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corruption

BAE plaide coupable de tout ce que vous voulez et passe à la caisse

BAE plaide coupable de tout ce que vous voulez et passe à la caisse Le Guardian triomphe. Le quotidien britannique poursuit depuis des années une campagne d’investigation et d’accusation contre le géant britannique de l’armement BAE, désormais officiellement classable comme le champion du monde toutes catégories pour fraudes et corruption en tous genres. Toute la presse britannique annonce ce soir que BAE a capitulé devant le département de la justice US (DoJ) et le Serious Fraud Office (SFO) britannique, a reconnu sa culpabilité dans toutes les charges relevées contre lui et accepté de payer $400 millions au DoJ, £30 millions au SFO plus diverses autres… BAE plaide coupable de tout ce que vous voulez et passe à la caisse

Remous et conséquences après la décision de la Cour Suprême

Remous et conséquences après la décision de la Cour Suprême Bien qu’elle ait été éclipsée par les autres événements washingtoniens, la décision de la Cour Suprême du 21 janvier 2010 est un facteur nouveau important dans la vie politique US. On en reparlera. Nous citons deux textes sur deux aspects différents de cette décision et de ses conséquences. Les deux textes sont de RAW Story. Le premier marque l’intervention du Représentant démocrate de Floride Alan Grayson (le 22 janvier 2010), qui s’est déjà signalé par une audition fameuse à la Chambre sur la disparition de $9.000 milliards faisant partie des gigantesques manipulations de l’administration après… Remous et conséquences après la décision de la Cour Suprême

La Cour contre “We, the People

La Cour contre We, the People Une décision de la Cour Suprême des USA, par 5 voix contre 4, avec une minorité exprimant publiquement sa fureur de la décision, vient de repousser et d’annuler toutes les restrictions mises aux contributions financières du corporate power vers le monde politique. C’est un énorme événement, à ce moment précis où Washington est en effervescence après l’élection primaire du Massachusetts qui a vu l’expression la colère populaire contre l’action de Washington en faveur du corporate power. «We are moving to an age where we won’t have the senator from Arkansas or the congressman from North Carolina, but the senator… La Cour contre “We, the People

Le JSF va très mal – tout le monde veut du JSF!

En dix jours, on a annoncé deux avis sur deux intentions nouvelles d’achat éventuel du JSF, de la part de deux pays qui, jusqu’ici, ne s’intéressaient pas officiellement à l’avion. Le 15 novembre 2009, Stephen Trimble annonçait sur son blog que l’adjoint au chef d’état-major de la force aérienne des Emirats Arabes Unis avait exprimé cette intention: «A top United Arab Emirates military leader aspires to obtain a fifth-generation fighter in the very near term, suggesting a potential new sales coup for the Lockheed Martin F-35 Joint Strike Fighter. I hope that within a couple years the UAE, like many other countries, will have a… Le JSF va très mal – tout le monde veut du JSF!

Payer les talibans pour pouvoir combattre les talibans

Il est difficile, d’abord de ne pas se pincer machinalement pour constater qu’on ne rêve pas, ensuite de continuer à bavarder de l’Afghanistan comme d’une guerre, enfin de continuer à comptabiliser sérieusement les discours des dirigeants occidentaux et les réunions fiévreuses de la Maison-Blanche sur la stratégie en Afghanistan Tout cela, d’un seul souffle, après avoir lu l’article du Guardian du 13 novembre 2009, lui-même condensé d’un article de The Nation du 11 novembre 2009. Cela concerne le trafic considérable, par voie routière, confié à des contractants privés, pour ravitailler les forces armées des USA (et de quelques autres sans doute) déployées dans la guerre… Payer les talibans pour pouvoir combattre les talibans

Leur alarme montre que le système est en cause, et leur psychologie idem

Il y a dans les remarques qui suivent un prolongement du texte du Bloc-Notes de ce même 21 octobre 2009. Il s’agit de remarques faites par deux représentants du système, non pas seulement américaniste mais bien anglo-saxon puisqu’un de ces deux représentants est le gouverneur de la Banque d’Angleterre. Voyons d’abord Mervyn King, auquel s’attache The Independent. Dans un premier texte, de ce 21 octobre 2009, King paraphrase Churchill pour décrire la situation: «Mervyn King [] said: To paraphrase a great wartime leader, never in the field of financial endeavour has so much money been owed by so few to so many. And, one might… Leur alarme montre que le système est en cause, et leur psychologie idem

BAE joue gros à Washington

On connaît l’aventure de l’énorme consortium d’armement britannique BAE, considéré largement comme britannico-américaniste, voir américaniste et accessoirement britannique depuis le début des années 2000. A côté de ses ennuis considérables au Royaume-Uni, BAE a une position d’autant plus essentielle à tenir à Washington, où il est pourtant l’objet d’une enquête parallèle (du DoJ, département de la justice) à celle du service SFO britannique concernant la montagne d’accusations de corruption qui a été accumulée autour de son nom. Cette fois, c’est un autre chapitre qui s’ouvre, aux USA toujours, qui est une mise en cause de BAE pour une interférence désagréable pour la susceptibilité US dans… BAE joue gros à Washington

Comment les 10 soldats français furent tués en Afghanistan en août 2008

Quatorze mois après, le Times de Londres donne l’explication de l’embuscade qui coûta la vie à dix soldats français en Afghanistan (le 18 août 2008), dans un article présenté comme exclusif ce 15 octobre 2009. L’attaque avait été une surprise puisque la zone où elle eut lieu était restée calme; mais elle l’était, calme, parce que les services de renseignement italiens (les Italiens occupaient cette zone précédemment) payaient les seigneurs de guerre locaux pour maintenir le calme. Les Italiens ayant quitté la zone, le paiement avait été interrompu. Les Français, qui prirent la zone sous leur contrôle un mois avant l’incident, ignoraient cette situation du… Comment les 10 soldats français furent tués en Afghanistan en août 2008

De retour, BAE et son scandale

BAE (pour British Aerospace) Le conglomérat géant britannique de la production d’armement, est à nouveau en lice pour une bataille contre le Serious Fraud Office (SFO), l’organisme public britannique chargé de réprimer notamment les actes de corruption. Le SFO avait laissé un délai jusqu’au 30 septembre à BAE pour une transaction, portant sur le paiement d’une amende de £500 millions par BAE, concernant des affaires de fraudes dans plusieurs affaires de ventes de systèmes, notamment en Afrique du Sud, en Roumanie, en Tchéquie et au Zimbabwe. BAE a refusé. Le SFO se tourne vers le ministère de la justice britannique pour obtenir l’autorisation d’ouvrir une… De retour, BAE et son scandale

La fureur amère et désespérée de Gore Vidal

L’écrivain américain Gore Vidal est vieux (83 ans), handicapé en partie par un genou artificiel, toujours attentif à l’évolution de son pays qui est l’un des thèmes essentiels de son uvre De Burr à Empire et à Hollywood, avec une série de livres qui couvre toute l’histoire des USA, essentiellement au travers des actes, pensées et conceptions de quelques-uns de leurs plus grands dirigeants, Vidal se hisse au niveau de l’historien intuitif, de l’historien prophétique, que peuvent être certains écrivains. Leur vision de l’histoire est alors bien plus enrichissante que celle que débite l’historien scientifique, minutieux et réductionniste, dont a accouché le système de la… La fureur amère et désespérée de Gore Vidal

Le dernier survivant du rêve brisé

Le dernier survivant du rêve brisé 27 août 2009 — Il y a sans aucun doute une réelle émotion aux USA pour la mort de Teddy Kennedy, qui s’impose comme un événement dont l’importance et l’émotion peuvent paraître surprenantes. Il s’agit d’un sénateur dont la puissance et l’influence étaient réelles et considérables, mais avec assez peu d’échos dans l’univers de la communication. Ted Kennedy avait un poids considérable qui comptait fortement dans la vie politique des Etats-Unis, mais peu spectaculaire, non mesurable dans les termes habituels de l’univers de la communication. Lui-même n’avait pas caché, ces dernières années, le peu de goût qu’il avait pour… Le dernier survivant du rêve brisé

L’“étrange bataille” devient une crise, avec impasse grandissante

La bataille des soins de santé prend de plus en plus les allures d’une crise aux USA, chassant toutes les autres considérations comme si toutes les autres crises pouvaient attendre. Deux facteurs sont apparus simultanément, les deux étant évidemment liés, cette liaison accélérant la marche vers ce qui pourrait être sinon une impasse, dans tous les cas un enlisement du débat avec la possibilité que subsistent voire augment les pressions passionnelles qu’on observe. Dans ce cas, la position d’Obama apparaît de plus en plus celle de l’enlisement. D’une part, il se confirme grosso modo, sans que les choses soient claires à ce propos (soit volontairement… L’“étrange bataille” devient une crise, avec impasse grandissante

Wall Street mène la danse

Bien, ce n’est pas une grande nouvelle; mais cela est tout de même dit officiellement, par un parlementaire démocrate qui tente de faire passer une loi qui chercherait à instituer des mécanismes régulant la circulation de l’argent et le fonctionnement des organismes financier dans le circuit bancaire. Le parlementaire dit à propos du Congrès US: «The banks run the place [] I will tell you what the problem is they give three times more money than the next biggest group. It’s huge the amount of money they put into politics.» Dans un long article sur le pouvoir corrupteur, pardon, le pouvoir de lobbying des banques… Wall Street mène la danse

BHO et Wall Street

Une question de plus en plus importante pour l’évaluation qu’on cherche à faire de l’administration d’Obama, et de Barack Obama lui-même, concerne les liens de cette administration avec Wall Street. Ces liens sont non seulement évidents, ils sont éclatants, à un point qu’on les dirait provocateurs. Les dernières révélations (voir notre Bloc-Notes du 6 avril 2009), qui ne sont d’ailleurs pour une part que des informations publiées officiellement, alimentent largement ces observations. Bien entendu, et d’une façon assez logique, nombre de commentateurs s’engouffrent dans cette brèche, qui est plutôt une ouverture béante, pour renforcer leur analyse d’un Obama pantin de Wall Street ou tout comme.… BHO et Wall Street

Wall Street est-il pour Obama ce que les neocons furent pour GW?

Il y a une belle série d’articles ce week-end, dans la presse US qui a quelque intérêt, sur les manuvres et l’implication totale de Wall Street d’une part dans la crise et ses mécanismes les plus illégaux, d’autre part dans le gouvernement d’Obama, la façon dont ce gouvernement est contrôlé par le biais de l’équipe économique du président, etc. Il y a une très nette extension des révélations déjà soignées à ce propos. Dans l’atmosphère générale de la crise, ces révélations et ces diverses appréciations vont peser de plus en plus lourd sur Obama, de plus en plus confronté à une position contradictoire entre cette… Wall Street est-il pour Obama ce que les neocons furent pour GW?

Calderon parle d’officiels US impliqués dans le trafic de drogue avec le Mexique

En plus du flot d’armes, de drogue et de violences entre les USA et le Mexique, les affirmations et accusations peu ordinaires au niveau officiel commencent à être dites et diffusées entre les deux pays. Il s’agit dans ce cas du président mexicain Calderon, qui fait une déclaration, retransmise en vidéo par RAW Story le 4 avril 2009, mettant en cause des complicités par corruption au niveau d’officiels US dans le trafic de drogue. «The President of Mexico has an unfortunate message for Americans still ignorant of the Drug War’s cold realities: Some of your politicians are involved. »Yes folks, it is long-past time to… Calderon parle d’officiels US impliqués dans le trafic de drogue avec le Mexique

La fable de Moby Dick et des deux joints en contre-solde

Imaginez-vous un monde où un fournisseur, qui a un petit peu besoin de quelques liquidités pour sa trésorerie, il faut le comprendre, peut s’imaginer pouvoir facturer son client deux joints (deux petites rondelles de caoutchouc ou en métal) de 19 cents chacun, pour $998.798, pourquoi ce 798, d’ailleurs? Pourquoi pas $998.800? il y a une certaine honnêteté de la précision dans la fantasque et abracadabrantesque extorsion toute en douceur de fonds. Le texte de Govexec.com. du 27 février dit effectivement: «The owners’ final act before being caught was charging $998,798 to ship two flat washers worth 19 cents each» Le texte rapporte en quelques lignes… La fable de Moby Dick et des deux joints en contre-solde

$125 milliards escroqués? «Stuff happens…»

Est-ce une nouvelle tentative sérieuse de record du monde postmoderne de l’escroquerie dans les conditions courantes de notre-démocratie? Les généraux US sont-ils meilleurs que Madoff? Les vrais pilleurs de l’Irak sont-ils les autorités étoilées et libératrices plutôt que les pilleurs de Bagdad? Qui s’en étonnerait? Les lecteurs américains liront-ils ce type d’article?, se demande un lecteur américain du site de The Independent, en commentaire de l’article mis en ligne ce 16 février, de Patrick Cockburn qui se trouve en Irak. L’affaire se résumerait joliment en ceci que des chefs militaires US, travaillant en pleine et loyale coopération avec des contractants privés, sans doute aussi avec… $125 milliards escroqués? «Stuff happens…»

Crash de l’incompétence et conséquences de l’irresponsabilité

Voici un avis intéressant sur le Forum de Davos, cru 2009. Il concerne les USA et leur leadership, et l’effondrement catastrophique de leur leadership, doit-on dire. C’est l’avis d’un William Pfaff furieux, qui rapporte l’impression d’un Américain à Davos, contemplant, effaré, les ruines de la réputation et de la stature des Etats-Unis d’Amérique. (Ce 1er févriers 2009, sur le site WilliamPfaff.com.) «The American participants in this year’s World Economic Forum in Davos have been the first to confront the full international blowback to the U.S.-created world economic crisis. The crisis has devastated America’s reputation for intellectual innovation and practice in global finance, its business leadership,… Crash de l’incompétence et conséquences de l’irresponsabilité

Madoff, Israël, “les copains et les coquins”

A côté des commentaires divers suscités par la politique à peine extérieure et souvent militarisée d’Israël, il y a, nous l’avons souligné récemment, un aspect très caractéristique de l’évolution d’Israël selon des lignes dont certaines ouvrent la perspective d’un failed state ou d’un Etat-mafieux. C’est un autre aspect de l’américanisation d’Israël (en plus de celui illustré par l’IDF), puisqu’il s’agit d’une conséquence directe de la globalisation et de l’expansion de l’hyper-libéralisme en vogue jusqu’en septembre 2008. Dans un article publié le 14 janvier 2009 sur Online Journal, selon des données dont certaines sont reprises de Wayne Madsen Report (la lettre d’information de Madsen), Wayne Madsen… Madoff, Israël, “les copains et les coquins”

Une sacrée f*****g bonne riposte de Blago-Iago

Le f*****g gouverneur-scandale de l’Illinois Blagojevich, dénoncé, villipendé, injurié par toute la vertueuse classe politique et démocrate US, notre-President-elect africain-américain et vertueux en tête, vient de riposter (strike back). Et la riposte n’est pas piquée des vers. Alors que tout le monde réclame la démission et la tête de Blago, le considérant comme scandaleux, corrompu, relaps, indigne de la démocratie US, insupportable et infréquentable, ce qui est le sort de ceux qui se font prendre la main dans le sac à faire ce que tout le monde fait dans le système, Blago, donc, usant de son leste langage et de ses prérogatives constitutionnelles de gouverneur-qui-ne-veut-pasdémissionner,… Une sacrée f*****g bonne riposte de Blago-Iago

Un vote de résignation acheté par une corruption massive

L’atmosphère et les commentaires accompagnant le vote hier de la Chambre des Représentants US en faveur du plan Paulson, après son refus historique du 29 septembre, mesurent le décalage extraordinaire de la direction politique américaniste face à la crise. Krugman avait bien entendu raison: «The House will probably vote Friday on the latest version of the $700 billion bailout plan – originally the Paulson plan, then the Paulson-Dodd-Frank plan, and now, I guess, the Paulson-Dodd-Frank-Pork plan (it’s been larded up since the House rejected it on Monday). I hope that it passes, simply because we’re in the middle of a financial panic, and another no… Un vote de résignation acheté par une corruption massive

Convention en solde

La convention démocrate se déroule à Denver, Colorado, dans un enthousiasme bien arrangé par les régiments des services de la communication, mais un enthousiasme de type provincial. Nous voulons dire par là que, contrairement à ce qu’on pouvait attendre à partir de l’atmosphère de la campagne extraordinairement intense des élections primaires, l’enthousiasme réel et profond est absent aujourd’hui de la convention. Deux raisons principalement: Le tournant de Barack Obama, qui s’est nettement rangé dans le courant de l’establishment washingtonien, comme certains lui en font désormais reproche d’une manière constante. La nomination de Joe Biden comme candidat à la vice-présidence n’a pas vraiment uvré pour dissiper… Convention en solde

La “trahison” existe-t-elle encore?

La trahison existe-t-elle encore? 23 août 2008 Traître! a clamé Patrick J. Buchanan de sa plume de stentor. L’infamie concerne Randy Scheunemann, conseiller de John McCain (pourtant candidat du même parti de Buchanan), vétéran neocon et lobbyist pour la Géorgie de Saakachvili jusqu’au printemps dernier. Ce dernier point déplaît à Buchanan, allez savoir pourquoi. C’est dans sa chronique du 22 août sur Antiwar.com que Buchanan met en cause Randy Scheunemann. Les faits qu’il rapporte à son encontre sont effectivement intéressants, quoique du domaine public et déjà dit (déjà imprimé). «He is the principal foreign policy adviser to John McCain and potential successor to Henry Kissinger… La “trahison” existe-t-elle encore?