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Pour qui, le “mandate for change”?

Pour qui, le mandate for change? 4 novembre 2008 Jusqu’au bout, l’élection présidentielle US a été à la fois acquise d’avance et pourtant incertaine. L’avance d’Obama semble irrésistible et, pourtant, certains sondages ont semblé montrer une remontée de McCain (la confusion dans les sondages US, particulièrement pour cette élection, fait qu’une tendance aussi forte que l’avance d’Obama, tout en étant affirmée et réaffirmée, apparaît pourtant marquée par une incertitude récurrente). D’autre part, il y a le facteur Bradley qui implique la possibilité d’un important décalage entre les intentions de vote et les votes effectifs lorsque le candidat est un Noir. Cette situation si assurée d’avance… Pour qui, le “mandate for change”?

Les démocrates sont déjà en 2009, avec le Pentagone en ligne de mire

La chose nous avait échappé mais elle est trop précieuse pour que nous ne la signalions pas. Il s’agit d’une interview donnée par Barney Frank, le puissant président de la commission des affaires financières de la Chambre, l’homme qui a soutenu (avec la Speaker Pelosi et Obama) le plan Paulson au Congrès, avec les difficultés qu’on sait. Frank occupe une position très forte au sein du parti démocrate et sera sans aucun doute un des hommes qui compteront dans l’éventuelle très probable présidence Obama. Dans cette interview du 24 octobre donnée au Standard Times, journal du Massachusetts dont il est l’élu, Frank parle de l’intervention… Les démocrates sont déjà en 2009, avec le Pentagone en ligne de mire

On cause socialisme à Washington D.C.

On cause socialisme à Washington D.C. 21 octobre 2008 Il faut prêter toute notre attention à ce qui se passe aux USA. Il faut se convaincre que, de moins en moins, nos certitudes à propos de ce pays et du système qui le tient ont valeur de principes intangibles. D’une façon assez remarquable, notre impression sur cette campagne présidentielle US est qu’elle est incertaine. (Dans notre numéro courant, celui du 25 octobre 2008, de notre Lettre d’Analyse dd&e, nous avons hésité pour le titre de la dernière partie de notre chronique de defensa. La campagne présidentielle reléguée en fin de chronique par la crise financière… On cause socialisme à Washington D.C.

Gerard Baker, l’Union Jack, le culot churchillien et les colonies

Les Britanniques ne sont pas prêts de cesser de nous étonner dans tous les sens possibles du terme. Leurs réactions après les derniers événements de la crise financière, version londonienne, nous présentent une exceptionnelle séquence de la capacité d’adaptation britannique à l’infortune. Le fait est que la menace d’effondrement de la City a bien été une menace d’effondrement de la City et non un hymne à la gloire de l’habileté britannique. Le premier ministre Gordon Brown a agi avec célérité, résolution, fermeté, etc., transformant la menace d’une déroute affreuse et sans retour en une défaite sévère et à peine contenue pour un pays qui avait… Gerard Baker, l’Union Jack, le culot churchillien et les colonies

Un vote de résignation acheté par une corruption massive

L’atmosphère et les commentaires accompagnant le vote hier de la Chambre des Représentants US en faveur du plan Paulson, après son refus historique du 29 septembre, mesurent le décalage extraordinaire de la direction politique américaniste face à la crise. Krugman avait bien entendu raison: «The House will probably vote Friday on the latest version of the $700 billion bailout plan – originally the Paulson plan, then the Paulson-Dodd-Frank plan, and now, I guess, the Paulson-Dodd-Frank-Pork plan (it’s been larded up since the House rejected it on Monday). I hope that it passes, simply because we’re in the middle of a financial panic, and another no… Un vote de résignation acheté par une corruption massive

Le mépris désenchanté de Krugman et la question du temps

Le chroniqueur de New York Times et professeur d’économie Paul Krugman nous donne une chronique qui synthétise bien la crise financière en lui donnant la dimension qui lui sied, qui est sa dimension politique par défaut, par l’absence de pouvoir, d’autorité. Son titre est «A leadership vacuum» (le 3 octobre dans l’International Herald Tribune), et il dit déjà beaucoup du propos. Le ton est celui du mépris désenchanté, pour cette direction politique impuissante, médiocre, impréparée en tout, qui n’a rien vu venir et qui a improvisé avec des bouts de ficelles et des centaines de $milliards un plan mirobolant dont nul ne sait comment il… Le mépris désenchanté de Krugman et la question du temps

Le diable est dans la communication

Un facteur fondamental mais particulièrement incontrôlable et difficile à évaluer dans la crise américaniste (finance et politique), c’est le rôle de la communication électronique privée, du citoyens vers les diverses autorités. CNN.News donne, le 30 septembre, des indications chiffrées considérables à propos d’un événement, le vote de la Chambre des Représentants sur le plan de sauvetage Paulson. Il s’agit d’un exemple que nous qualifierions d’objectif (non partisan), puisqu’il concerne la consultation du projet de loi sur lequel la Chambre s’est prononcée (vote négatif). Il donne une idée essentiellement du volume que peut atteindre le trafic électronique à propos d’un événement dans cette crise, il mesure… Le diable est dans la communication

Paulson, les mains jointes et à genoux, implorant Dame Pelosi

Paulson, les mains jointes et à genoux, implorant Dame Pelosi La rencontre de la Maison-Blanche, jeudi 25 septembre, entre Bush et des membres de son cabinet (dont Paulson), les deux candidats et les dirigeants du Congrès, est un moment d’Histoire et un moment d’anthologie. Divers organes de presse en rapportent le détail, dont The Times du 27 septembre, avec Gerard Baker, et The Independent du même jour, avec Rupert Cornwell. Les deux textes, fort proches et se recoupant souvent, ce qui en assure le crédit, décrivent en détails cette réunion historique. Cornwell nous donne la substance de la chose avec son premier paragraphe: «It was… Paulson, les mains jointes et à genoux, implorant Dame Pelosi

La colère ou la peur?

La colère ou la peur? 25 septembre 2008 Relevons ces divers échanges entre Paulson, Bernanke & compagnie devant le Congrès, mercredi après-midi, leur impuissance à convaincre les parlementaires sur l’instant, la bataille qui se livre entre des appréciations divergentes mais toutes entières structurées autour de l’attitude psychologique du citoyen des USA, également électeur, précisément dans cette année des élections présidentielles et de renouvellement d’une partie du Congrès. (Les gros bras savent parfaitement de quoi ils retournent, comme nous en informe un lecteur ce 25 septembre sur le Forum, citant Bernanke qui répond à une question sur des formules alternatives du plan Paulson, par exemple son… La colère ou la peur?

Un “Pearl Harbor économique”, – bien vu

Voici enfin une image qui a toute sa force, toute sa réalité, qui nous épargne par bonheur la référence geignarde et auto-compatissante sur 9/11: la crise de Wall Street représentée comme an economic Pearl Harbor. L’image est du milliardaire Warren Buffett, le roi des investissements et grand ami de Bill Gates. Buffett porte l’honneur dont il se passerait bien d’avoir annoncé la crise du crédit dans toute son ampleur. Cet homme avisé, nous dit The Independent aujourd’hui, est inquiet, plus qu’inquiet; si l’on n’adopte pas d’extrême urgence la mesure décidé par l’administration, aussi mal foutue soit-elle, la panique la semaine dernière nous semblera un paradis… Un “Pearl Harbor économique”, – bien vu

Les habits divers de la crise

Les habits divers de la crise 24 septembre 2008 C’est un moment intéressant: la crise financière va-t-elle, sans être résolue bien sûr, se transformer en crise politique, ou, plutôt, s’élargir à la crise politique? Le plan de sauvetage de l’administration GW Bush, qui doit être entériné par le Congrès, se heurte à une forte opposition des démocrates en même temps qu’à une fort mauvaise humeur des républicains. On a pu mesurer cela lors des auditions de Paulson (secrétaire au trésor) et de Bernanke (président de la Federal Reserve) au Congrès, mardi après-midi. Le climat est tendu, avec manifestement un transfert de cette tension du seul… Les habits divers de la crise

Wall Street, une situation parfaite de crise eschatologique

Les nouvelles de Wall Street et de Washington, hier en fin de journée, n’étaient pas du tout excellente. Il n’y avait plus rien de l’euphorie nerveuse du 19 septembre, jour où fut annoncé le gifgantesque sauvetage (bailout, terme qui tend à devenir générique pour ce cas) de $700 milliards en argent du contribuable du système financier au bord de l’effondrement à cause de ces excès en marge de toute légalité régulatrice de la puissance publique. Le New York Stock Exchange de Wall Street a connu une chute importante, comme le décrit le Times de Londres ce matin (3% de pertes pour le Dow Jones, ce… Wall Street, une situation parfaite de crise eschatologique

On ne fait rien pour l’instant parce que «no one knows what to do»

Le sauvetage d’AIG par l’administration GW Bush, en bon français on dit : nationalisaton, répand à la fois l’incertitude et la colère dans les rangs de l’establishment washingtonien. Personne n’a rien vu venir, tout le monde s’interroge sur les conditions de l’intervention et les diverses responsabilités. Certains, chez les républicains, au Congrès, sont furieux de cette initiative, comme le rapporte CNN.News dans une analyse, ce 17 septembre : «Once again the Fed has put the taxpayers on the hook for billions of dollars to bail out an institution that put greed ahead of responsibility and used their good name to take risky bets that did… On ne fait rien pour l’instant parce que «no one knows what to do»

Le GAO relance l’affaire du choix du KC-45

Le choix de EADS/Northrop pour le ravitailleur en vol KC-45 de l’USAF fut considéré, à la fin mars, comme un événement d’une prodigieuse importance parce qu’une société européenne (non-britannique) se voyait attribuer un programme militaire stratégique US fondamental. Cette décision est aujourd’hui placée devant une inconnue de taille, avec l’annonce que le Government Accounting Office se range indirectement du côté de Boeing qui avait fait appel de la décision de l’USAF; le GAO met en cause le processus de décision de l’USAF. L’AFP rapporte, le 18 juin, les conditions de la décision du GAO. «A congressional audit Wednesday backed Boeing’s protest over a huge aerial… Le GAO relance l’affaire du choix du KC-45

Le GAO, Juge Suprême?

Avec sa prise de position concernant la marché du ravitailleur en vol de l’USAF KC-45, qui devrait être rapidement suivie d’une décision de l’USAF de recommencer le processus de sélection, le GAO s’impose comme un acteur central du jeu politique, bureaucratique et industriel autour du Pentagone. Rien n’a changé pourtant. Le GAO a, dans ce cas comme dans des centaines d’autres, fait son travail normal, réputé pour sa probité et sa précision. Mais les conditions du programme sont, elles, extrêmement différentes, elles sont même uniques, et elles impliquent nécessairement le GAO et son statut par leur résonnance médiatique et politique. Il s’agit d’un programme stratégique… Le GAO, Juge Suprême?

Le prix du JSF et les vérités par inadvertance du sénateur Levin

Dans son long préambule aux auditions du 3 juin de la commission des forces armées du Sénat qu’il préside, où il annonce la création d’un service indépendant de contrôle des coûts des systèmes développés par le Pentagone, le sénateur Carl Levin cite divers exemples de systèmes en cours de développement. Ses appréciations, elles sont deux, volontaire et involontaire pour le cas, nous permettent ainsi d’entendre une vérité intéressante à propos du JSF. Voici les deux passages, avec notre intervention soulignée de gras «We don’t have to look very far to find examples. Over the last five years, unit costs on the Air Force’s largest acquisition… Le prix du JSF et les vérités par inadvertance du sénateur Levin

Torture? Le Congrès n’en a rien à cirer

Cette sorte de scène vaut tout un long discours, bien des analyses savantes, nombre de plaidoiries passionnées, et elle doit être offerte en cadeau aux quelques amoureux de l’American Dream qui subsistent, surtout en France évidemment (qui viennent parfois nous rendre visite, la civilité en sautoir et la morale en boucle). Il s’agit de l’audition par télévidéo, devant une commission de la Chambre des Représentants, d’un Allemand d’origine turc qui a passé près de 5 ans dans les prisons US, d’Afghanistan à la fameuse géôle de Guantanamo, avant d’être relaché puisqu’on n’a pas réussi à découvrir le crime pour lequel on l’avait emprisonné. Murat Kurnaz… Torture? Le Congrès n’en a rien à cirer

Les épiciers font leur compte, – et le compte n’y est pas

Les épiciers? Non, il y a erreur (est-ce bien sûr?), ce sont les sénateurs US dont nous voulons parler, mais il s’agit bien de faire des comptes d’épicier. Les sénateurs menacent l’Arabie Saoudite de leurs foudres principales, qui sont de ne pas autoriser une vente d’armes si ce pays n’augmente pas sa production de pétrole pour faire baisser le prix du pétrole, rassurer le consommateur US, assurer la réélection des sénateurs et ainsi de suite. Ces menaces portent sur un marché récemment conclu de $20 milliards (dont, par exemple, 900 bombes guidées par laser JDAM, dont les marchands de missiles US vous assurent qu’elles vous… Les épiciers font leur compte, – et le compte n’y est pas

Le Congrès et son train de sénateur

Plusieurs articles ou analyses attirent notre attention sur une étude qui vient d’être publiée, le 3 avril, par CapitalEye, la Lettre d’information du Center for Responsive Politics, sur les intérêts des parlementaires US dans les industries de défense. L’étude est présentée notamment par AP, par l’International Herald Tribune du 3 avril, et commentée également par Justin Raimondo, sur Antiwar.com ce 4 avril. Le texte texte original présentant le rapport met en évidence plusieurs points intéressants: les investissements (actions) des parlementaires dans les industries de défense et leurs satellites (volume totale de $195,5 millions); la position des démocrates, qu’on a tendance à percevoir comme anti-guerres, surpassant… Le Congrès et son train de sénateur

Le Congrès va enquêter sur le choix du KC-45, avec McCain en ligne de mire

L’affaire du choix des ravitailleurs en vol KC-45 devrait montrer aux plus attentifs que si la prise de contrôle du Congrès par les démocrates n’a pas arrêté la guerre en Irak, elle permet au moins de ravitailler les candidats démocrates en munitions contre le candidat républicain McCain. C’est dans tous les cas le premier objectif, dans l’ordre, de la décision de Nancy Pelosi, Speaker démocrate de la Chambre, d’ouvrir une enquête sur le choix du KC-45. Le communiqué de madame le Speaker, en date du 3 mars, dit ceci: «The Air Force’s decision to award the contract for a much-needed modernization of the nation’s aerial… Le Congrès va enquêter sur le choix du KC-45, avec McCain en ligne de mire

“Tremblement de terre” au Pentagone et alentour

Tremblement de terre au Pentagone et alentour 1er mars 2008 La victoire de EADS (Airbus) dans l’énorme marché des ravitailleurs en vol de l’USAF ($35-$40 milliards d’abord, pour atteindre et sans doute dépasser $100 milliards avec deux autres commandes pour près de 200 ravitailleurs en vol baptisés KC-45) est un tremblement de terre à Washington. («This isn’t an upset, it’s an earthquake.», selon notre ami Loren B. Thompson.) La surprise est complète, y compris pour nous-mêmes, tant est inattendue la victoire des Français (pour la plupart des commentateurs US, Airbus/EADS reste français plus qu’européen, ce qui est un heureux et révélateur lapsus linguae). Cela mérite… “Tremblement de terre” au Pentagone et alentour

F-22 versus JSF, suite précisée et envenimée

Les auditions se succèdent au Congrès, à Washington, pour la présentation du budget de la défense FY2009. Grandit parallèlement la polémique entre le F-22 et le F-35, dont on a déjà un écho, dans cette rubrique, aujourd’hui même. La chose se développe toujours autour de Gordon England, adjoint de Robert Gates au Pentagone, qui se trouve de plus en plus installé dans une position de partisan farouche du F-35 (JSF) contre le F-22. (Il est à noter qu’il s’agit curieusement d’une circonstance fortuite qui permet de donner une telle publicité au conflit. England témoigne en remplacement de Robert Gates, qui est blessé. Gates est partisan… F-22 versus JSF, suite précisée et envenimée

Washington s’aperçoit qu’il y a une crise

Les autorités washingtoniennes, Maison-Blanche, Congrès, Fed et le reste, sont en train de s’apercevoir qu’il y a une crise financière vertigineuse qui est en train d’infecter l’économie. La crise sans précédent du pouvoir washingtonien explique cette lenteur à la réalisation de la chose, et la faiblesse de la réaction. Le site WSWS.org, toujours excellent dans l’analyse de cette sorte de situation politico-financière, nous en donne aujourd’hui une description complète. Les quatre premiers paragraphes situent bien les acteurs de cette situation de crise. «With major Wall Street finance houses posting tens of billions of dollars in new losses, housing starts declining 30 percent compared to last… Washington s’aperçoit qu’il y a une crise

La logique, cul par-dessus tête

Les Israéliens partisans de l’attaque de l’Iran, particulièrement dans l’actuel gouvernement, sont très sérieusement touchés par la NIE 2007. Leur raisonnement s’attaque donc à la logique pour la mettre au service, non de la raison, mais bien de leur propre perception. On dira que ce n’est pas nouveau mais, exposée de cette façon, la chose fait grand désordre. Ainsi l’argument devient-il que la NIE 2007, qui annonce l’absence d’armes nucléaires chez les Iraniens, est en réalité un pas en avant redoutable pour un conflit au Moyen-Orient, évidemment contre Israël, avec la destruction d’Israël comme conséquence potentielle. Ainsi l’absence d’armes nucléaires iraniennes devient-elle, aussi bien que… La logique, cul par-dessus tête