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Les Marines de Rumsfeld

C’est une étrange circonstance ou une circonstance révélatrice que rapporte le quotidien de Londres The Independent, ce 16 mai 2009, avec l’histoire du MarSOC, une abréviation désignant le Special Operations Command du Corps des Marines. Il s’agit en fait d’une unité de 2.500 hommes, dont la moitié affectée au combat, formée sur l’insistance de Rumsfeld et contre le vu, semble-t-il, de la hiérarchie du Corps, et qui a évolué rapidement en une sorte d’unité incontrôlée, opérant selon ses règles, réalisant évidemment des opérations sanglantes et illégales, en Irak et en Afghanistan. Il semble que MarSOC soit à la base de nombre d’appels à l’appui tactique… Les Marines de Rumsfeld

Vraiment, est-ce le “bon choix”?

La question de l’héritage de l’administration GW Bush pèse de plus en plus lourdement sur l’administration Obama, y compris dans des décisions qui peuvent apparaître à première vue prises pour modifier les situations créées précédemment. Après les remous suscités par le limogeage du général McKiernan, chef des forces US et de l’OTAN en Afghanistan, il y a ceux qui surgissent dans le sillage de la nomination de son successeur, la général McChrystal. Officiellement, cette nomination correspond à la nouvelle orientation qu’Obama et Gates veulent donner aux opérations en Afghanistan. Mais il apparaît de plus en plus clairement que la personnalité, l’expérience et la carrière de… Vraiment, est-ce le “bon choix”?

L’Afghanistan est devenu un désordre US

L’éviction du général McKiernan, chef des forces US et de l’OTAN en Afghanistan, qui apparaît désormais comme un véritable et brutal limogeage, constitue à l’analyse une crise profonde au sein de l’establishment militaro-politique du Pentagone, dépassant les premières évaluations qu’on pouvait en donner. L’aspect conjoncturel d’une mesure à la suite de l’énorme bavure contre des civils afghans apparaît désormais comme un argument de circonstance de plus pour justifier le limogeage. Une source US indépendante proche des affaires militaires, commentant ce qui est désormais effectivement un limogeage brutal et une crise du système militaire US, commentait que l’Afghanistan «is now a total US mess, not a… L’Afghanistan est devenu un désordre US

De l’admirable et sophistiquée réinvention du fil à couper le beurre

Nous, nous avons notre interprétation Le départ abrupt du général David McKiernan, qui commande les forces US et de l’OTAN en Afghanistan, ressemble fort, en plus de la version officielle qui a aussi sa valeur, à un limogeage suite à l’attaque de l’USAF qui a massacré un nombre assez élevé de civils afghans. La version officielle est que David McKiernan s’en va, après seulement onze mois de commandement (au lieu de 24 ou 36 mois), parce qu’on a besoin, selon Gates, d’une fresch thinking, pour appliquer la nouvelle stratégie (ce qui semble signifier qu’il y en avait une, désormais ancienne, ce qui est une agréable… De l’admirable et sophistiquée réinvention du fil à couper le beurre

Ombre et lumière de BHO

Ombre et lumière de BHO 7 mai 2009 Il est vrai que nous devions attendre d’avoir mis en ligne nos deux commentaires, dans le Bloc-Notes d’aujourd’hui. Le premier que nous citons concerne le président afghan Karzaï et, au-delà, la politique US vis-à-vis du bloc AfPak. Le second concerne Israël et la politique US éventuelle dans la région, concernant notamment la recherche d’une zone dénucléarisée. Certes, ces politiques ne sont pas au même point de certitude dans leur existence et leur application, mais il existe d’assez nombreux éléments (dans le cas d’Israël-zone dénucléarisée au Moyen-Orient) pour considérer qu’on se trouve devant un cas si extrêmement probable… Ombre et lumière de BHO

Catastrophes confirmées

On se demande qui est le plus un robot : le Predator qui tire un missile Maverick contre un fuyard perdu dans un village afghan et identifié comme tel (fuyard perdu, etc.) par les robots informatiques de Langley, quartier-général de la CIA; le type qui contrôle le Predator dans son établi hyper-sophistiqué de l’USAF au Texas; le général (US, of course) qui vous explique que la flotte d’UCAV sans pilotes c’est la solution humaine et sélective de la victoire prochaine contre les forces du Mal. Faites votre choix. En attendant, ils continuent et enchaînent. Un U.S. air strike de plus, en Afghanistan, et des pertes… Catastrophes confirmées

Qui est la marionnette de qui?

Qui est la marionnette de qui ? 5 mai 2009 — Force est de reconnaître que l’héritage de GW Bush est bien vivant, bien actif, bien vigoureux, comme un vrai bon virus « mutant » qui vous désorganise votre système immuntaire. La campagne otanienne et américaniste en Afghanistan se porte mal, as usual, sinon de plus en plus mal. L’attention s’est largement élargie au cas pakistanais, qui est désormais l’objet de tous les soupçons, notamment pour ce qui concerne les craintes à propos de la sécurité de l’arsenal nucléaire du Pakistan. Ainsi l’Afghanistan, élargie au concept AfPak cher à l’administration Obama, tend-il à devenir une crise restaurée,… Qui est la marionnette de qui?

Déconstruction de “la guerre”

Déconstruction de la « guerre » 24 avril 2009 — Comment gagner en Afghanistan? Ou plutôt: comment ne pas perdre en Afghanistan? Ou plutôt : comment faire la guerre en Afghanistan? Il y a des agitations originales autour de ces question, dans des lieux, cénacles et colonnes de journaux au-delà, bien au-delà de l’Afghanistan, – dans un autre monde que celui où tel ou tel général, en général terriblement anglo-saxon, vous annonce qu’on pourrait espérer d’éviter la catastrophe cet été, qu’on pourrait gagner si les talibans voulaient bien y mettre du leur, et ainsi de suite. Le général poursuit, en général, en suggérant qu’on pourrait renforcer la… Déconstruction de “la guerre”

La politique iranienne de BHO et le sort de Dennis Ross

Les petits signes se multiplient, d’une distance décidément de plus en plus marquée de l’administration Obama vis-à-vis d’Israël, en connexion avec l’évolution de la politique iranienne des USA. Dans ce cas, il s’agit de ce qui semble être la marginalisation de Dennis Ross au département d’Etat. La nomination en janvier 2009 de Ross, agent sioniste notoire, comme envoyé spécial pour l’Iran, avait été considérée comme une concession majeure d’Obama au lobby sioniste et à Israël. Il semblerait apparaître que Ross a été marginalisé par des manuvres bureaucratiques, notamment menée par le poids lourd Richard Holbrooke, envoyé spécial pour l’Afghanistan et le Pakistan. C’est Wayne Madsen… La politique iranienne de BHO et le sort de Dennis Ross

Quelques mots crépusculaires, comme par inadvertance

Les rapports des USA avec l’Europe, dans le cadre de l’OTAN, relèvent du sujet sempiternellement rabâché. Dans ces temps si troubles et si incertains, pourtant, le rabâché peut dissimuler des remarques fondamentales, s’introduisant sans crier gare. Les arguments sur, ou plutôt contre l’OTAN, de Patrick J. Buchanan, sur Antiwar.com ce 10 avril 2009, ne sont pas très nouveau, au reste, comment trouver quoi que ce soit de nouveau contre cette vieille chose rouillée, inutile et prenant l’eau par tous ses commandements intégrés et autres, quand on ne s’en tient qu’à elle? Parlons d’autre chose. Buchanan développe une rapide analyse sur le constat que les Européens… Quelques mots crépusculaires, comme par inadvertance

Contractions afghanes

Contractions afghanes 1er avril 2009 Sans aucun doute, l’Afghanistan est un pays compliqué, surtout pour ses envahisseurs saisonniers. L’on prétend que l’administration Obama a mis sur pied une stratégie pour la guerre en Afghanistan, consistant d’abord dans l’augmentation des troupes déployées dans ce pays. D’autre part, les premiers contacts positifs avec l’Iran, notamment concernant l’Afghanistan, viennent d’avoir lieu, et ils sont encore plus que simplement positifs, ils sont prometteurs. Un texte de Patrick Cockburn, dans CounterPunch du 30 mars 2009, fait un récit des événements depuis l’attaque US d’octobre 2001, pour montrer combien la partie fut cousue de fil blanc avec la participation massive du… Contractions afghanes

L’Iran: “Yes, we can (change)”?

Le message d’amitié et de vux pour la nouvelle année du président Obama vers l’Iran, du 20 mars, produit en Iran un effet de prudence mais en général jugé positif. C’est dans tous les cas l’appréciation officieuse, manifestement inspirée par les milieux dirigeants iraniens, telle que la rapporte notamment Reuters ce 22 mars 2009. Reuters cite des universitaires et intellectuels iraniens, interrogés pour l’occasion, après le discours de réponse à Obama du dirigeant religieux, l’ayatollah Khamenei, considéré évidemment comme la voix décisive et incontestée dans la direction de l’Iran. «Iran wants the United States to show concrete change in its behavior toward it, for example… L’Iran: “Yes, we can (change)”?

Le verrou afghan et la contraction de la politique extérieure US

Un grand cas a été fait de l’annonce, il y a deux jours par Barack Obama, qu’il serait éventuellement possible de parler avec des talibans modérés pour tenter d’arriver à des arrangements partiels en Afghanistan, permettant d’évoluer vers une situation de désengagement. Il ne fait plus aucun doute désormais, comme nous-mêmes l’observons depuis quelques temps pour les matières de politique extérieure US, que cette sorte d’approche est fortement, voire exclusivement suscitée par la crise, et cela d’une façon très urgente. La chose est encore mise en évidence, effectivement à propos de l’Afghanistan, par Arnaud de Borchgrave pour UPI, (via Spacewar.com), le 9 mars. «CNN is… Le verrou afghan et la contraction de la politique extérieure US

Yes, he can” – peut-être, après tout… Le cas Freeman nous éclairera

Justin Raimondo, qui n’est pas aisément convaincu, reconnaît qu’il se passe peut-être quelque chose, qu’il s’est peut-être trompé puisqu’il a souvent annoncé qu’il ne se passerait rien, et qu’il en serait heureux, de s’être trompé: «The playing field isn’t level, but, then again, it never is. Nevertheless, the odds are no longer quite so stacked against us, and that’s a sign of progress, I’m glad to admit.» De quoi parle-t-il, aujourd’hui, sur Antiwar.com? De la politique extérieure de Barack Obama. Justin Raimondo, l’un des leaders de droite du parti antiguerre, relève les divers signes qui montrent qu’il se passe effectivement quelque chose, qui pourrait être… Yes, he can” – peut-être, après tout… Le cas Freeman nous éclairera

Obama, Netanyahou et “AfPak”: peut-être des surprises…

La désignation de Benjamin Netanyahou comme Premier ministre israélien, dans la perspective d’un gouvernement très outrageusement à droite, avec l’Iran en ligne de mire, tout cela n’augure rien de formidable pour les relations entre Israël ert les USA. On a déjà eu quelques échos à propos d’une soudaine tension souterraine, dans ce cas à l’occasion de la crise de Gaza, entre Israël et les USA. On trouverait aujourd’hui une confirmation indirecte de la chose, Netanyahou étant vu comme un continuateur, en plus aggravé et plus brutal, de la politique de force du gouvernement Olmert. Cette fois, le contexte stratégique est beaucoup plus large que la… Obama, Netanyahou et “AfPak”: peut-être des surprises…

Holbrooke face à l’Afghanistan: un accablement significatif

Ceci représente sans doute une certaine surprise. La prestation de Richard Holbrooke à la Wehrkunde de Munich ce week-end, a été, d’un certain point de vue, assez inattendue. Le ton employé par l’envoyé spécial de l’administration Obama au Pakistan et en Afghanistan a été assez différent de ce qu’on pouvait attendre d’un homme réputé pour sa brutalité et sa propension à bousculer les autres, spécialement ses alliés. Au lieu d’employer une rhétorique volontariste destiner à fustiger les alliés pour leur manque de coopération, Holbrooke s’est montré plutôt avec une certaine réserve de ce point de vue, s’employant surtout à des lamentations sur la situation en… Holbrooke face à l’Afghanistan: un accablement significatif

L’Ouest et l’Ouest font leurs comptes, sous le regard de la Russie

La conférence annuelle sur la sécurité transatlantique, dite de la Wehrkunde, à Munich, a une singulière importance cette année, cela, affirmé par avance. L’affirmation est sans audace excessive et se suffit à elle-même, à la lumière des déchirements extraordinaires qui secouent les relations internationales, particulièrement depuis la crise géorgienne d’août 2008 et la crise financière de septembre 2008. A part les réunions ministérielles OTAN de la fin 2008, avec une administration US sur le départ et donc sans le moindre intérêt, c’est la première rencontre informelle mais de très haut niveau entre alliés transatlantiques dans le domaine de la sécurité depuis ces divers événements bouleversants.… L’Ouest et l’Ouest font leurs comptes, sous le regard de la Russie

Tous comptes faits, l’Iran est de plus en plus sympa

Il n’est plus vraiment question de taper sur l’Iran, même si la question traditionnelle amène la réponse traditionnelle, mais sur un mode extrêmement pianissimo («Mullen said the Obama administration has still not taken the military option against Iran off the table, but said I believe it’s got to be a last resort»). Il s’agit effectivement de l’amiral Mullen, président du Joint Chief of Staff (JCS), déclarant que l’Iran pourrait très bien travailler avec les USA et l’OTAN en Afghanistan, contre les talibans et assimilés. Mullen nomme cela a regional approach. L’expression est nuancée, l’heure est à la coopération. L’AFP donne quelques indications, reprises par Defense… Tous comptes faits, l’Iran est de plus en plus sympa

Le “Grand Jeu”, ou pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué

Certes, l’administration Obama a choisi de déplacer le pion Afghanistan, d’accentuer son effort dans le cur de cette crise. Non seulement trouve-t-on sur cette voie spéculative l’interrogation de la capacité des USA à faire évoluer cette crise, même au travers de cet effort et particulièrement par le biais de cet effort, mais on observe également que cette orientation représente elle-même l’apport d’une considérable capacité détonante de plusieurs autres développements contradictoires de l’effort US. Tout cela, sans surprise excessive. L’excellent M K Bhadrakumar, ancien diplomate indien devenu commentateur, et l’un des meilleurs des affaires de la région caucasienne et du sous-continent indien, nous livre un aperçu… Le “Grand Jeu”, ou pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué

L’Afghanistan et les contradictions d’Obama…

L’expression de changement dans la continuité est une spécialité bien politique (et bien française, d’ailleurs: Giscard l’avait employée en 1974, Sarkozy au début 2007). Elle indique qu’on voudrait ou devrait changer complètement une politique sans trop le paraitre; ou bien qu’on devrait montrer à la fois le visage du changement et le visage de la continuité et qu’on ne le peut pas complètement pour aucun des deux; qu’on espère changer tout de même et que cela se voit; qu’on espère également être perçu comme maintenant une politique et ainsi de suite Comme on s’en doute, cette situation contradictoire et potentiellement très déstabilisante de politique générale… L’Afghanistan et les contradictions d’Obama…

La Russie (et l’Europe), premier enjeu d’Obama

Nous sommes alternativement en accord et en désaccord avec les analyses de George Friedman, de Stratfor.com, selon les sujets, selon le mode de traitement des sujets, voire selon l’humeur des choses. Cette fois, ce serait plutôt un accord, sur le sujet du premier grand enjeu de politique extérieure de BHO, le nouveau président US. «Obama Enters the Great Game», nous dit Friedman ce 19 janvier 2009. Le thème est une question: mises à part les surprises, sur quoi on ne peut par définition supputer, quel est le premier grand dossier qui attend BHO à la Maison Blanche? La réponse est : la Russie, mise à… La Russie (et l’Europe), premier enjeu d’Obama

La crise nous révèle et nous contraint

La crise nous révèle et nous contraint 15 janvier 2009 Sans nul doute, au niveau du symbole et de la communication dont on sait l’importance dans l’élaboration de la politique aujourd’hui, l’intervention du secrétaire au Foreign Office britannique David Miliband a une réelle importance. On ne manquera pas, dans son aspect révisionniste de la politique générale occidentale suivie depuis 2001-2002, de la mettre en parallèle avec l’évolution constatée par ailleurs, ce même jour, dans les relations de l’UE avec l’Europe de l’Est activiste et anti-russe. Il s’agit d’une révision, ou plutôt d’une dynamique de répudiation générale des concepts qui ont guidé l’action de l’Occident depuis… La crise nous révèle et nous contraint

Les 30.000 d’Obama, – pardon, de Mullen?

On sait désormais que le président du comité des chefs d’état-major (le JCS, ou Joint Chief of Staff), l’amiral Mullen, a des intentions précises pour ce qui concerne l’Afghanistan. Mullen a annoncé que les USA enverraient en Afghanistan, d’ici la mi-2009, 30.000 hommes de plus. C’est un renforcement théorique de 100% (actuellement, les USA déploient 32.000 hommes dans le pays). C’est évidemment considérable en terme d’intention stratégique. Cela justifie bien entendu de se demander si Mullen a l’accord d’Obama. …C’est ce que fait Robert Dreyfuss, dans The Dreyfuss Report, dans The Nation, le 23 décembre. Et la réponse semble bien être: oui, ce qui effraie… Les 30.000 d’Obama, – pardon, de Mullen?

Grève type G4G

Le ravitaillement des forces occidentales en Afghanistan, déjà perturbé par des attaques de talibans, risque de l’être un peu plus par les remous syndicaux, par exemple si une menace de grève d’une majorité des chauffeurs (pakistanais) assurant la conduite des véhicules se concrétise. Bien entendu, les deux événements sont liés, la menace de grève étant causée par les récentes attaques talibanes contre les voies de communication (en général dans des dépôts de véhicules). La route visée, qui assure 60 à 70% du ravitaillement de l’OTAN par le passage de Khyber, avait été fermée il y a neuf jours, après une attaque, et a été rouverte… Grève type G4G