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biouché

« This ship is sinking in the shit »

27 février 2026 (14H40) – Je répète pour ceux qui n’auraient pas lu assez attentivement : il s’agit du navire de guerre et du porte-avions d’attaque le plus lourd, – donc le plus puissant selon ‘Le règne de la quantité’, – du monde. Le USS ‘Gerald S. Ford’ le bien-nommé ! Il porte, signe d’insubordination de la Navy, le nom d’un des plus piteux et stupides présidents des États-Unis (pendant moins de trois ans, d’août 1974 à janvier 1977, pour succéder à Nixon démissionnaire et être battu par Carter). Eh bien, je trouve que son aventure, qui n’est sans doute pas terminée, n’a pas été saluée par la narquoiserie qu’elle mérite.

Tout de même, j’ai enfin vu un sourire effectivement narquois,, de Danny Haiphong sur sa chaîne, recevant deux invités dont Larry Johnson. Ce dernier , lui, au moins s’est laissé prendre au jeu de mots qui s’imposait : « The ship is in the shit », que je traduis en titre par une phrase, encore plus ciselée et prompte à être dansée, “in the rain”, et qui nous introduit directement à l’action. Écoutez-les tous les deux, sur la chaîne de Haïphong, le 27 février 2026 :

Danny Haïphong : « Apparemment, le USS Gerald Ford est en train de couler, mais pas de la manière que l'on pourrait imaginer. Il coule en quelque sorte dans ses propres eaux usées. Il y a un sérieux obstacle dans la guerre contre l'Iran que les États-Unis sous l'administration Trump tentent de mener. Environ 4600 personnes se trouvent à bord depuis près d'un an et pendant ce temps, d'énormes problèmes d'égouts sont survenus qui ne sont rapportés que maintenant. Il y a même eu des informations selon lesquelles des marins bourraient des t-shirts dans les toilettes et certaines rumeurs peut-être d'une mutinerie passive parmi les membres d'équipage qui ne veulent tout simplement plus être en mer. Ils étaient dans les Caraïbes puis ont dû voyager jusqu'au Moyen-Orient. Je crois qu'ils ont récemment accosté en Crête juste pour faire une pause et avoir des toilettes qui fonctionnent. Il y a donc une grande frustration à ce sujet. Cette guerre poussée par l'administration Trump, le Pentagone avertit que ce n'est pas une bonne idée. Maintenant, des milliers de marins sur ce porte-avion nagent littéralement dans leurs propres excréments. »

Larry C. Johnson : « La métaphore, disant que quelqu'un est dans la merde… Eh bien dans ce cas, ce navire est dans la merde ! Ils le sont vraiment ou du moins, ils s'en remplissent à bord du navire. Vous savez, paraît-il qu'ils font la queue pendant 45 minutes juste pour pouvoir se soulager ? Oui, à leur place, je serai un peu grognon. Et ensuite, on s'attend à ce qu'ils opèrent dans des conditions de combat tout en supportant ce genre d'inconfort physique. Écoutez, ce déploiement, ce vaste déploiement de moyens aérien de combat s'accompagne de ce que j'appellerais un déploiement dérisoire de moyen naval. »

(Suite)