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Une incertitude de plus: les rapports entre l’armée russe et le Kremlin

La situation en Géorgie, du point de vue militaire russe, dépend également d’un facteur extrêmement important et qui apparaît selon diverses informations plutôt incertain: les relations entre l’armée russe et la direction politique à Moscou. Un article du Financial Times du 1er septembre donne des indications sur une situation qui serait loin d’être claire à cet égard. Brièvement dit, il apparaîtrait possible que l’armée russe ait sa propre politique, plus dure que les consignes du pouvoir politique, ou, dans tous les cas, l’ait eu par instant, notamment au moment de l’annonce du cessez-le-feu (le 12 août). Cette circonstance expliquerait évidemment, au moins en partie, la… Une incertitude de plus: les rapports entre l’armée russe et le Kremlin

Cuche-Mandelson, même combat…

Cuche-Mandelson, même combat 3 juillet 2008 Dans une un souci d’équité qu’il faut saluer, on observera que les interventions verbales remarquables, nombreuses et sonores du président français Nicolas-Sarkozy, sont saluées, accompagnées et suivies de presque autant de commentaires dont certains sont parfois furieux, et deviennent de plus en plus furieux. La chose marque de plus en plus un des aspects les plus spécifiques du président, le penchant pour l’éclat, la sensation, l’intervention péremptoire, l’impatience, l’absence de mesure et une grossièreté qui lui semble un don naturel, l’absence de contrôle de soi et ainsi de suite. Ces traits de caractère très particuliers justifient peut-être une des… Cuche-Mandelson, même combat…

Un flot de pétrole pour conquérir le pétrole

La guerre contre l’Irak a-t-elle été lancée pour verrouiller l’accès à des réserves importantes de pétrole (6% des réserves mondiales de pétrole en Irak)? Les arguments, les théories de complot et le reste ne manquent pas pour une réponse qui se veut être le contraire de négative. On connaît le débat et les débatteurs qui sont en général honorables et péremptoires. Cette sorte de débat écarte en général certains aspects du problème irakien qui ne manquent pas d’intérêt. L’un des plus paradoxaux et certainement le plus symbolique et le plus révélateur nous est détaillé par Robert Bryce, directeur de la rédaction de Energy Tribune. Voici… Un flot de pétrole pour conquérir le pétrole

Mais qui a donc dissous l’armée?

Tout le monde, analystes, commentateurs, dirigeants politiques, s’accorde pour estimer que la décision la plus catastrophique prise par les Américains après l’invasion de l’Irak a été la dissolution de l’armée irakienne. Cette décision est considérée comme le facteur primordial qui a alimenté le désordre et l’instabilité dans le pays. D’où l’intérêt de cette question: qui a pris cette décision? Une biographie autoriséede GW Bush, Dead Certain, de Robert Draper, qui paraît aujourd’hui aux USA, présente une position assez incertaine dans les détails du président, mais qui est caractérisée surtout par son affirmation que le maintien en l’état de l’armée irakienne faisait partie de sa politique.… Mais qui a donc dissous l’armée?

Une orgie de mensonges

Parmi les divers points d’exploration de la façon dont le système s’enfonce aujourd’hui dans ses labyrinthes catastrophiques en Irak, relevons celui de la présentation régulièrement faite du niveau des forces irakiennes. Un rapport du CSIS du 26 avril, de Anthony Cordesman, présente une image absolument catastrophique de la situation. Particulièrement, le rapport précise ce qu’il faut penser des informations qui sont diffusées de source américaniste, qui sont dénoncées comme donnant une vision absolument fausse de la situation : «It is never quite clear whether these exaggerated reports of progress in ISF force development are the product of spin’ and the search for political advantage, the… Une orgie de mensonges

Le cœur de la tragédie

Le cur de la tragédie 28 janvier 2007 L’article de Andrew J. Bacevich, le 26 janvier dans le Boston Globe et l’International Herald Tribune représente une petite révolution. La personnalité de l’auteur permet de donner une telle interprétation. (Ancien officier [il quitta l’U.S. Army au début des années 1990 avec le grade de colonel], professeur de relations internationales à l’université de Boston, Bacevich est un historien militaire réputé pour ses conceptions avancées. Il est très critique du système militaro-industriel et de la politique militariste que celui-ci permet, facilite ou impose, c’est selon à l’establishment washingtonien.) La thèse qu’expose Bacevich concerne l’échec du volontariat militaire, de… Le cœur de la tragédie

Une armée brisée, une révolte en pleine lumière avec the Appeal for Redress

Sans doute le choc que subit l’armée des Etats-Unis aujourd’hui est-il sans précédent, y compris, bien sûr, le cas du Viet-nâm fameux pour ses troubles au sein des forces armées. A côté des aspects matériels, opérationnels et doctrinaux, un des points d’attraction de la rupture qui frappe les forces armées US se trouve dans l’activisme qui se développe dans leurs rangs, pour protester contre la guerre en Irak. Plus qu’un mouvement anti-militariste, c’est spécifiquement un mouvement anti-guerrre (contre cette guerre d’Irak). L’Appeal for Redress, initiative sans autre précédent aux USA qu’une page (avec un texte anti-guerre) signée par 1.369 militaires d’active dans le New York… Une armée brisée, une révolte en pleine lumière avec the Appeal for Redress

A tout prendre, on préférait l’Armée Rouge…

Intéressante appréciation d’un vieux combattant afghan, vétéran de la lutte contre l’Armée Rouge dans les années 1980-1988, qui compare les capacités de combattants des Soviétiques hier et des Américains aujourd’hui. Ce témoignage, qui apparaît dans un article de Syed Saleem Shahzad dans Atimes.com du 13 décembre, est également intéressant par la personnalité du témoin, dont on ne sait, finalement, de quel côté il se situe aujourd’hui, pour ou contre les Américains. (Mais la question est sans doute théorique. On imagine qu’il n’a plus aucune activité de combattant puisqu’il nous est présenté comme amputé d’une jambe et des deux bras depuis ses combats contre les Russes.)… A tout prendre, on préférait l’Armée Rouge…

Une leçon pour les amis : Budapest, 1956

Une leçon pour les amis : Budapest, 1956 9 octobre 2006 C’était le temps où l’acronyme anglais de NATO était traduit, irrévérencieusement, par des Hongrois amers et désespérés, par cette phrase : No Action, Talks Only. Le 50ème anniversaire de l’insurrection de Budapest sera peut-être l’occasion pour les pays d’Europe de l’Est qui se précipitent dans l’alliance américaine en souvenir de la liberté que l’Amérique leur a donnée, de se rappeler ou de découvrir que l’Amérique n’a rien fait pour leur donner la liberté. Puisque le devoir de la mémoire nous est chaque jour rappelé par des censeurs vigilants, allons-y. L’article de Charles Gati, Hongrois… Une leçon pour les amis : Budapest, 1956

Il y a 50 ans, on se battait contre les chars, aujourd’hui on se bat contre les mensonges

Pour suivre les nuits agitées de Budapest, les confidences que font aujourd’hui les diplomates hongrois en poste dans les institutions européennes sont marquées par une crainte réelle. Elle se résume à cette question : que va-t-il se passer lors des célébrations du 50ème anniversaire de la glorieuse et magnifique insurrection de Budapest contre les chars de l’Armée Rouge? On risque de faire de fâcheux rapprochements, comme de déterrer de vilains souvenirs. Après tout, la Hongrie d’aujourd’hui est américanisée et vit au rythme du mensonge américanisé recyclé-hongrois mais ce n’est pas si nouveau. Certains rappelleront que cette Amérique célébrée pour avoir libéré l’Europe de l’Est en… Il y a 50 ans, on se battait contre les chars, aujourd’hui on se bat contre les mensonges

L’armée britannique également touchée par les désertions

Autre cadeau de la paire Bush-Blair à l’armée britannique : les désertions. Des chiffres du ministère de la défense montrent que les désertions ont plus que doublé depuis le déclenchement de la guerre en Irak. Cette augmentation des désertions aggrave de façon substantielle le problème général qui est posé au ministère de la défense, au niveau des effectifs alors que nombre de ses sont engagées dans divers conflits. Il semble que l’augmentation des désertions n’atteint pas le niveau de celles qui affectent l’armée américaine mais elle est néanmoins très substantielle et inquiétante. Certaines indications de source indépendante indiquent que les règles concernant les désertions ont… L’armée britannique également touchée par les désertions

Les mauvaises fréquentations

Les effets de la vidéo montrant des soldats britanniques qui frappent des Irakiens sont dévastateurs dans le monde arabe, et particulièrement du côté des élites pro-occidentales qui avaient apprécié la position britannique défavorable à la publication des caricatures du prophète Mahomet. Un diplomate arabe à Bruxelles observe : « C’est la pure et traditionnelle hypocrisie britannique. Désormais, la prise de position de Straw, très rapide, contre la publication des caricatures, apparaît comme une manuvre cynique et indigne. Le Royaume-Uni est en train de perdre tout son crédit dans la conjonction de ces deux affaires. » Dans les milieux militaires britanniques, la diffusion de la vidéo… Les mauvaises fréquentations

Stretched”, pas “broken

Encore un élément dans le dossier désormais assez lourd de l’état présent de l’armée américaine: une déclaration du général Casey, qui commande les forces américaines en Europe. L’armée est « stretched », mais pas « broken ». Nuance de taille, paraît-il. Casey dément Krepinevich, qui affirme dans son rapport que le début du retrait des forces US d’Irak (cette année) a été décidé parce que ces forces sont arrivées à un point de rupture. (Sur ce point, citons un autre extrait de la dépèche initiale d’AP concernant Krepinevich: « Krepinevich said in the interview that he understands why Pentagon officials do not state publicly that… Stretched”, pas “broken

L’alternative du diable au petit pied

L’alternative du diable au petit pied 31 janvier 2004 — Les patrons tremblent sur leurs bases. On fait le nécessaire pour les sauver, que ce soit GW Bush, qui commence à demander des comptes à ses services de renseignement, que ce soit Tony Blair, qui a été chercher le Lord de service pour le tirer d’affaire, au prix d’une relance du dégoût général pour la conduite du gouvernement pendant cette crise irakienne caractérisée par un théâtre général du mensonge. Fort bien, — façon de parler. Car le coût est énorme, considérable. • A Londres, des voix s’élèvent pour réclamer les mesures qui s’imposent. D’abord, une… L’alternative du diable au petit pied