La Syrie et le risque suprême

La Syrie et le risque suprême Dans une situation changeante de jour en jour, les quinze derniers jours resteront certainement comme une phase extraordinaire d’un flux diluvien d’affectivisme, avec toutes les manipulations possibles dans cette sorte de climat « intellectuel » réduit aux réactions de psychologies emportées par leurs faiblesses et la confusion ainsi produites. Bien entendu, la séquence n’est pas finie et les changements les plus extravagants sont et restent possibles: il n’y a rien de politique dans tout cela, mais bien cet emportement où dominent les réactions primaires de l’émotion et les interférences primaires de l’hystérie belliciste. Pour tenter de fixer la situation à l’heure… La Syrie et le risque suprême

France-Syrie : une politique-poire devenue blette

France-Syrie : une politique-poire devenue blette Ci-dessous, on peut lire une longue interview de Fabrice Balanche publiée par RT-France le 8 septembre 2015. Il s’agit d’un tableau détaillé, actualisé jusqu’aux hypothèses les plus récentes (départ possible de Fabius) d’une politique syrienne de la France qualifiée par l’interviewé lui-même, — «… au final du cosmétique, comme tout ce que fait François Hollande». Ce jugement permet de juger de l’ensemble de l’interview comme d’une appréciation très équilibrée de la « politique » française en Syrie. On comprend que le reste est à l’avenant, – What else?, en effet. Dans l’introduction du texte, l’interviewé, Fabrice Balanche, est présenté comme «Directeur… France-Syrie : une politique-poire devenue blette

Notes sur une “dialectique eschatologique”

Notes sur une « dialectique eschatologique » 9 septembre 2015 – Comme nous l’avons apprécié pour le présenter à nos lecteurs le 7 septembre 2015, le phénomène de l’affectivisme a radicalement augmenté depuis son identification par nous en 2012 et il est devenu, en même temps que l’omniprésence et l’omnipotence de la communication, quasiment totalitaire dans la sphère de la politique générale. Ce phénomène explose littéralement sous nos yeux ces dernières semaines et ces derniers jours avec les différentes crises (Dash, migrants-réfugiés, relations avec la Russie, Syrie, etc.) Cela signifie, en un sens, qu’il est devenu impossible de « faire » de la politique, comme nous le suggérons sous… Notes sur une “dialectique eschatologique”

Migrants, false flag et Daesh

Migrants, false flag et Daesh La Grande Crise de la Migration (GCM) acquiert sa véritable substance, qui est celle de l’époque : dimensions colossales, affectivisme militant qui se colore d’effets corrupteurs, conséquences visibles et conséquences cachées, possibilités et probabilités, désordre et rumeurs désormais dans tous les sens, dont il est impossible de dire quelque certitude que ce soit à leur égard. La GCM, ce n’est plus seulement le torrent et l’unanimité d’affectivisme des premiers jours, c’est aussi un ensemble de rumeurs et d’hypothèses, notamment dans le champ de la manipulation politique. Sur ce dernier point, on citera principalement Anne Williamson, une journaliste de bonne réputation,… Migrants, false flag et Daesh

L’affectivisme et “l’invasion russe de la Syrie”

L’affectivisme et « l’invasion russe de la Syrie » La question de la présence russe en Syrie est désormais une véritable polémique internationale de communication sur le thème « la Russie a-t-elle envahi la Syrie sans que nous nous en apercevions ? » Un coup de téléphone de John Kerry à Sergei Lavrov ce week-end a authentifié la polémique et l’a portée au rang de grand débat international « du jour ». On a déjà lu un F&C sur cette question, le 3 septembre 2015, où nous précisions bien que ce qui nous intéressait était le processus de la communication, et nullement la véracité de telle (la Russes sont en Syrie)… L’affectivisme et “l’invasion russe de la Syrie”

Déluge biblique et affectivisme postmoderne

Déluge biblique et affectivisme postmoderne 7 septembre 2015 – … Pour commencer, battez tambours, sonnez trompettes, et Gloire et Honneur à Michel Onfray, le 3 septembre 2015, sur BFM-TV… Pour la séquence, d’abord une image en studio d’une autre émission, avec BHL en image fixe, BHL seul, léonin par rapport au vulgaire et si loin du vulgaire, le regard au lointain qui voit le sort du monde, Statue du Commandeur d’une élégance inévitable ; la voix « off », du pur-BHL dans le genre tragiquement-calme, mais humanitaire-hein, discourant à propos de la photo du petit garçon syrien trouvé mort sur une plage de Turquie ; des propos… Déluge biblique et affectivisme postmoderne

La bannière étoilée derrière le drapeau noir

La bannière étoilée derrière le drapeau noir Les politiques profondes occidentales et l’émergence de Daech La « Politique profonde » a été définie par Peter Dale Scott comme l’étude de « l’ensemble des pratiques et des dispositions politiques, intentionnelles ou non, qui sont habituellement refoulées dans le discours public plus qu’elles ne sont admises ». (1) Aujourd’hui, l’un des principaux spécialistes de cette discipline est le chercheur britannique Nafeez Mosaddeq Ahmed, qui se présente sur son site officiel comme un « journaliste d’investigation analysant les politiques profondes de la guerre contre le terrorisme, dans le contexte de la crise de la civilisation [industrielle]. » (2)… La bannière étoilée derrière le drapeau noir

Kerry-en-Syrie : tout ça pour ça…

Kerry-en-Syrie : tout ça pour ça… 16 mars 2015 Dans les chancelleries, comme l’on dit, cela fait tintamarre. Dimanche, lors d’une interview, le secrétaire d’État John Kerry a dit qu’une négociation avec le président syrien Assad serait une bonne chose, une voie qu’il faut suivre. En langage officiel mesuré au millimètre pour renvoyer à la bonne narrative, et malgré l’argumentation si évidemment spécieuse qu’il n’importe pas une seconde d’en débattre selon laquelle les USA (et le bloc BAO, France en tête) ont toujours cherché à négocier, il s’agit d’une cuisante et épique reconnaissance de la totale impuissance de la pseudo-politique US/BAO en Syrie et dans… Kerry-en-Syrie : tout ça pour ça…

Ce Congrès-là est-il le commencement de la fin ?

Ce Congrès-là est-il le commencement de la fin ? 10 novembre 2014 Certes, nous proscrivons absolument toute prospective dans une époque métahistorique où des forces incontrôlées font sentir tout leur poids et toutes leurs dynamiques, dans un sens qui leur est propre, tout cela hors de toute capacité humaine de les identifier, de les mesurer et, par conséquent, d’en apprécier les conséquences. Nous pouvons par contre observer et mesurer des circonstances nouvelles qui installent ce que nous appelons des vérités de situation, c’est-à-dire des situations qui, en un instant où elles apparaissent et pour l’instant où elles sont signifiantes, nous disent une vérité fondamentale. La… Ce Congrès-là est-il le commencement de la fin ?

La raison devenue “idiote utile” de l’affectivité

La raison devenue « idiote utile » de l’affectivité 11 juin 2012 – Les deux ont coutume de ne pas s’aimer beaucoup, comme deux vieilles stars jalouses de leur gloire ancienne. Il n’empêche, sur ce point fondamental de la forme de la politique extérieure US, des relations internationales à l’aune de cette monstruosité qu’est le bloc américaniste-européannistes (bloc BAO), Zbigniew Brzezinski et Henry Kissinger, vieux routiers de la realpolitik pure et dure, sont complètement d’accord… Donc, après Kissinger, voici Brzezinski. …Qu’on nous pardonne, d’ailleurs, si ce fut avant : l’intervention de Brzezinski précède celle de Kissinger du 2 juin 2012, mais ce n’est qu’en lisant un rapport… La raison devenue “idiote utile” de l’affectivité