Aller au contenu

afghanistan

Qui commande ici?

Question à nouveau posée: qui commande à Washington? Les généraux ou Obama? Question à propos du discours du 1er décembre sur l’envoi de troupes US en Afghanistan, et à propos des interprétations notablement divergentes sur la question du retrait en 2011. (Voir notre Bloc-Notes du 7 décembre 2009 et notre Notes d’analyse du même 7 décembre 2009.) Il y a un long et très intéressant texte de Politico-Com du 6 décembre 2009 sur le sujet, et une synthèse d’Antiwar.com du 8 décembre 2009. McChrystal doit témoigner ces jours prochains au Sénat sur la décision prise par Obama. (On entendra aussi l’ambassadeur à Kaboul Karl Eikenberry,… Qui commande ici?

Notes sur la guerre personnelle du président Obama

Notes sur la guerre personnelle du président Obama La première décision du président Obama dans son discours du 1er décembre 2009 est celle d’envoyer 30.000 hommes de plus en Afghanistan, et de demander une contribution importante aux alliés de l’OTAN (on parle de 7.000 hommes venant d’une myriade de pays difficiles à identifier, dans une confusion exemplaire de cette sorte de démarche). Cette décision est interprétée comme l’installation d’Obama comme président de guerre (War President). Elle est applaudie par tout le parti belliciste aux USA et ailleurs, jusqu’à la sacralisation décisive que constitue le soutien des néo-conservateurs (voir Antiwar.com le 5 décembre 2009). La deuxième… Notes sur la guerre personnelle du président Obama

Vous avez bien dit: juillet 2011?

L’aspect le plus controversé du discours d’Obama du 1er décembre sur l’Afghanistan concerne la date-butoir du début du départ des troupes US d’Afghanistan. Il s’agit de juillet 2011, dans 18 mois. Ce délai correspond aux assurances des militaires US qu’avec 40.000 hommes de plus et leur nouvelle stratégie, il faudrait de 12 à 18 mois pour venir à bout des talibans. Le problème est que, à l’intérieur de l’administration Obama, on semble assez divers et même divergents dans l’interprétation de cette date de juillet 2011 et dans ce qu’elle signifie précisément en termes de décision. (Il doit être bien entendu par ailleurs que la simple… Vous avez bien dit: juillet 2011?

Le goût des armes

Le goût des armes 2 décembre 2009 Ou bien, aurions-nous pu choisir plutôt le titre, plus dramatique et un peu plus cruel : le goût du sang? Non, sans aucun doute, parce qu’il y a un lien essentiellement entre ce que nous nommons la quincaillerie d’une part et, d’autre part, les idées qu’on qualifierait de postmodernistes en référence au temps historique fou que nous vivons, et qu’on doit qualifier simplement de modernistes, en référence plus large à la modernité. Ce lien est bien entre le phénomène mécaniste, la technologie, la matière même et le fer et le feu qui la caractérisent, et la pensée moderniste… Le goût des armes

L’Ouest et le “traité Medvedev”: un peu, beaucoup, pas du tout

C’est donc sur Novosti qu’il faut aller voir pour se faire une idée précise de la situation du projet d’un traité de sécurité paneuropéenne que le président russe Medvedev a transmis aux diverses parties concernées. Le projet a été diffusé publiquement depuis le 30 novembre 2009 sur le site officiel du gouvernement russe. Mentionnons trois réactions qui nous semblent caractéristiques et importantes pour la partie qui s’engage et qui va nous occuper durant l’année 2010, avec l’enjeu d’une redéfinition et d’un réarrangement de la sécurité en Europe Cela, suivant notre graduation un peu, beaucoup, pas du tout. Un peu, du côté des USA, après des… L’Ouest et le “traité Medvedev”: un peu, beaucoup, pas du tout

Course dans le vide

Course dans le vide 1er décembre 2009 Tout le monde attend, peut-être avec impatience chez certains mais l’on dirait aussi avec résignation pour beaucoup, le discours d’Obama ce soir sur sa décision concernant l’Afghanistan. Le cas général est qu’on attend qu’il annoncera l’envoi de troupes supplémentaires (entre 30.000 et 35.000 ?) et demandera aux Européens de faire un effort pour compléter à peu près le chiffre demandé par le général McChrystal. On attend aussi qu’il annonce une stratégie de sortie, peut-être une limite dans le temps à la présence des forces US (2017?). On précise que les décisions de renforcement seront très vite appliquées; Antiwar.com… Course dans le vide

…Et Ron Paul, en Rock Star du Congrès

C’est un signe important, l’émergence dans différents domaines et selon différentes orientations, au sein du système US, de personnalités et de mouvements qui devraient rester absolument marginaux selon les règles de ce système. On a vu l’émergence des femmes, fortement populistes. On a vu, dans ce Bloc-Notes, ce même 1er décembre 2009, les inquiétudes du président de la Federal Reserve, Ben Bernanke. Dans ce cadre, justement, trône la personnalité de Ron Paul. Le site Politico.com consacre (ce 30 novembre 2009) une analyse sur l’extrême popularité du gentleman du Texas, comme on le nomme, on Congrès une popularité de Rock Star, précise Politico.com. «He’s got everyone… …Et Ron Paul, en Rock Star du Congrès

Bernanke inquiet des attaques du Congrès contre la Fed

C’est la première fois que, d’une manière publique et très substantive, le président de la Federal Reserve, Ben Bernanke, prend la plume. Cela se passait dimanche, le 29 novembre 2009, dans le prestigieux Washington Post. L’occasion n’est pas mince. Bernanke veut avertir l’establishment que les attaques du Congrès contre la Fed constituent un grave danger pour l’équilibre et le bon fonctionnement d’un des piliers du système. Son avertissement va à ceux qui, au Congrès, veulent, selon lui, le changement pour le changement, et non le changement pour que les choses marchent mieux (selon ses conceptions à lui, Bernanke, et pour le bien de la Fed).… Bernanke inquiet des attaques du Congrès contre la Fed

Les républicains veulent-ils “perdre l’Afghanistan” à leur avantage (électoral)?

Les républicains US, qui ne sont plus à une avanie près, envisagent-ils de changer complètement d’attitude vis-à-vis de l’Afghanistan? Voici que l’ancien sénateur Fred Thompson, toujours influent dans le parti républicain, annonce que la guerre est perdue à cause d’Obama Cela fait dire à Ben Smith, sur Politico.com le 19 novembre 2009 que les républicains pourraient ouvrir un nouveau champ tactique en s’opposant à tout nouvel envoi de forces en Afghanistan. (Voir aussi la présentation de Daniel Tencer, le 19 novembre 2009, sur RAW Story.) Thompson a notamment déclaré, lors de l’émission radiodiffusée qu’il dirige (The Fred Thompson Show Thompson avait été acteiur, avant d’être… Les républicains veulent-ils “perdre l’Afghanistan” à leur avantage (électoral)?

Désordre ou/et “prise de pouvoir”, mais dans quel but?

La crise afghane se développe naturellement sur son terrain d’élection Washington, pas l’Afghanistan. La nouvelle selon laquelle BHO a refusé les quatre options (avec graduation du nombre de soldats à envoyer en renfort) que lui offraient ses conseillers et a renvoyé ces mêmes conseillers à leurs planches de travail et à leurs calculettes a fait grand bruit. Elle est renforcée par l’affaire de la fuite (au Washington Post et au New York Times) d’un échange de câbles confidentiels montrant le désaccord très profond entre l’ambassadeur US à Kaboul, le général à la retraite Karl Eikenberry, et McChrystal et sa doctrine. Il y a deux formes… Désordre ou/et “prise de pouvoir”, mais dans quel but?

Un coup d’Hillary au Pakistan?

Telle qu’elle est présentée par le commentateur US des affaires de sécurité nationale Jeff Huber, l’affaire est du type: c’est complètement fou, mais pourquoi pas? Huber publie ce 9 novembre 2009 sur Antiwar.com, un article qui reprend l’hypothèse d’un marché secret conclu par Hillary Clinton avec les militaires pakistanais (et le chef du service de renseignement ISI), pour tenter d’aboutir à un accord de retrait des forces US d’Afghanistan. Huber s’appuie sur une dépêche d’agence italienne expliquant que Clinton avait fait pression pour que l’ancien ministre des affaires étrangères de Karzaï quitte la course à la présidence, et que cela était considéré comme un maître… Un coup d’Hillary au Pakistan?

L’étoile de Gates pâlit

L’étoile de Gates pâlit 9 novembre 2009 Le secrétaire à la défense Robert Gates devient un cas important de possible contestation au sein de l’administration Obama. Il avait été maintenu à son poste (où il se trouve depuis novembre 2006) avec la réputation flatteuse d’une continuité modérée de la politique du Pentagone sous GW Bush, nuancée encore plus dans le sens de la modération par une attitude politique qui lui avait fait effectivement tenir un rôle de modérateur décisif de la politique de l’idéologie et de l’instinct marquant la période triomphante de l’époque Bush (de 9/11 à novembre 2006). Brusquement, on devrait commencer à percevoir… L’étoile de Gates pâlit

BHO cédera aux militaires, estime Ellsberg

Bien entendu, l’avis sur les questions de sécurité nationale US de Daniel Ellsberg, l’homme du scandale des Pentagon Papers, en 1971, et l’un des grands inspirateurs de tous les mouvements anti-guerres aux USA, est toujours intéressant à entendre. Truthout.org, le 2 novembre 2009, fait un rapport d’un entretien télévisé avec Ellsberg sur Real News Network, à propos de l’attitude d’Obama vis-à-vis de la demande des militaires US de renforts en Afghanistan. Ellsberg pense qu’Obama fera comme Johnson en 1965, qu’il cédera aux exigences des militaires. (Ellsberg affirme en effet qu’effectivement Johnson agit comme il le fit pour le Vietnam seulement pour éviter une réaction des… BHO cédera aux militaires, estime Ellsberg

L’Afghanistan, de l’URSS à nous

L’Afghanistan, de l’URSS à nous Avant « notre » Afghanistan, comme chacun sait, il y a eu « leur » Afghanistan. Nous avons signalé, hier 4 novembre 2009 un texte de Victor Sebesteyn, dans le New York Times, qui est basé sur des comptes-rendus déclassifiés de réunions de la direction soviétique à propos de l’Afghanistan, lors de la décision du déclenchement de l’intervention (26 décembre 1979) jusqu’à la période Gorbatchev où l’on cherchait un moyen de se désengager. Certains lecteurs ont signalé, en commentaire d’un autre texte de ce même 4 novembre 2009, diverses thèses et analyses donnant une approche bien différente de la nôtre (crise incontrôlable, chaos, etc.)… L’Afghanistan, de l’URSS à nous

Soldes impériales

Soldes impériales 5 novembre 2009 Parmi les nombreuses nouvelles qui entourent l’affaire afghane, entrée dans un territoire nouveau avec la longue saison de l’attente d’une nouvelle stratégie US, celle de la prise de position du Britannique Kim Howells en faveur d’un retrait des forces de son pays d’Afghanistan a peut-être une importance marquée dans une perspective politique compréhensible. Nous voulons dire par là qu’il s’agit d’une position qui a une signification politique sensée dans une affaire (la crise afghane) qui est devenue incontrôlable et donc politiquement incompréhensible sinon par des théories qui ont l’avantage de satisfaire la raison (impression rassurante de comprendre l’incompréhensible, sorte de… Soldes impériales

La triste leçon afghane de Gorbatchev

On sait que l’analogie Gorbatchev-Obama, sollicitée ou pas, hypothétique en attendant mieux, est un de nos sports favoris. Un spécialiste de la fin de l’URSS, Victor Sebesteyn, nous en donne quelques éléments le 29 octobre 2009, dans le New York Times, à partir de documents déclassifiés sur les délibérations au Kremlin, à propos de la guerre soviétique en Afghanistan, notamment à partir de 1985 et l’arrivée de Gorbatchev. (Sebesteyn donne aussi des précisions sur les conditions d’engagement de départ, en confirmant une interprétation souvent faite que les militaires ainsi que le KGB étaient opposés à l’intervention qu’ils prévoyaient très difficile, et que l’affaire n’a été… La triste leçon afghane de Gorbatchev

Afghanistan, Apocalypse Now

Afghanistan, Apocalypse Now 4 novembre 2009 Sous un titre désormais célèbre (« Too Big to Fail?»), Tom Engelhardt développe, sur Antiwar.com, le 2 novembre 2009, l’idée que l’Afghanistan est devenue, pour les USA, une sorte d’AIG, cette énorme compagnie d’assurance dont on assurait que son énorme poids l’empêcherait de s’effondrer, et qui s’effondra effectivement, au point que le gouvernement mit toutes ses forces pour la redresser à partir de ses lambeaux. «Unfortunately, in Washington terms, what’s happened in Afghanistan is not the definition of failure. In the economic lingo of the moment, the war now falls into the category of too big to fail, which… Afghanistan, Apocalypse Now

BHO comme JFK?

BHO comme JFK? Il y a beaucoup de spéculations en cours sur les relations entre Obama et ses généraux à propos de l’Afghanistan, dont nous avons déjà parlé à plusieurs reprises (voir notamment le 25 septembre 2009, le 29 septembre 2009, le 31 octobre 2009). Dans Rollingstones.com, le 30 octobre 2009, Robert Dreyfuss reprend, dans un long article, toute cette affaire dont les prémisses de la phase actuelle remontent à la publication par le Washington Post du rapport McChrystal. A cette occasion, Dreyfuss reprend la thèse des ambitions présidentielles de Petraeus (à-la-MacArthur), le commandant de CentCom et le supérieur hiérarchique de McChrystal. «I don’t understand… BHO comme JFK?

Notes sur la “fatigue afghane” de Washington

Notes sur la fatigue afghane de Washington Depuis que nous avons publié, dans cette même rubrique, le 29 septembre 2009, une note sur BHO et ses généraux (et ses amiraux), un gros mois s’est écoulé. Alors que nous écrivions cette note, se posait la question d’une décision du président Obama concernant la nouvelle stratégie en Afghanistan, dans la logique de la mise à jour du plan McChrystal pour un renforcement décisif en Afghanistan. Parallèlement, mais d’une façon extrêmement imbriquée, la situation au Pentagone apparaissait très complexe, avec des tensions diverses selon les intérêts divers, et un bloc formé des généraux Petraeus et McChrystal. En un… Notes sur la “fatigue afghane” de Washington

La stratégie AfPak en lambeaux

Lorsque l’administration Obama annonça une nouvelle stratégie US en Afghanistan, en février 2009, sous l’acronyme AfPak (Afghanistan-Pakistan), cela sous la pression d’analyses alarmistes concernant le sort de l’arsenal nucléaire pakistanais, trois éléments devaient converger pour mettre en place cette stratégie. Ils devaient donner une cohérence militaire et politique (élargie au Pakistan) à cette guerre, et ainsi impliquer un sens collectif à une action à la fois plus coordonnée (politique-militaire) et élargie (au Pakistan). Les trois élements sont aujourd’hui tous les trois en échec. Une amélioration décisive de la situation militaire en Afghanistan? Les dernières nouvelles montrent au contraire une aggravation inquiétantes de ces conditions, qui… La stratégie AfPak en lambeaux

Friedman (Thomas) “lâche” l’Afghanistan

Thomas Friedman, du New York Times, ne représente aucune opinion originale, aucune pensée de quelque intérêt, mais simplement l’indication utile d’être le porte-voix de certains intérêts («Thomas Friedman is nothing if not a megaphone for the corporate elite», selon Harveey Wasserman, de CommonDreams.org, le 29 octobre 2009). Dans sa colonne du New York Times le 28 octobre 2009, Friedman recommande de ne pas renforcer les contingent US en Afghanistan (plan McChrystal) et, implicitement, de préparer un retrait de ce pays. L’argumentation de Friedman est en général d’une originalité moyenne, pour qui a suivi d’un il critique l’engagement US en Afghanistan. Il se termine par ceci,… Friedman (Thomas) “lâche” l’Afghanistan

Enchaînement de circonstances et décisions de crise

Barack Obama a rompu une étrange habitude des présidents US, instituée depuis Bush-père, qui était de ne plus aller saluer épisodiquement, au sens propre et au sens figuré, les soldats morts, de retour des théâtres extérieurs dans leurs cercueils. Ce retour a toujours été l’objet de ce que le Pentagone refuse de nommer une cérémonie, mais qui représente une tradition du salut aux morts au combat. La visite d’Obama avait été tenue secrète et se passa effectivement dans la discrétion. The Independent du 30 octobre 2009 note sobrement: «Saluting stiffly, his coat jacket whipped by a blustery wind, the commander-in-chief watched as the coffin was… Enchaînement de circonstances et décisions de crise

Un très prochain départ de Gates?

Une rumeur qu’on retrouve de loin en loin concerne le départ de Gates. On la retrouve le 27 octobre 2009 sur le blog de Loren B. Thompson, qui avait déjà mentionné cette possibilité. Ce qui est remarquable dans ce cas, c’est que le départ, envisagé pour l’année 2010, semblerait être plus proche, sinon précipité, puisque l’indication de Thompson parle de décembre 2009. Les raisons que donne Thompson sont assez anodines et méritent d’autres précisions et des commentaires plus politiques. Les possibles successeurs de Gates renvoient aux mêmes noms: John Hamre ou Richard Danzig, dans les deux cas des démocrates ou proches des démocrates et des… Un très prochain départ de Gates?

2025? Nous y sommes…

2025? Nous y sommes… 28 octobre 2009 — Michael T. Klare, professeur de peace and world security studies au Hampshire College, dans le New Hampshire, spécialiste des questions d’énergie, historien et auteur respectés, est aussi un contributeur fréquent au site TomDispatch.com de Tom Engelhardt. Nous nous attachons à sa dernière publication, «The Great Superpower Meltdown» (le 26 octobre 2009.) (Le terme « meltdown » est celui que les Anglo-Saxons emploient pour désigner le sort du secteur financier et bancaire avec 9/15 et les événements qui suivirent; il signifie littéralement « fusion », ou bien encore « dissolution » – et nous dirions encore, plus volontiers: réduction, contraction, auto-combustion, un système qui… 2025? Nous y sommes…