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Affirmation du “coup d’Etat postmoderne” de la NIE 2007

Un article de l’AFP du 7 décembre 2007, sans détails particuliers concernant le processus d’élaboration de la NIE 2007 mais basée sur quelques déclarations de sources US du renseignement, marque à notre sens une affirmation (une confirmation) très convaincante du fait qu’il y a eu effectivement une démarche consciente et réussie de mise en cause de la politique de l’administration. En d’autres termes, il s’agit pour nous de la confirmation qu’il y a bien eu coup d’Etat postmoderne Il s’agit d’une dépêche AFP que nous avons trouvée d’abord sur RAW Story le 7 décembre (jour de sa diffusion), puis qui a été repris ce jour… Affirmation du “coup d’Etat postmoderne” de la NIE 2007

Un “coup d’Etat” Congrès-CIA?

Il est nécessaire de mettre en évidence certaines précisions sur les circonstances de la divulgation de la NIE 2007, telle qu’évoquée précédemment. Les démocrates du Congrès ne cachent pas qu’ils ont insisté auprès des services de renseignement US pour obtenir la NIE 2007 qui bouleverse la vie politique washingtonienne dans le cadre de la crise iranienne. Ils insistent évidemment pour observer que ce document doit conduire l’administration à abandonner ses projets d’attaque de l’Iran. Cela est explicitement dit par le chef de la majorité démocrate au Sénat Harry Reid: «Nous avons demandé cette évaluation pour que l’administration ne puisse pas entraîner ce Congrès et ce… Un “coup d’Etat” Congrès-CIA?

Le Congrès et le traité UK-USA: incertaines incertitudes

Une question importante, primordiale, qui entoure le destin du traité de défense (transfert de technologies) entre les USA et le Royaume-Uni, qui retient aujourd’hui notre attention dans notre rubrique Faits & Commentaires, c’est l’attitude du Congrès. Au travers des deux textes que nous citons dans notre F&C, on peut distinguer que l’attitude des lobbyistes divers (industriels des deux pays, officiels, etc) qui voudraient nous convaincre d’une issue favorable et très rapide, se heurte aux réalités incroyablement lourdes de la vie washingtonienne. De fait, les parlementaires US se foutent aujourd’hui du tiers comme du quart du traité UK-USA. L’un des parlementaires britanniques qui mènent l’audition du… Le Congrès et le traité UK-USA: incertaines incertitudes

Bernanke au Congrès et panique à Washington

L’atmosphère à Washington devient de plus en plus tendue, voire proche de la panique (near-panic), à mesure de l’aggravation de la crise générale et systémique, boursière, financière, économique, en même temps que la crise du dollar. Le site WSWS.org décrit, aujourd’hui la déposition du président de la Federal Reserve Ben Bernanke, au Congrès le 7 novembre: «Near-panic atmosphere» Le discours au Congrès de Sarkozy le lendemain, la déclaration d’un des vice-présidents de la banque centrale chinoise (le dollar est en train de perdre son statut de devise mondiale de référence) ont également contribué à la détérioration du climat. «On Thursday, one day after American stock… Bernanke au Congrès et panique à Washington

On commence à paniquer à Washington: après Hagel, les démocrates avertissent GW à propos d’une attaque contre l’Iran

Il est assez juste d’observer que, ces dernières semaines, le débat pré-électoral s’est déplacé de l’Irak vers l’Iran. Citant divers événements de ces mêmes dernières semaines, y compris les spéculations autour de la très, très grosse bombe MOP, Jim Lobe écrivait hier (souligné en gras par nous): «All of these moves, as well as the administration’s issuance last week of new regulations that gave it the authority to impose sweeping financial sanctions against foreign companies and banks doing business with the IRGC, which itself owns a large economic empire in Iran, have propelled Iran to the center of the 2008 presidential race.» Hier encore, nous… On commence à paniquer à Washington: après Hagel, les démocrates avertissent GW à propos d’une attaque contre l’Iran

Un cas de complexité dans la crise autour de la Turquie: les rapports Israël-Turquie, en passant par le Congrès

La complexité du problème qui a surgi autour de la Turquie est extrême avec deux facteurs parallèles qui se manifestent directement (la tension avec les Kurdes d’Irak et la possible intervention turque, et la question arménienne que considère le Congrès US). Ces deux facteurs s’ajoutent éventuellement pour rendre explosive la situation de ce qui en train de devenir une crise dans la crise du Moyen-Orient. Rien ne montre plus cette complexité que la gêne d’Israël, pressé par les Turcs d’intervenir à Washington pour faire pression sur le Congrès, exercice où Israël est sans concurrent, Israël qui voudrait soutenir la Turquie mais qui ne le peut… Un cas de complexité dans la crise autour de la Turquie: les rapports Israël-Turquie, en passant par le Congrès

Hagel pourrait-il faire la différence?

Le sénateur républicain et anti-guerre Chuck Hagel, dont on avait envisagé un temps la candidature à la présidence, a annoncé qu’il ne se représenterait pas au Sénat en 2008 (en même temps qu’il écarte toute possibilité de candidature présidentielle). Cela signifie qu’il abandonne la politique, sans doute avec une certaine amertume, voire une amertume certaine si l’on en croit ce dialogue. Si l’on comprend bien et par simple logique contradictoire et à peine sollicitée, Hagel qualifierait la fonction de président de malhonnête? «Maher asks: Did you decide not to run for President because you just saw that a (sic) anti-war Republican could never get the… Hagel pourrait-il faire la différence?

Fait-on prêter serment à un saint ?

La séance d’audition du général Petraeus, au Congrès, hier, fut marquée de divers incidents. L’ancien officier de la CIA devenu contestataire, le commentateur Ray McGovern, se trouvait dans la salle. Il remarqua que Petraeus commençait sa déposition sans avoir été invité à prêter serment. Un incident (panne de micro durant dix minutes) permit à McGovern d’intervenir par une simple recommandation : «Faites-lui prêter serment» («Swear him in»). McGovern fut invité à quitter la salle mais Petraeus ne fut pas invité à prêter serment. (D’autres incidents émaillèrent l’audition, notamment des interventions du président de la commission des forces armées de la Chambre, le démocrate Skelton, contre… Fait-on prêter serment à un saint ?

9/11 en Irak

9/11 en Irak 11 septembre 2007 — C’est un truc de relations publiques, un truc virtualiste dans un univers qui n’est plus que virtualisme ; un truc dont ils ont imaginé qu’il serait l’habileté même… C’est le général Petraeus témoignant devant le Congrès un 11 septembre (son audition commencée hier s’est poursuivie aujourd’hui). Surprise, ce général n’a rien de flamboyant ni de particulièrement sexy. Finalement, il est aussi commun que son patron, GW, car on fit rarement mieux en fait d’humanité commune pour cette fonction d’exception, qu’avec ce président-là, avec sa psychologie sommaire bornée par une seule idée. La gloire centrale de l’américanisme, — le… 9/11 en Irak

Le marché de Petraeus

La guerre est devenue une affaire de compromis entre diverses réalités. Tout cela se passe à des milliers de kilomètres du théâtre de la guerre, où devrait se trouver la réalité, en principe. Mais ce n’est plus si sûr, et qu’importe d’ailleurs. Par contre, ce qui est sûr c’est que le général David Petraeus, l’homme de la victoire en Irak, le Grant de GW Bush comme le nomme William Kristoll, est doué dans la matière des négociations politiciennes et washingtoniennes. Quelques jours avant sa déposition (le 11 septembre, c’est tout dire) au Congrès où il annoncera la victoire prochaine à la suite du surge, il… Le marché de Petraeus

Iran : la guerre commerciale plutôt que les porte-avions?

Iran : la guerre commerciale plutôt que les porte-avions? 21 juillet 2007 Une évolution désormais identifiable à Washington pourrait introduire un facteur nouveau et important dans la crise iranienne. Il s’agit du rôle du Congrès, brusquement affirmé dans cette crise, et, tout aussi brusquement mais pas de façon illogique, dans la direction d’une guerre des sanctions pouvant toucher aussi bien l’UE que l’Iran. Rien n’est encore fait dans ce sens mais tout est désormais possible, principalement une rupture d’une politique exclusivement fixée dans sa finalité sur une intervention militaire. Les nouvelles les plus récentes concernent un durcissement du Congrès à l’encontre, principalement, de sociétés européennes… Iran : la guerre commerciale plutôt que les porte-avions?

La connexion saoudienne de BAE dans la perspective US

La connexion saoudienne de BAE dans la perspective US 8 juillet 2007 Lors d’une réunion électorale à Portland, dans l’Oregon, le député démocrate Dennis Kucinich répondit à une question posée par des représentants du mouvement de jeunesse de l’équipe LaRouche (le LaRouche Youth Movement, ou LRM), sur l’affaire BAE. (On a vu que LaRouche s’est fortement impliqué, à coups d’hypothèses audacieuses, dans l’affaire BAE-Yamamah.) Un petit texte publié le 2 juillet sur le site LaRouche rapporte les circonstances de la rencontre : «At a July 1st campaign event in Benson High School in downtown Portland, Oregon, Rep. Dennis Kucinich (D-OH), in response to a question…  La connexion saoudienne de BAE dans la perspective US

Le FT et BAE aux USA : une odeur de roussi

Jusqu’ici, le Financial Times a été impeccablement vertueux dans sa critique des pratiques supposées de BAE et de l’attitude du gouvernement de Londres. Il s’agissait effectivement de la question de la vertu anti-corruptrice comme facteur essentiel de protection du prestige de l’économie libérale, anglo-saxonne, etc., vue de la City. On remarque désormais un imperceptible changement, qui s’exprime notamment par la plume d’une de ses commentatrices. Le commentaire de Patti Waldmeir publié le 5 juillet dans le FT prend en effet nettement position contre la décision US d’enquêter sur BAE (décision du département de la justice [DoJ] du 25 juin). Américaine, Waldmeir est une spécialiste des… Le FT et BAE aux USA : une odeur de roussi

Comment GW ne pourra guère aider ses amis britanniques

L’un des aspects de l’énorme polémique BAE-Yamamah est l’action du département US de la Justice (DoJ), qui a lancé une enquête contre le groupe britannique, et la capacité de la Maison-Blanche d’influer sur cette enquête. Des précisions à cet égard sont apportées par le Times de Londres, repris par un article du site de Lyndon LaRouche. L’idée circonstancielle est que la Maison-Blanche est aujourd’hui trop faible pour faire pression sur le DoJ, que la direction politique du DoJ n’est pas très reluisante et singulièrement privée d’autorité avec le ministre Gonzales qui est sur la corde raide face au Congrès. C’est-à-dire que la situation normale est… Comment GW ne pourra guère aider ses amis britanniques

Le Congrès se soumet

Le Congrès des Etats-Unis, dirons-nous pompeusement, s’est soumis à l’inéluctabilité de la poursuite de la guerre. En un sens, il a reconnu qu’ils sont tous dans la même galère, Bush, Washington, lui-même (le Congrès) et, sans doute, le futur président. Le Congrès n’a pas les tripes ni la vista pour comprendre qu’en cette occurrence, il lui aurait fallu rompre avec la logique du système pour tenter éventuellement de sauver le système. D’ailleurs, il est évident qu’il (le Congrès) n’imagine pas une seconde toutes ces complications du raisonnement, ni que le système soit en danger. Alors, après une longue bataille, un chipotage juridique épuisant, des déclarations… Le Congrès se soumet

BAE dans le collimateur du Congrès

Il semblait que la puissance même du groupe britannique BAE le mettrait à l’abri de querelles trop vives de la part de l’édifice juridique du système. Au contraire, le plus remarquable dans les suites du scandale Yamamah dont BAE est le principal accusé et la décision d’abandon de l’enquête du Serious Fraud Office (SFO) contre BAE, le 15 décembre 2006, c’est la constance et la pugnacité de l’attaque contre BAE. On croyait que cette affaire serait enterrée par cette décision de décembre 2006 dont l’iniquité semblait garantir l’efficacité. Il n’en est rien. A côté de l’attaque de l’OCDE, il y a désormais un front américain… BAE dans le collimateur du Congrès

Les anti-missiles s’enlisent au Congrès

Les anti-missiles s’enlisent au Congrès 10 mai 2007 Tout se tient, à Washington encore plus qu’ailleurs. Ce que le Congrès ne peut obtenir sur la question irakienne, par paralysie de la volonté politique autant que par solidarité de système, il tente de l’obtenir là où il peut agir efficacement : sur les questions budgétaires où il a la haute main, notamment celles qui affectent le Pentagone hors-Irak. Que veut obtenir le Congrès ? Une plus grande autorité, plus de pouvoir, plus de privilèges, par rapport à un exécutif qui ne prend pas de gant avec lui. C’est un simple affrontement de pouvoirs concurrents à l’intérieur… Les anti-missiles s’enlisent au Congrès

Antimissiles US (en Europe) : le Congrès entre dans la danse

Le casting de l’affaire des antimissiles (BMD) US en Europe se complète. Un des acteurs principaux, jusqu’ici l’esprit ailleurs, intervient dans le débat. C’est le Congrès des Etats-Unis, dominé par les démocrates. Une décision (qui peut être annulée dans le processus budgétaire très complexe) a été prise le 2 mai par la sous-commission des forces stratégiques de la Chambre, de réduire de $160 les $310 millions demandés par l’administration pour le développement d’une tête explosive du programme, et de $764 millions le budget général de $8,9 milliards du programme de missiles antimissiles. Les explications données par les parlementaires sont à la fois techniques (budgétaires) et… Antimissiles US (en Europe) : le Congrès entre dans la danse

D.C. entre comédie et tragédie

D.C. entre comédie et tragédie 30 mars 2007 — Le moins qu’on puisse dire est que la situation washingtonienne est contrastée. Le Congrès vient de vivre une semaine agitée et ce n’est pas fini. Jim Lobe écrivait hier : «Washington appeared Wednesday to be moving rapidly toward a major confrontation between the White House and Democrats in Congress.» La chose était confirmée dans la journée par un vote du Sénat, 51 voix contre 47, d’un projet de loi qui, après un compromis avec celui qu’a voté la Chambre vendredi dernier, aboutira sur le bureau du président Bush pour être sanctionné par un veto. L’agence Associated… D.C. entre comédie et tragédie

Le Congrès et les anti-missiles : les Européens aux petits oignons

Ce n’est pas pour ça qu’on ne s’occupe plus des anti-missiles (BMD, ou Ballistic Missile Defense) Pendant que vous vous préparez aux vacances de Pâques, le Congrès poursuit ses auditions et quelques officiels du Pentagone chargés d’ors et d’idées originales viennent notamment parler de leurs projets pour l’Europe. Ici (le 26 mars), dans le rapport qu’en fait Kris Osborn dans Defense News, il s’agit notamment de Brian Green, Deputy Assistant Secretary of Defense for Strategic Capabilities, et du général Obering, directeur de la Defense Missile Agency (DMA). Extraits : «Green testified that pending negotiations with Polish and Czech officials would pave the way forward. »There… Le Congrès et les anti-missiles : les Européens aux petits oignons

Saint-Gates

Saint-Gates 27 mars 2007 Le nouveau secrétaire américain à la défense Robert Gates est une «surprise enthousiasmante» tandis que Rice est «le plus puissant secrétaire d’Etat des Êtats-Unis, peut-être depuis Kissinger, et elle s’est débarrassée de toutes les antennes extrémistes du département». Ainsi peut-on alterner des jugements assez justes avec des bêtises surprenantes d’ampleur et d’inculture politique, même si l’on fait partie d’une délégation du plus haut niveau des institutions européennes, Solana en tête, après une visite à Washington la semaine dernière. Ces impressions nous viennent d’une source que nous aurons l’élégance de ne pas identifier et qui, à Washington, a suivi indirectement mais très… Saint-Gates

Le JSF vu par le GAO : le “Moby Dick” des programmes de défense

Le 15 mars, le Government Accountability Office (GAO) a publié un rapport, le troisième qui lui ait été demandé par le Congrès, sur le programme JSF. La même philosophie d’appréciation du GAO est poursuivie et amplifiée dans ce rapport, dont on peut trouver, sur le site du GAO, un Abstract aussi bien que le texte lui-même, au complet. Le GAO est de plus en plus inquiet sur les conditions de développement du programme, dont il confirme la monstruosité en chiffres et en parts de développement des programmes militaires : «[The JSF programm is] the Department of Defense’s (DOD) most expensive aircraft acquisition program. DOD currently… Le JSF vu par le GAO : le “Moby Dick” des programmes de défense

Le système au bout de lui-même

Le système au bout de lui-même 15 mars 2007 Le même Justin Raimundo qui s’extasiait aux possibles projets de Chuck Hagel ne trouvait hier que ce mot : trahison, pour désigner le comportement du Speaker démocrate de la Chambre des Représentants, la très élégante et très charmante Nancy Pelosi. Récemment encore, Jean-Philipe Immarigeon nous rappelait avec quels transports les pro-américanistes des salons parisiens avaient accueilli l’élection de cette femme au troisième poste du système (le Speaker est deuxième dans la ligne de succession du président en cas d’accident) : «Nancy Pelosi, écrivait Philippe Labro, est le symbole même de la grandeur de l’Amérique, puisque son… Le système au bout de lui-même

ITAR, en avant toute

L’un des points essentiels de la coopération transatlantique et des rapports industriels de défense et d’aéronautique entre les USA et l’Europe, c’est la législation ITAR (International Trade in Arms Regulations). Cette législation impose un droit de contrôle et de regard des USA sur les technologies jugées sensibles, quelle que soit leur utilisation. C’est ainsi que les USA peuvent interdire, comme ils l’ont fait, la vente d’avions de transport bimoteurs espagnols CASA au Venezuela, sous le motif extrêmement vague, mais transparent dans ce cas du président Hugo Chavez, de sécurité nationale. La législation ITAR est à la fois un boulet et un lien qui place une… ITAR, en avant toute