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Salaam aleikum à toi, général McChrystal

Encore une fois, l’USAF (deux F-15), pardon l’OTAN, a frappé, avec un raid aérien tournant au désastre. La centaine de morts fut déclarée d’abord justifiée comme celles de talibans enregistrés et estampillés, par des Allemands un peu lourds qui avaient demandé l’attaque, après avoir repéré des camions-citernes manifestement talibans (?) qui se baladaient comme en terrain conquis. Puis on nuança. Un gamin de dix ans hospitalisé, au milieu d’une multitude d’autres, cela fait naître des doutes sur l’estampillage et l’enregistrement. Puis il s’avéra qu’il y avait pas mal de civils, lorsqu’on apprit que les camions-citernes étaient en place pour distribuer gratuitement de l’essence aux villageois.… Salaam aleikum à toi, général McChrystal

De l’URSS aux USA, via Kaboul

Il est vrai que les chiffres et le symbole sont remarquables. Les précisions que nous donne Mark Ames, de AlterNet, le 5 septembre 2009, nous suggèrent effectivement un terrible symbole. Aujourd’hui, le contingent US en Afghanistan dépasse de 5.000 hommes le contingent soviétique en Afghanistan (de 1980 à 1988). «America now has more military personnel in Afghanistan than the Red Army had at the peak of the Soviet invasion and occupation of that country. According to a Congressional Research Service report, as of March of this year, the U.S. had 52,000 uniformed personnel and another 68,000 contractors in Afghanistan a number that has likely grown… De l’URSS aux USA, via Kaboul

La solitude de l’impasse

La solitude de l’impasse 4 septembre 2009 Qu’arrive-t-il donc à BHO? On reste fascinés (oui, c’est le mot, nous insistons là-dessus) par la façon dont Obama se trouve de plus en plus conduit à une situation de complet isolement dans sa politique, avec les différents blocages qui s’installent pour paralyser les différents axes de sa politique. Après l’épisode de la bataille sur les soins de santé, qui continue et n’est pas résolue, Obama s’engouffre dans autre une impasse avec l’engagement en Afghanistan, qui apparaît de plus en plus comme l’amorce d’une catastrophe pour sa position intérieure. Il s’y engouffre avec calme, mesure, certitude en un… La solitude de l’impasse

Discorde chez les amis

On savait qu’il y avait grande difficulté à définir le front en Afghanistan. Cela n’est pas démenti. On ajoute simplement que cette diversité des choses commence à apparaître également chez ceux qui nous semblaient jusqu’ici convaincus d’une façon unanime de la nécessité de faire cette étrange guerre aux USA même, au sein de l’administration Obama elle-même. La situation tend à se compliquer au sein de l’administration en des fronts opposés sur la question de l’engagement en Afghanistan. C’est le site Antiwar.com, notamment, qui signale la chose en date du 3 septembre 2009, dans une rapide synthèse de divers articles, avec les liens nécessaires. «Despite public… Discorde chez les amis

Rasmussen a-t-il branlé du chef (dans le bon sens)?

Comme d’habitude plein de verve, l’ambassadeur russe auprès de l’OTAN Dimitri Rogozine, parlant à Bloomberg.News le 2 septembre 2009, nous en apprend de belles. Il nous dit, simplement, que la Russie est prête à participer, avec les pays de l’OTAN, à la planification de la guerre en Afghanistan; non seulement, il le dit mais il semblerait, parfois, presque l’exiger Rogozine dit qu’il en a parlé, de cette idée, au nouveau secrétaire général de l’OTAN, le 11 août, et que celui-ci a semblé approuver, bref qu’il a branlé du chef, semble-t-il, dans le bon sens, disons de haut en bas. «It is in the interests of… Rasmussen a-t-il branlé du chef (dans le bon sens)?

Le freedom of speech de l’ex-major reconverti dans l’establishment

Rude coup pour Gordon Brown qui doit nous faire un beau discours aujourd’hui sur les fastes et l’héroïsme de l’engagement britannique en Afghanistan. Un parlementaire travailliste, ancien major de l’armée britannique, démissionne de son poste de conseiller du secrétaire à la Défense en faisant une critique étourdissante de l’engagement britannique dans ce même Afghanistan, ridiculisant la raison officielle de cet engagement, la narrative pompeuse et grotesque héritée de l’équipée Blair-Bush (lutte contre le terrorisme et autres sornettes). Il demande qu’une stratégie de sortie, avec calendrier, soit mise en place le plus rapidement possible. Dans sa lettre de démission, Eric Joyce écrit: «I do not think… Le freedom of speech de l’ex-major reconverti dans l’establishment

La crise psychologique de l’armée britannique

Une revue de l’armé britannique, la British Army Review, publie une série d’articles constituant une critique très forte et inquiète de l’état de l’armée britannique et des tactiques utilisées dans les guerres en cours. Il s’agit essentiellement de l’Irak et, aujourd’hui, de l’Afghanistan, avec les mêmes erreurs répétées. Le Times de Londres, consacre un article à la chose, ce 3 septembre 2009 («The Army is making the same old mistakes in Afghanistan, say soldiers») : «Britain is failing to learn from the military mistakes made in Iraq in developing ways to defeat the Taleban in Afghanistan, according to a series of critical articles published in… La crise psychologique de l’armée britannique

Notes sur une guerre sans “après”

Notes sur une guerre sans « après » Il est difficile de se prendre d’estime jusqu’à la prendre assez au sérieux pour une guerre dont, successivement, deux avis ou constats aussi bizarroïdes sont donnés le même jour par deux personnalités de grand poids des deux pays principalement engagés – nous dirions même, exclusivement engagés. Il s’agit de la « guerre » d’Afghanistan… • Cela se passait dimanche 23 août 2009, lors d’une interview de l’amiral Mullen, président du Joint Chiefs of Staff. Mullen, à un moment, fait simplement remarquer, et involontairement quant au sens profond de la chose, que la guerre en Afghanistan n’a pas vraiment été « faite » jusqu’ici… Notes sur une guerre sans “après”

Karzaï-Holbrooke: ça a chauffé ou pas?

On sait la situation tendue en Afghanistan, et notamment entre le président Karzaï et l’administration Obama. On sait que cette tension, dans le cadre d’élections présidentielles très jazzy, selon les normes démocratiques occidentales convoyées par les Special Forces US et leurs supplétifs de Blackwater, s’est concrétisée par un redoutable incident entre Karzaï et Holbrooke. Au fait, justement Cet incident a-t-il eu lieu? Pas du tout, disent des sources plus ou moins officielles que l’officieux New York Times, vecteur gouvernemental US de la presse-Pravda, s’empresse de reproduire, le 29 août 2009 «A person familiar with the meeting, which also included Lt. Gen. Karl W. Eikenberry, the… Karzaï-Holbrooke: ça a chauffé ou pas?

Un “front” de plus vers la chute finale d’une guerre introuvable

Un front de plus vers la chute finale d’une guerre introuvable 29 août 2009 Afghanistan encore, puisque les nouvelles ou les appréciations sollicitées se suivent et se confirment. Ce qui peut être annoncé aujourd’hui 29 août complète parfaitement ce qui était observé hier, à cette même place. Il s’agit des deux faces de la même chose, la face fondamentale (hier) la face de l’emprisonnement occidentaliste et américaniste (aujourd’hui). Entre les deux, on jugera ce qui est essentiel et ce qui est accessoire, en ayant à l’esprit que l’accessoire ne cesse de renforcer l’essentiel. (C’est la raison de notre intérêt persistant pour l’accessoire, malgré son peu… Un “front” de plus vers la chute finale d’une guerre introuvable

A la recherche de la guerre

A la recherche de la guerre 28 août 2009 La guerre en Afghanistan devient un événement très intéressant dans sa diversité, qui prend la relève, en l’accentuant, du même événement qu’avait été l’Irak, mais finalement dans une dimension beaucoup plus large. Il s’agit de moins en moins de savoir si l’on gagnera, si l’on perdra, dans quelles conditions, ni même s’il y a un soutien populaire, s’il y a des intérêts stratégiques, des avantages, etc. Plus on avance, durant la guerre en Irak puis en passant de l’Irak en Afghanistan, puis dans la guerre en Afghanistan, plus on semble reculer dans la compréhension de l’événement… A la recherche de la guerre

Guerre identifiée en Afghanistan: Holbrooke versus Karzaï

Les marionnettes ne sont vraiment plus ce qu’elles étaient, aux USA comme ailleurs; tandis que les guerres, elles, ne sont plus du tout ce qu’on espérait. Il s’agit de l’Afghanistan, la star du moment. Il y a eu, nous dit BBC.News le 27 août 2009, une très difficile rencontre entre l’envoyé spécial US pour la région, Richard Holbrooke, et le président Karzaï, le 21 août, au lendemain des élections présidentielles. Explosif est le qualificatif employé. Le sujet était l’élection effectivement, énimennement démocratique comme chacun sait, comme toujours pour cette sorte de sport sous contrôle et férule US dans les pays qui reçoivent l’amical soutien des… Guerre identifiée en Afghanistan: Holbrooke versus Karzaï

L’agenda de Rasmussen

Il y a plusieurs points intéressants à noter concernant les premières activités du nouveau secrétaire général de l’OTAN (depuis le 1er août), le Danois Anders Fogh Rasmussen. En général, on peut assez bien apprécier, dans ses premières semaines, ce que pourrait être le mandat d’un secrétaire général de l’OTAN, notamment par certains choix à caractère symbolique, par les premiers contacts, les premiers échos, etc. La période est d’autant plus intéressante que Rasmussen succède à un secrétaire général effacé, médiocre, sans réelle politique après avoir été installé à son poste par raccroc; que la succession se fait à un moment extrêmement important, notamment selon trois circonstances:… L’agenda de Rasmussen

Tentative d’évasion

Tentative d’évasion 24 août 2009 Avec un art consommé de la communication, qui est dans ce cas de passer par un média de la tendance opposée, les conservateurs britanniques précisent leur stratégie pour cet embarrassant et absurde bourbier qu’est l’Afghanistan. Ils le font parce qu’il semble écrit, selon les interprétations courantes, qu’ils assumeront bientôt le pouvoir. C’est ainsi qu’on pourrait présenter, avant de s’en expliquer plus en détails, l’interview que Liam Fox, le ministre de la défense du shadow cabinet conservateur a donnée le 23 août 2009 à The Observer. Essentiellement, Liam Fox dit qu’il faut maintenant fixer clairement les conditions d’un retrait des forces… Tentative d’évasion

L’Afghanistan n’est pas le Vietnam: on sait d’avance qu’on a perdu…

Le week-end washingtonien a été marqué, au cours des habituelles émissions de TV d’entretien et d’interview, par le sentiment très grand que l’Afghanistan devient (redevient) un problème de première importance à Washington. Cela suit l’élection présidentielle en Afghanistan, qui tourne à la confusion et au désordre, et, plus précisément, les incertitudes profondes sur l’engagement US dans cette guerre. Ces circonstances confirment l’aspect pressant de l’affaire afghane, son implication désormais directe dans la politique intérieure US, l’incertitude du rôle du président, les spéculations sur une surprise type LBJ de 1968 et ainsi de suite. Un article de HuffingtonPost du 23 août 2009 résume bien le week-end… L’Afghanistan n’est pas le Vietnam: on sait d’avance qu’on a perdu…

Un nouveau front pour BHO: le retrait d’Afghanistan

Après huit mois d’activité durant lesquels la question de la guerre en Afghanistan fut placée comme priorité n°1, après diverses mesures (surge avec des troupes supplémentaires, implication du Pakistan, offensive sur le terrain, etc.), la situation en Afghanistan pèse de plus en plus comme un boulet budgétaire et politique pour Obama. Certains commencent à juger que ce conflit pourrait devenir ce que fut l’Irak pour Bush, notamment avec des implications intérieures graves (popularité, ponctions budgétaires, économie, etc.). La chose ne serait pas précisément bienvenue, alors que les USA sont au cur de la crise économique où l’Irak lui-même joua un rôle de détonateur, sans parler… Un nouveau front pour BHO: le retrait d’Afghanistan

La guerre de 40 ans, est-ce un bon argument électoral?

D’abord, nous nous interrogeons, un peu naïfs: pourquoi 40 ans? Pourquoi pas 50 ans, ce qui sonnerait mieux, plus chiffre rond, non? L’ambassadeur du Royaume-Uni à Washington avait parlé, plus poétiquement, très récemment, d’un certain nombre de décennies ou quelque chose du genre. Le nouveau chef d’état-major des forces armées britanniques nous annonce que la guerre UK en Afghanistan durera au moins 40 ans Et puis non, rengainons nos ironies, pour découvrir que, prudent, le général nous a, en réalité, précisé les choses avec l’imprécision qui importe: en fait, l’Afghanistan devrait durer quelque chose autour de 30 à 40 ans. Nous sommes, nous l’avons dit,… La guerre de 40 ans, est-ce un bon argument électoral?

Asseyez-vous et observez leur effondrement sous le poids de leur stupidité

Commençons par citer cette dernière phrase de l’article que nous commentons, qui n’est pas d’un dissident suspect mais d’un ancien capitaine de corvette de l’U.S. Navy devenu chroniqueur, pour la garder, cette phrase, et l’afficher comme pense-bête essentiel, comme direction fondamentale de réflexion dans ces temps si étranges (et, cette fois, cette phrase avec traduction car la chose le mérite): «There’s no need for anyone to challenge our hegemony; all they have to do is sit back and watch us collapse under the weight of our own stupidity.» (Il n’est nul besoin pour quiconque de défier notre hégémonie; tout ce qu’il y a à faire… Asseyez-vous et observez leur effondrement sous le poids de leur stupidité

Situation des relations USA-Géorgie-Russie

L’épisode compris entre le sommet de Moscou (Obama-Medvedev) des 6-7 juillet et le voyage de Biden en Ukraine-Géorgie de 22-24 juillet, suivie de l’interview de Biden au Wall Street Journal le 25 juillet avec ses effets, ont installé une confusion générale sur la situation des relations triangulaires USA-Géorgie-Russie après ces événements qui étaient pourtant faits pour la clarifier. La conclusion générale, conformément au courant habituel de la communication (ou idéologie de la communication, toujours orientée vers l’extrémisme occidentaliste et américaniste), de type néo-Guerre froide, anti-russe et favorable aux entreprises de Saakachvili, soutenu par diverses ONG idéologiques, cette conclusion a été que les USA ont réaffirmé… Situation des relations USA-Géorgie-Russie

Avec l’Afghanistan, BHO est-il en train de fabriquer une crise américaine de plus?

Dans la quiétude du mois d’août à Washington, la nouvelle des sondages reflétant le sentiment de l’opinion publique de la Grande République sur la guerre en Afghanistan constitue l’amorce d’une crise. Ce 7 août 2009, Antiwar.com se fait l’écho des résultats statistiques qui montrent un basculement de l’opinion publique. Un sondage CNN/Opinion Research Corp. donne 54% de réponses hostiles à la guerre en Afghanistan, contre 41% favorables. A la fin du mois dernier, un sondage AP/GfK montrait un résultat en évolution vers cette situation, avec 50% de réponses défavorables, contre 44% de réponses favorables. Pour suivre CNN, le contraste est particulièrement saisissant avec un précédent… Avec l’Afghanistan, BHO est-il en train de fabriquer une crise américaine de plus?

Le maillon hésitant

Le maillon hésitant 29 juillet 2009 On a vu hier 28 juillet 2009 quelques notes sur le climat qui s’installe au Royaume-Uni à propos de la guerre d’Afghanistan. C’est un événement important, d’abord pour lui-même, par l’évolution psychologique qu’il mesure; ensuite, par le contexte où il se place, à la conjonction d’un effort supplémentaire (US) impliquant plus la possibilité d’un engagement aggravé que celle de la victoire, et de l’installation des économies occidentales dans une structure crisique qui s’est peu à peu imposée depuis la crise du 15 septembre 2009. Pressés par les nécessités intérieures et par les mauvaises nouvelles venues du front, la guerre… Le maillon hésitant

Le sophisme règne

Parmi tous les arguments employés contre le F-22 durant ces derniers jours avant le vote du Sénat des Etats-Unis, puis pour saluer le vote du Sénat du 21 juillet, le plus impressionnant est celui de l’absence d’usage (d’utilité) de l’avion dans les conflits en cours. Il s’agit du plus impressionnant parce que le plus apte à nous démontrer que nous sommes dans un univers virtualiste où la reconstruction du monde emploie le sophisme comme principal matériau. A cet égard, tout vient réellement de Gates, le maçon en chef du domaine, puisque c’est lui qui emploie prioritairement cet argument sophistique et qu’il l’a forgé de toutes… Le sophisme règne

Le désintérêt de la guerre

Le désintérêt de la guerre 26 juin 2009 La situation du Pentagone vient compléter la situation au Pentagone pour présenter une évolution assez remarquable, et préoccupante pour ses partisans, de l’énorme centre bureaucratique du complexe militaro-industriel (CMI). C’est un nouvel aspect de la situation de la crise du Pentagone, qui vient d’être signalé par le Représentant John Murtha. Les remarques embrassent un domaine assez vaste pour que l’on puisse parler d’une crise du CMI plus que de la crise du Pentagone. Il n’y a aucune difficulté ni aucune surprise dans cette évolution sémantique, puisque notre situation générale évolue effectivement dans une structure crisique où toutes… Le désintérêt de la guerre

Vision stratégique réduite aux acquêts

On fait grand cas d’une intervention décidée de la direction des forces armées britanniques auprès des autorités civiles, à la suite du refus de Gordon Brown d’envoyer un contingent de 2.500 soldats (ceux qui sont retirés d’Irak) en Afghanistan, et de ne consentir qu’en l’envoi temporaire de quelques centaines d’hommes. The Independent publie ce 1er juin 2009 des informations exclusives à ce propos, de son correspondant Kim Sengupta. Le principal argument des chefs militaires britanniques auprès du Premier ministre Brown est qu’en n’agissant pas dans le sens qu’ils réclament, les Britanniques vont perdre leur crédit auprès des USA. «[T]hey have warned Number 10 that the… Vision stratégique réduite aux acquêts