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En Afghanistan, en 2007, tout ira plus mal mais tout ira beaucoup mieux

Le lieutenant général de l’U.S. Army Karl Eikenberry, commandant les forces US en Afghanistan, va quitter son poste en janvier. Il a dispensé à ces hommes, lors d’une tournée d’adieu, diverses considérations sur la situation et les perspectives dans le pays, où l’OTAN (avec sa force ISAF) assure l’essentiel des combats contre les divers groupes de résistance et d’insurrection généralement regroupés sous le vocable un peu abusif de talibans. (Le remplaçant de Eikenberry, le général Dan McNeill, prendra le commandement de l’ISAF, en plus du commandement des forces US. Il remplacera le Britannique Richards à la tête de l’ISAF.) Le discours de Eikenberry, rapporté par… En Afghanistan, en 2007, tout ira plus mal mais tout ira beaucoup mieux

A tout prendre, on préférait l’Armée Rouge…

Intéressante appréciation d’un vieux combattant afghan, vétéran de la lutte contre l’Armée Rouge dans les années 1980-1988, qui compare les capacités de combattants des Soviétiques hier et des Américains aujourd’hui. Ce témoignage, qui apparaît dans un article de Syed Saleem Shahzad dans Atimes.com du 13 décembre, est également intéressant par la personnalité du témoin, dont on ne sait, finalement, de quel côté il se situe aujourd’hui, pour ou contre les Américains. (Mais la question est sans doute théorique. On imagine qu’il n’a plus aucune activité de combattant puisqu’il nous est présenté comme amputé d’une jambe et des deux bras depuis ses combats contre les Russes.)… A tout prendre, on préférait l’Armée Rouge…

L’Ouest vers la défaite

L’Ouest vers la défaite 10 décembre 2006 Nous aurions pu aussi bien écrire : l’anglosphère vers la défaite, tant l’Ouest, lorsqu’il s’agit de l’Irak et de l’Afghanistan, et de la soi-disant guerre contre la terreur, cette monstruosité qui va avec, est une affaire anglo-américaine. Mais il s’agit désormais moins d’une alliance, voire d’un liaison exaltée et coupable (special relationships) que d’un faux-couple pervers et auto-destructeur, au nom d’une ambition anglo-saxonne qui s’avère suicidaire sur le terme très court. Au-delà, l’exemple choisi nous révèle le sort tragique de cette civilisation occidentale annexée par l’ambition vaniteuse, par l’hubris anglo-saxon. Nous prenons ici comme support à cette réflexion… L’Ouest vers la défaite

La perversité de l’aventure afghane sous les feux de Riga

La perversité de l’aventure afghane sous les feux de Riga 3 décembre 2006 Le sommet de l’OTAN (28-29 novembre) se passait à Riga, que d’aucuns surnommèrent stupidement ou par l’inadvertance d’une coquille (ce fut notre cas) Rigan (d’après le nom du Président qu’on charge de la gloire pesante et très insistante d’avoir vaincu l’URSS, puisque tout a un sens caché, voilà pourquoi l’on fit ce jeu de mots). On attendait du sommet de Riga bien des satisfactions médiatiques. (En bref, pour les grands thèmes fabulateurs : premier sommet aux frontières de la Russie, dans un pays autrefois soumis à l’affreuse loi stalinienne ; comment rêver… La perversité de l’aventure afghane sous les feux de Riga

Le docteur Blair excédé par la réalité

Les mots qu’on relève dans les titres et phrases de présentation du Guardian, qui a choisi dans son texte principal de caractériser le sommet de l’OTAN de Riga par la performance on stage du Premier ministre et remarquable acteur de conviction Tony Blair, ces mots (soulignés en gras par nous) sont eux-mêmes remarquables. Ils nous en disent bien plus long qu’un très long commentaire plein de sérieux et d’objectivité : «Blair insists Nato is winning the war in Afghanistan» «PM surprisingly upbeat on progress of conflict.» «Tony Blair made the startling claim yesterday that Britain and other Nato members were winning the war in Afghanistan… Le docteur Blair excédé par la réalité

Puisque l’OTAN ne sert plus à rien, pourquoi ne servirait-elle pas à l’essentiel ressuscité ?

A force de vouloir sauver l’OTAN qui n’a, paraît-il, jamais paru plus fragile qu’aujourd’hui, les défenseurs de l’Alliance ont fini par enfin revenir à la case départ. L’édito du jour du Daily Telegraph, l’un des relais européens des néo-conservateurs, adopte le ton pathétique qui importe pour nous en informer. Constatant avec amertume et mépris pour les planqués (Allemands, Espagnols, Français évidemment, Italiens comme d’habitude) la catastrophique évolution de l’entreprise sublime de défense de la liberté en Afghanistan, le journal avertit que le vrai danger, après tout, n’est pas là. Il se trouve, mais c’est bien sûr, à notre porte, sous notre nez, comme au bon… Puisque l’OTAN ne sert plus à rien, pourquoi ne servirait-elle pas à l’essentiel ressuscité ?

Flahaut avant Riga : les pieds dans le plat

Flahaut avant Riga : les pieds dans le plat André Flahaut, le ministre de la défense de Belgique, a une allure célèbre. Lourdaud et un peu paysan, la moustache approximative et le sourire assez gras, — mais là-dessus, un solide bon sens et la parole assez leste. • C’est Flahaut qui avait dit aux Américains qui le pressaient d’entrer dans le programme JSF qu’il n’avait pas d’argent ni de besoin « pour ce machin » ; qui récidiva au printemps 2002, commentant l’entrée des Hollandais dans le JSF par le constat que la Belgique, elle, choisirait un avion européen quand le temps serait venu de choisir. •… Flahaut avant Riga : les pieds dans le plat

Gulliver en danger, en Afghanistan

Gulliver en danger, en Afghanistan 20 novembre 2006 Qui est-ce, Gulliver? L’OTAN ou les USA? Mais n’est-ce pas la même chose, l’OTAN et les USA? La réponse étant évidente, passons aux nouvelles du jour. Elles ne sont pas bonnes. Il est question de l’OTAN en Afghanistan, éventuellement du prochain (la semaine prochaine) sommet de l’OTAN à Riga. A priori, il ne sera pas vraiment question de l’Afghanistan à Riga. C’est assez dire, par conséquent, que l’ombre de l’Afghanistan planera sur le sommet. En réalité, l’Afghanistan est aujourd’hui le seul sujet important d’une Alliance qui vit dans le court terme. Il n’est donc pas prévu d’en… Gulliver en danger, en Afghanistan

Les Polonais se demandent ce qu’ils iront faire en Afghanistan

D’ici à février 2007, la Pologne excellent élève de l’OTAN et des Américains déploiera un peu plus de mille soldats en Afghanistan. L’opération durera un an et lui coûtera quelques 300 millions de zlotys (75 M EUR). Qu’en pensent les Polonais ? 76% des Polonais sont opposés à l’envoi de leurs soldats en Afghanistan, 16% y sont favorables, selon un sondage publié mardi et réalisé par l’institut CBOS du 6 au 9 octobre auprès de 999 Polonais adultes. 47% des personnes interrogées déclarent une ferme opposition à cette mission ; 29% y sont plutôt opposés. 4% y sont décidément favorables et 12% plutôt favorables. Le… Les Polonais se demandent ce qu’ils iront faire en Afghanistan

The Insubordination of the Week” au général the Lord Guthrie, pour ses remarques sur les catastrophes en cours

C’est désormais une telle habitude qu’on pourrait faire une institution, une sorte de prix The Insubordination of the Week, à attribuer, chaque semaine, à un nouveau général britannique décidant de dire publiquement tout le mal qu’il pense de la catastrophique politique britannique (en Irak, en Afghanistan et ainsi de suite). Cette fois il s’agit du général Guthrie, officiellement General the Lord Guthrie, pair du royaume après une prestigieuse carrière jusqu’à la direction générale des armées sous le Tony Blair glorieux de 2001-2002. Guthrie traite ceux (Blair en premier) qui prirent les décisions d’envoi des forces britanniques en Afghanistan, avec leurs capacités si réduites et risquant… The Insubordination of the Week” au général the Lord Guthrie, pour ses remarques sur les catastrophes en cours

L’OTAN aussi stupide et cruelle que son maître

L’OTAN aussi stupide et cruelle que son maître L’OTAN en Afghanistan semble une longue suite de catastrophes, de décisions stupides, d’actions cruelles et aveugles, une longue chaîne d’irresponsabilités, un mur de bêtise sur lequel se heurtent bon sens et humanité. Bientôt, l’élève et le serviteur (l’OTAN et l’OTAN) seront au même niveau que le maître (les USA). La dernière attaque qui a fait, selon l’énoncé que nous avons donné des évaluations officielles, « 48 morts talibans dont 60 à 85 civils innocents », mesure la stupidité de cette Organisation. L’OTAN est partie en Afghanistan pêcher sa « crédibilité ». Elle l’a trouvée. Plus personne ne doute désormais de ce… L’OTAN aussi stupide et cruelle que son maître

Le général s’envole pour réprimander le président

Le Sunday Times publie une nouvelle sur la résolution des commandants militaires de l’OTAN engagés en Afghanistan d’intervenir directement auprès du Pakistan, à cause de l’aide que ce pays apporterait aux talibans. Au départ, les généraux des pays de l’OTAN engagés dans l’opération la plus délicate, dans le Sud du pays, avaient fait savoir publiquement mais informellement leur mécontentement. La chose s’est concrétisée par une initiative du général britannique Richards, commandant actuel de l’ISAF. Voici notamment ce qu’écrit le Sunday Times : «Lieutenant-General David Richards will fly to Islamabad tomorrow to try to persuade Pervez Musharraf to rein in his military intelligence service, which Richards… Le général s’envole pour réprimander le président

Eh bien nous voilà enfin parvenus à notre idée ultimement brillante : et si on mettait les talibans dans le gouvernement (afghan) ?

Eh oui, les lumières occidentales ne s’éteignent jamais. Même en marge du congé pré-électoral, ce phare de la démocratie américaniste qu’est le Congrès US, circa 2006-sur-la-fin, continue à avoir des idées. Le sénateur Frist (leader de la majorité républicaine au Congrès) en visite en Afghanistan, a déduit que la meilleure façon d’être quitte de la guérilla des talibans serait, après tout, de faire entrer les talibans dans le gouvernement afghan. Vous admirerez la parfaite rotondité dans la façon de boucler la boucle, depuis le 7 octobre 2001 et l’attaque en Afghanistan par les forces US. Compte-rendu de la trouvaille, de nos sources internes: «U.S. Senate… Eh bien nous voilà enfin parvenus à notre idée ultimement brillante : et si on mettait les talibans dans le gouvernement (afghan) ?

La terrible guerre d’Afghanistan

Les échos étant ce qu’ils sont, étouffés pour les chères oreilles des électeurs (essentiellement US), la guerre en Afghanistan nous reste bien lointaine. Certains récits commencent pourtant à en être publiés. Ils montrent l’extraordinaire intensité des combats, qui justifie parfaitement le jugement de certains militaires venus d’Irak selon lesquels la guerre en Afghanistan est bien plus terrible que la guerre en Irak. The Independent publie aujourd’hui un article reprenant plusieurs récits d’opérations en cours en Afghanistan. Ces récits font évidemment penser qu’une censure extrêmement stricte règne sur les pertes réelles subies dans cette guerre. Et plus que jamais ces questions destinées à nous hanter longtemps… La terrible guerre d’Afghanistan

Après le piège afghan, le piège américain

Après le piège afghan, le piège américain 30 septembre 2006 Pouvait-on croire si bien dire, et si vite? Lorsqu’un lapsus habilement ménagé nous fait écrire : «Tandis que se referment sur l’OTAN les mâchoires du piège américain pardon, du piège afghan» Le cas, la manoeuvre est simple, après tout comment ne l’avions-nous pas devinée? (D’ailleurs, c’est aussi bien une évidence et une fatalité qu’une éventuelle manuvre.) Ceci, de nos sources internes : «A four-star American general will take charge of both U.S. and NATO forces in Afghanistan in February, boosting the stature of the military mission in the fractured country and unifying an international command… Après le piège afghan, le piège américain

Cadeau US à l’OTAN : le piège afghan, avec mode d’emploi et “kit” au complet

Cadeau US à l’OTAN : le piège afghan, avec mode d’emploi et kit au complet 29 septembre 2006 La situation étant de plus en plus grave en Afghanistan, l’OTAN s’y trouve de plus en plus impliquée dans des conditions de plus en plus délicates. La réunion des ministres de la défense de l’Organisation en Slovénie l’a confirmé, sous la forme d’une démonstration verbale d’une solidarité incertaine suivie de très peu d’effets, tandis que se referment sur l’OTAN les mâchoires du piège américain pardon, du piège afghan. Les ingrédients sont désormais en place pour faire de l’Afghanistan un vaste champ de bataille où l’Organisation devrait se… Cadeau US à l’OTAN : le piège afghan, avec mode d’emploi et “kit” au complet

La litanie jusqu’à la nausée des rapports : nous nous sommes trompés, nous alimentons le terrorisme…

Encore un rapport. Encore une condamnation. Comment, au nom de la simple décence de l’esprit, peut-on encore discuter, comme l’on fait dans les salons de réception des think tanks chic, de la validité du jugement que la politique occidentale (anglo-saxonne, avec ses clowns Bush-Blair) est d’une stupidité si profonde, d’une brutalité si aveugle , qu’elle en coupe littéralement le souffle? Comment ces porte-parole, ces fonctionnaires assermentés qui ont le sens du devoir jusqu’au bout des ongles, peuvent-ils encore discuter ces jugements de l’évidence énoncés dans les rapports qui s’empilent? Le dernier en date, dans la litanie ad nauseam, est britannique et il nous est signalé… La litanie jusqu’à la nausée des rapports : nous nous sommes trompés, nous alimentons le terrorisme…

La litanie des aveux de l’Occident arrogant et éventuellement raciste : “Nous les avions sous-estimés”

Les commentaires autour du conflit entre Israël et le Hezbollah sont pleins de cette appréciation : Nous les avons sous-estimés. Il fallait voir cette séquence d’un reportage d’Envoyé Spécial, sur la deuxième chaîne française dimanche soir, où des soldats israéliens discutent avec leur officier, ce dernier insistant pour que les combattants du Hezbollah soient nommés terroristes, et un soldat répétant avec entêtement : «Pourquoi terroristes? Ce sont des soldats, et ils se battent rudement bien.» Même chose pour les talibans en Afghanistan. On croyait qu’ils décamperaient comme des lapins à l’apparition des super-warriors de l’OTAN, bardés de super-technologies et de canons à tir super-intelligent. L’Ouest… La litanie des aveux de l’Occident arrogant et éventuellement raciste : “Nous les avions sous-estimés”

L’OTAN tue beaucoup en Afghanistan… Est-ce bien judicieux ?

L’OTAN tue beaucoup en Afghanistan Est-ce bien judicieux ? 18 septembre 2006 L’offensive de l’OTAN contre les talibans (opération Medusa) se déroule de façon assez singulière, précisément dans le domaine évidemment essentiel aujourd’hui de la présentation qui en est faite et de la perception qu’on en a. D’une part, les pertes infligées aux talibans sont, par rapport aux normes de la Grande Guerre contre la Terreur (GWOT en anglo-américaniste), présentées comme extrêmement impressionnantes (plus de 500 tués chez les talibans, 517 précisément selon le chiffre officiel OTAN). D’autre part, la situation de l’OTAN est si critique que le général Jones (SACEUR, commandant en chef des… L’OTAN tue beaucoup en Afghanistan… Est-ce bien judicieux ?

La crise de l’OTAN en Afghanistan, c’est d’abord la crise américaniste

La crise de l’OTAN en Afghanistan, c’est d’abord la crise américaniste 14 septembre 2006 L’OTAN a fêté le 11 septembre à sa façon, avec une réunion destinée à déterminer quels pays contribueraient pour réunir les 2.500 soldats supplémentaires que le général Jones demande pour l’Afghanistan. Devant l’échec de cette réunion, l’état de crise de l’organisation a été proclamé, selon un rituel déjà connu. Ainsi a en décidé le Times du 12 septembre puis du 13 septembre («Nato facing crisis of resolve’ over Afghanistan»). Ce même 13 septembre, une nouvelle réunion n’a pas donné plus de résultats. D’autres réunions sont prévues, allant jusqu’à une réunion des… La crise de l’OTAN en Afghanistan, c’est d’abord la crise américaniste

Calvaire afghan

Calvaire afghan 12 septembre 2006 L’Afghanistan est en train de devenir un théâtre d’opération privilégié en matière de dégradation et de pourrissement anarchique de la situation dont les Occidentaux semblent aujourd’hui les spécialistes incontestés. Une source dans les institutions européennes, qui travaille sur les affaires afghanes, nous a donné quelques indications qui permettent de mieux définir les conditions d’aggravation du problème afghan. «Un avis de plus en plus répandu parmi certains officiers des pays de l’OTAN qui ont d’abord été en Irak, notamment chez les Britanniques, est que ce conflit afghan est brutalement devenu très, très dur, plus dur même qu’en Irak. observe cette source.… Calvaire afghan

Comme la peste, l’américanisation est une maladie qui s’attrape vite

Le jointness, la coopération, l’OTAN, la coordination avec les USA, les coalitions ad hoc et tout ce toutim dont tous les états-majors rêvent comme de papa Noël, donnent des résultats épouvantables. Les meilleures armées du monde prennent le modèle de la plus mauvaise armée du monde et s’y conforment. Elles s’américanisent comme a fait Tsahal. (Nous insistons sur ces qualificatifs au risque de faire défaillir l’un ou l’autre expert. Ils décrivent l’exacte réalité. Cela est démontré quand l’on veut et comme l’on veut. La prétendue valeur de l’armée américaniste est un artefact à mi-chemin entre la communication et la démonstration technologique pour assurer les bénéfices… Comme la peste, l’américanisation est une maladie qui s’attrape vite

l’OTAN, son cœur et son esprit

l’OTAN, son cur et son esprit 8 septembre 2006 Récemment, tel général canadien qui quittait son commandement en Afghanistan répondait à un journaliste, à propos de l’état de l’OTAN par rapport à la mission de l’OTAN (l’ISAF) en Afghanistan. Il mit en évidence son importance, de façon assez classique : l’OTAN doit réussir parce qu’elle joue son existence ; puis, off the record, il ajouta : de toutes les façons, c’est fait, elle n’existe plus. Ainsi vont les obsessions internes au sein de l’Organisation atlantique, avec parfois l’éclair de la vérité, off the record. L’OTAN est engagée en Afghanistan. C’est sa première vraie guerre, si… l’OTAN, son cœur et son esprit