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corruption

Oh My Lord, les Lords sont amers

Oh My Lord, les Lords sont amers 1er août 2008 En un sens, ont dit mercredi les Lords de la Chambre du même nom, ce fut pire que la Bataille d’Angleterre, parce que cette bataille-là est perdue. L’honorable Chambre des Lords a statué sur la question du Serious Fraud Office (SFO) interrompant d’autorité l’enquête sur l’affaire de corruption du marché Yamamah, impliquant le Royaume-Uni (BAE) et l’Arabie Saoudite. Le cas est précis et ne concerne pas la question plus générale du scandale Yamamah, dont il a été admis implicitement, à cette occasion, qu’il s’agit effectivement d’un scandale de corruption massif,  mais on n’y peut rien… Oh My Lord, les Lords sont amers

Commentaire de notre commentaire: réflexions supplémentaires sur BAE-Yamamah

Nous ajoutons cette réflexion latérale ou complémentaire pour le cas, mais finalement assez substantielle sur le fond, à notre F&C de ce jour sur le jugement des Lords de la Chambre des Lords de Londres dans l’affaire BAE-Yamamah judicieusement réduite à l’affaire SFO-Arabie. Il se trouverait ou se serait trouvé sans doute l’un ou l’autre lecteur, français sans aucun doute, pour remarquer qu’après tout ce cas de corruption n’est pas tellement plus pendable que certains cas qu’on trouve en France, et qu’il serait bon de faire aussi la leçon à la France comme nous la faisons aux Lords. D’abord c’est inutile puisque depuis belle lurette,… Commentaire de notre commentaire: réflexions supplémentaires sur BAE-Yamamah

Destin de Perle (destin de neocon)

La nouvelle n’apporte pas beaucoup de nouveau. Mais quoi, elle a le mérite de bien résumer les choses, de les symboliser, de leur donner leur vraie dimension, leur vraie place dans l’Histoire. Il s’agit de nouvelles de Richard Perle, qualifié dans la nouvelle de War architect, dont on apprend qu’il négocie un accord d’exploitation de pétrole dans la partie kurde de l’Irak et alentour, certainement à la limite de l’illégalité jusqu’à s’y ébrouer, sans doute saupoudré de diverses initiatives de corruption et de plantureuses commissions (pour l’intéressé lui-même), cela à la fureur du gouvernement irakien et avec la bénédiction du département d’Etat. Tout est dit… Destin de Perle (destin de neocon)

L’attaque par le langage

L’attaque par le langage 9 avril 2008 — Nous revenons sur notre Bloc-Notes du 8 avril, concernant les jugements d’experts sur le site de National Interest, sur le sommet de l’OTAN à Bucarest. Nous avions essentiellement signalé Ted Galen Carpenter et Anatol Lieven pour la « crudité » de leur langage dans la dénonciation de la politique qu’a illustrée le sommet. Termes crus en effet, qui tendent à marteler l’image brutale de l’identification de cette politique à un état d’esprit enfantin (leurs titres: «The Babysitter’s Club» pour Carpenter et «Three Faces of Infantilism…» pour Lieven). Pour rappel, – pour justifier l’emploi du mot « crudité » et bien situer… L’attaque par le langage

Miracle! Les F-15 volent à nouveau alors qu’il s’agit d’en vendre à la Corée du Sud

Intéressant spectacle au Salon Aérien de Singapour. Boeing nous explique que la Corée du Sud réfléchit à un nouvel achat de F-15, sous l’amicale pression US, et nous annonce que la plupart des F-15 de l’USAF volent à nouveau. Les choses se mettent vraiment bien. L’annonce de ces heureux événements simultanés est notamment faite sur le site de Defense News, dans un texte publié ce jour. «Boeing looks to close contract negotiations with South Korea on a follow-on batch of 20 F-15 fighter aircraft in the next couple of months, Steve Winkler, director F-15 programs, said at the Singapore Airshow. We hope to conclude in… Miracle! Les F-15 volent à nouveau alors qu’il s’agit d’en vendre à la Corée du Sud

L’énigme du Typhoon

Parmi les remarques qui accompagnent l’annonce par le Guardian des réductions du budget militaire britannique pour les trois années à venir (peut-être jusqu’à £4,5 milliards en moins pour la défense), on trouve une observation concernant l’Eurofighter Typhoon. Il est en effet probable, sinon acquis, que la RAF va être invitée à réduire ses commandes de Typhoon, avec sacrifice de la Tranche 3 de l’avion. Ce n’est pas une surprise et ce n’est pas l’essentiel qui attire notre attention. La façon dont le Guardian évoque la chose est, par contre, intéressante pour d’autres aspects: «Another big problem will be cutting the number of Eurofighter Typhoon jets.… L’énigme du Typhoon

Confirmation : le rôle personnel et passionné de Tony Blair dans l’étouffement du scandale BAE-Yamamah

Des documents officiels que le Guardian a réussi à obtenir confirment que l’étouffement du scandale BAE-Yamamah, il y a un an, fut l’affaire personnelle de Tony Blair, et que l’action du Premier ministre dans ce sens était déjà effective en octobre 2006, deux mois avant la décision définitive. Le Premier ministre s’engagea personnellement à fond dans cette affaire, forçant la main de son ministre de la justice, Lord Goldsmith, pour ordonner l’arrêt de l’enquête du Special Fraud Office contre la firme BAE. Ces révélations renforcent deux facteurs essentiels de cette affaire: Que Tony Blair jugeait comme fondamentale cette affaire, notamment par ses implications sur les… Confirmation : le rôle personnel et passionné de Tony Blair dans l’étouffement du scandale BAE-Yamamah

Valeur de l’équivalence 1932-2008

Valeur de l’équivalence 1932-2008 11 décembre 2007 Rappelons deux textes que nous avons publiés, qui présentent l’analogie entre l’élection de novembre 2008 et celle de novembre 1932. (La seconde étant l’élection de Franklin Delano Roosevelt [FDR] en pleine Grande Dépression, la présidence FDR débouchant aussitôt, à partir de mars 1933 et de l’installation du nouveau président, sur un programme radical d’interventionnisme étatique et de grands travaux publics, une formule de type keynesien identifiée aussitôt par la droite capitaliste, prompte à dramatiser les choses dans le sens obsessionnel qu’on sait, comme du pur socialisme.) L’un, du 5 décembre, concerne l’évolution nationaliste populiste d’Hillary Clinton, faisant brusquement… Valeur de l’équivalence 1932-2008

La corruption mais pas trop…

La corruption mais pas trop 27 novembre 2007 Nous revenons sur les notes de notre Bloc-Notes d’hier, successivement concernant la question de BAE et la corruption, particulièrement dans l’optique américaniste, et la question de BAE et des relations spéciales entre les USA et le Royaume-Uni. C’est essentiellement la question générale de la lutte contre la corruption, exposée également dans l’article du New York Times, qui nous intéresse. L’article met en évidence qu’il existe aujourd’hui un fort courant en faveur d’une campagne anti-corruption sérieuse. L’article est très explicite à cet égard. Divers passages se mélangent à ceux consacrés à BAE, les uns renforçant les autres dans… La corruption mais pas trop…

Quand l’affaire BAE-Yamamah risque de devenir américaniste, sur l’autel de la lutte anti-corruption…

L’habitude était prise. Lorsqu’on voulait des nouvelles sur la saga du scandale BAE (principalement l’affaire des marchés Yamamah et des diverses enquêtes de corruption entre le Royaume-Uni et l’Arabie Saoudite), on ouvrait les pages du Guardian (ou bien la nouvelle était en première page). C’est un tournant: les dernières nouvelles de l’affaire BAE, après plusieurs semaines de silence qui firent croire à son enterrement, sont dans le New York Times du 25 novembre et c’est seulement dans le Guardian du lendemain, c’est-à-dire d’aujourd’hui, qu’on en trouve l’écho. Nous parlons ici de la perception, c’est-à-dire de l’intérêt des médias et (ensuite) du Congrès, en attendant d’autres… Quand l’affaire BAE-Yamamah risque de devenir américaniste, sur l’autel de la lutte anti-corruption…

BAE, c’est la rentrée!… Nouvelles attaques, enquête (US) obstruée, plainte

Cela va devenir maintenant une tradition. La rentrée pour BAE, c’est plutôt les nouvelles concernant les diverses plaintes et enquêtes que le contrat de 72 Typhoon signé par les Saoudiens il y a une semaine. (Importante mesure prise par les Saoudo-Britanniques : au diable Yamamah le mal-nommé, le contrat géant de £4,2 milliards est nommé Salam, qui signifie paix en bon français. Le mois prochain, Prince Adallah vient à Londres en visite officielle, visiter ses sujets.) Le Guardian, fidèle à sa tradition et à sa spécialisation, fait de nouvelles révélations. Il nous annonce aujourd’hui que le gouvernement travailliste met une réelle mauvaise volonté à aider… BAE, c’est la rentrée!… Nouvelles attaques, enquête (US) obstruée, plainte

La victoire en payant

On avait oublié cette bonne vieille stratégie: le $ (c’est-à-dire : US dollar is good for you). Elle continue à marcher, y compris pour le surge, la magnifique victoire dont le général Petraeus va nous entretenir à partir de demain au Congrès. On sait que cette victoire consiste notamment à un ralliement, évidemment temporaire mais on verra plus tard, de certaines tribus sunnites aux Américains, c’est-à-dire contre les ennemis principaux temporaires des stratèges américanistes. Il s’agit de Sunnites qui ont décidé de combattre Al Qaïda parce qu’ils en ont assez des dégâts causés par les terroristes. Mais même ce geste d’un cur courroucé a été… La victoire en payant

Werther (lui aussi) versus Cordesman

La corruption de la psychologie (entre autres aspects, bien sûr) de l’élite occidentale, surtout US, par le complexe militaro-industriel et sa philosophie, est une activité du plus grand intérêt et qui nous intéresse énormément par conséquent. On l’a vu sur ce site récemment, lorsqu’il était question de cette corruption en général, autant que de celle de l’expert Anthony Cordesman. Dans le premier texte donné en lien, il était notamment question de notre ami Werther (nom de plume) et d’un article qu’il a publié le 15 août. Nous revenons donc avec un réel plaisir à Werther, à propos d’un autre article qu’il publie hier sur Antiwar.com,… Werther (lui aussi) versus Cordesman

Laideur de la corruption

Laideur de la corruption L’affaire BAE/ArabieSaoudite, devenue un scandale depuis neuf mois, nous donne un exemple de la « subversion de la laideur », ou le cas d’un autre angle d’attaque de la psychologie par le nihilisme moderniste En un sens, nous tentons ici de poursuivre, sous un angle différent, la réflexion entamée dans notre numéro du 10 mai 2007 sur l’attaque de la psychologie humaine par le triomphe de la laideur. Cette fois, il s’agit du domaine particulier de la corruption auquel nous attachons effectivement une dimension esthétique (d’où le jugement de « laideur »). Nous devrons définir ces termes et à mesure de l’avancement de cet exercice,… Laideur de la corruption

La prostitution de la raison occidentale

La prostitution de la raison occidentale 18 août 2007 Il y a, à la réflexion, quelque chose de profondément humiliant pour l’intelligence humaine en général d’observer cette catégorie du haut du panier des experts du système se comporter, avec de surprenants dons de nature, un aplomb confondant, presque une sincérité convaincante du bobard, en propagandistes du meilleur genre de la politique la plus aveuglément brutale qui ait été conçue par le gouvernement si complètement borné d’une puissance si grande et si acclamée pour sa vertu. Cette phrase solennelle s’adresse au couple O’Hanlon-Pollack mais aussi à d’autres. Tous mériteraient des qualificatifs lestes, il n’en manque pas,… La prostitution de la raison occidentale

Le scandale BAE et la perception des rédactions parisiennes

Le Monde à nouveau comme centre de notre intérêt (et quel soulagement, sans doute encore, pour nos lecteurs si étrangers à l’anglais). Il s’agit d’un article du correspondant du journal à Londres, tel qu’il nous a été signalé par notre lecteur Balajo (notre Forum en date du 26 juillet), avec nos remerciements à son intention. Il s’agit d’un article sur l’affaire BAE et les difficultés où l’intervention du DoJ de l’administration GW plongent le gouvernement Gordon Brown, et particulièrement la ministre de l’intérieur Jacqui Smith. Sur le dilemme que ce prolongement de l’entrée en piste du DoJ pose à Londres, nos lecteurs peuvent se reporter… Le scandale BAE et la perception des rédactions parisiennes

Entre marteau et enclume

Entre marteau et enclume 16 juillet 2007 Un article du Guardian de ce matin nous dit que l’affaire BAE-Yamamah achève sa mue en devenant une crise politique UK-USA. L’affaire avait pris un tour polémique nouveau avec l’implication de Prince Bandar, une dimension juridique nouvelle avec l’ouverture d’une enquête par le DoJ américain, dimension juridique elle-même devenue dimension stratégique nouvelle. La transformation est achevée en touchant le domaine politique. Le Guardian révèle que le DoJ a officiellement demandé un accès à des documents secrets (paiements secrets aux Saoudiens, dont Bandar), demande par ailleurs logique et inévitable dès lors que le DoJ lançait son enquête. C’est l’accès… Entre marteau et enclume

Kerry et Raytheon contre les “spasmes du Times de Londres” au nom du MoD agissant au nom de BAE

La guerre transatlantique a bien lieu. On peut même dire qu’elle fait rage, signe indubitable de la fureur britannique devant les initiatives US à l’encontre de BAE. Dernière cible britannique: le sénateur Kerry, qui avait envoyé une lettre au DoJ demandant l’ouverture d’une enquête contre BAE (ce qui est fait); indirectement mais non accessoirement, une autre cible à côté de Kerry est la firme Raytheon. Première séquence: un article du Times de Londres, du 11 juillet, accusant Kerry d’être intervenu à l’incitation de Raytheon, n°4 de l’industrie de défense US, avec des sites importants dans le Massachussets (Etat de Kerry) et des contributions régulières pour… Kerry et Raytheon contre les “spasmes du Times de Londres” au nom du MoD agissant au nom de BAE

DESO (le bras pratique du MoD au service de BAE) : on ferme boutique

Il y a des signes qui ne trompent pas, selon la formule consacrée. L’intention, rapportée aujourd’hui par l’inévitable Guardian (spécialiste des révélations autour du BAE), du département du Trésor britannique de dissoudre l’agence d’exportation des armements, dite DESO (Defence Export Services [Sales] Organization), est un de ces signes. Comme on le voit par ailleurs, DESO a surtout servi de courroie de transmission du MoD au service de BAE et de ses diverses entreprises, et éventuellement d’entreprise de subvention du même groupe BAE. Les diverses informations parues récemment sur l’affaire BAE convergent pour confirmer que DESO aurait notamment servi à subventionner Prince Bandar en toute sécurité,… DESO (le bras pratique du MoD au service de BAE) : on ferme boutique

La connexion saoudienne de BAE dans la perspective US

La connexion saoudienne de BAE dans la perspective US 8 juillet 2007 Lors d’une réunion électorale à Portland, dans l’Oregon, le député démocrate Dennis Kucinich répondit à une question posée par des représentants du mouvement de jeunesse de l’équipe LaRouche (le LaRouche Youth Movement, ou LRM), sur l’affaire BAE. (On a vu que LaRouche s’est fortement impliqué, à coups d’hypothèses audacieuses, dans l’affaire BAE-Yamamah.) Un petit texte publié le 2 juillet sur le site LaRouche rapporte les circonstances de la rencontre : «At a July 1st campaign event in Benson High School in downtown Portland, Oregon, Rep. Dennis Kucinich (D-OH), in response to a question…  La connexion saoudienne de BAE dans la perspective US

Encore un marché BAE-Arabie en route, et le soupçon plus fort que jamais

Aujourd’hui, tout ce qui concerne les activités de BAE avec l’Arabie Saoudite, en plus de contribuer à la fortune (au propre et au figuré) du groupe, contribue paradoxalement à son affaiblissement en alimentant la chape de plomb de soupçons et d’activités occultes qui pèse sur lui. C’est donc le cas de la révélation faite par des parlementaires libéraux britanniques, et reprise notamment par The Independent de ce jour, d’un nouveau marché d’£1 milliard et portant sur 60 avions d’entraînement Hawk. (Rien n’est dit sur le fait de savoir si ces négociations sont affectées par l’affaire BAE en général, notamment par un freinage ou des conditions… Encore un marché BAE-Arabie en route, et le soupçon plus fort que jamais

Pour bien apprécier la colossale dimension de l’affaire BAE

Il apparaît de plus en plus, au fil des semaines, au fil des révélations, que l’affaire BAE (désormais, plus que l’affaire, ou le scandale BAE-Yamamah, expression décidément trop restrictive) est quelque chose de colossal, un artefact postmoderne représentant un montage du système anglo-saxon (saoudien) pour permettre des activités fondamentales où la corruption a sa part, mais qui n’est pas essentielle en tant que telle. Ceux qui, dans le bon esprit des rédactions parisiennes à qui on ne la fait pas, ramènent la chose au jugement émollient et faussement audacieux habituel (dans ces activités de l’armement, la corruption est inévitable) se trompent dans la substance même… Pour bien apprécier la colossale dimension de l’affaire BAE

Les sombres perspectives américanistes de BAE

Dans The Independent, l’un des commentateurs de la rubrique économique du quotidien, Jeremy Warner, met dans sa chronique Outlook d’hier, le destin de BAE en perspective à la suite de la décision US d’ouvrir une enquête. (Décision du département de la justice, officielle depuis le 25 juin.) Sans s’attacher à la polémique concernant le cas, son appréciation est à la fois éclairée et pessimiste. Warner se place du point de vue de la stratégie de BAE, résolument orientée vers les USA. Il en tire argument pour affirmer que la décision du DoJ place BAE dans une position pire qu’au moment de l’enquête du SFO britannique.… Les sombres perspectives américanistes de BAE

BAE : qui n’a pas son enquête?

BAE devient une chronique et son cas suscite un phénomène qui commence à ressembler à la curée. Après l’ouverture de l’enquête sur BAE par le DoJ, c’est le Serious Fraud Office (SFO) de Londres qui envisage de rouvrir sa propre enquête. Le Financial Times annonce aujourd’hui qu’il s’agit d’une possibilité actuellement envisagée par le directeur du SFO. La condition serait que la cause de l’arrêt de l’enquête ordonné en décembre 2006 (sécurité nationale) disparaisse Il faut noter que le directeur du SFO expose cette possibilité alors que les deux principaux instigateurs de la décision de décembre 2006 ont quitté le gouvernement (démission) : Tony Blair… BAE : qui n’a pas son enquête?