Aller au contenu

american

Retour de La Grâce : Deuxième Partie

Retour de La Grâce : Deuxième Partie 3 avril 2010 — Comme nos lecteurs ne l’ignorent pas, nous avons connu beaucoup d’ennuis ces deux derniers mois, dont nous tentons avec difficultés de nous relever. Dans ce contexte incertain, nous avions décidé de repousser la mise en ligne de la suite de l’essai métahistorique de Philippe Grasset, La grâce de l’Histoire, que nous avions préparée pour la fin du mois de février. C’est une mesure dont nous ne cachons nullement qu’elle avait trait à la diffusion du livre. Les ennuis survenus à notre système d’abonnement et d’achat impliquaient qu’une nouvelle publication dans ces conditions donneraient de… Retour de La Grâce : Deuxième Partie

La Russie et la fin de l’American Dream de l’Inde

La visite de Vladimir Poutine en Inde les 11-13 mars semble avoir été un succès dans le sens où elle a présenté l’image d’une relance vigoureuse d’un partenariat stratégique traditionnel entre les deux pays. La chose était annoncée le 9 mars 2010 par Novosti. (Voir aussi le commentateur Arti Bali, le 12 mars 2009). Il y a eu notamment une forte relance dans la vente d’armes russes à l’Inde, assortie de garanties russes qu’il n’y aurait pas d’extension d’une coopération de la Russie avec le Pakistan. (Sur Novosti, le 12 mars 2010.) «I would like to stress that Russia is not maintaining military cooperation with… La Russie et la fin de l’American Dream de l’Inde

Du désordre, encore du désordre, toujours du désordre

Frank Rich, du New York Times, publie ce 31 janvier 2010 son commentaire sur SOTU (le discours sur l’état de l’Union du président). Le titre est joliment significatif : «The state of the Union is comatose» c’est-à-dire, un état de coma avancé, ou l’Union en situation de survie artificielle. Quelques extraits, où Rich trouve beaucoup d’ironie à Obama, notamment lorsque ce même Obama mentionne à toute vitesse, sans que personne n’ait le temps d’applaudir, la phrase traditionnelle «our union is strong» «In a rhetorical touch William Safire would have relished, Obama had the wit to rush the ritualistic our union is strong so it would… Du désordre, encore du désordre, toujours du désordre

La “crise d’Haïti”

La crise d’Haïti 19 janvier 2010 En un sens qui est assez bon et incontestable, il paraît assez logique, au vu des rapports de force présents et des moyens disponibles, de la géographie, que les USA aient pris la tête de l’opération de secours de Haiti. C’est ce que vous dirait un observateur candide ou un Candide déguisé en observateur. Mais où le bon sens a-t-il sa place aujourd’hui, encore, dans le monde? C’est un luxe qui ne nous semble plus guère permis. Mary Dejevsky, dans The Independent de ce 19 janvier 2010, plaide, au contraire de son confrère Cockburn dans le même journal, que… La “crise d’Haïti”

BHO-Nixon, une analogie féconde

BHO-Nixon, une analogie féconde 28 décembre 2009 — John Feffer, co-directeur de l’Institute for Foreign Policy (IFP) publie un article à partir de l’idée d’une analogie extrêmement enrichissante, entre Obama et Richard Nixon. Il s’agit de l’article Emulating Nixon, du 24 décembre 2009 sur Antiwar.com. Feffer observe que Nixon peut être parfaitement défini d’un certain point de vue comme un président guerrier, assoiffé de sang, qui lança des opérations de destruction massives au Vietnam et dans les pays alentours, notamment au Cambodge, qui ordonna les bombardements de Hanoï de décembre 1972 (opération Linebacker II) qui firent près de 1.500 tués civils. Feffer poursuit en observant… BHO-Nixon, une analogie féconde

Bye bye, “American Gorbatchev”

Bye bye, « American Gorbatchev » 14 décembre 2009 — Il y a aujourd’hui de plus en plus d’éléments qui permettent de cerner l’action et l’orientation de la présidence de Barack Obama. Le cas le plus notoire, sinon le cas décisif, est désormais la décision sur l’Afghanistan, particulièrement avec les circonstances qui ont accompagné la décision. Mais il y a beaucoup plus qu’une question de politique, et certainement encore plus que les habituelles explications de manipulation, de « marionnettes » de ceci ou de cela. Il y a un cas psychologique intéressant et convaincant. Il y a une volonté presque incantatoire, en ramenant les USA aux conceptions clintoniennes (époque… Bye bye, “American Gorbatchev”

De la Grande Dépression à la Grande Régression

Dans le florilège des noms qu’on trouve à l’actuelle crise (qui est quasi-terminée, savez-vous), Steve Fraser propose The Great Retrogression (disons la Grande Régression). L’explication de l’expression est que la réparation complètement temporaire de la chose n’en est absolument pas une, qu’elle nous offre des conditions bien pires qu’avant la crise (régression, effectivement) et un mécanisme absolument pervers qui lie l’enrichissement des plus riches, responsables de la crise sauvés en priorité, à l’appauvrissement des autres, dont l’argent de leurs impôts habituels a servi à sauver ces plus riches responsables. C’est une sorte de mouvement perpétuel qui est inventé ici. Le très long essai de Steve… De la Grande Dépression à la Grande Régression

La triste leçon afghane de Gorbatchev

On sait que l’analogie Gorbatchev-Obama, sollicitée ou pas, hypothétique en attendant mieux, est un de nos sports favoris. Un spécialiste de la fin de l’URSS, Victor Sebesteyn, nous en donne quelques éléments le 29 octobre 2009, dans le New York Times, à partir de documents déclassifiés sur les délibérations au Kremlin, à propos de la guerre soviétique en Afghanistan, notamment à partir de 1985 et l’arrivée de Gorbatchev. (Sebesteyn donne aussi des précisions sur les conditions d’engagement de départ, en confirmant une interprétation souvent faite que les militaires ainsi que le KGB étaient opposés à l’intervention qu’ils prévoyaient très difficile, et que l’affaire n’a été… La triste leçon afghane de Gorbatchev

Notes sur le JSF post-9/11 et l’American Nightmare

Notes sur le JSF post-9/11 et l’American Nightmare Les plus récentes informations sur le rapport de l’équipe JET (voir notre Bloc-Notes du 31 octobre 2009) montrent que le programme JSF est entré dans une phase délicate, sinon décisive. Cette fois, ce sont les autorités civiles, au Pentagone lui-même, qui reconnaissent indirectement que la situation est à cet égard au moins incertaine. Toute l’année 2009 a ainsi été parcourue de polémiques et d’interrogations à propos de ce programme qui est désormais central à toute la stratégie et à l’équipement des forces aériennes des USA pour des décennies, donc central à la puissance US. Cette même année… Notes sur le JSF post-9/11 et l’American Nightmare

Notes sur l’avenir des USA

Notes sur l’avenir des USA De plus en plus précisément se pose la question de l’avenir des USA. C’est une spéculation récurrente depuis 4 à 5 ans, après que la présidence Bush se soit engagée résolument dans sa phase catastrophique, une fois qu’il fut devenu avéré que l’expédition irakienne était effectivement catastrophique. L’événement irakien montrait, bien plus qu’un revers, une impuissance systémique pour cette puissance à accomplir le destin auquel elle s’estime destinée, et sans lequel, sent-on confusément, elle se trouverait devant des perspectives d’inaccomplissement et de frustration impliquant des perspectives d’effondrement. Il va sans dire que la catastrophe du 15 septembre 2008 (9/15) a… Notes sur l’avenir des USA

Le fardeau de la Paix, BHO!

Aujourd’hui, le site-vedette de la gauche US bien-pensante qui s’autorise parfois quelques fronde agacées à l’encontre de son champion, garda comme titre central de sa page : « PEACE PRIZE? White House Quietly Authorized 13,000 More Troops For Afghan War» Le titre renvoyait à cet article du Washington Post du 13 octobre 2009 qui nous annonce que, sans rien nous annoncer, BHO a permis aux forces US en Afghanistan de se renforcer subrepticement, ces derniers mois, de 13.000 hommes. (Bien entendu, on trouve dans ces renforts, pour une bonne part, l’habituelle cohorte de la logistique, du soutien, etc., qui signifie que le Pentagone ne peut… Le fardeau de la Paix, BHO!

De la Plus Grande Dépression à la GAR (Great American Renaissance)…

Puisqu’il semble effectivement que l’automne s’annonce fort crépusculaire, que la reprise est un tour de passe-passe de quelques clowns qui sont plutôt des paltoquets, des textes réapparaissent sur des prévisions catastrophiques aux USA (en même temps que les prévisions dramatiques sur la crise financière, comme Simon Johnson le 10 octobre 2009: «Johnson said that the bank bailout would not fix the long-term instability of the financial sector, and when [the crisis] comes back, it will come back with a vengeance, and it will be I think even more devastating».). Nous en citons deux, qui sont notamment centrés sur la personnalité de Gerald Celente, de TrendsResearch.com… De la Plus Grande Dépression à la GAR (Great American Renaissance)…

Le sophisme règne

Parmi tous les arguments employés contre le F-22 durant ces derniers jours avant le vote du Sénat des Etats-Unis, puis pour saluer le vote du Sénat du 21 juillet, le plus impressionnant est celui de l’absence d’usage (d’utilité) de l’avion dans les conflits en cours. Il s’agit du plus impressionnant parce que le plus apte à nous démontrer que nous sommes dans un univers virtualiste où la reconstruction du monde emploie le sophisme comme principal matériau. A cet égard, tout vient réellement de Gates, le maçon en chef du domaine, puisque c’est lui qui emploie prioritairement cet argument sophistique et qu’il l’a forgé de toutes… Le sophisme règne

Buy Chinese, ou le triomphe du virtualisme

Il n’y a pas de débat sur le protectionnisme puisque le protectionnisme n’existe pas, period. Le non-débat sur le protectionnisme-qui-n’existe-pas est un des phénomènes les plus intéressants de cette crise. La décision chinoise d’instaurer une sorte de clause Buy Chinese, à l’exemple de notre Grand Inspirateur général (Buy American), est la dernière nouvelle en date de cette étonnante aventure. Joe Quinlan, chef de la stratégie des marchés, de la gestion des investissements et de la richesse globale (nous traduisons comme cela nous vient sous la plume, sans comprendre) de la Bank of America, Quinlan, donc, trempe la sienne, de plume, dans une encre furieuse pour… Buy Chinese, ou le triomphe du virtualisme

Des anti-neocons US en Ukraine

Dans un article de Russian Profile, une publication de commentaire dépendant de Novosti, l’auteur Graham Stack publie, le 13 juillet 2009, un article présentant un institut US nouvellement installé en Ukraine, l’AIU (American Institute in Ukraine, qui dispose lui-même de son site). Cet institut se caractérise par un engagement extrêmement marqué, essentiellement contre l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN, et contre toute la logique politique qui l’accompagne. Pour faire court, il s’agit d’un engagement qu’on pourrait définir comme absolument anti-neocon et, plus généralement, opposé à l’un des thèmes centraux pour l’Europe de ce que nous nommons, d’après la proposition de Harlan K. Ullman, la politique de… Des anti-neocons US en Ukraine

Mister Gorbatchev, I presume?

Mister Gorbatchev, I presume? Titre sollicité, au reste, car la rencontre d’Obama et de Gorbatchev, le 7 juillet à Moscou, n’était pas la première, comme tendrait justement à le suggérer ce titre. A cette occasion, le 7 juillet, nous apprîmes, car nous avions raté l’occasion nous l’avouons avec confusion, qu’Obama avait déjà rencontré Gorbatchev, d’une façon impromptue, à la Maison-Blanche, en mars dernier. La rencontre eut lieu le 20 mars, Obama survenant au cours d’une autre rencontre entre son vice-président Joe Biden qui recevait Gorbatchev pour discuter des questions de désarmement nucléaire. La rencontre n’était pas prévue selon la version officielle, comme nous en informait… Mister Gorbatchev, I presume?

La “tentation” protectionniste

On pourrait dire qu’il y a, à nouveau, une séparation entre, d’une part, le monde financier et le monde de la prospective économique qui va avec, les deux s’entendant pour retrouver une sorte d’humeur printanière à la perspective de la reprise qui s’annonce déjà; et, d’autre part, l’économie réelle, qui continue d’endurer des conditions épouvantables et qui est placée devant des perspectives d’aggravation supplémentaire. C’est de cette économie réelle que nous voulons parler, notamment en raison de bruits, provenant des USA notamment, qui font penser qu’une tendance protectionniste sérieuse est en train de se développer. Le 27 avril 2009, Reuters présentait l’analyse de l’American Chamber… La “tentation” protectionniste

Fin de l’American Dream, l’imagination un peu courte

Fin de l’American Dream, l’imagination un peu courte Il y a, depuis quelques mois, sur les réseaux officiels américanistes d’information, un sujet particulièrement délicat qui commence à être abordé avec réticence et hostilité, alors qu’il était jusqu’alors implicitement off-limits et tout simplement ignoré. (L’auto-censure de l’information marche bien, y compris comme révélateur: lorsqu’elle commence à le céder sur un point précis, c’est qu’il existe une inquiétude diffuse à cet égard.) Le sujet est la dislocation des Etats-Unis, ou « la fin des USA ». Un des acteurs favoris de ce sujet, c’est le russe Igor Panarine, ex-analyste du FSB (ex-KGB), passé très officiellement dans une fonction que… Fin de l’American Dream, l’imagination un peu courte

Protectionnisme et hypocrisie

Qui oserait prononcer ce mot sinon pour le maudire? Tout le monde le maudit, tout le monde y pense, tout le monde le pratique, un peu, beaucoup, hypocritement. Cette suite de deux phrases, dans le Figaro du 14 février, à propos du sommet du G7, résume le problème de la cohabitation du protectionnisme et de l’hypocrisie. «Les ministres des Finances et les banquiers centraux des sept pays [] s’engagent également à ne pas céder au protectionnisme, alors que la crise s’aggrave. Les Etats-Unis, à cause de la clause Buy American [] contenue un temps dans le plan de relance, et la France, pour ses aides… Protectionnisme et hypocrisie

Buy American a survécu et se porte bien

Le plan de stimulation de l’économie US voté par le Congrès le 11 février, après la rencontre classique de compromis entre la Chambre et le Sénat pour concilier les deux textes votés par les deux chambres, comprend bien la clause dite Buy American. On trouve dans la rédaction de la chose les quelques aménagements de forme introduits à la demande du président Obama. Le 12 février, Defense News rend compte de la nouvelle: «Buy-American requirements survived in the giant economic stimulus bill that the U.S. House and Senate agreed to Feb. 11, to the chagrin of U.S. business associations. Lawmakers agreed to retain the Senate’s… Buy American a survécu et se porte bien

Le dilemme de la “déglobalisation”

Le dilemme de la déglobalisation 31 janvier 2009 Le terme est utilisé par Sean O’Grady dans The Independent de ce 31 janvier 2009: «Deglobalisation: What is it? And why Britain should be scared». Le terme désigne évidemment le mouvement inverse de la globalisation, actuellement en cours pour des raisons de protection, de prudence, de protection devant la violence de la crise. Cette situation peut être caractérisée également par la montée du protectionnisme. Mais l’emploi du mot, forgé pour l’occasion, de déglobalisation, implique de considérer ce renouveau de protectionnisme comme une mesure qui n’est pas seulement d’occasion, ni de simple réflexe, mais qui suggère un mouvement… Le dilemme de la “déglobalisation”

Des USA aux DSA, l’hypothèse finale

Des USA aux DSA, l’hypothèse finale 3 janvier 2009 — Voilà un remarquable article en ceci qu’il est significatif d’un état d’esprit qui pourrait bien naître, qui pourrait bien être en train de naître. Il s’agit de «Coming Soon: The Disunited States?», de Doug Bandow, sur Antwar.com le 2 janvier 2009. Bandow est chroniqueur, auteur, analyste politique, etc.; il a la distinction d’être Robert A. Taft Fellow au sein de l’American Conservative Defense Alliance. Il a été assistant spécial du président Reagan, après avoir été analyste politique dans la campagne électorale de 1980 du même Reagan. Membre éminent du Cato Institute jusqu’en 2005, Bandow dut… Des USA aux DSA, l’hypothèse finale

Aux USA, après l’automobile l’acier et ses exigences protectionnistes

L’industrie du système, ou ce qu’il en reste, prend goût à l’interventionnisme de la puissance publique aux USA. On comprend cela, puisque cet interventionnisme se chiffre en $milliards, directement ou indirectement. Au reste, ce n’est que proclamer ouvertement ce que les USA pratiquent d’une façon à peine dissimulée depuis 1945, notamment au niveau de l’armement. En bref pour 2008, après l’automobile, c’est l’acier. L’industrie de l’acier demande à son tour une aide de l’administration fédérale, mais de façon indirecte, en imposant aux grands programmes de travaux que l’administration Obama veut lancer une clause de buy American, qui inclurait évidemment et prioritairement l’acier. L’industrie de l’acier… Aux USA, après l’automobile l’acier et ses exigences protectionnistes

American Gorbatchev

American Gorbatchev Un lecteur nous interroge, en commentaire de notre F&C d’hier 28 octobre 2008, dans le forum du même jour. Il s’agit de Mr. Christian Steiner, qui était fort jeune à l’époque de l’arrivée au pouvoir de Gorbatchev, et qui nous interroge à propos du parallèle que nous signalons si souvent entre les USA d’aujourd’hui et l’URSS d’alors, et de la question d’un éventuel « American Gorbatchev » que pourrait être le futur président des USA… Voici l’essentiel du propos de monsieur Steiner: «Comme je n’avais que 13 ans en 1980 et que je n’ai aucune formation d’historien, je me permets de vous demander quels étaient… American Gorbatchev