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Hillary et la vérité (mexicaine) par nécessité

La Secrétaire d’Etat Hillary Clinton est en visite à Mexico City, pour assurer le Mexique et, surtout, son président Calderon, du soutien des USA. Cela nous vaut, lors de son voyage vers Mexico, hier, et lors d’une conférence de presse à son arrivée, une confession assez rare dans son principe de la part d’un dirigeant US, sur la responsabilité des USA dans la situation de désordre qui prolifère au Mexique, sur le frontière Sud des USA et à l’intérieur du Sud des USA. Il est effectivement assez rare d’entendre un dirigeant US reconnaître que les USA portent une responsabilité dans une situation de crise extérieure,… Hillary et la vérité (mexicaine) par nécessité

On réduit la toile

On réduit la toile 7 mars 2009 — Commençons par le plus important. Habiles diplomates et gens du monde, les Américains avaient prévu qu’Hillary Clinton remettrait au Russe Lavrov un présent symbolique de l’esprit de la « retrouvaille ». Cela marquerait la rencontre, à Genève hier, des deux ministres des affaires étrangères, sorte de « retrouvailles » effectivement, comme allait nous l’indiquer ce cadeau. Ce fut donc un boîtier jaune sur lequel on trouve un bouton rouge et deux mots qui n’en font qu’un, l’un anglo-américain et l’autre sa traduction en russe, symbolisant l’esprit de la diplomatie lancée pour tracer un nouveau cours aux relations USA-Russie, – le mot,… On réduit la toile

Hillary serait-elle sacrilège?

… C’est-à-dire, Hillary ne serait-elle pas à 125% favorable à Israël? Grande émotion, consternation, indignation dans les organisations juives US favorables avec la passion qu’on sait à la cause d’Israël. La situation étant instable et imprévisible, les surprises, ou supposées telles, ne manquent pas. C’en serait une, semble-t-on dire, de retrouver Hillary Clinton, désignée par tous les critiques de la politique belliciste et pro-israélienne de l’administration précédente comme fortement partisane d’Israël, sous le feu d’une critique furieuse de certaines organisations juives US. En cause, et cela jugée impardonnable, un avertissement sévère de la secrétaire d’Etat lancé à Israël, sous la forme d’une déclaration officielle exigeant… Hillary serait-elle sacrilège?

Précision de la menace financière contre les USA enfantée par la crise

Il est de plus en plus manifeste que le rapport annuel des services de renseignement présenté par l’amiral Blair le 12 février dernier (nous en avons parlé les 13 février, 14 février et 16 février) a soulevé une importante question de sécurité nationale à Washington; ou, dirions-nous plutôt, le rapport a servi de révélateur à une perception sous-jacente, évidemment née avec la crise économique. Associated Press publie une analyse là-dessus, ce 26 février, mettant en évidence ce phénomène. La question de la sécurité économique, avec son annexe de la sécurité financière, était jusqu’ici perçue en termes policiers et militaires, face à une menace du même… Précision de la menace financière contre les USA enfantée par la crise

Hillary en tournée de promotion

Ce premier voyage à l’étranger d’Hillary Clinton, avec plusieurs visites de capitales asiatiques, permet de mettre en évidence le nouveau style de la secrétaire d’Etat, qui est également une conception différente de la fonction. L’une des missions d’Hillary est la restauration de l’image des USA après les catastrophiques années Bush. La chose a déjà été longuement évoquée et, dès l’automne 2007, lorsque Hillary était donnée comme future présidente et qu’on évoquait le rôle de son mari (l’ hypothèse Billary), il en était question comme d’un objectif diplomatique de grande importance. Une dépêche de Reuters du 23 février donne des précisions confirmant cette situation. Le texte… Hillary en tournée de promotion

Hillary, sa sébille à la main

La visite d’Hillary Clinton, en Chine, symbolise et marque à la fois, par la forme de la visite, une évolution aussi bien de la politique extérieure des USA que du rôle du secrétaire d’Etat. (Clinton a bien pris la précaution de préciser que, dans le dialogue stratégique qui allait s’établir entre les USA et la Chine, le secrétaire au trésor US aurait sa place avec elle, à égalité avec elle.) La principale matière de la visite fut la crise économique et la principale demande US fut pour la poursuite du soutien financier de la Chine aux USA par l’achat de bons du trésor. Ce thème… Hillary, sa sébille à la main

Méandres et contorsions de la politique britannique vis-à-vis de BHO

Au départ de cette réflexion que certains jugeraient intempestive et d’autres inactuelle par certaines référence, on fait le constat d’une confusion épisodique dans la politique britannique vis-à-vis de l’administration Obama; on poursuit par l’hypothèse que cette confusion a de fortes chances de se trouver accentuée par le rôle que tient, ou que ne tient pas Hillary Clinton. Cette politique semble parfois curieusement contrastée par rapport à la ligne politique générale, assez vague au demeurant et pour tout arranger, suivie par le gouvernement Brown. Pour illustrer ce propos, nous revenons à un commentaire que nous faisions le 4 février, justement à propos d’Hillary Clinton dans sa… Méandres et contorsions de la politique britannique vis-à-vis de BHO

Hillary sert-elle à quelque chose?

Certains commencent à se poser la question de savoir si la puissante Hillary Clinton, qui tient le département d’Etat, tient vraiment la politique étrangère de son pays en mains. Martin Walker, de UPI, consacre un article à cette question, le 10 février 2009. «This week Hillary Clinton embarks on her first foreign tour as secretary of state, visiting Japan, Indonesia, South Korea and China. And the first question on the minds of her various hosts will be whether she is the true face of American diplomacy or just a hollow symbol. »Given the force of her personality, her record in the Senate and the votes… Hillary sert-elle à quelque chose?

Dommage, Hillary n’est pas à la Maison-Blanche

Il est assez possible que les Britanniques n’aiment pas vraiment Obama. Il est probable qu’ils ne l’aiment pas parce qu’ils ne savent pas par quel bout le prendre, parce qu’ils ignorent de quel bois il se chauffe, parce qu’ils se demandent si c’est du lard ou du cochon Du coup, ils n’ont plus l’impression de manipuler l’Amérique à leur guise, comme ils se l’imaginent faire depuis qu’ils ont établi cette ligne politique d’alignement sur les USA, depuis 1941-1944, avec renouvellement d’intensité après la crise de Suez et l’éviction d’Antony Eden. Divers articles dans la presse londonienne saluent la rencontre du secrétaire au Foreign Affairs David… Dommage, Hillary n’est pas à la Maison-Blanche

Absence et urgence

Absence et urgence 6 janvier 2009 Les événements mettent de plus en plus en évidence ce qui semble devoir être une orientation radicale de la présidence Obama, et une caractéristique de plus en plus marquée, renvoyant à une tendance historique des USA. Cette orientation radicale comprend deux composantes qui, elles aussi, prennent des aspects radicaux avec des événements qui favorisent cette orientation générale. La chose est résumée, notamment, par deux textes du Times, du même jour (aujourd’hui), qui sembleraient à première vue concerner la même question, et qui ne la concernent pas du tout. Dans l’un, il nous est dit que le monde attend qu’Obama… Absence et urgence

Gorbatchev ou Eltsine? D’abord, la guerre contre la Dépression

Si l’on veut poursuivre la question que soulèvent le comportement du President-elect qui-est-déjà-président, de ses choix pour constituer une équipe qui semble nous rajeunir de 15 ans (Clinton, circa 1993), d’une politique possible/probable qui ne serait qu’une duplication adaptée aux circonstances de crise de la politique catastrophique qui conduisit à ces circonstances de crise, il y aussi à considérer l’hypothèse de la guerre totale, ou, plutôt, l’évidence de la guerre totale. Dans ce cas, prisonnier ou complice de l’establishment, qu’importe, Obama n’aurait fait que choisir ce qu’il juge être dans l’immédiat les seuls capables de réagir à une guerre féroce à laquelle les USA se… Gorbatchev ou Eltsine? D’abord, la guerre contre la Dépression

Il faut savoir tenir les promesses que l’on n’a pas faites

Il faut savoir tenir les promesses que l’on n’a pas faites 1er décembre 2008 La controverse générale est déjà bien engagée autour du président Obama, alors que, comme chacun sait, il se trouve encore à sept semaines de son entrée en fonction, qu’il n’est encore que the President-elect. Il est vrai qu’Obama agit comme président d’ores et déjà, avec une promptitude extraordinaire, ce qui est à la fois célébré comme une des vertus extraordinaires de cet homme aux multiples vertus extraordinaires, à la fois utilisé pour lancer contre lui des attaques déjà furieuses et presque venimeuses, et contre la tournure que prend sa présidence qui… Il faut savoir tenir les promesses que l’on n’a pas faites

Désordre du “Dream Team” et espoir des anti-guerres

Désordre du « Dream Team » et espoir des anti-guerres La question de la cohésion de l’équipe de sécurité nationale de l’administration Obama, discutée hier dans notre rubrique F&C, est un cas effectivement de plus en plus débattu, y compris dans les milieux anti-guerres et sur les sites qui vont avec. C’est un signe de l’importance de cette affaire, que la complication tenant aux nuances de position et de situation des acteurs écarte en général des sites politiques non spécialisés. Un signe de cette appréciation se trouve dans la chronique d’aujourd’hui de Doug Bandow, sur Antiwar.com. Bandow fait un tableau très pessimiste de l’équipe de sécurité nationale… Désordre du “Dream Team” et espoir des anti-guerres

…Mais quelle décision? Sacrifier Obama? Faire ce choix cornélien?

Mais poursuivons le même article de The Independent, commenté dans notre précédente note. Une deuxième partie de cet article est consacrée au problème que, jusqu’ici, tout le monde écartait, comme si par miracle ce problème avait disparu, ou simplement en espérant que n’y pas trop penser le ferait disparaître. L’élection de Pennsylvanie a montré qu’il n’en est rien et que le problème subsiste, et qu’il grandit. Il est maintenant acquis que si nombre d’électeurs de Clinton ont voté pour elle, et que si nombre de ces électeurs ne veulent pas voter pour Obama si Obama était désigné, c’est à cause de la question de la… …Mais quelle décision? Sacrifier Obama? Faire ce choix cornélien?

L’affrontement fratricide deviendra-t-il une Guerre Civile?

Nul n’ignore les résultats de la grande bataille de Pennsylvanie. Les textes ne manquent pas pour nous décrire la victoire de Hillary Clinton sur Obama, 55%-45% (par exemple, vous pouvez choisir l’analyse de WSWS.org du 23 avril). Le commentaire général est évidemment que rien n’est fini. Le vote ne relance rien, ne règle rien, même si les uns et les autres affirment que le rythme a changé (comme fait le camp Clinton pour lui-même). A ce stade des primaires, il n’est plus question de rythme. Le vote du 22 avril ne fait qu’accentuer une tendance déjà très forte avant la grande bataille de Pennsylvanie. Le… L’affrontement fratricide deviendra-t-il une Guerre Civile?

Pas loin de Gettysburg, Hillary Lincoln contre Barack E. Lee

Demain a lieu aux USA la primaire décisive, une de plus, notera-t-on, dans le grand Etat de l’Union de la Pennsylvanie. Résultat décisif pour la nomination démocrate? Peut-être, peut-être pas. Dans tous les cas, qu’on se rappelle qu’eut lieu, en Pennsylvanie, à Gettysburg, la grande bataille qui fit basculer le destin de la Guerre de Sécession (appellation non-US), ou Civil War (appellation officielle) pour ceux (les américanistes) qui ne veulent pas trop entendre parler du risque mortel de sécession dans le destin de la Grande République. C’est cette référence que choisit l’analyste politique Tim Hames, du Times de Londres, pour commenter aujourd’hui l’élection de demain.… Pas loin de Gettysburg, Hillary Lincoln contre Barack E. Lee

La référence de 1992

La référence de 1992 Dans notre F&C d’hier 14 avril, nous avons fait référence à la période de l’immédiat-après Guerre froide jusqu’à l’élection de 1992, comme à une période de crise identitaire US. Nous avons proposé l’idée que cette période constituait le début d’une séquence historique dont 2008 illustre le développement dramatique; nous avons même proposé l’hypothèse qu’elle contenait, d’une manière potentielle mais profonde, tous les effets catastrophiques qu’on identifie aujourd’hui aux USA, à l’occasion de la catastrophe irakienne. «Cette intervention de la guerre en Irak sur la psychologie US est particulièrement impressionnante. Elle dément toutes les analyses qui opposaient la guerre du Vietnam à… La référence de 1992

Face à la crise systémique, le conformisme systémique imposé par le virtualisme

La vigueur initiale de la campagne présidentielle US s’abîme de façon régulière dans une confusion partisane. Du côté démocrate, c’est un affrontement fratricide entre Clinton et Obama, qui porte essentiellement sur des sujets de polémique évitant systématiquement la substance des problèmes innombrables qui affectent les USA. Du côté républicain, McCain navigue à partir de positions personnelles qui sont suspectées par une partie importante de l’électorat républicain, pour tenter de rassembler cet électorat, selon des programmes fourre-tout où l’extrémisme conformiste de sécurité nationale côtoie l’alignement également conformiste sur les lignes classiques du parti. Un point d’une particulière importance, dont nous avons tous les jours l’écho bruyant,… Face à la crise systémique, le conformisme systémique imposé par le virtualisme

La campagne électorale US comme un bateau ivre: de quoi y parle-t-on?

Une curiosité significative des commentaires de la campagne électorale US est qu’à un jour d’intervalle, des analystes qu’on doit tenir pour sérieux, quel que soient leurs partis-pris qui sont plus ou moins marqués mais sans conséquence pour ce cas, disent exactement le contraire à propos de cette campagne. Cela ne signifie pas que ces analystes ont perdu la tête mais, plutôt, que la campagne est folle, et qu’elle commence également à se fatiguer jusqu’à offrir un visage incohérent. D’une part, l’Observer du 9 mars consacre un long article à la campagne, d’une façon générale, démocrates et républicains confondus, pour constater que la récession, la catastrophique… La campagne électorale US comme un bateau ivre: de quoi y parle-t-on?

Du Texas à l’Ohio

Du Texas à l’Ohio 5 mars 2008 La journée du 4 mars a été capitale pour Hillary Clinton en ce sens qu’elle a sauvé sa campagne d’un effondrement. Clinton ne se serait pas relevée d’une défaite dans l’Ohio et au Texas, peut-être même d’une défaite dans l’Ohio ou au Texas. Par contraste, ses victoires dans ces deux grands Etats constituent non seulement la poursuite de sa campagne mais une relance de sa campagne et un coup d’arrêt de la marche triomphale d’Obama. La bataille entre les deux démocrates n’est pas une guerre de tranchées bien que les scores réciproques le laissent croire, mais une succession… Du Texas à l’Ohio

Le Kosovo et l’infatuation européenne

Le Kosovo et l’infatuation européenne 1er mars 2008 Exposant ce projet d’article à une source européenne et l’interrogeant sur l’attitude européenne vis-à-vis de l’indépendance du Kosovo, nous avons entendu ces remarques de cette source: «Les Européens ont vraiment cédé à une pression maximaliste, intransigeante, des Américains. Ils avaient conscience des difficultés qui marquerait une marche forcée vers l’indépendance du Kosovo. Ils ont tenté de freiner, de ralentir le processus. Ils n’ont pas réussi. Mais on ne peut dire qu’ils soient les initiateurs de la situation actuelle, précisément telle qu’elle est, avec ses délais, sa pression, etc.» On ajoutera bien entendu que certains pays européens se… Le Kosovo et l’infatuation européenne

Obama contre Clinton, miroir du déchirement interne du parti démocrate?

Que représente la bataille entre Clinton et Obama? Une réponse évidente est qu’il s’agit d’un affrontement de personnes et d’ambitions. Cela laisse le registre politique ouvert: y a-t-il un affrontement politique de fond entre Clinton et Obama? Dit autrement, cela implique de s’interroger pour savoir si les deux candidats représentent des tendances politiques différentes alors que les débats télévisés qui les opposent montrent surtout des affrontements polémiques sans véritable substance. Le site WSWS.org (dans un article publié aujourd’hui) estime que la question se pose et il tente de lui donner une réponse. Après avoir fait une rapide analyse du dernier de ces débats, à Cleveland,… Obama contre Clinton, miroir du déchirement interne du parti démocrate?

Le dilemme démocrate et l’ombre de Chicago-1968

Pour l’heure et en fonction des sondages existants, il semble que l’issue probable des primaires démocrates ne désignera pas le candidat démocrate d’une façon directe. Les porte-paroles de Clinton et d’Obama reconnaissent pour l’instant que cette issue est probable. Obama a pris la tête du nombre de délégués avec 1.280 contre 1.212, selon un décompte d’Associated Press. Pour l’emporter avec 2.025 délégués, l’un ou l’autre des candidats devraient emporter 75% à 80% des délégués restants. A moins de l’effondrement de l’un des deux candidats, cela paraît improbable. Il existe déjà des polémiques vicieuses qui promettent des querelles difficiles à la convention, comme le cas des… Le dilemme démocrate et l’ombre de Chicago-1968

Si Obama était élu, «ils le tueraient…»

Le sénateur Obama a, ces quatre derniers jours, emporté quatre primaires à la suite, la dernière étant celle du Maine hier. Dans le camp Clinton c’est l’inquiétude, avec un changement de stratège en chef (changement de la directrice de campagne). Cela confirme que la victoire de Barack Obama à la désignation démocrate, et au-delà, à la présidentielle, est désormais bien installée comme une ferme possibilité de cette élection 2008. D’autre part, la rhétorique des deux candidats démocrates, face à la désignation quasiment acquise de McCain chez les républicains, est de plus en plus marquée par rapport à la possibilité pour eux deux qu’ils deviennent l’adversaire… Si Obama était élu, «ils le tueraient…»