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constitution

Filouterie courante comme grande politique européenne

Filouterie courante comme grande politique européenne 9 mars 2007 «S’il y a un accord, ce sera un grand succès pour Merkel», dit un diplomate d’un pays d’Europe centrale, un de ces fameux dix nouveaux de l’Europe de l’Est dont la vertu est un précieux apport pour la vertueuse UE. Le Guardian, dont la citation («If there is agreement, it will be a big success for Merkel») est extraite de l’article qu’il publie ce jour sur le conseil européen, termine ce passage par cette considération à la fois hautement tactique et hautement morale : «A series of coincidences are conspiring to strengthen her hand. The gathering… Filouterie courante comme grande politique européenne

Crise et blocage constitutionnels : le roi est nu dans la Grande République

La situation à Washington est celle d’une crise sans précédent par l’addition des facteurs dramatiques et pressants qui la composent. La crise constitutionnelle, c’est-à-dire la crise de la Constitution, est la plus caractéristique de l’état du système parce qu’elle se développe par rapport à son fondement, ses ambitions et sa réputation. Par conséquent, elle montre le système à nu. Par conséquent, le roi est nu. (Le Roi? King George? Tout est là, semble-t-il.) Notre ami Jean-Philippe Immarigeon nous avait déjà signalé certaines de ses remarques sur l’actuelle situation à Washington. Il les développe sur son site AmericanParano, dans un long texte d’analyse sous le titre… Crise et blocage constitutionnels : le roi est nu dans la Grande République

La “guerre civile” embrase Washington

La guerre civile embrase Washington 12 janvier 2007 Les événements ont leur propre rythme et leur propre dynamique, surtout dans notre époque virtualiste et médiatique où la communication amplifie et dramatise ce que le conformisme chercherait d’abord à banaliser. Ainsi en est-il du discours du 10 janvier du président américain. Bien que l’essentiel de son annonce et de son contenu fût connu, l’existence de cette annonce et de son contenu, et leur publicité ont provoqué de très fortes réactions. Prenons deux réactions qui dessinent le caractère de la crise. «Isolated Bush faces rebellion over Iraq Congress to reject plan Public against extra troops», écrit en… La “guerre civile” embrase Washington

Pourquoi pas Bill comme vice-président ?

Parmi les diverses hypothèses et spéculations encombrant la chronique politique américaine, et particulièrement autour de la candidature possible/probable de Hillary Clinton à la présidence, celle-ci fait rêver : un ticket Clinton-Clinton Soit, Hillary Clinton candidate à la présidence, avec comme co-listier pour la vice-présidence, son mari Bill Clinton. Est-ce possible ? Politiquement, psychologiquement, etc., c’est ouvert au débat et on verra. Mais juridiquement ? Voilà une matière magique pour les professeurs de droit, spécialistes constitutionnalistes divers et autres. Le Washington Post publie un article là-dessus, le 20 octobre. Quelques extraits pour vous mettre en bouche sur cette référence parfaite de la complication juridique et constitutionnelle… Pourquoi pas Bill comme vice-président ?

Un cas légal pour l’insubordination ?

Un cas légal pour l’insubordination ? 28 avril 2006 — C’est un cas passionnant que met en évidence le professeur Rosa Brooks, associate professor à la School of Law de l’Université de Virginie. Le professeur Brooks examine le cas des « généraux révoltés » face au sacro-saint principe de la subordination du pouvoir militaire au pouvoir civil. Elle examine les principes fondamentaux de cette règle d’or de la démocratie (et particulièrement de la démocratie américaine). Sa conclusion est intéressante parce qu’elle pose un problème fondamental de l’adaptation d’une loi fondamentale à une situation politique considérée comme complètement exceptionnelle, jusqu’à la substance même de cette situation politique. (Son… Un cas légal pour l’insubordination ?

De The Economist aux souverainistes, même combat

The Economist est un hebdomadaire connu, prestigieux et idéologiquement très marqué parce qu’identifié sans hésitationcomme un défenseur de la globalisation, du marché libre et de l’ouverture des frontières. Dans son numéro qui salue les deux référendums, il nous offre un plaidoyer ferme pour le non. C’est un signe convainquant de la confusion qui accompagne la signification et la caractérisation des choix, au contraire de la netteté du caractère révolutionnaire de la campagne référendaire. Un courrier officieux européen nous donne cette analyse du contenu de l’éditorial du magazine britannique: « L’influent hebdomadaire économique britannique The Economist appelle vendredi Français et Néerlandais à voter non à la… De The Economist aux souverainistes, même combat

“Oui” ou “non” en France : voilà un Anglais qui a tout compris

Oui ou non en France: voilà un Anglais qui a tout compris 20 mai 2005 Un mémorandum pour Tony Blair de l’ancien ministre britannique pour l’Europe, Dennis MacShane, vient de parvenir à la presse. Fuite classique mais qui tombe à point. (MacShane a perdu son poste dans le nouveau gouvernement britannique issu des élections du 5 mai. Il ne semble certainement pas que ce départ soit lié au mémo.) Quelques mots du Guardian d’aujourd’hui: « The memo, dated April 8 and also sent to the prime minister’s European adviser, Kim Darroch, accused the French political class of a lack of leadership in explaining, defending, promoting… “Oui” ou “non” en France : voilà un Anglais qui a tout compris

Les Anglais sont très préoccupés par les Français

L’ironie du calendrier rejoint peut-être les réalités cachées. Le pays aujourd’hui le plus inquiet du référendum en France et de la forte position du non est celui qui, de réputation, est le moins européen : le Royaume-Uni. On a déjà eu des échos de cette inquiétude, qui sont confirmés hier par des déclarations du secrétaire au Foreign Office Jack Straw. Une déclaration dont la sobriété dissimule à peine l’inquiétude, et qui intervient alors que les opposants britanniques à la Constitution lancent une campagne dans un référendum britannique dont nul ne sait quand il aura lieu (autour de septembre 2006, date généralement avancée, ce qui promet… Les Anglais sont très préoccupés par les Français

La Commissaire et la “Com” (suite…)

Revenons à Margot Wallström, Commissaire suédoise chargée de la stratégie de la communication de la Commission. Outre le discours de Telezin caviardé, on trouve sur son site des extraits de sa communication devant un séminaire de dirigeants socialistes européens, le 3 mai 2005 à l’Assemblée nationale française. Il est intéressant d’y faire une incursion pour observer les nuances, voire les contradictions mises en lumière à cette occasion avec les thèmes de la campagne pour le oui, dont Wallström est une chaude partisane. • On sait qu’un des thèmes de cette campagne est qu’en votant non les Français marginaliseront leur pays, l’Europe poursuivant sans la France,… La Commissaire et la “Com” (suite…)

L’américanisation par le “oui”

La campagne du référendum en France est à direction unique, comme une autoroute à deux voies de 25 bandes chacune, qui serait ouverte dans un seul sens. Le oui va de soi, vertu pure, absolue manifestation de la symphonie du conformisme; le non est une option étrange, absurde ou infâmante, une option pathologique, un colifichet de nègre (oh pardon ! de black) dont il faut bien supporter la promotion, du bout des ondes et avec un masque protecteur (gare à la contagion). Le monde français de la communication, avec le monde politique et artistique dans sa besace, et les copains européens qui pullulent et descendent… L’américanisation par le “oui”

Le “oui”, la meringue, l’Artiste et l’alignement

Après le redressement du oui suivant la mobilisation générale des jeunes de 7 à 77 ans (Chirac, VGE, Veil, Jospin, Delors), qui suivait elle-même l’épuisante litanie des sondages donnant le non vainqueur, la campagne de France de la Constitution européenne a pris l’aspect d’une énorme meringue à la chantilly. Bien sucrée, bien croquante, soufflée et pleine de vide au cur (mais le coeur gros comme ça). Un coup d’il. Le texte de The Independent aujourd’hui fera bien l’affaire. D’ailleurs, tout le monde a eu des échos de ce grand show européo-culturel, à Paris, ces deux derniers jours. Sans doute ne s’y est-il pas dit que… Le “oui”, la meringue, l’Artiste et l’alignement

Vingt fois “non”? Pas clair, tout ça…

Le non l’emportera-t-il au référendum en France au dernier moment? Bla bla bla, tout cela est spéculation. Réponses classiques de l’analyste pas trop inutilement téméraire: on verra. Un fait, par contre, ce sont les sondages qui, depuis quarante jours, disent que le non est en tête. Voici un exemple d’interprétation de cette tendance, et une indication du climat que cela implique, même chez nos amis américains. Grande surprise, en effet, en lisant le titre de l’article du Herald Tribune, du 22 avril, article construit autour de la grande nouvelle que le non avait reculé une fois dans les sondages (sans être pour autant battu), chose… Vingt fois “non”? Pas clair, tout ça…