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Montée aux extrêmes incontrôlable…

Montée aux extrêmes incontrôlable… 8 février 2008 Le Super Tuesday a sans aucun doute remué les USA en même temps qu’il a passionné le monde entier. Tous les témoignages et commentaires montrent que ce jour fut vécu comme un véritable jour d’élection présidentielle alors qu’on en attendait peu d’événements décisifs. Le fait est qu’il ne donna aucun résultat décisif. La tension n’est nullement dissipée, elle a au contraire haussé d’un cran avec plusieurs nouvelles. Le retrait de Mitt Romney des primaires républicaines, dans des conditions très particulières. La chose peut donner lieu à plusieurs remarques, qui peuvent se compléter plutôt que s’exclure. D’une part, on… Montée aux extrêmes incontrôlable…

Kennedy soutient Obama par hostilité aux Clinton et la crise du parti démocrate s’élargit

La crise à l’intérieur du parti démocrate, pourtant favori pour l’élection présidentielle, se précise avec le soutien des Kennedy (Ted Kennedy et le reste du clan au garde à vous) à la candidature Obama. Le Times de Londres détaille aujourd’hui les conditions de ce soutien, qui montrent bien qu’il s’agit bien plus d’un acte d’hostilité aux Clinton (nous parlons du couple, sans aucun doute) que d’une confiance donnée à un homme pour ses qualités propres. Mettons à part toutes les viennoiseries larmoyantes d’émotion de nos penseurs professionnels sur le futur premier président noir ou la future première présidente, pour observer la seule chose qui importe.… Kennedy soutient Obama par hostilité aux Clinton et la crise du parti démocrate s’élargit

Une victoire considérable pour Obama, – mais une stratégie obligée?

Grande et nette victoire de Barack Obama dans la primaire de Caroline du Sud: 55% contre 27% à Hillary Clinton et 18% à Edwards. Mais une victoire qui va peut-être enfermer Obama dans une stratégie éventuellement perdante, dans tous les cas très difficile à conduire à terme. Obama se bat depuis le début pour ne pas être le candidat des Noirs ou le futur premier président noir des USA. Mais, en Caroline du Sud, Obama a été élu par les Noirs (autour de 80% des Noirs ayant voté ont voté pour lui). AP News (RAW Story) donnait le 26 janvier une description commentée de cette… Une victoire considérable pour Obama, – mais une stratégie obligée?

Afghanistan, calvaire de l’Ouest

Afghanistan, calvaire de l’Ouest 28 janvier 2008 — L’Afghanistan divise la communauté transatlantique, ou l’OTAN pour faire bref, comme rarement un problème aura fait à la fois en intensité et en durée. Le sentiment général, – fondé ou pas, c’est à voir, – que le sort de l’OTAN est en jeu s’ajoute à la disparité des engagements, à l’ambiguïté des objectifs, au déséquilibre des commandements, aux contradictions des tactiques, pour former un énorme nœud de frustration transatlantique. Plusieurs remarques peuvent être faites à ce sujet, accentuant le sentiment d’un antagonisme grandissant entre les USA et le reste de l’OTAN sur la question afghane. • On… Afghanistan, calvaire de l’Ouest

La crise s’invite dans les présidentielles

La crise s’invite dans les présidentielles 22 janvier 2008 Tout est parti de là-bas, il est nécessaire d’être attentif sur la façon dont tout y revient. Le 18 janvier, jour de la décision de Bush d’une intervention de $145 milliards, le système américaniste s’est éveillé à une crise qui ravage le système financier international depuis au moins six mois de façon tonitruante, et largement plus de façon souterraine et épisodique. Désormais, avec une rapidité qu’impose l’urgence des temps, la crise en tant que telle pénètre également dans la campagne présidentielle US, d’une façon bien plus précise que les allusions générales sur l’insécurité économique. Ce pourrait… La crise s’invite dans les présidentielles

Cette folle campagne nous fascine…

Cette folle campagne nous fascine 9 janvier 2008 Effectivement, appelons-là folle campagne, elle qui est en train de capturer notre attention jusqu’à cette fascination qu’on éprouve devant des événements si inattendus. (Comme devant les performances de Ron Paul, après tout.) Les primaires des élections présidentielles aux USA reflètent d’une façon absolument sans précédent un étonnant désordre, un jeu chaotique et fiévreux entre l’électorat, les sondages et les médias, et les candidats. L’establishment observe, ébahi, ce phénomène qui pourrait très vite s’apparenter, pour lui, à une perte de contrôle du processus électoral. Considérez les événements du New Hamphire après ceux de l’Iowa. Le retour extraordinaire de… Cette folle campagne nous fascine…

“Obamania”, suite et signe des temps

Obamania, suite et signe des temps 7 janvier 2008 Après sa victoire dans l’Iowa, le sénateur Obama est porté par une vague triomphale, comme l’observe The Independent du 6 janvier, parmi d’autres qui offrent un commentaire exactement dans la même tonalité. Pour notre information, The Independent ou bien l’un ou l’autre parle de Obamania, ce qui permet au moins de faire un titre. Dans notre Bloc-Notes du 12 décembre 2006, après une victoire de Obama (le 7 décembre 2006) dans une élection partielle et alors que Ségolène Royal menait dans les sondages en France, nous notions notamment ce commentaire du Guardian sur le manque d’expérience… “Obamania”, suite et signe des temps

L’argument de la peur ne prend plus

Nous allons à nouveau nous référer à un commentaire de Steve Clemons, auquel nous avons déjà fait écho hier pour élargir certains enseignements de la primaire de l’Iowa qui permettent de mieux comprendre ce que sera la campagne présidentielle. Dans son commentaire plus copieux du 4 janvier, Clemons met quelques faits fondamentaux en évidence. Le principal de ces faits est, à notre sens, comme nous le notions hier, la disparition de l’argument de la guerre contre la terreur, ce que Clemons identifie justement comme l’argument de la peur. D’une façon également très intéressante, il appuie de façon concrète ce constat sur les résultats respectifs de… L’argument de la peur ne prend plus

L’enjeu de l’Iowa : «You can change the world»

Parmi les analyses fiévreuses qui caractérisent ce début des élections primaires US, voici celle de Brent Budowsky, qui fut conseiller de l’ancien sénateur Lloyd Bentsen et occupa diverses fonctions à la Chambre des Représentants. (Sur Consortium.News, le 3 janvier 2008.) Budowsky pense que la première élection primaire de l’Iowa est l’occasion d’un enjeu considérable. Il insiste notamment sur l’importance d’une défaite d’Hillary Clinton, non par hostilité pour Hillary Clinton mais parce qu’Hillary Clinton a été instituée comme la représentante de l’establishment. Si elle est défaite dans l’Iowa, dit Budowsky, cela veut dire qu’une révolution a commencé, que le peuple américain s’est levé pour se battre… L’enjeu de l’Iowa : «You can change the world»

Que faire? Bill est indispensable mais Bill est envahissant

Les Clinton illustrent-ils l’adage que le mieux est l’ennemi du bien? L’entrée tonitruante de Bill dans la campagne d’Hillary, pour la soutenir bien entendu, se confirme aussi bien comme une source de préoccupation pour Hillary Clinton. On a lu les commentaires sarcastiques de Maureen Dowd, confirmés in fine par d’autres sources, sur le revers du rôle nouveau de Bill Clinton dans la campagne de sa femme, et après, si elle était élue. La chose commence à faire désordre aux USA. Interrogée sur cette question (le rôle de Bill si elle est élue), Hillary Clinton a eu une réponse catégorique, qui contraste étrangement avec les annonces… Que faire? Bill est indispensable mais Bill est envahissant

Psychanalyse de Billary, – ou de Maureen Dowd?

Maureen Dowd est la pétulante columnist du New York Times, qui n’a pas sa langue dans sa poche, avec un peu de venin s’il le faut, libérale à tous crins, anti-Bush, jubilatoire et mauvaise comme une teigne. Une commentatrice comme il en faudrait beaucoup dans ces temps de conformisme amorphe, accusatrice, bien informée, perspicace, parfois d’une mauvaise foi à tout casser et ainsi de suite. Il faut la lire, en prendre le miel, souvent d’une qualité rare, et se garder du fiel qui ne fait pas de cadeau. Par conséquent, personnalité attachante, avec ses qualités et par bonheur ses défauts. La dernière de Dowd, dans… Psychanalyse de Billary, – ou de Maureen Dowd?

Super-Hillary, Obama surfait

Le chroniqueur Steve Clemons, très écouté à Washington, éventuellement relais d’influence pour les Français, est plutôt de tendance républicaine modérée et réaliste. Son homme politique favori est le sénateur (républicain) Chuck Hagel, qui n’est pas dans la course à la présidence (mais que Clemons aimerait voir à un poste de responsabilité de la prochaine présidence, y compris une présidence Hillary Clinton…). Clemons donne assez peu souvent des avis circonstanciés sur les démocrates. Il le fait cette fois, dans une chronique très intéressante en date du 17 décembre, où il compare les deux favoris démocrates, notamment d’après son expérience et ses rencontres avec eux. Il s’agit… Super-Hillary, Obama surfait

On commence à paniquer à Washington: après Hagel, les démocrates avertissent GW à propos d’une attaque contre l’Iran

Il est assez juste d’observer que, ces dernières semaines, le débat pré-électoral s’est déplacé de l’Irak vers l’Iran. Citant divers événements de ces mêmes dernières semaines, y compris les spéculations autour de la très, très grosse bombe MOP, Jim Lobe écrivait hier (souligné en gras par nous): «All of these moves, as well as the administration’s issuance last week of new regulations that gave it the authority to impose sweeping financial sanctions against foreign companies and banks doing business with the IRGC, which itself owns a large economic empire in Iran, have propelled Iran to the center of the 2008 presidential race.» Hier encore, nous… On commence à paniquer à Washington: après Hagel, les démocrates avertissent GW à propos d’une attaque contre l’Iran

Le chef de l’opposition à l’attaque contre l’Iran : le sénateur républicain Hagel

Le chef de l’opposition à l’attaque contre l’Iran : le sénateur républicain Hagel Il est intéressant de rappeler, pour fixer les idées, que des sénateurs républicains comme Hagel, Lugar et Warner ont voté contre la résolution Lieberman-Kyl désignant la Garde Islamiste iranienne (IGRC) comme une organisation terroriste et donnant ainsi, dans l’interprétation de certains, une sorte d’éventuel blanc-seing à une possible attaque contre l’Iran. (Que de précautions de langage nécessaires, traduisant la complexité de la situation washingtonienne.) Cela permet de mieux faire comprendre le rôle du sénateur Hagel, qui s’impose comme le chef de l’opposition à une guerre contre l’Iran aux USA. Aujourd’hui, sur Antiwar.com,… Le chef de l’opposition à l’attaque contre l’Iran : le sénateur républicain Hagel

Pour mémoire, la chronique des contacts USA-Iran depuis 15 ans

Dans la querelle USA-Iran, il est bon d’avoir à l’esprit, ou disons en mémoire, les relations entre les USA et l’Iran de ces 10-15 dernières années. Depuis la fin de l’administration Bush-père (très partisane d’un dialogue), c’est une suite ininterrompue de rebuffades, d’erreurs, d’inattentions, essentiellement US vis-à-vis des Iraniens. On retrouve dans l’approche favorisée aussi bien par l’administration Clinton que par l’administration Bush-fils, la propension US à ne tenir aucun compte de la souveraineté nationale des autres en décrétant par avance qui, dans une direction étrangère, est digne d’être consulté et qui ne l’est pas. Nous empruntons à une chronique de Steve Clemons, sur son… Pour mémoire, la chronique des contacts USA-Iran depuis 15 ans

Une administration Billary Clinton, est-ce une bonne idée?

Une administration Billary Clinton, est-ce une bonne idée? 5 octobre 2007 Pour la première fois, Bill Clinton s’exprime publiquement et en détails sur la prochaine possible/probable présidence Clinton (Hillary). Il s’exprime là-dessus parce qu’il aura un grand rôle à y jouer. Il s’exprime dans le Guardian parce que ce rôle sera essentiellement à destination de ROW (Rest Of the World), et qu’il y a une vieille complicité entre Bill et le New Labour dont le Guardian est proche, y compris entre Bill et le vieux copain, Tony Blair, avec qui on rivalise amicalement pour le titre de premier vieux-jeune sage encore fringant de l’Occident anglo-saxonisé… Une administration Billary Clinton, est-ce une bonne idée?

Obama a la conscience libérale et les Clinton ne sont pas en reste

Depuis cinq jours, le candidat à la désignation démocrate Barack Obama se débat dans les suites de son intervention où il recommandait d’attaquer le Pakistan. Obama a même réussi à amener des protestations officielles de la direction pakistanaise, ainsi que quelques manifestations anti-US éparses au Pakistan, comme un président vrai de vrai, un président en fonction. Pourtant, à notre humble avis, le meilleur de ses interventions de ces derniers jours concerne ce qu’il a dit sur le nucléaire. Obama n’a guère d’expérience en matière de politique extérieure. Alors, il s’en remet à son instinct de libéral, de démocrate et d’homme de gauche dans le système… Obama a la conscience libérale et les Clinton ne sont pas en reste

En 2008, deux Clinton en une

En 2008, deux Clinton en une 20 juin 2007 Les derniers prolongements statistiques de la campagne électorale présidentielle US, déjà lancée pour la succession de GW Bush, indiquent qu’Hillary Clinton consolide un avantage sérieux sur ses rivaux du parti démocrate, notamment le sénateur Obama. En même temps arrivent des précisions sur ce que serait sa présidence en cas de désignation démocrate et de victoire, avec un livre de Carl Bernstein (journaliste du Washington Post, l’un des deux hommes du Watergate avec Bob Woodward). (De ce point de vue et compte tenu des circonstances, le livre apparaît également comme une initiative destinée à renforcer la candidature… En 2008, deux Clinton en une

Chhhttt, — Gore pourrait bien être candidat (suite)

Pour 2008 ou pas, Al Gore laisse les rumeurs et les hypothèses, voire les confidences, entretenir le suspens, tout cela volontairement ou pas, ou bien devrions-nous dire qu’il continue à entretenir/laisser entretenir le suspens ? Selon le Sunday Telegraph, Gore préparerait, ou pourrait laisser se préparer en secret une entrée-surprise dans la campagne électorale. Un argument en faveur de cette interprétation semble se confirmer chaque jour : l’incertitude de la campagne 2008, l’absence d’une personnalité qui puisse faire moralement ou politiquement l’accord d’une majorité, par conséquent l’abondance des candidats et ainsi de suite. A noter que Bill Clinton s’est publiquement déclaré d’avis qu’on doit compter… Chhhttt, — Gore pourrait bien être candidat (suite)

Le bon sens du vieux monsieur (George Kennan, 92 ans) et l’aveuglement de buffle de Richard Holbrooke

George Kennan, l’un des architectes de la politique de containment de la Guerre froide, est mort en 2005 à 101 ans. Certes, ce n’est pas une nouvelle. Kennan, un faucon pur sucre à ses débuts, avait notablement évolué pour mettre en question, sur le tard, sa propre politique notablement hostile à l’URSS, et la politique russe des USA après la chute du Mur. Un lecteur aimable et attentif nous rappelle un texte écrit à cette occasion par Richard Holbrooke, démocrate, droitdel’hommiste, clintonien, libéral, cogneur aérien du Kosovo, incroyablement aveugle d’arrogance et de force brutale. Un héros de nos libéraux européens qui mouillent leurs culottes (est-ce… Le bon sens du vieux monsieur (George Kennan, 92 ans) et l’aveuglement de buffle de Richard Holbrooke

Les (candidats) démocrates se battent pour le soutien ($) de Hollywood

La campagne présidentielle de 2008 aux USA sera exceptionnellement longue et exceptionnellement coûteuse, prévoient les spécialistes. On estime que la facture atteindra, évidemment pour la première fois, le milliard de dollars. Tout le monde est, par conséquent, à la chasse aux dollars. Pour les démocrates, Hollywood est un très important soutien. Depuis quelques semaines, Obama et Clinton (Hillary) se déchirent pour tenter d’emporter ce soutien. Ils sont tous deux classés libéraux’ (progressistes, mais il s’agit d’une image) et Hollywood soutient les libéraux de cette trempe par intérêt structurel, intérêt corporatiste et intérêt d’image autant, sinon beaucoup plus que par conviction idéologique (même si la conviction… Les (candidats) démocrates se battent pour le soutien ($) de Hollywood

Sacré outsider

Comme chacun sait, le parti démocrate mène la course des présidentielles US pour 2008. Comme chacun sait, les deux principaux candidats pour la désignation du parti sont respectivement Hillary Clinton et Barack Obama qui ont comme vertus fondamentales respectives d’être femme et d’être à demi Noir (c’est-à-dire, semble-t-il, à demi-African-American). Le troisième candidat à la désignation est le sénateur Edwards, qui n’a rien de particulier à cet égard. Mais voilà que surgit un outsider. Le dernier sondage (Gallup, dans le Wall Street Journal du 14 février) donne effectivement Clinton, Obama et Edwards, avec 45%, 37% et 28% chez les électeurs démocrates, effectivement pour la désignation… Sacré outsider

De “Beyond History” à “Beyond Hegemony”

De Beyond History à Beyond Hegemony 17 janvier 2007 Nous croyons beaucoup au poids’ et à la substance’ de certains mots, de certaines expressions ; comme si, par instants et selon des circonstances dont certaines peuvent être mystérieuses (tenant du Mystère), quelques mots portaient soudain une substance d’un poids considérable et, par conséquent, une substance d’une exceptionnelle signification. Ecrivant cela, nous pensons à une substance d’une exceptionnelle signification en dépit de celui qui dit et écrit ces mots, et, parfois, à l’insu du même. Ce mot et cette expression portant cette substance et cette signification exceptionnelles par eux-mêmes, en fonction des circonstances Ainsi en a-t-il… De “Beyond History” à “Beyond Hegemony”

Si Hillary avait su

Finalement, elle n’aurait pas voté pour les pleins pouvoirs qui donnèrent au président Bush le droit d’attaquer l’Irak. D’autres, dit-elle, auraient fait comme elle. Est-ce bien sûr? Aujourd’hui, dans tous les cas, elle le dit, sinon haut et fort du moins à voix audible. Les explications qu’elle donne implicitement font accepter ses déclarations comme crédibles . Son «if we knew then what we know now» apparaît simplement comme une restriction de type si nous avions su que la guerre serait si mal faite et aboutirait à une quasi-défaite. La réserve concerne l’habileté du metteur en scène et nullement le fondement moral et politique de l’acte.… Si Hillary avait su