Aller au contenu

arabie

De retour, BAE et son scandale

BAE (pour British Aerospace) Le conglomérat géant britannique de la production d’armement, est à nouveau en lice pour une bataille contre le Serious Fraud Office (SFO), l’organisme public britannique chargé de réprimer notamment les actes de corruption. Le SFO avait laissé un délai jusqu’au 30 septembre à BAE pour une transaction, portant sur le paiement d’une amende de £500 millions par BAE, concernant des affaires de fraudes dans plusieurs affaires de ventes de systèmes, notamment en Afrique du Sud, en Roumanie, en Tchéquie et au Zimbabwe. BAE a refusé. Le SFO se tourne vers le ministère de la justice britannique pour obtenir l’autorisation d’ouvrir une… De retour, BAE et son scandale

Oh My Lord, les Lords sont amers

Oh My Lord, les Lords sont amers 1er août 2008 En un sens, ont dit mercredi les Lords de la Chambre du même nom, ce fut pire que la Bataille d’Angleterre, parce que cette bataille-là est perdue. L’honorable Chambre des Lords a statué sur la question du Serious Fraud Office (SFO) interrompant d’autorité l’enquête sur l’affaire de corruption du marché Yamamah, impliquant le Royaume-Uni (BAE) et l’Arabie Saoudite. Le cas est précis et ne concerne pas la question plus générale du scandale Yamamah, dont il a été admis implicitement, à cette occasion, qu’il s’agit effectivement d’un scandale de corruption massif,  mais on n’y peut rien… Oh My Lord, les Lords sont amers

Les épiciers font leur compte, – et le compte n’y est pas

Les épiciers? Non, il y a erreur (est-ce bien sûr?), ce sont les sénateurs US dont nous voulons parler, mais il s’agit bien de faire des comptes d’épicier. Les sénateurs menacent l’Arabie Saoudite de leurs foudres principales, qui sont de ne pas autoriser une vente d’armes si ce pays n’augmente pas sa production de pétrole pour faire baisser le prix du pétrole, rassurer le consommateur US, assurer la réélection des sénateurs et ainsi de suite. Ces menaces portent sur un marché récemment conclu de $20 milliards (dont, par exemple, 900 bombes guidées par laser JDAM, dont les marchands de missiles US vous assurent qu’elles vous… Les épiciers font leur compte, – et le compte n’y est pas

BAE divise l’administration Bush : State versus Justice

Le scandale BAE/Yamamah continue son aventure, de rebondissements en rebondissements. Cette fois, après l’épisode juridique londonien, on revient à Washington avec le Financial Times de ce jour. Le quotidien londonien nous apprend que le département de la Justice (DoJ) s’oppose à la position du département d’Etat qui veut autoriser BAE et le gouvernement britannique à exporter les technologies US qui se trouvent dans le chasseur Typhoon. Il s’agit de l’énorme marché entre BAE et l’Arabie Saoudite portant sur 72 Typhoon et un volume de £20 milliards. «BAE, the British defence company, is the prime contractor to the UK government on the deal. The state department… BAE divise l’administration Bush : State versus Justice

L’énigme du Typhoon

Parmi les remarques qui accompagnent l’annonce par le Guardian des réductions du budget militaire britannique pour les trois années à venir (peut-être jusqu’à £4,5 milliards en moins pour la défense), on trouve une observation concernant l’Eurofighter Typhoon. Il est en effet probable, sinon acquis, que la RAF va être invitée à réduire ses commandes de Typhoon, avec sacrifice de la Tranche 3 de l’avion. Ce n’est pas une surprise et ce n’est pas l’essentiel qui attire notre attention. La façon dont le Guardian évoque la chose est, par contre, intéressante pour d’autres aspects: «Another big problem will be cutting the number of Eurofighter Typhoon jets.… L’énigme du Typhoon

Un homme de conviction et la légitimité en miettes

Lors de sa rencontre avec les dirigeants saoudiens, le président GW Bush a parlé de la NIE 2007 en des termes inattendus d’un point de vue formel mais compréhensibles du point de vue de sa position personnelle. Pour Bush, l’Iran a été, est et restera une menace, malgré la NIE 2007. Bush a notamment déclaré à propos de ses entretiens avec les dirigeants saoudiens (selon AFP, relayé par RAW Story) : «I defended our intelligence services, but made it clear that they’re an independent agency; that they come to conclusions separate from what I may or may not want.» La même dépêche rapporte, dans le… Un homme de conviction et la légitimité en miettes

Confirmation : le rôle personnel et passionné de Tony Blair dans l’étouffement du scandale BAE-Yamamah

Des documents officiels que le Guardian a réussi à obtenir confirment que l’étouffement du scandale BAE-Yamamah, il y a un an, fut l’affaire personnelle de Tony Blair, et que l’action du Premier ministre dans ce sens était déjà effective en octobre 2006, deux mois avant la décision définitive. Le Premier ministre s’engagea personnellement à fond dans cette affaire, forçant la main de son ministre de la justice, Lord Goldsmith, pour ordonner l’arrêt de l’enquête du Special Fraud Office contre la firme BAE. Ces révélations renforcent deux facteurs essentiels de cette affaire: Que Tony Blair jugeait comme fondamentale cette affaire, notamment par ses implications sur les… Confirmation : le rôle personnel et passionné de Tony Blair dans l’étouffement du scandale BAE-Yamamah

Ils me payent mais il n’y faut pas voir malice…

La question des livraisons d’armes importantes décidées le mois dernier par les USA (près de $80 milliards sur 10 ans) pour divers pays du Moyen-Orient reste dépendante d’une approbation du Congrès. Parmi les heureux bénéficiaires des livraisons d’armes se trouve l’Arabie. Les adversaires des livraisons d’armes à l’Arabie, malgré le feu vert d’Israël pour cette livraison (ainsi doit-on dire lorsqu’il s’agit de la politique des USA), restent nombreux au Congrès. L’effort de lobbying en faveur de ces livraisons continue donc avec opiniâtreté. Témoin, cet article du très renommé analyste Anthony H. Cordesman dans l’International Herald Tribune de ce jour; l’article, d’un intérêt limité, suit les… Ils me payent mais il n’y faut pas voir malice…

Les neocons à nouveau en guerre contre l’Arabie Saoudite

Signe des temps et signe de l’actuelle situation politique très ambiguë entre les USA et l’Arabie Saoudite : le Weekly Standard reprend ses attaques contre l’Arabie. C’est le cas dans le numéro du 30 juillet, avec un article de l’auteur Stephen Schwartz, spécialiste des analyses critiques de l’Arabie. Schwartz nous indique d’ailleurs indirectement cette renaissance de l’attaque contre l’Arabie après une armistice assez longue en mentionnant les attaques antérieures du Weekly Standard contre l’Arabie, à propos de son soutien financier aux opposants irakiens, et la dernière datant d’avril 2004 : «None of the recent revelations should come as a suprise to anyone. In 2002, The… Les neocons à nouveau en guerre contre l’Arabie Saoudite

Les champs nouveaux du JSF

Mentionnons deux points importants pour le possible destin du JSF, que nous allons effectivement considérer en fonction du destin du JSF. La présentation du JSF en Inde (en mai), telle qu’elle est signalée par ailleurs, est notamment importante parce qu’elle se fait dans un plan d’ensemble d’investissement (au niveau des armemets) de l’Inde par les USA, en coopération serrée avec Israël qui jouerait un rôle complémentaire au niveau des équipements. (Le plan réussira ou pas, c’est une autre affaire, mais le fait est qu’il s’élabore et que Israël y joue un rôle d’appoint important.) L’accord sans aucune restriction d’Israël pour les livraisons d’armes US à… Les champs nouveaux du JSF

Vendre, vendre, vendre (des armes)

Vendre, vendre, vendre (des armes) 30 juillet 2007 Les dernières intentions US sont impressionnantes pour ce qui concerne les ventes d’armes ; absolument prodigieuses, totalement bouleversantes (Nous sommes secoués d’émotion.) $20 milliards pour les états du Golfe à livrer en 10 ans, dont près de $10milliards pour l’Arabie. $30 milliards pour Israël en dix ans. $13 milliards pour l’Egypte en dix ans. Et puis, en complément et pour rappel, les facéties indiennes: $30 milliards de dépenses indiennes en 5 ans, dont Washington aimerait emporter entre 100% et 125%. Encore ne vous parle-t-on que des dernières nouvelles, qui sont le résultat d’un effort diplomatique intense et… Vendre, vendre, vendre (des armes)

Rice, Gates et les armes

Le voyage conjoint de Rice et de Gates à Riad étant sans guère de précédent (voir un secrétaire d’Etat et un secrétaire à la défense faire une visite ponctuelle hors de tout cadre collectif d’importance), il importe de tenter d’explorer son sens du point de vue de la politique washingtonienne. Rice et Gates sont les modérés de l’administration GW, à la fois partisans d’un retrait d’Irak progressif d’Irak et d’un arrangement avec l’Iran. L’importance de leur visite doit donc également être considérée à la lumière du gros marché d’armement qu’ils apportent dans leur musette. Dans ce cadre général, leur visite pourrait être interprétée selon la… Rice, Gates et les armes

La question des représailles saoudiennes si l’enquête sur BAE avait été menée à son terme par le SFO

Un des aspects les plus mystérieux de l’affaire BAE est la question des représailles saoudiennes, agitées par Prince Bandar au cours d’une visite à Tony Blair le 5 décembre 2006 au 10 Downing Street, au cas où le Premier ministre britannique aurait refusé de faire cesser l’enquête du Serious Fraud Office (SFO) sur les contrats Yamamah avec l’Arabie Saoudite. Des documents publiés par le Daily Mail le 12 juillet ont apporté quelques précisions qui ont permis de mesurer l’épaisseur du mystère et de confirmer son caractère explosif. Ces précisions sont notamment reprises par l’AFP (voir Defense News du 13 juillet). «On Nov. 30, 2006, Sir… La question des représailles saoudiennes si l’enquête sur BAE avait été menée à son terme par le SFO

Shocking, — le DoJ a l’intention d’explorer jusqu’aux plus vieux secrets des bijoux de la famille BAE

Les fuites qui entourent l’affaire BAE se poursuivent et concernent désormais le nouveau front central de cette affaire : l’enquête du département de la justice (DoJ) américain. Le Times de Londres nous apprend aujourd’hui que le DoJ entend donner à son enquête une ampleur historique inattendue. Il entend remonter à la racine des contrats Al-Yamamah et de la phase actuelle des relations entre le Royaume-Uni et l’Arabie Saoudite, c’est-à-dire 1983-1985. Il a contacté les personnalités au cur de l’origine de l’affaire, jusqu’aux icônes elles-mêmes, comme la baronne Thatcher, alors Premier ministre, et le ministre de la défense d’alors, Lord Heseltine. L’émotion est considérable. «The DoJ… Shocking, — le DoJ a l’intention d’explorer jusqu’aux plus vieux secrets des bijoux de la famille BAE

La connexion saoudienne de BAE dans la perspective US

La connexion saoudienne de BAE dans la perspective US 8 juillet 2007 Lors d’une réunion électorale à Portland, dans l’Oregon, le député démocrate Dennis Kucinich répondit à une question posée par des représentants du mouvement de jeunesse de l’équipe LaRouche (le LaRouche Youth Movement, ou LRM), sur l’affaire BAE. (On a vu que LaRouche s’est fortement impliqué, à coups d’hypothèses audacieuses, dans l’affaire BAE-Yamamah.) Un petit texte publié le 2 juillet sur le site LaRouche rapporte les circonstances de la rencontre : «At a July 1st campaign event in Benson High School in downtown Portland, Oregon, Rep. Dennis Kucinich (D-OH), in response to a question…  La connexion saoudienne de BAE dans la perspective US

Encore un marché BAE-Arabie en route, et le soupçon plus fort que jamais

Aujourd’hui, tout ce qui concerne les activités de BAE avec l’Arabie Saoudite, en plus de contribuer à la fortune (au propre et au figuré) du groupe, contribue paradoxalement à son affaiblissement en alimentant la chape de plomb de soupçons et d’activités occultes qui pèse sur lui. C’est donc le cas de la révélation faite par des parlementaires libéraux britanniques, et reprise notamment par The Independent de ce jour, d’un nouveau marché d’£1 milliard et portant sur 60 avions d’entraînement Hawk. (Rien n’est dit sur le fait de savoir si ces négociations sont affectées par l’affaire BAE en général, notamment par un freinage ou des conditions… Encore un marché BAE-Arabie en route, et le soupçon plus fort que jamais

Les sombres perspectives américanistes de BAE

Dans The Independent, l’un des commentateurs de la rubrique économique du quotidien, Jeremy Warner, met dans sa chronique Outlook d’hier, le destin de BAE en perspective à la suite de la décision US d’ouvrir une enquête. (Décision du département de la justice, officielle depuis le 25 juin.) Sans s’attacher à la polémique concernant le cas, son appréciation est à la fois éclairée et pessimiste. Warner se place du point de vue de la stratégie de BAE, résolument orientée vers les USA. Il en tire argument pour affirmer que la décision du DoJ place BAE dans une position pire qu’au moment de l’enquête du SFO britannique.… Les sombres perspectives américanistes de BAE

L’“ex-Premier ministre” entre G8 et “Yamamah”

L’ex-Premier ministre entre G8 et Yamamah 8 juin 2007 A quoi pensait Blair hier au sommet du G8? A la gloire immortelle de l’accord sur le réchauffement climatique dont il ne doute pas que l’Histoire à la fois saluera son importance évidemment historique et lui en fera le plus complet crédit? Ou bien à BAE, à Yamamah, à Prince Bandar et Cie ? Sale coup pour l’ex-Premier ministre, comme l’a désigné, sans le moindre complexe diplomatique,Vladimir Poutine. A propos de Poutine et de Blair, le Financial Times observe fielleusement dans un édito de ce jour consacré à l’énorme rebondissement dans le scandale BAE-Yamamah : «Vladimir… L’“ex-Premier ministre” entre G8 et “Yamamah”

Les Saoudiens prennent leurs aises

L’Arabie Saoudite affirme de plus en plus son rôle au Moyen-Orient. La logique géopolitique la conduit par conséquent à mettre en cause la présence US en Irak, prémisse d’une mise en cause de la même présence US dans toute la région. Le paradoxe est bien sûr que cette démarche saoudienne a été largement appuyée, voire sollicitée par les USA au départ, puisqu’elle était d’abord conçue pour contrer l’extension de l’influence iranienne à l’occasion des déboires US en Irak. L’affirmation de l’Arabie est la conséquence directe, pour la région, du déclin général de l’influence et de la puissance des USA. (Le résultat sera-t-il un partage d’influence… Les Saoudiens prennent leurs aises

Le rythme s’accélère

Le rythme s’accélère 5 mars 2007 La rencontre, dimanche, entre le président iranien (en visite à Riyad) et les dirigeants saoudiens marque une accélération du processus de régionalisation des conflits au Moyen-Orient, et la marginalisation grandissante des USA. Les rencontres entre les Saoudiens et les Iraniens sont nombreuses en ce moment mais la rencontre d’hier était plus importante parce qu’au plus haut niveau. Ce courant d’échange contraste étrangement avec l’interprétation d’une hostilité profonde entre les deux pays lorsque l’équation de leurs relations est interprétée en fonction de Washington, et selon le point de vue influencé par la perception de Washington, ou rendant compte de cette… Le rythme s’accélère

Une énigme saoudienne?

Une énigme saoudienne? Une étrange perspective pour Yamamah Voici un enchaînement inattendu sur notre précédente Analyse consacrée à l’affaire Yamamah impliquant le Royaume-Uni et l’Arabie Saoudite. On trouve cette appréciation de la décision du 14 décembre de Tony Blair d’interrompre l’enquête du Serious Fraud Office (SFO) sous la plume d’Anatol Kaletsky, dans The Times de Londres, le 4 janvier: «Consider the ominous events that occurred in the Middle East and Washington over the holiday season, while most people were paying more attention to their turkeys and Christmas stockings. The first in this sequence of events was Tony Blair’s abrupt announcement that members of the Saudi… Une énigme saoudienne?

Pour saluer l’opportune évolution de Laurent “of Arabia” Murawiec

Grand merci reconnaissant à Geo pour nous avoir signalé (et avoir mis en ligne) le texte de Laurent Murawiec du 7 février 2007 (voir le message de Geo dans notre Forum du 8 février : «Pensée des partisans de l’assaut contre l’Iran»). Murawiec mérite d’être fameux. Dans son texte («Frapper l’Iran?») du 7 février 2007, nous apprenons que la presse US est terriblement de gauche et qu’elle a mené et mène une guerre sans merci contre Bush ; que le pauvre Bush est au moins pour moitié sous influence de sales modérés à l’état d’esprit prè-9/11 (les 10 [du 10 septembre 2001, le jour d’avant],… Pour saluer l’opportune évolution de Laurent “of Arabia” Murawiec

Riyad et l’Irak : pourquoi pas des troupes ?

L’Arabie Saoudite est de plus en plus un acteur en pointe dans la crise irakienne qui devient la crise irako-iranienne. Le site RAW Story rapporte une information venue de la NBC selon laquelle les Saoudiens envisagent d’envoyer des troupes en Irak pour protéger leurs intérêts, c’est-à-dire essentiellement la communauté sunnite. Selon RAW Story : «NBC News’ Andrea Mitchell reported on MSNBC that Saudi Arabia is mulling whether or not to send troops to Iraq, to protect their interests there. According to Mitchell, Saudi Arabia is deeply skeptical that Iraq’s government will be able to quell the unrest.» Le scepticisme des Saoudiens concernant le gouvernement irakien… Riyad et l’Irak : pourquoi pas des troupes ?

Yamamah à-la-Blair et le bras d’honneur du MI6

Les Britanniques ont un dossier difficile à vendre, aujourd’hui à Paris, à une réunion de l’OCDE. Il s’agit bien sûr du dossier de l’interruption de l’enquête sur les contrats Yamamah, devenus depuis le scandale Yamamah. Le dossier est d’autant plus difficile à vendre qu’il n’est pas authentifié dans sa version initiale par la signature du MI6, le service de renseignement britannique. C’est bien entendu le Guardian qui révèle la chose aujourd’hui. Le chef du MI6, John Scarlett, a refusé d’authentifier la version du gouvernement selon laquelle l’interruption de l’enquête est justifiée par le fait que cette enquête menaçait la sécurité nationale. C’était la raison que… Yamamah à-la-Blair et le bras d’honneur du MI6